Tableaux de l'économie françaiseÉdition 2017

Les Tableaux de l'économie française s'adressent à tous ceux qui souhaitent disposer d'un aperçu rapide et actuel sur la situation économique, démographique et sociale de la France.

Insee Références
Paru le : 02/03/2017
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Sommaire

Établissements - Enseignants

Présentation

À la rentrée 2015, l’enseignement du premier degré est dispensé dans 51 745 écoles en France, parmi lesquelles 10 % relèvent du secteur privé. La nature des écoles est très différente entre les secteurs public et privé. En particulier, la quasi-totalité des écoles privées sont des écoles primaires contre un tiers dans le secteur public. Regroupant enseignements préélémentaire et élémentaire, ces écoles sont plus grandes dans le secteur de l’ enseignement privé avec six classes et plus pour plus de la moitié d’entre elles, tandis qu’elles restent de taille assez modeste dans le secteur public où près des deux tiers ont cinq classes ou moins. Dans le secteur public, 8,9 % des écoles sont à classe unique, contre 3,6 % dans le secteur privé.

Le nombre d’établissements du second degré s’établit à 11 331 à la rentrée 2015. Les établissements du secteur privé représentent 30 % de l’ensemble. Si, dans le public, un tiers des établissements sont des lycées, c’est le cas de la moitié des établissements du secteur privé. Les établissements scolaires du second degré sont de tailles extrêmement variées et leur répartition suivant le nombre d’élèves accueillis est très différente selon le secteur d’enseignement et le type d’établissement. La taille moyenne des établissements publics est supérieure à celle du secteur privé, quel que soit le type d’établissement. C’est dans les collèges que l’écart entre les deux secteurs est le moins élevé : 490 élèves en moyenne pour les collèges du secteur public à la rentrée 2015 contre 382 dans le secteur privé. Pour les lycées professionnels (LP), la taille moyenne par secteur varie encore plus que pour les collèges : 414 élèves pour les LP publics et 163 élèves pour le privé. L’effectif moyen des lycées d’enseignement général et technologique (LEGT) est de 1 028 élèves pour le public et 430 pour le privé.

En France, 1 203 407 personnes, dont 78,5 % d’enseignants, sont en activité à la rentrée 2015 dans les secteurs public et privé au titre du ministère de l’Éducation nationale, de l’Enseignement supérieur et de la Recherche (non compris les enseignants non permanents de l’enseignement supérieur). Leurs lieux d’exercice sont variés (établissements scolaires, rectorats, établissements d’enseignement supérieur, etc.). Parmi les enseignants, les professeurs des écoles exercent très majoritairement dans le premier degré public.

Les femmes représentent 68 % de l’ensemble du personnel. Dans le secteur public, 83 % des enseignants du premier degré sont des femmes. Elles sont également plus nombreuses dans le second degré public (58 %). En revanche, l' enseignement supérieur est plutôt masculin (39 % de femmes). La féminisation du corps enseignants du secteur privé est plus accentuée que celle du secteur public : la part des femmes y est plus importante que celle des hommes (74 %), en particulier dans le premier degré (91 %).

Tableaux et graphiques

Personnel de l'Éducation nationale et de l'Enseignement supérieur

Personnel de l'Éducation nationale et de l'Enseignement supérieur
1990 1995 2000 2005 2010 2015
Enseignants dans le secteur public 771 706 813 125 849 600 848 835 789 819 803 152
Enseignants dans le secteur privé1 126 294 135 280 140 290 144 909 138 639 141 416
Total des enseignants2 898 000 948 405 989 890 993 744 928 458 944 568
Personnel adm., technique, d'encad. et de surveillance 295 885 296 420 368 470 344 154 248 080 258 839
dont aides éduc., assistants d'éduc. et assistants pédag. /// /// 62 320 58 197 68 321 82 678
Total 1 193 885 1 244 825 1 358 360 1 337 898 1 176 538 1 203 407
  • /// : absence de résultat due à la nature des choses.
  • 1. Hors Mayotte.
  • 2. Enseignants titulaires, stagiaires et non-titulaires des 1er et 2nd degrés, du supérieur et des établissements de formation ; sont exclus les enseignants non permanents de l'enseignement supérieur.
  • Note : les millésimes correspondent à l'année de rentrée scolaire ; à partir de 2006, les personnes rémunérées sur des comptes d'avance de régularisation et les techniciens et ouvriers à la charge des collectivités territoriales ne sont plus comptabilisés.
  • Champ : France hors Mayotte jusqu'en 2010.
  • Source : Depp.

