Tableaux de l'économie françaiseÉdition 2017

Les Tableaux de l'économie française s'adressent à tous ceux qui souhaitent disposer d'un aperçu rapide et actuel sur la situation économique, démographique et sociale de la France.

Insee Références
Paru le : 02/03/2017
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Sommaire

Solde des échanges extérieurs

Présentation

En 2015, le solde du commerce extérieur des biens et services en valeur s’améliore de 12,5 Md€, tout en restant largement déficitaire : – 30,0 Md€, après - 42,5 Md€. Il s’agit du plus faible déficit depuis 2010 (– 27,6 Md€). En valeur, les exportations croissent plus rapidement (+ 5,7 %) que les importations (+ 3,5 %) en 2015. En effet, le prix des importations baisse beaucoup plus fortement que celui des exportations, du fait notamment de la chute du prix du pétrole : le cours du baril de Brent s’est effondré de plus d’un tiers en 2015. L’amélioration du solde du commerce extérieur recouvre des évolutions contrastées.

Le déficit de la balance commerciale , mesuré FAB-FAB , se contracte de 15,7 Md€ pour atteindre – 21,2 Md€. Le taux de couverture des biens en valeur augmente ainsi pour la 4e année consécutive ; en 2015, il gagne 3,3 points, à 95,7 %, et dépasse son niveau de 2005. Á l’opposé, le solde des échanges de services (hors tourisme) continue de se dégrader, de 2,5 Md€ en 2015, et s’établit à – 14,6 Md€. En 2015, la détérioration est principalement due aux échanges de services aux entreprises, le solde des échanges touristiques étant à peu près stable, malgré un recul de dépenses des étrangers en France de plus de 2 Md€.

La réduction du déficit commercial en 2015 est en majeure partie imputable à l’allègement de la facture énergétique. Le déficit énergétique (y compris les produits raffinés) se réduit pour la troisième année consécutive. Le déficit des produits des industries extractives (pétrole brut, gaz) se réduit de 10,1 Md€ (à – 28,0 Md€) et celui des produits raffinés de 5,7 Md€ (à – 7,3 Md€). Hors énergie, le solde se dégrade mais reste légèrement bénéficiaire. Les échanges de matériels de transport contribuent également à la réduction du déficit commercial, quoique plus modestement. Leur excédent est en hausse de 2,2 Md€ (+ 26,8 Md€, après + 24,6 Md€). Mais parmi les matériels de transport, les échanges en valeur d’automobiles se dégradent ; le déficit atteint son plus bas niveau depuis 1980. Le solde des échanges de biens d’équipement se détériore de façon notable. Le déficit s’alourdit de 2,5 Md€, à – 22,0 Md€.

Le déficit des opérations de répartition se réduit de 13,8 Md€ en 2015, pour s’établir à – 13,0 Md€. Cette amélioration est notamment due à celle du solde des autres transferts courants (de – 21,4 Md€ à – 15,9 Md€) et, dans une moindre mesure, à celle de l’excédent des dividendes (28,0 Md€, après 24,1 Md€) et de la rémunération des salariés (18,4 Md€, après 16,8 Md€). Au total, le besoin de financement de la France s’améliore nettement, de 26,3 Md€, atteignant son plus bas niveau depuis 2010. Il représente 2,0 % du PIB en 2015, après 3,2 % en 2014.

Tableaux et graphiques

Solde des échanges extérieurs de biens et services

en milliards d'euros
Solde des échanges extérieurs de biens et services
2013 (r) 2014 (r) 2015
Biens alimentaires 11,6 9,7 10,2
Énergie -61,7 -51,1 -35,3
Matériels de transport 28,7 24,6 26,8
Autres biens industriels -36,8 -36,4 -39,5
Services 18,4 10,6 7,7
Solde commercial -39,8 -42,5 -30,0
  • Note : données CAF-FAB.
  • Source : Insee, comptes nationaux - base 2010.

