Tableaux de l'économie françaiseÉdition 2017

Les Tableaux de l'économie française s'adressent à tous ceux qui souhaitent disposer d'un aperçu rapide et actuel sur la situation économique, démographique et sociale de la France.

Insee Références
Paru le : 02/03/2017
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Sommaire

Régions - Départements

Insee Références
Paru le : 02/03/2017

Présentation

Au 1er janvier 2016, la population de la France atteint 66,7 millions d’habitants dont 2,1 millions dans les départements d’outre-mer (DOM).

La réforme territoriale, qui est entrée en vigueur le 1er janvier 2016, redécoupe le territoire métropolitain en 13 régions au lieu de 22 auparavant. Si les écarts de taille des régions se réduisent, la population reste inégalement répartie sur le territoire : trois français sur dix habitent dans l’une des deux régions les plus peuplées (Île-de-France et Auvergne-Rhône-Alpes) mais ne représentant que 13 % du territoire. La population est particulièrement concentrée dans les communes densément peuplées ou de densité intermédiaire : ces dernières rassemblent près des deux tiers de la population française. L’Île-de-France reste de loin la plus densément peuplée avec 1 011 habitants/km2, soit près de 10 fois plus que la densité moyenne française, DOM compris.

Entre 2009 et 2016, toutes les régions de métropole gagnent des habitants, les plus dynamiques étant la Corse et l’Occitanie. Ces deux régions attirent bien plus de personnes qu’elles n’en voient partir alors que dans le même temps, les naissances compensent tout juste les décès. Le Nord et le Nord-Est attirent peu d’habitants. En effet, la Bourgogne-Franche-Comté, le Grand Est et les Hauts-de-France progressent le moins, en raison d’un solde migratoire négatif à peine compensé par l’excédent des naissances par rapport aux décès. En Île-de-France, la population s’est accrue au même rythme que la moyenne nationale, cette évolution résultant cependant d’une combinaison de deux phénomènes : le solde naturel y est le plus élevé de France métropolitaine et le solde migratoire particulièrement négatif.

La population de Nouvelle Aquitaine est composée de la plus forte part de seniors. La situation du Limousin influence cette situation puisque près d’un habitant du Limousin sur trois a 60 ans ou plus. Le sud-est de la France, Corse et Provence-Alpes-Côte d’Azur, compte également une forte proportion de seniors. Hors DOM, l’Île-de-France et les Hauts-de-France ont les populations les plus jeunes : un habitant sur trois a moins de 25 ans.

Dans les DOM, la Guyane et Mayotte ont les populations les plus jeunes : la moitié des Guyanais a moins de 25 ans ; plus de la moitié des habitants de Mayotte a moins de 18 ans. La Martinique est, quant à elle, dans la moyenne nationale, avec environ trois habitants sur dix âgés de moins de 25 ans. Entre 2009 et 2016, la Guyane a connu la plus forte augmentation de population des DOM (+ 2,3 % par an en moyenne) grâce à un solde naturel très élevé. À l’inverse, en Martinique, le nombre d’habitants a diminué de 0,7 % par an en moyenne, en raison d’un déficit d’entrées sur le territoire, que le solde naturel positif n’a pas permis de compenser.

Tableaux et graphiques

Évolution de la population par région de 2009 à 2016

Évolution de la population par région de 2009 à 2016
Région Estimations de population au 1er janvier 2016 en milliers Variation relative annuelle 16/09 en % Densité moyenne au 1er janvier 2016 en hab/km2
Totale Due au solde naturel Due au solde apparent des entrées et des sorties1
Grand Est 5 558,3 0,1 0,2 -0,1 97
Nouvelle Aquitaine 5 943,1 0,6 0,0 0,6 71
Auvergne-Rhône-Alpes 7 940,7 0,8 0,4 0,4 114
Bourgogne-Franche-Comté 2 820,2 0,0 0,1 -0,1 59
Bretagne 3 310,3 0,6 0,1 0,5 122
Centre-Val de Loire 2 587,0 0,3 0,2 0,1 66
Corse 330,4 1,1 0,0 1,1 38
Île-de-France 12 142,8 0,5 0,9 -0,4 1 011
Occitanie 5 830,2 0,9 0,2 0,7 80
Hauts-de-France 6 030,3 0,2 0,4 -0,2 190
Normandie 3 343,2 0,2 0,2 0,0 112
Pays de la Loire 3 744,0 0,8 0,4 0,4 117
Provence-Alpes-Côte d'Azur 5 024,2 0,4 0,3 0,1 160
France métropolitaine 64 604,6 0,5 0,4 0,1 119
Guadeloupe 395,7 -0,2 0,6 -0,8 232
Guyane 262,5 2,3 2,4 -0,1 3
Martinique 376,8 -0,7 0,4 -1,1 334
Mayotte 235,1 nd nd nd 629
La Réunion 851,0 0,6 1,2 -0,6 340
France y c. Mayotte 66 725,8 nd nd nd 105
France hors Mayotte 66 490,7 0,5 0,4 0,1 105
  • nd : donnée non disponible.
  • 1. Le solde apparent des entrées et des sorties est calculé comme la différence entre la variation de population et le solde naturel.
  • Sources : IGN ; Insee, estimations de population, code officiel géographique.

