Tableaux de l'économie françaiseÉdition 2017

Les Tableaux de l'économie française s'adressent à tous ceux qui souhaitent disposer d'un aperçu rapide et actuel sur la situation économique, démographique et sociale de la France.

Insee Références
Paru le : 02/03/2017
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Sommaire

Principaux indicateurs économiques

Insee Références
Paru le : 02/03/2017

Présentation

En 2015, l’activité mondiale ralentit légèrement, du fait d’un fléchissement de la croissance dans les pays émergents. Cela résulte notamment d’un ralentissement de l’activité chinoise. Dans les économies avancées, la croissance reste robuste. Aux États-Unis, l’activité croît solidement, au même rythme qu’en 2014. La croissance britannique reste allante mais ralentit. En revanche, la reprise demeure modeste au Japon, après avoir marqué le pas l’année précédente. Dans la zone euro, la reprise se confirme. Notamment, la baisse des taux d’intérêt qu’entraîne la politique monétaire non conventionnelle de la Banque centrale européenne dynamise l’investissement, particulièrement en Europe du Sud, et participe à l’homogénéisation des rythmes de croissance des principales économies de la zone.

La croissance de l’économie française s’affermit en 2015 : en volume, le produit intérieur brut (PIB) progresse de 1,3 %, après + 0,6 % en 2014. Alors que le revenu disponible brut des ménages (RDB) progresse de 1,4 % en valeur, leurs dépenses de consommation finale augmentent de 1,3 %. Leur taux d’épargne croît donc très légèrement, pour s’établir à 14,5 % en 2015. Le pouvoir d’achat du RDB connaît sa plus forte hausse (+ 1,6 %) depuis 2009, en raison du dynamisme des revenus d’activité et des prestations sociales en espèces, mais aussi de la baisse des prix. Les dépenses de consommation finale des ménages accélèrent de nouveau en 2015 (+ 1,5 % en volume, après + 0,7 % en 2014). La consommation des administrations publiques (APU) augmente un peu plus vite qu’en 2014 en volume. L’ investissement des entreprises accélère en volume pour la troisième année consécutive (+ 2,8 %, après + 1,6 % en 2014). Au total, l’investissement des entreprises et leur comportement de stockage contribuent à hauteur de + 0,5 point à la croissance du PIB, après + 0,9 point en 2014.

En 2015, les importations continuent de progresser plus vite que les exportations , de sorte que la contribution des échanges extérieurs à la croissance est de nouveau négative.

Les dépenses de rémunération versées par les sociétés non financières (SNF) à leurs salariés augmentent de 1,6 % en valeur en 2015, soit un rythme plus lent que celui de leur valeur ajoutée  (+ 2,4 %). La montée en charge du crédit d’impôt pour la compétitivité et l’emploi (CICE) compensant en grande partie la hausse de la rémunération des salariés, l’essentiel de la croissance de la valeur ajoutée se répercute sur l’ excédent brut d’exploitation . Celui-ci s’accroît de 6,1 % (après + 2,2 % en 2014). Le taux de marge des sociétés non financières progresse de ce fait nettement pour s’établir à 31,4 %. C’est la deuxième année de hausse, après le point bas enregistré en 2013 (29,9 %). L’épargne des sociétés non financières croît fortement en 2015 (+ 16,7 %). En conséquence, leur taux d’autofinancement progresse très sensiblement (+ 10,3 points) pour atteindre 86,4 %.

Tableaux et graphiques

Produit intérieur brut selon 3 approches

en milliards d'euros
Produit intérieur brut selon 3 approches
2010 2011 2012 2013 (r) 2014 (r) 2015
Produit intérieur brut (approche production) 1 998,5 2 059,3 2 086,9 2 115,3 2 140,0 2 181,1
  Valeur ajoutée brute au prix de base 1 801,0 1 849,5 1 873,5 1 897,9 1 917,7 1 949,8
+ Impôts sur les produits 213,2 225,5 230,3 234,6 240,2 250,1
- Subventions sur les produits -15,7 -15,7 -16,8 -17,3 -17,9 -18,8
Produit intérieur brut (approche demande) 1 998,5 2 059,3 2 086,9 2 115,3 2 140,0 2 181,1
  Dépense de consommation finale 1 598,2 1 634,1 1 659,3 1 683,2 1 700,8 1 723,4
+ Formation brute de capital 437,9 478,0 472,6 471,9 481,7 487,7
+ Exportations de biens et de services 520,5 572,6 595,2 605,1 619,5 654,9
- Importations de biens et de services -558,1 -625,3 -640,2 -645,0 -662,0 -685,0
Produit intérieur brut (approche revenus) 1 998,5 2 059,3 2 086,9 2 115,3 2 140,0 2 181,1
  Rémunération des salariés 1 040,2 1 068,9 1 092,4 1 107,7 1 122,3 1 136,8
+ Excédent brut d'exploitation et revenu mixte brut 708,5 721,2 718,0 721,7 734,7 757,9
+ Impôts sur la production et les importations 295,1 312,8 321,7 330,8 338,8 349,8
- Subventions -45,3 -43,7 -45,2 -45,0 -55,9 -63,5
  • r : données révisées.
  • Note : en euros courants.
  • Source : Insee, comptes nationaux - base 2010.