Solde extérieur de biens et de services par produit

en milliards d'euros
Solde extérieur de biens et de services par produit
2013 (r) 2014 (r) 2015
Agriculture, sylviculture et pêche 4,8 3,2 3,2
Industrie manufacturière, industries extractives et autres -63,0 -56,4 -41,0
  Ind., extr., énerg., eau, gestn déch. & dépol. -47,8 -38,2 -28,0
  Fabr. d'aliments, de boissons et de prod. à base de tabac 6,7 6,5 7,0
  Cokéfaction et raffinage -13,8 -13,0 -7,3
Fab. éq. élec., électr., inf. & machines -20,7 -19,5 -22,0
  Fabrication de matériels de transport 28,7 24,6 26,8
  Fabrication d'autres produits industriels -16,1 -16,9 -17,5
Construction 0,0 0,0 0,0
Services principalement marchands -7,9 -11,9 -14,4
Commerce ; réparation d'automobiles et de motocycles -2,2 -2,9 -3,2
Transports et entreposage -11,9 -12,7 -12,9
Hébergement et restauration 0,0 0,0 0,0
Information et communication -3,7 -3,9 -3,7
Activités financières et d'assurance 7,1 7,9 8,5
Activités immobilières 0,0 0,0 0,0
Activités scient. et tech. et act. de serv. adm. et de soutien 1,8 -0,4 -3,8
Autres services 1,1 0,1 0,6
Services principalement non marchands 0,1 -0,1 -0,1
Correction territoriale (tourisme) 10,0 6,5 5,7
Correction CAF/FAB 16,1 16,2 16,6
Total -39,8 -42,5 -30,0
  • Source : Insee, comptes nationaux - base 2010.

Termes de l'échange par groupe de produits

indice base 100 en 2010
Termes de l'échange par groupe de produits
2013 (r) 2014 (r) 2015
Agriculture, sylviculture et pêche 121,5 111,8 104,0
Ind. extr., énerg., eau, gestn déch. & dépol. 80,2 81,3 111,7
Fabr. d'aliments, de boissons et de prod. à base de tabac 101,2 103,6 105,1
Cokéfaction et raffinage 94,9 96,1 97,8
Fab. éq. élec., électr., inf. & machines 102,1 104,9 106,6
Fabrication de matériels de transport 103,7 102,9 103,0
Fabrication d'autres produits industriels 99,4 99,8 99,7
Ensemble des produits1 98,4 99,5 102,1
  • r : données révisées.
  • 1. Y c. services.
  • Source : Insee, comptes nationaux - base 2010.

Compte des relations avec le reste du monde

en milliards d'euros courants
Compte des relations avec le reste du monde
2014 (r) 2015
Échanges de biens FAB -36,9 -21,2
Échanges de services hors tourisme -12,1 -14,6
  Services commerciaux -2,9 -3,2
  Transports -12,7 -12,9
  Services d’information et communication -3,9 -3,7
  Assurance 2,1 2,4
  Services financiers, y c. Sifim1 5,8 6,0
  Services aux entreprises -0,4 -3,8
  Services aux ménages et services de santé 0,0 0,4
  Tourisme 6,5 5,7
Solde des échanges extérieurs -42,5 -30,0
Opérations de répartition -26,8 -13,0
  Rémunération des salariés 16,8 18,4
  Impôts sur la production et les importations -2,1 -2,2
  Subventions 8,3 8,1
  Intérêts -25,2 -23,5
  Dividendes 24,1 28,0
  Autres revenus de la propriété 6,4 6,6
  Impôts courants sur le revenu et le patrimoine 3,5 3,8
  Cotisations et prestations sociales -11,2 -11,4
  Coopération internationale courante -5,8 -5,4
  Ressources de l'UE -19,2 -19,4
  Autres transferts courants -21,4 -15,9
  Transferts en capital -1,1 -0,1
Capacité de financement de la Nation -69,4 -43,1
  • r : données révisées.
  • 1. Services d'intermédiation financière indirectement mesurés.
  • Note : les données relatives aux échanges sont FAB.
  • Source : Insee, comptes nationaux - base 2010.

