Tableaux de l'économie françaiseÉdition 2017

Les Tableaux de l'économie française s'adressent à tous ceux qui souhaitent disposer d'un aperçu rapide et actuel sur la situation économique, démographique et sociale de la France.

Insee Références
Paru le : 02/03/2017
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Sommaire

Électricité - Gaz naturel

Présentation

En 2015, la production brute d’électricité , à un peu plus de 568 TWh, progresse de 0,9 % par rapport à 2014. La production française est assurée à 77 % par le nucléaire, à 11 % par l’hydraulique et à 7 % par le thermique classique. L’éolien représente 4 % et le photovoltaïque 1 %. Après avoir rebondi en 2014, la production nucléaire est de nouveau en hausse (+ 0,2 %). La production brute d’électricité d’origine renouvelable est en repli de 2,3 %. La baisse importante de la production hydraulique renouvelable n'est pas compensée par les hausses des productions éolienne, solaire photovoltaïque, et de l'électricité produite à partir de biomasse.

La consommation finale d’électricité , non corrigée des variations climatiques, progresse de 1,8 % en 2015, en lien avec des conditions météorologiques en moyenne légèrement moins clémentes qu’en 2014. Corrigée des variations climatiques, elle augmente de 1,0 %. Les évolutions diffèrent suivant les secteurs d’activité. Le résidentiel-tertiaire, qui représente plus des deux tiers de la consommation finale, est le secteur le plus sensible à la variation des températures : sa consommation réelle d’électricité est en hausse en 2015. La consommation d’électricité de la sidérurgie recule à nouveau en 2015, après le rebond observé en 2014. La consommation d’électricité dans le reste de l’industrie recule pour la cinquième année consécutive, dans le sillage de l’activité industrielle.

Le solde extérieur des échanges physiques, globalement exportateur, diminue de 4,7 %, pour s’établir à 64 TWh, après avoir fortement progressé en 2014 (+ 38,6 %). Les exportations physiques d’électricité reculent globalement de 1,4 %, tandis que les importations augmentent de 26,7 %.

Le repli tendanciel de la production nationale de gaz naturel commercialisé a franchi une étape, en octobre 2013, avec l’arrêt définitif de l’injection du gaz de Lacq dans le réseau. La part des contrats d’importation de court terme dans les approvisionnements baisse légèrement en 2015 (20,9 %), en raison de la reprise des importations sur contrats de moyen terme. La Norvège est le principal fournisseur de gaz naturel de la France, devant la Russie et les Pays-Bas.

Depuis six ans, la consommation primaire de gaz naturel connaît des évolutions contrastées en lien avec les conditions climatiques : forte hausse en 2010, chute en 2011, redressement en 2012 puis en 2013, net repli en 2014 et rebond en 2015. Corrigée des variations climatiques, la consommation primaire de gaz naturel augmente de 3,2 % entre 2014 et 2015 pour s’établir à 474 TWh, soit 36,5 millions de tonnes-équivalent pétrole . La consommation dans le résidentiel-tertiaire est stable. À l’inverse, dans l’industrie (y compris sidérurgie), la consommation recule. Enfin, la consommation dans la branche énergie a bondi, la forte baisse des prix de gros du gaz ayant relancé l’intérêt économique des centrales de production électrique à cycle combiné au gaz.

Tableaux et graphiques

Production brute et consommation d'électricité

en TWh
Production brute et consommation d'électricité
1973 1985 2000 2015 (p) 15/14 en %
Production nationale 182 344 540 568 0,9
  Hydraulique, éolien et photovoltaïque 48 64 72 89 -3,9
  Thermique nucléaire 15 224 415 437 0,2
  Thermique classique 119 56 53 41 23,2
Solde des échanges -3 -23 -69 -64 -4,7
  Importations 5 6 4 10 26,7
  Exportations -8 -29 -73 -74 -1,4
Pompages 0 -2 -7 -7 -13,4
Consommation des auxiliaires -8 -16 -24 -24 1,5
Consommation intérieure 171 303 440 473 1,9
  • p : données provisoires.
  • Champ : France métropolitaine.
  • Source : SOeS.