Enseignants du public et du privé par corps en 2016

Enseignants du public et du privé par corps en 2016
Au 31 janvier Effectifs dont femmes en %
Premier degré public 337 179 83,1
dont : professeurs des écoles 330 858 83,3
          instituteurs et suppléants 4 637 70,2
Second degré public 396 249 58,3
dont : agrégés et chaire supérieure 49 655 51,6
          certifiés et assimilés 245 820 62,2
          prof. de lycée professionnel 58 478 50,0
          prof. d'ens. général de collège 1 815 56,6
          professeurs contractuels 28 186 54,0
Supérieur public1 69 724 38,6
Total secteur public2 803 152 67,0
Premier degré privé 42 787 91,5
dont : professeurs des écoles 39 470 91,3
          instituteurs et suppléants 3 317 93,5
Second degré privé 98 629 66,9
dont : agrégés et chaire supérieure 3 719 50,0
          certifiés et assimilés 58 802 68,5
          prof. de lycée professionnel 10 821 63,3
          prof. d'ens. général de collège 17 41,2
          maîtres auxiliaires contractuels 23 192 67,0
Total secteur privé sous contrat3 141 416 74,3
  • 1. Enseignants, y c. les professeurs certifiés et agrégés qui exercent dans l'enseignement supérieur ; non compris les enseignants non permaments.
  • 2. Y c. les enseignants du Cned et les enseignants stagiaires comptabilisés dans chacun des deux niveaux en fonction de leur corps d'appartenance.
  • 3. France hors Mayotte.
  • Source : Depp.

Établissements publics et privés du 1er et du 2nd degré

Établissements publics et privés du 1er et du 2nd degré
2001 2015
Public Privé Public Privé
Écoles maternelles 18 448 245 14 784 138
Écoles élémentaires 34 279 5 395 31 651 5 172
dont écoles primaires nd nd 14 678 4 901
Total premier degré 52 727 5 640 46 435 5 310
Collèges 5 139 1 802 5 290 1 807
Lycées professionnels 1 096 650 874 640
Lycées d'enseignement général et technologique 1 527 1 094 1 600 1 040
Établissements régionaux d'enseignement adapté 80 /// 79 1
Total second degré 7 842 3 546 7 843 3 488
  • nd : donnée non disponible.
  • /// : absence de résultat due à la nature des choses.
  • Note : les millésimes correspondent à la rentrée scolaire.
  • Champ : France hors Mayotte jusqu'en 2010.
  • Source : Depp.

Dépense intérieure d'éducation

Dépense intérieure d'éducation
2000 (r) 2010 (r) 2014 (r) 2015 (p)
Aux prix courants (en Mds d'euros) 108,2 139,3 146,0 147,8
Aux prix 2015 (en Mds d'euros) 134,4 145,1 147,0 147,8
En % du PIB 7,3 7,0 6,8 6,8
Par élève aux prix 2015 (en euros) 7 760 8 400 8 430 8 440
  • p : données provisoires.
  • r : données révisées.
  • Source : Depp.

Dépenses d'éducation dans quelques pays de l'UE en 2013

en % du PIB
Dépenses d'éducation dans quelques pays de l'UE en 2013
Dépenses publiques Dépenses privées Subventions publiques au secteur privé
Allemagne 4,80 0,7 0,5
Autriche 5,66 0,3 0,3
Belgique 6,67 0,3 0,4
Bulgarie 4,27 0,6 0,9
Chypre 7,07 1,3 0,6
Espagne 4,19 0,9 0,1
Estonie 4,92 0,4 0,2
Finlande 7,16 0,2 0,4
France1 5,68 0,7 nd
Hongrie 4,13 0,7 0,2
Irlande2 5,84 0,4 0,5
Italie 4,28 0,5 nd
Lettonie 3,37 0,3 0,1
Lituanie 4,66 0,6 0,2
Luxembourg nd nd 0,1
Malte 6,89 0,6 0,5
Pays-Bas3 6,06 1,1 0,7
Pologne2 5,00 0,7 0,2
Portugal 5,34 1,3 0,3
Rép. tchèque 4,16 0,6 0,1
Roumanie 2,70 0,0 0,1
Royaume-Uni1 2 6,10 1,8 nd
Slovaquie2 4,12 0,6 0,4
Slovénie 5,22 0,7 0,2
Suède 7,43 0,3 0,7
UE 5,34 nd nd
  • nd : donnée non disponible.
  • 1. Données 2012 pour les dépenses publiques.
  • 2. Données 2012 pour les dépenses du secteur privé.
  • 3. Données 2012 pour les subventions publiques au secteur privé.
  • Note : ensemble des niveaux de la CITE 2011, à l'exclusion du développement éducatif de la petite enfance.
  • Source : Eurostat.

