Tableaux de l'économie françaiseÉdition 2017

Les Tableaux de l'économie française s'adressent à tous ceux qui souhaitent disposer d'un aperçu rapide et actuel sur la situation économique, démographique et sociale de la France.

Insee Références
Paru le : 02/03/2017
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Sommaire

Importations - Exportations

Insee Références
Paru le : 02/03/2017

Présentation

En 2015, le commerce mondial de biens ralentit (+ 1,6 %, après + 2,9 %), du fait des économies émergentes. La demande mondiale adressée à la France décélère également (+ 3,4 %, après + 3,9 %), mais elle reste plus dynamique que le commerce mondial du fait de l’orientation géographique des exportations françaises.

Malgré le léger ralentissement de la demande mondiale adressée à la France, les exportations de biens et services accélèrent nettement en 2015 : + 6,1 % en volume, après + 3,3 %, ce qui traduit des gains de parts de marché. Cette amélioration s’explique notamment par la dépréciation de l’euro au cours de l’année 2015. Les exportations de biens manufacturés qui représentent près de trois quarts des ventes accélèrent franchement : + 6,9 %, après + 1,7 %. Les ventes de matériels de transport expliquent à elles seules près de la moitié du dynamisme des ventes manufacturières. Les ventes de produits agricoles rebondissent également. Au total, les exportations de biens s’accroissent nettement et contribuent à la croissance des exportations totales pour + 4,7 points.

En 2015, les importations de la France accélèrent également : + 6,6 % en volume, après + 4,7 %. Elles sont tirées notamment par la progression des différentes composantes de la demande. Les importations de produits manufacturés progressent nettement plus vite que l’année précédente. Tous les postes contribuent à cette accélération. Au total, les importations de biens accélèrent en volume (+ 6,6 %, après + 2,4 %), contribuant pour + 5,0 points à la croissance d’ensemble.

Sur l’ensemble de l’année 2015, l’accélération des exportations ne compense pas le dynamisme des importations. La contribution des échanges à la croissance du PIB en volume est donc négative (– 0,3 point), pour la troisième année consécutive.

En 2015, le nombre d’exportateurs français s’élève à 125 160 ( unités légales ), soit 3 600 de plus qu’en 2014. Cette hausse est due aux opérateurs de petite taille, plus particulièrement dans les secteurs du commerce et des services. Le nombre d’exportateurs augmente également dans l’industrie et dans l’agriculture. En 2015, le nombre d’exportateurs s’accroît sensiblement vers l’Amérique, l’Asie et le Proche et Moyen-Orient, où les exportations sont dynamiques. Les opérateurs tournés vers l’Europe hors Union européenne (UE) sont également plus nombreux bien que les exportations vers cette zone reculent. Le nombre d’exportateurs augmente plus modérément vers l’UE et diminue très légèrement vers l’Afrique. Le tissu exportateur est trés concentré : les grandes entreprises (au sens de la LME) ne représentent que 0,4 % des entreprises exportatrices mais elles réalisent la moitié des exportations. La quasi-totalité des entreprises exportatrices sont des PME ou micro-entreprises (96 %) mais elles n’effectuent que 15 % des exportations. Enfin, les entreprises de taille intermédiaire (ETI) représentent 34 % des montants exportés.

Tableaux et graphiques

Exportateurs de marchandises selon le secteur d'activité

Exportateurs de marchandises selon le secteur d'activité
2003 2005 2007 2009 2011 2013 2015
Agriculture 11 912 10 448 12 426 11 724 11 888 12 897 13 381
Commerce 49 704 48 709 49 365 49 073 50 841 52 878 54 480
Industrie 38 351 36 895 36 435 32 156 31 762 31 122 31 391
Services 15 956 14 384 15 722 16 663 17 088 18 642 20 245
Autres 9 492 13 158 7 837 6 417 4 720 5 378 5 661
Total 125 415 123 594 121 785 116 033 116 299 120 917 125 158
  • Lecture : en 2015 parmi les 125 158 exportateurs, 54 480 sont dans le secteur du commerce.
  • Champ : entreprises françaises ayant déclaré des échanges internationaux de marchandises ; hors commerce intracommunautaire inférieur à 460 000 euros.
  • Source : DGDDI.