Principaux agrégats de la comptabilité nationale par habitant

en euros courants par habitant
Principaux agrégats de la comptabilité nationale par habitant
2014 (r) 2015
Produit intérieur brut 32 312 32 796
Revenu disponible brut des ménages1 20 125 20 330
   Dépense de consom. individuelle des ménages 17 227 17 382
   Épargne brute des ménages 2 898 2 948
Capacité de financement des ménages 1 048 1 122
  • r : données révisées.
  • 1. Y c. entreprises individuelles.
  • Source : Insee, comptes nationaux - base 2010.

PIB par habitant dans l'Union européenne

en indice base 100 pour l'UE
PIB par habitant dans l'Union européenne
2014 (r) 2015
Allemagne 126  125 
Autriche 129  127 
Belgique 118  117 
Bulgarie 47  46 
Chypre 82  81 
Croatie 59  58 
Danemark 125  124 
Espagne 91  92 
Estonie 76  74 
Finlande 110  108 
France 107  106 
Grèce 73  71 
Hongrie 68  68 
Irlande 134  145 
Italie 96  95 
Lettonie 64  64 
Lituanie 75  74 
Luxembourg 266  271 
Malte 86  89 
Pays-Bas 131  129 
Pologne 68  69 
Portugal 78  77 
Rép. tchèque 84  85 
Roumanie 55  57 
Royaume-Uni 109  110 
Slovaquie 77  77 
Slovénie 82  83 
Suède 123  123 
UE 100 100
  • Champ : les chiffres sont exprimés en standards de pouvoir d'achat (SPA), c'est-à-dire dans une monnaie commune qui élimine les différences de niveaux de prix entre les pays, permettant des comparaisons significatives. Cet indice est destiné aux comparaisons internationales plutôt qu'aux comparaisons temporelles.
  • Source : Eurostat.

Évolution du PIB en France de 1950 à 2015

par rapport à l'année précédente en volume en %
Évolution du PIB en France de 1950 à 2015
Évolution du PIB
1950 8,6
1951 5,8
1952 3,1
1953 3,5
1954 5,6
1955 5,3
1956 5,0
1957 5,5
1958 2,7
1959 2,7
1960 8,0
1961 5,0
1962 6,8
1963 6,2
1964 6,6
1965 4,8
1966 5,2
1967 4,9
1968 4,5
1969 7,1
1970 6,1
1971 5,3
1972 4,5
1973 6,3
1974 4,3
1975 -1,0
1976 4,3
1977 3,5
1978 4,0
1979 3,6
1980 1,6
1981 1,1
1982 2,5
1983 1,3
1984 1,5
1985 1,6
1986 2,4
1987 2,6
1988 4,7
1989 4,4
1990 2,9
1991 1,0
1992 1,6
1993 -0,6
1994 2,3
1995 2,1
1996 1,4
1997 2,3
1998 3,6
1999 3,4
2000 3,9
2001 2,0
2002 1,1
2003 0,8
2004 2,8
2005 1,6
2006 2,4
2007 2,4
2008 0,2
2009 -2,9
2010 2,0
2011 2,1
2012 0,2
2013 0,6
2014 0,6
2015 1,3
  • Source : Insee, comptes nationaux base 2010.

Évolution du PIB en France de 1950 à 2015

Taux de marge et taux d'investissement des sociétés non financières de 1950 à 2015