Production et consommation de gaz naturel

en milliards de kWh pouvoir calorifique supérieur
Production et consommation de gaz naturel
1973 (r) 1985 (r) 2000 (r) 2015 (p) 15/14 en %
Production totale (en TWh) 81 59 19 0 70,4
Usage énergétique 150 261 449 467 3,3
  Branche énergie 44 14 22 65 34,2
  Sidérurgie 9 9 8 7 -4,5
  Industrie hors sidérurgie1 43 96 160 125 -1,1
  Résidentiel-tertiaire1 53 140 255 265 0,0
  Agriculture, transports et divers 1 1 4 5 -2,7
Usage non énergétique 19 30 30 7 -2,0
Consommation totale1 169 291 479 474 3,2
  • p : données provisoires.
  • r : données révisées.
  • 1. Corrigée des variations climatiques ; changement méthodologique : à partir de 2015, la période de référence utilisée est 1986-2015, à la différence des années précédentes qui avaient été établies avec la période de référence 1981-2010.
  • Champ : France métropolitaine.
  • Source : SOeS.

Consommation finale d'électricité par secteur

en TWh
Consommation finale d'électricité par secteur
1973 1985 2000 2015 (p) 15/14 en %
Résidentiel-tertiaire 58 145 237 299 1,6
Industrie hors sidérurgie 72 87 127 106 -0,3
Transports1 6 7 9 10 2,1
Sidérurgie 12 10 11 10 -2,3
Agriculture 3 4 6 8 -1,8
Total 151 252 390 433 1,0
  • p : données provisoires.
  • 1. Urbains et ferroviaires.
  • Note : consommation finale corrigée des variations climatiques ; changement méthodologique : à partir de 2015, la période de référence utilisée est 1986-2015, à la différence des années précédentes qui avaient été établies avec la période de référence 1981-2010.
  • Champ : France métropolitaine.
  • Source : SOeS.

Production nette et consommation d'électricité dans quelques pays de l'OCDE en 2015

en TWh
Production nette et consommation d'électricité dans quelques pays de l'OCDE en 2015
Production nette Consommation intérieure1
Totale dont nucléaire dont hydraulique
Allemagne 616,2 86,9 24,5 567,9
Australie 233,9 /// 14,7 233,9
Autriche 62,3 /// 38,7 72,3
Belgique 65,7 24,8 1,4 86,7
Canada 613,9 98,4 375,6 554,3
Danemark 27,7 /// 0,0 33,6
Espagne 269,9 54,9 30,8 269,8
États-Unis 4 098,9 797,1 271,2 4 165,4
Finlande 66,1 22,3 16,6 82,4
France 544,3 416,6 59,2 480,3
Grèce 43,8 /// 5,6 53,4
Irlande 27,6 /// 1,1 28,3
Italie 271,2 /// 44,7 317,6
Japon 988,1 3,6 89,9 988,1
Luxembourg 2,7 /// 1,5 8,3
Mexique 292,5 11,1 30,6 285,8
Norvège 144,4 /// 138,4 129,7
Pays-Bas 105,1 3,7 0,1 113,8
Portugal 50,7 /// 9,7 53,0
Royaume-Uni 321,7 63,9 8,7 342,7
Suède 158,1 53,9 73,9 135,5
Suisse 65,9 22,1 39,5 64,9
  • /// : absence de résultat due à la nature des choses.
  • 1. Y c. pompages.
  • Note : données provisoires ou estimées.
  • Source : Agence internationale de l'énergie.

Production et consommation de gaz naturel dans quelques pays de l'OCDE

en milliards de m3
Production et consommation de gaz naturel dans quelques pays de l'OCDE
Production Consommation
2014 (r) 2015 2014 (r) 2015
Allemagne 10,2 8,4 77,6 81,3
Australie 53,8 53,1 27,7 23,5
Autriche 1,2 1,2 7,8 8,3
Belgique /// /// 15,6 16,8
Canada 162,1 164,0 104,5 104,0
Danemark 4,6 4,6 3,2 3,2
Espagne 0,0 0,1 27,1 27,9
États-Unis 730,2 767,2 756,0 778,0
Finlande /// /// 3,1 2,7
France 0,0 0,0 36,3 38,8
Grèce /// /// 2,9 3,1
Irlande 0,2 0,1 4,4 4,4
Italie 7,1 6,8 61,9 67,5
Japon 4,7 4,4 127,7 123,1
Luxembourg /// /// 1,0 0,9
Mexique 50,5 46,0 70,2 66,0
Norvège 111,0 120,6 3,6 4,5
Pays-Bas 72,7 54,4 40,3 40,1
Portugal /// /// 4,0 4,7
Royaume-Uni 38,4 41,2 70,8 72,3
Suède /// /// 0,9 0,8
Suisse 0,0 0,0 3,3 3,4
  • r : données révisées.
  • /// : absence de résultat due à la nature des choses.
  • Source : Agence internationale de l'énergie.