Exportations et importations par groupe de biens

en milliards d'euros courants
Exportations et importations par groupe de biens
2012 2013 2014 2015
Exportations de biens (FAB) 440,1 443,2 446,1 472,2
Agriculture, sylviculture et pêche 15,5 17,1 15,3 16,5
Industries extractives, énergie, eau1 11,8 10,3 10,9 9,8
Fabr. d'aliments, de boissons et de prod. à base de tabac 43,3 44,3 44,2 45,7
Cokéfaction et raffinage 18,8 17,7 16,0 14,0
Fabr. d'équip. électriques, électroniques, informatiques2 82,8 81,5 82,6 87,4
Fabrication de matériels de transport 92,5 96,4 96,9 109,3
Fabrication d'autres produits industriels 175,4 175,9 180,1 189,4
Importations de biens (CAF) 508,0 501,4 499,2 509,9
Agriculture, sylviculture et pêche 11,6 12,3 12,1 13,3
Industries extractives, énergie, eau1 62,0 58,2 49,1 37,8
Fabr. d'aliments, de boissons et de prod. à base de tabac 36,1 37,5 37,7 38,7
Cokéfaction et raffinage 34,4 31,5 29,0 21,3
Fabr. d'équip. électriques, électroniques, informatiques2 102,6 102,2 102,1 109,4
Fabrication de matériels de transport 66,8 67,6 72,3 82,5
Fabrication d'autres produits industriels 194,6 192,1 197,0 206,9
Importations de biens (FAB) 492,3 485,2 483,0 493,4
Solde (CAF-FAB) -67,9 -58,2 -53,1 -37,7
Solde (FAB-FAB) -52,2 -42,0 -36,9 -21,2
Taux de couverture (en %)3 89,4 91,3 92,4 95,7
  • 1. Y c. gestion des déchets et dépollution.
  • 2. Y c. fabrication de machines.
  • 3. Rapport entre les exportations et les importations FAB.
  • Source : Insee, comptes nationaux - base 2010.

Exportations et importations par groupe de produits en 2015

en milliards d'euros
Exportations et importations par groupe de produits en 2015
Exportations Importations
Agriculture, sylviculture et pêche 16,5 13,3
Indus. manufacturière, extract. et autres 455,7 496,6
Services principalement marchands 140,9 155,4
Commerce ; répar. d'automobiles et de motocycles 6,2 9,3
Transports et entreposage 31,1 43,9
Information et communication 15,2 18,9
Activités financières et d'assurance 14,8 6,4
Act.scient. et techn. ; services admin. et de soutien 69,6 73,4
Services principalement non marchands1 0,7 0,8
Total des produits 654,9 685,0
  • 1. Correspond au regroupement des items " Administration publique ", " Enseignement ", " Santé humaine et action sociale ".
  • Note : exportations FAB, importations de biens CAF.
  • Source : Insee, comptes nationaux - base 2010.

Exportateurs de marchandises par zone géographique

Exportateurs de marchandises par zone géographique
Nombre d'exportateurs
2014 (r) 2015 15/14 en %
Afrique 40 347 40 232 -0,3
Amérique 32 386 34 179 5,5
Asie 30 530 31 806 4,2
Europe hors UE 45 854 47 524 3,6
Proche et Moyen-Orient 15 785 16 362 3,7
UE 68 046 69 294 1,8
  • r : données révisées.
  • Lecture : en 2015, 31 806 entreprises exportent vers des pays d'Asie, soit 4,2 % de plus qu'en 2014.
  • Note : un même exportateur peut être comptabilisé au titre de plusieurs zones.
  • Champ : entreprises françaises ayant déclaré des échanges internationaux de marchandises ; hors commerce intracommunautaire inférieur à 460 000 euros.
  • Source : DGDDI.