Dépense moyenne par élève

en euros constants aux prix de 2015
Dépense moyenne par élève
2000 2015
Premier degré 5 530 6 190
Second degré 9 200 9 700
Supérieur 10 580 11 680
Ensemble 7 760 8 440
  • Source : Depp.

Dépense moyenne par élève

Définitions

Classification internationale type de l'éducation (CITE) : conçue par l'Unesco au cours des années 1970, puis révisée en 1997, la Cite (Isced en anglais) est un outil construit pour produire dans l'ensemble des pays des statistiques comparables sur l'enseignement et la formation, en prenant à la fois en compte les niveaux et les domaines d'éducation. La nomenclature des niveaux a été rénovée en 2011, celle des domaines d’études en 2013. En France, les niveaux 0 et 1 de la Cite 2011 correspondent à l'enseignement pré-primaire ou primaire, les niveaux 2 et 3 à l'enseignement secondaire des 1er et 2nd cycles. Le niveau 4 correspond à l'enseignement post-secondaire non supérieur (capacité en droit, DAEU, etc.). Le niveau 5 correspond aux formations supérieures de cycle court (BTS, DUT, etc.), le niveau 6 à la licence ou équivalent, le niveau 7 au master ou équivalent et le niveau 8 au doctorat (hors santé). Afin d'affiner la nomenclature, les programmes et certifications sont subdivisés à l’aide de dimensions complémentaires : l’orientation générale ou professionnelle, l’achèvement du niveau de la CITE, l’accès à un niveau de la CITE plus élevé et la position dans la structure nationale des diplômes et des certifications.

Dépense intérieure d’éducation (DIE) : représente toutes les dépenses effectuées, sur le territoire national, par l'ensemble des agents économiques, administrations publiques centrales et locales, entreprises et ménages, pour les activités d'éducation: activités d'enseignement scolaire et extra-scolaire de tous niveaux, activités visant à organiser le système éducatif (administration générale, orientation, documentation pédagogique et recherche sur l'éducation), activités destinées à favoriser la fréquentation scolaire (cantines et internats, médecine scolaire, transports) et les dépenses demandées par les institutions (fournitures, livres, habillement).

Écoles : tandis que les écoles maternelles ne comportent que des classes préélémentaires, les écoles élémentaires peuvent accueillir à la fois des classes élémentaires et des classes préélémentaires. Dans ce cas, ces écoles sont aussi appelées écoles primaires. Cette coexistence est particulièrement fréquente dans le secteur privé.

Enseignants du premier degré : instituteurs, professeurs des écoles et autres enseignants chargés de classes du premier degré dans les écoles publiques et privées sous contrat avec le ministère de l’Éducation nationale.

Enseignants du second degré : titulaires et non-titulaires enseignant dans les établissements du second degré publics et privés sous contrat avec le ministère de l’Éducation nationale (collèges, lycées, etc.). Sont inclus les personnels de remplacement et de documentation.

Enseignants du supérieur : enseignants titulaires dans les établissements d’enseignement supérieur publics sous tutelle du ministère de l’Enseignement supérieur et de la Recherche.

Enseignement privé : les écoles privées sont soit sous contrat simple (personnel rémunéré par l’État) ou sous contrat d’association (prise en charge par l’État des dépenses de personnel et de fonctionnement de l’externat), soit hors contrat.

Enseignement supérieur : regroupe l'enseignement dispensé dans les universités, les instituts universitaires de technologie (IUT), les écoles supérieures du professorat et de l'éducation (ESPE), les sections de techniciens supérieurs (STS), les classes préparatoires aux grandes écoles (CPGE), les écoles d'ingénieurs, les écoles de commerce, gestion, vente et comptabilité, les écoles paramédicales et sociales, etc.

Loi relative aux libertés et responsabilités des universités (loi LRU) : loi du 10 août 2007. Elle a prévu le transfert aux universités de la totalité de leur masse salariale et de leurs emplois. Ces dispositions concernent l’ensemble des universités depuis 2013. Leurs personnels (enseignants et non enseignants) ne sont alors plus rémunérés sur crédits d’État. Ils sont recensés à partir des fichiers de gestion.