Importations de gaz naturel par origine

en milliards de kWh pouvoir calorifique supérieur
Importations de gaz naturel par origine
Norvège Russie2 Pays-Bas Algérie Autres1
1973 0,0 0,0 80,7 18,0 0,0
1985 27,4 71,2 76,5 88,2 0,0
2000 140,3 133,6 55,5 112,9 29,0
2010 169,4 78,4 73,6 71,0 172,0
2015 215,2 58,3 54,8 47,9 134,0
  • 1. Inclut les importations d'origine indéterminée (e.g. contrats à court terme).
  • 2. URSS en 1973 et en 1985.
  • Champ : France métropolitaine.
  • Source : SOeS.

Importations de gaz naturel par origine

Définitions

Consommation finale d’énergie : quantité d’énergie disponible pour l’utilisateur final. C’est la consommation primaire d’énergie, moins la consommation de la branche énergie (combustible des centrales classiques et des raffineries, pertes des centrales et des réseaux, pompages, etc.). À l’intérieur de la consommation finale totale, on distingue la consommation finale non énergétique et la consommation finale énergétique, que l’on répartit entre les secteurs consommateurs (transports, sidérurgie, industrie, agriculture et résidentiel-tertiaire).

Consommation intérieure d’électricité : quantité d’énergie électrique mise à disposition de la consommation française. Cette énergie est soit consommée par les usagers, soit perdue dans les réseaux de transport et de distribution. Elle est également désignée par l’expression « énergie électrique appelée » et correspond à l’électricité qu’on injecte dans le réseau. Elle diffère légèrement de la consommation intérieure brute qui comprend les pompages et la consommation des auxiliaires.

Consommation primaire d’énergie : agrégat des comptes de l’énergie qui se décompose en consommation interne de la branche énergie et en consommation finale totale. Cette dernière se décompose, elle-même, en consommation finale énergétique et en consommation non énergétique.

Contrats d’importation de gaz naturel : historiquement les contrats d’importation de gaz naturel sont des contrats à long terme dont les prix sont indexés sur celui des produits pétroliers. Il existe également des marchés de court terme, dont les prix sont établis en fonction de l’offre et de la demande.

Électricité primaire : électricité tirée de la nature directement sous forme d’électricité, et non par transformation d’une autre énergie. L’électricité primaire comprend l’électricité hydraulique, éolienne, solaire photovoltaïque, marémotrice, houlomotrice et, par convention, nucléaire.

Pouvoir calorifique : quantité de chaleur dégagée par la combustion complète d’une unité de combustible. Le pouvoir calorifique supérieur (PCS) donne le dégagement maximal théorique de la chaleur lors de la combustion, y compris la chaleur de condensation de la vapeur d’eau. Le pouvoir calorifique inférieur (PCI) n’inclut pas la chaleur de condensation de l’eau supposée restée à l’état de vapeur à l’issue de la combustion. En pratique, le rapport PCS/PCI est de l’ordre de 90 % pour le gaz naturel, de 91 % pour le gaz de pétrole liquéfié, de 92-93 % pour les autres produits pétroliers et de 95 % à 98 % pour les combustibles solides.

Production brute d’électricité : production mesurée aux bornes des groupes de centrales. Elle inclut par conséquent la consommation des services auxiliaires et les pertes dans les transformateurs des centrales.

Tonne-équivalent pétrole (tep) : quantité d’énergie contenue dans une tonne de pétrole brut. Cette unité est utilisée pour exprimer dans une unité commune la valeur énergétique des diverses sources d’énergie. Selon les conventions internationales, une tonne-équivalent pétrole équivaut par exemple à 1 616 kg de houille, 1 069 m3 de gaz d’Algérie ou 954 kg d’essence moteur. Pour l’électricité, 1 tep vaut 11,6 MWh.

Unité de mesure d’énergie : les statistiques de production et de consommation d’énergie sont généralement exprimées en kilowatt-heure (1 kWh ou 103 Wh), en mégawatt-heure (1 MWh ou 103 kWh), en gigawatt-heure (1 GWh ou 106 kWh), en térawatt-heure (1 TWh ou 109 kWh).