Commerce extérieur de l'UE avec ses 15 principaux partenaires à l'exportation en 2015

Commerce extérieur de l'UE avec ses 15 principaux partenaires à l'exportation en 2015
Exportations de l'UE Importations de l'UE
en milliards d'euros 15/14 en % en milliards d'euros 15/14 en %
États-Unis 370,9 19,0 248,1 18,6
Chine1 170,4 3,5 350,4 16,0
Suisse 150,8 7,5 102,3 6,0
Turquie 79,1 5,8 61,6 13,3
Russie 73,9 -28,4 135,7 -25,6
Japon 56,5 6,1 59,7 5,6
Norvège 48,9 -2,6 74,3 -12,7
Émirats arabes unis 48,5 13,5 9,4 14,7
Corée du Sud 47,9 10,9 42,3 9,2
Arabie Saoudite 40,3 14,7 21,5 -25,0
Inde 38,1 7,0 39,4 6,2
Hong Kong 35,4 1,9 14,2 31,6
Canada 35,2 11,3 28,2 2,8
Brésil 34,6 -6,3 31,1 -0,4
Mexique 33,7 18,4 19,7 9,5
Autres pays 526,6 1,9 488,4 -3,3
Total monde 1 790,7 5,1 1 726,5 2,0
  • 1. Non compris Hong Kong.
  • Champ : échanges internationaux de biens.
  • Source : Eurostat.

Taux de couverture à prix courants de l'ensemble des biens et services de 1950 à 2015

en %
Taux de couverture à prix courants de l'ensemble des biens et services de 1950 à 2015
Taux de couverture
1950 118,03
1951 103,96
1952 101,58
1953 107,43
1954 111,12
1955 110,33
1956 92,47
1957 92,64
1958 98,99
1959 116,29
1960 119,61
1961 117,39
1962 110,01
1963 105,46
1964 101,14
1965 109,11
1966 104,03
1967 102,24
1968 100,62
1969 96,67
1970 103,03
1971 105,82
1972 104,76
1973 103,74
1974 94,87
1975 105,39
1976 95,32
1977 99,09
1978 105,35
1979 101,87
1980 93,09
1981 93,61
1982 89,62
1983 98,74
1984 100,47
1985 98,33
1986 99,31
1987 94,60
1988 96,73
1989 96,80
1990 96,29
1991 98,46
1992 103,13
1993 108,70
1994 107,24
1995 107,38
1996 108,09
1997 113,00
1998 111,14
1999 109,39
2000 104,02
2001 104,79
2002 106,56
2003 104,44
2004 102,46
2005 98,45
2006 97,02
2007 95,46
2008 93,99
2009 94,41
2010 93,26
2011 91,56
2012 92,97
2013 93,83
2014 93,58
2015 95,61
  • Source : Insee, comptes nationaux - base 2010.

Taux de couverture à prix courants de l'ensemble des biens et services de 1950 à 2015

Définitions

CAF (coût, assurance, fret) : mesure des importations en France valorisées avec les coûts d’acheminement (transport et assurance) jusqu’à la frontière française.

Entreprise : le décret de décembre 2008 pris en application de la loi n° 2008-776 de modernisation de l’économie du 4 août 2008 (dite LME) définit une entreprise comme la plus petite combinaison d’unités légales qui constitue « une unité organisationnelle de production de biens et services jouissant d’une certaine autonomie de décision, notamment pour l’affectation de ses ressources courantes ».

Entreprise de taille intermédiaire (ETI) : entreprise qui n’appartient pas à la catégorie des PME et qui d’une part, occupe moins de 5 000 personnes, et qui d’autre part, a un chiffre d’affaires annuel n’excédant pas 1 500 millions d’euros ou un total de bilan n’excédant pas 2 000 millions d’euros. Les ETI constituent une catégorie d'entreprises intermédiaire entre les PME et les grandes entreprises. Il s’agit de l’une des quatre catégories d'entreprises définies par la loi (article 51 de la loi de modernisation de l'économie) pour les besoins de l'analyse statistique et économique.