en %
Taux de marge et taux d'investissement des sociétés non financières de 1950 à 2015
Taux de marge (EBE / VA brute) Taux d'investissement (FBCF / VA brute)
1950 33,9 27,0
1951 33,3 25,9
1952 30,5 24,7
1953 30,8 24,7
1954 29,8 23,1
1955 30,2 22,9
1956 29,9 23,3
1957 29,8 24,8
1958 30,1 25,1
1959 30,7 25,3
1960 31,8 24,6
1961 30,7 25,4
1962 29,1 25,9
1963 28,3 25,8
1964 28,5 25,2
1965 28,8 24,7
1966 29,2 25,0
1967 29,4 25,3
1968 28,5 24,4
1969 30,4 24,9
1970 30,6 24,2
1971 31,0 24,0
1972 30,3 24,3
1973 30,4 23,7
1974 29,6 23,8
1975 26,6 21,8
1976 26,2 21,8
1977 27,2 21,2
1978 26,2 21,0
1979 26,0 20,8
1980 25,3 22,1
1981 24,9 21,6
1982 24,9 21,6
1983 25,6 20,6
1984 27,2 20,0
1985 28,4 20,3
1986 31,8 20,3
1987 32,0 20,8
1988 33,7 21,4
1989 33,9 22,2
1990 33,2 22,7
1991 32,9 22,9
1992 32,8 21,8
1993 32,0 20,3
1994 32,1 20,1
1995 32,7 19,7
1996 31,8 20,0
1997 32,5 19,3
1998 33,6 19,8
1999 32,7 20,9
2000 32,7 21,9
2001 32,8 22,1
2002 32,2 21,0
2003 32,4 20,4
2004 32,5 20,6
2005 32,4 20,9
2006 32,7 21,5
2007 33,5 22,6
2008 33,1 23,3
2009 30,9 21,5
2010 31,6 22,1
2011 31,2 22,7
2012 30,2 22,7
2013 29,9 22,6
2014 30,4 22,8
2015 31,4 22,9
  • Champ : sociétés non financières hors entreprises individuelles.
  • Source : Insee, comptes nationaux - base 2010.

Taux de marge et taux d'investissement des sociétés non financières de 1950 à 2015

Définitions

Administrations publiques (APU) : ensemble des unités institutionnelles dont la fonction principale est de produire des services non marchands ou d'effectuer des opérations de redistribution du revenu et des richesses nationales. Elles tirent la majeure partie de leurs ressources de contributions obligatoires. Le secteur des administrations publiques comprend les administrations publiques centrales, les administrations publiques locales et les administrations de sécurité sociale.

Dépense de consommation finale des ménages : recouvre les dépenses effectivement réalisées par les ménages résidents pour acquérir des biens et des services destinés à la satisfaction de leurs besoins. Les produits correspondants ne sont pas stockés, mais considérés comme consommés au moment de leur achat, même s'ils sont durables (voitures, électroménagers, meubles, etc.). La dépense de consommation finale des ménages inclut la part des dépenses de santé, d'éducation, de logement, restant à leur charge, après remboursements éventuels. Elle inclut également les loyers imputés qui sont représentatifs des services de logement produits par les propriétaires qui occupent leur propre logement (retracés via un loyer qu'ils se versent fictivement à eux-mêmes).

Éxcédent brut d’exploitation (EBE) : solde du compte d’exploitation, pour les sociétés. Il est égal à la valeur ajoutée, diminuée de la rémunération des salariés, des autres impôts sur la production et augmentée des subventions d’exploitation. Pour les entreprises individuelles, le solde du compte d’exploitation est le revenu mixte. L’excédent d’exploitation peut être calculé net, si l’on retranche la consommation de capital fixe.

Exportations de biens et de services : ensemble des biens et des services fournis par des résidents à des non-résidents, à titre onéreux ou gratuit. Les opérations internationales sur services diffèrent des opérations sur les biens. Les biens pouvant être transportés très loin de leur lieu de production, leur commercialisation s’accompagne de frais de transport qui peuvent ou non être comptabilisés dans leur valeur. Les services, en revanche, sont directement fournis à l’utilisateur par le producteur, au moment où ils sont produits. Avec l'application du Système Européen des Comptes nationaux et régionaux de 2010 (SEC 2010), en cohérence avec la 6e édition du manuel de balance des paiements (BPM6), la définition des échanges extérieurs en comptabilité nationale est dorénavant fondée sur la notion de propriété. Ainsi, par exemple les biens envoyés à l'étranger pour travail à façon ne sont plus comptés en exportations de biens, et la marchandise transformée n'est plus comptée comme une importation de biens. En revanche est comptabilisée une importation de service industriel par le pays du donneur d'ordre, d'un montant égal à la différence de valeur entre le produit fini et les intrants. Le solde total des échanges extérieurs n'est pas modifié.

Importations de biens et de services : ensemble des biens et des services fournis par des non-résidents à des résidents, à titre onéreux ou gratuit. Les opérations internationales sur services diffèrent des opérations sur les biens. Les biens pouvant être transportés très loin de leur lieu de production, leur commercialisation s’accompagne de frais de transport qui peuvent ou non être comptabilisés dans leur valeur. Les services, en revanche, sont directement fournis à l’utilisateur par le producteur, au moment où ils sont produits. Avec l'application du Système Européen des Comptes nationaux et régionaux de 2010 (SEC 2010), en cohérence avec la 6e édition du manuel de balance des paiements (BPM6), la définition des échanges extérieurs en comptabilité nationale est dorénavant fondée sur la notion de propriété. Ainsi, par exemple les biens envoyés à l'étranger pour travail à façon ne sont plus comptés en exportations de biens, et la marchandise transformée n'est plus comptée comme une importation de biens. En revanche est comptabilisée une importation de service industriel par le pays du donneur d'ordre, d'un montant égal à la différence de valeur entre le produit fini et les intrants. Le solde total des échanges extérieurs n'est pas modifié.