Évolution de la population par département de 2009 à 2016

Évolution de la population par département de 2009 à 2016
Département Estimation de population au 1erjanvier 20161 en milliers Variation relative annuelle 16/09 en %
01 Ain 640,4 1,2
02 Aisne 537,9 - 0,1
03 Allier 343,0 0,0
04 Alpes-de-Hte-Pce 161,6 0,2
05 Hautes-Alpes 140,4 0,5
06 Alpes-Maritimes 1 083,8 0,1
07 Ardèche 325,4 0,5
08 Ardennes 277,0 - 0,3
09 Ariège 152,7 0,1
10 Aube 310,4 0,3
11 Aude 368,7 0,6
12 Aveyron 280,3 0,2
13 Bouches-du-Rhône 2 025,4 0,4
14 Calvados 694,6 0,3
15 Cantal 145,8 - 0,3
16 Charente 354,2 0,1
17 Charente-Maritime 643,7 0,6
18 Cher 308,9 - 0,1
19 Corrèze 240,4 - 0,2
2A Corse-du-Sud 155,4 1,4
2B Haute-Corse 175,0 0,9
21 Côte-d'Or 534,6 0,3
22 Côtes-d'Armor 598,4 0,3
23 Creuse 119,1 - 0,5
24 Dordogne 416,3 0,1
25 Doubs 537,8 0,3
26 Drôme 506,2 0,7
27 Eure 603,9 0,5
28 Eure-et-Loir 435,5 0,3
29 Finistère 908,7 0,2
30 Gard 746,6 0,9
31 Haute-Garonne 1 355,9 1,4
32 Gers 191,6 0,3
33 Gironde 1 566,8 1,3
34 Hérault 1 137,0 1,4
35 Ille-et-Vilaine 1 054,2 1,1
36 Indre 223,0 - 0,6
37 Indre-et-Loire 610,2 0,5
38 Isère 1 260,9 0,7
39 Jura 260,0 - 0,1
40 Landes 408,0 1,0
41 Loir-et-Cher 334,4 0,3
42 Loire 762,1 0,3
43 Haute-Loire 227,4 0,3
44 Loire-Atlantique 1 378,6 1,2
45 Loiret 675,0 0,5
46 Lot 172,4 - 0,1
47 Lot-et-Garonne 334,2 0,2
48 Lozère 75,8 - 0,3
49 Maine-et-Loire 814,7 0,6
50 Manche 499,4 0,0
51 Marne 573,0 0,2
52 Haute-Marne 179,2 - 0,5
53 Mayenne 306,7 0,1
54 Meurthe-et-Moselle 730,6 0,0
55 Meuse 189,7 - 0,3
56 Morbihan 749,0 0,6
57 Moselle 1 043,9 0,0
58 Nièvre 210,2 - 0,7
59 Nord 2 617,3 0,3
60 Oise 826,8 0,4
61 Orne 285,2 - 0,3
62 Pas-de-Calais 1 477,4 0,2
63 Puy-de-Dôme 649,8 0,5
64 Pyrénées-Atlantiques 673,8 0,5
65 Hautes-Pyrénées 228,6 - 0,1
66 Pyrénées-Orientales 474,8 0,9
67 Bas-Rhin 1 120,9 0,3
68 Haut-Rhin 764,2 0,3
69 Rhône 1 840,8 1,1
70 Haute-Saône 237,0 - 0,1
71 Saône-et-Loire 554,9 0,0
72 Sarthe 570,0 0,2
73 Savoie 431,8 0,7
74 Haute-Savoie 807,2 1,5
75 Paris 2 199,8 - 0,2
76 Seine-Maritime 1 260,2 0,1
77 Seine-et-Marne 1 403,2 0,9
78 Yvelines 1 425,8 0,2
79 Deux-Sèvres 374,7 0,3
80 Somme 570,9 0,0
81 Tarn 388,5 0,5
82 Tarn-et-Garonne 257,5 1,1
83 Var 1 054,2 0,7
84 Vaucluse 558,8 0,5
85 Vendée 674,0 1,1
86 Vienne 436,1 0,3
87 Haute-Vienne 375,8 0,0
88 Vosges 369,4 - 0,4
89 Yonne 341,0 - 0,1
90 Territoire de Belfort 144,7 0,2
91 Essonne 1 297,5 1,0
92 Hauts-de-Seine 1 607,6 0,4
93 Seine-Saint-Denis 1 599,8 0,8
94 Val-de-Marne 1 386,7 0,7
95 Val-d'Oise 1 222,4 0,6
France métropolitaine 64 604,6 0,5
971 Guadeloupe 395,7 - 0,2
972 Martinique 376,8 - 0,7
973 Guyane 262,5 2,3
974 La Réunion 851,0 0,6
975 Mayotte 235,1 nd
France y c. Mayotte 66 725,8 nd
France hors Mayotte 66 490,7 0,5
  • nd : donnée non disponible.
  • 1. Résultats provisoires arrêtés fin 2016.
  • Source : Insee, estimations de population.