Exportations de biens et de services : ensemble des biens et des services fournis par des résidents à des non-résidents, à titre onéreux ou gratuit. Les opérations internationales sur services diffèrent des opérations sur les biens. Les biens pouvant être transportés très loin de leur lieu de production, leur commercialisation s’accompagne de frais de transport qui peuvent, ou non, être comptabilisés dans leur valeur. Les services, en revanche, sont directement fournis à l’utilisateur par le producteur, au moment où ils sont produits. Avec l'application du Système Européen des Comptes nationaux et régionaux de 2010 (SEC 2010), en cohérence avec la 6e édition du manuel de balance des paiements (BPM6), la définition des échanges extérieurs en comptabilité nationale est dorénavant fondée sur la notion de propriété. Ainsi, par exemple les biens envoyés à l'étranger pour travail à façon ne sont plus comptés en exportations de biens, et la marchandise transformée n'est plus comptée comme une importation de biens. En revanche est comptabilisée une importation de service industriel par le pays du donneur d'ordre, d'un montant égal à la différence de valeur entre le produit fini et les intrants. Le solde total des échanges extérieurs n'est pas modifié.

FAB (franco à bord) : mesure des exportations à partir de la France valorisées avec les coûts d’acheminement jusqu’à la frontière française.

Importations de biens et de services : ensemble des biens et des services fournis par des non-résidents à des résidents, à titre onéreux ou gratuit. Les opérations internationales sur services diffèrent des opérations sur les biens. Les biens pouvant être transportés très loin de leur lieu de production, leur commercialisation s’accompagne de frais de transport qui peuvent, ou non, être comptabilisés dans leur valeur. Les services, en revanche, sont directement fournis à l’utilisateur par le producteur, au moment où ils sont produits. Avec l'application du Système Européen des Comptes nationaux et régionaux de 2010 (SEC 2010), en cohérence avec la 6e édition du manuel de balance des paiements (BPM6), la définition des échanges extérieurs en comptabilité nationale est dorénavant fondée sur la notion de propriété. Ainsi, par exemple les biens envoyés à l'étranger pour travail à façon ne sont plus comptés en exportations de biens, et la marchandise transformée n'est plus comptée comme une importation de biens. En revanche est comptabilisée une importation de service industriel par le pays du donneur d'ordre, d'un montant égal à la différence de valeur entre le produit fini et les intrants. Le solde total des échanges extérieurs n'est pas modifié.

Taux de couverture : rapport entre la valeur des exportations et celle des importations entre deux pays (ou deux zones). Il peut être relatif à un produit ou à l’ensemble des échanges. La différence entre les deux valeurs est appelée solde du commerce extérieur.

Unité légale : entité juridique de droit public ou privé. Cette entité juridique peut être une personne morale, dont l'existence est reconnue par la loi indépendamment des personnes ou des institutions qui la possèdent ou qui en sont membres ou une personne physique, qui, en tant qu'indépendant, exerce une activité économique. Elle est obligatoirement déclarée aux administrations compétentes (Greffes des tribunaux, Chambres de commerce et d’industrie, Chambres de Métiers, Organismes de sécurité sociale, DGFiP, etc). L'existence d'une telle unité peut ne dépendre que du choix des propriétaires ou de ses créateurs et n’exister que pour des raisons organisationnelles, juridiques ou fiscales. L'unité légale est l'unité principale enregistrée dans Sirene et connue des différentes administrations. Cette définition de l'unité légale ne doit pas être confondue avec celle de l'entreprise, considérée comme unité statistique ayant une pertinence économique notamment parce qu'elle possède « une certaine autonomie de décision ».