Investissement ou formation brute de capital fixe (FBCF) : acquisitions moins cessions d'actifs fixes réalisées par les producteurs résidents. Les actifs fixes sont les actifs corporels ou incorporels issus de processus de production et utilisés de façon répétée ou continue dans d'autres processus de production pendant au moins un an.

Pouvoir d’achat : quantité de biens et de services que l’on peut acheter avec le revenu disponible brut (RDB). Son évolution est liée à celles des prix et des revenus. Ainsi, si les prix augmentent quand les revenus sont constants, le pouvoir d’achat diminue, alors que si la hausse des revenus est supérieure à celle des prix, le pouvoir d’achat augmente. Voir aussi : Revenu disponible brut des ménages.

Produit intérieur brut (PIB) : agrégat représentant le résultat final de l'activité de production des unités productrices résidentes. Il peut se définir de trois manières : la somme des valeurs ajoutées brutes des différents secteurs institutionnels ou des différentes branches d'activité, augmentée des impôts moins les subventions sur les produits (lesquels ne sont pas affectés aux secteurs et aux branches d'activité) ; la somme des emplois finals intérieurs de biens et de services (consommation finale effective, formation brute de capital fixe, variations de stocks), plus les exportations, moins les importations ; la somme des emplois des comptes d'exploitation des secteurs institutionnels (rémunération des salariés, impôts sur la production et les importations moins les subventions, excédent brut d'exploitation et revenu mixte).

Revenu disponible brut des ménages (RDB) : au sens de la comptabilité nationale, revenu résultant de la répartition de la valeur ajoutée, de la distribution des revenus de la propriété et des opérations de redistribution. Plus concrètement, le revenu disponible brut (RDB) est la part de revenu qui reste à disposition des ménages pour la consommation et l’épargne une fois déduits les prélèvements sociaux et fiscaux. Le RDB comprend les revenus d’activités (salaires et traitements bruts des ménages, augmentés des bénéfices des entrepreneurs individuels), les revenus du patrimoine hors plus values latentes ou réalisées (dividendes, intérêts et loyers), les transferts (notamment les indemnités d’assurance nettes des primes) et les prestations sociales (allocations familiales, minima sociaux, pensions de retraite, indemnités de chômage…). Le RDB est diminué des impôts directs (impôts sur le revenu, taxe d’habitation, CSG, CRDS…) et des cotisations sociales versées. En revanche, les droits de succession ne figurent pas dans ce décompte. Dans l’Enquête revenus fiscaux et sociaux (ERFS), le revenu disponible comprend les revenus déclarés au fisc (revenus d’activité, retraites et pensions, indemnités de chômage et certains revenus du patrimoine), les revenus financiers non déclarés et imputés (produits d’assurance-vie, livrets exonérés, PEA, PEP, CEL, PEL) et la plupart des prestations sociales (hors certains régimes employeurs). Tous ces revenus sont nets d’impôts directs. Il est proche du concept de RDB au sens de la comptabilité nationale, mais son champ est un peu moins étendu, aussi bien au niveau des composantes du revenu (loyers imputés aux propriétaires occupants en particulier) que de la population couverte (personnes vivant en collectivités).

Revenu mixte : solde du compte d'exploitation pour les entreprises individuelles. Il contient deux éléments indissociables que sont la rémunération du travail effectué par le propriétaire et éventuellement les membres de sa famille, et son profit en tant qu'entrepreneur.

Sociétés non financières (SNF) : ensemble des unités institutionnelles qui sont des producteurs marchands dont la fonction principale consiste à produire des biens et des services non financiers, et dont les opérations de répartition et les opérations financières sont séparées de celles de leurs propriétaires.

Taux d’autofinancement : rapport de l’épargne brute à la formation brute de capital fixe (FBCF).

Taux de marge : rapport de l'excédent brut d'exploitation (EBE) à la valeur ajoutée.

Taux d'épargne des ménages : rapport entre l'épargne des ménages et le revenu disponible brut (non ajusté).

Taux d’investissement : rapport de l'investissement à la valeur ajoutée.

Valeur ajoutée : solde du compte de production de la comptabilité nationale. Elle est égale à la valeur de la production diminuée de la consommation intermédiaire.