Définitions

Densité de population : rapport entre l'effectif de la population d'une zone géographique et la superficie de cette zone. Le résultat s'exprime généralement en nombre d'habitants par kilomètre carré.

Département : création de la Révolution (loi du 22 décembre 1789), le département est une circonscription administrative de l’État. Le Préfet représente les différentes administrations de l’État au niveau territorial. C’est aussi, par la loi du 10 août 1871, une collectivité locale autonome avec un organe délibérant et un exécutif élus. La loi du 17 mai 2013 redéfinit l’élection des assemblées départementales, anciennement conseils généraux, appelées désormais conseils départementaux. Les cantons sont les circonscriptions qui servent de cadre à l’élection des conseils départementaux. Le conseil départemental est élu pour 6 ans au suffrage universel ; il élit à son tour un président, exécutif du département qui prépare et exécute les délibérations du conseil départemental, gère le budget et dirige le personnel. Les compétences des départements sont actuellement en cours de discussion à l’Assemblée Nationale, dans le cadre de la loi portant « Nouvelle Organisation Territoriale de la République ». Depuis avril 2011, on compte 101 départements (dont 5 d'outre-mer). Un département appartient à une région et une seule. Chaque département d'outre-mer constitue à lui seul une région. Les conseillers élus au sein de la Métropole de Lyon (collectivité territoriale à statut particulier à compter du 1er janvier 2015) ont également les compétences de conseillers départementaux.

Région : la loi n° 2015-29 du 16 janvier 2015 a modifié à compter du 1er janvier 2016 le contour des régions métropolitaines. Elles sont désormais au nombre 13. Avant même cette modification législative, la région constituait déjà la structure la plus récente de l'administration locale française. Elle est en effet devenue collectivité territoriale à la suite des lois de décentralisation, le 16  mars 1986, date de la première élection des conseillers régionaux élus au suffrage universel ; son existence a été consacrée par la révision constitutionnelle du 28 mars 2003. Les conseillers régionaux élisent le président du conseil régional. La loi du 7 août 2015 portant nouvelle organisation territoriale de la République (dite loi NOTRe) précise que « le conseil régional a compétence pour promouvoir le développement économique, social, sanitaire, culturel et scientifique de la région, le soutien à l’accès au logement et à l’amélioration de l’habitat, le soutien à la politique de la ville et à la rénovation urbaine et le soutien aux politiques d’éducation et l’aménagement et l’égalité de ses territoires, ainsi que pour assurer la préservation de son identité et la promotion des langues régionales, dans le respect de l’intégrité, de l’autonomie et des attributions des départements et des communes ». La collectivité territoriale de Corse est le plus souvent assimilée à une région.

Solde apparent des entrées et des sorties : différence entre la variation totale de la population au cours de la période considérée et le solde naturel. Il diffère du solde migratoire en raison de l’aléa de sondage et des erreurs de mesures liées au recensement de la population. La différence entre le solde apparent et le solde migratoire est appelée « ajustement ».

Solde naturel : différence entre le nombre de naissances et le nombre de décès enregistrés au cours d'une période. Les mots « excédent » ou « accroissement » sont justifiés par le fait qu'en général le nombre de naissances est supérieur à celui des décès. Mais l'inverse peut se produire, et le solde naturel est alors négatif.