Solde de la balance commerciale de 1950 à 2015

en milliards d'euros courants
Solde de la balance commerciale de 1950 à 2015
Solde de la balance commerciale
1950 0,0
1951 -0,2
1952 -0,3
1953 0,0
1954 0,0
1955 0,0
1956 -0,6
1957 -0,6
1958 -0,4
1959 0,3
1960 0,5
1961 0,4
1962 0,0
1963 -0,5
1964 -0,8
1965 -0,2
1966 -0,7
1967 -0,8
1968 -0,9
1969 -1,8
1970 -1,0
1971 -0,6
1972 -0,7
1973 -1,1
1974 -5,6
1975 -1,1
1976 -6,1
1977 -4,8
1978 -2,6
1979 -5,6
1980 -15,0
1981 -14,8
1982 -23,3
1983 -15,7
1984 -13,7
1985 -15,8
1986 -7,6
1987 -12,4
1988 -14,4
1989 -19,3
1990 -18,8
1991 -16,1
1992 -6,6
1993 3,6
1994 1,4
1995 4,0
1996 7,3
1997 21,0
1998 17,5
1999 11,6
2000 -8,2
2001 -0,8
2002 3,7
2003 -1,0
2004 -9,8
2005 -28,1
2006 -34,4
2007 -46,3
2008 -57,7
2009 -43,9
2010 -54,9
2011 -75,4
2012 -67,9
2013 -58,2
2014 -53,1
2015 -37,7
  • Champ : échanges de biens.
  • Source : Insee, Comptes nationaux - base 2010.

Solde de la balance commerciale de 1950 à 2015

Solde de la balance commerciale dans quelques pays de l'UE en 2015

en milliards d'euros
Solde de la balance commerciale dans quelques pays de l'UE en 2015
Solde de la balance commerciale
Allemagne 251,9
Pays-Bas 55,0
Italie 45,2
Irlande 43,9
Belgique 20,8
Rép.tchèque 16,0
Danemark 8,9
Hongrie 5,4
Pologne 3,7
Slovénie 2,0
Bulgarie -3,2
Chypre -3,4
Luxembourg -5,3
Croatie -6,9
Roumanie -8,4
Portugal -10,3
Grèce -17,8
Espagne -25,9
France -59,9
Royaume-Uni -149,4
  • Source : Eurostat.

Solde de la balance commerciale dans quelques pays de l'UE en 2015

Avertissement

Dans l'ouvrage papier :

- les données des colonnes 2013 et 2015 sont inversées dans le tableau "Solde des échanges extérieurs de biens et services" ;

- les données du tableau "Solde de biens et services par produit" sont erronées.

En revanche, les données de ces tableaux sont exactes à l'affichage en ligne (modifiées le 28 mars 2017) et dans les versions en ligne imprimables de cette fiche et du TEF complet (modifiées le 3 mai 2017).

Définitions

Balance commerciale : compte qui retrace la valeur des biens exportés et la valeur des biens importés. Pour calculer la balance commerciale, la comptabilité nationale procède à l'évaluation des importations et des exportations de biens à partir des statistiques douanières de marchandises. Des correctifs sont apportés à celles-ci : d'une part, les échanges se rapportant à la récupération sont déduits des flux douaniers, d'autre part, on y ajoute ceux de matériel militaire ainsi que l'avitaillement des navires et des avions. Si la valeur des exportations dépasse celle des importations, on dit qu'il y a excédent commercial ou que la balance commerciale est excédentaire; si les importations sont supérieures aux exportations, le pays a un déficit commercial ou sa balance commerciale est déficitaire. En France, la balance commerciale ne couvre que les biens. Les services sont pris en compte dans la balance des biens et des services, contrairement à d'autres pays où la balance commerciale couvre les biens et les services.

Besoin ou capacité de financement : la capacité de financement est le solde du compte de capital. Ce solde est égal à l'épargne brute augmentée des transferts nets en capital et diminuée des dépenses faites à des fins d'accumulation : FBCF, variations de stocks, acquisitions nettes d'objets de valeur et d'actifs non financiers non produits (terrains, actifs incorporels, etc.). On parle de capacité de financement si le solde est positif, et de besoin de financement s'il est négatif.

CAF (coût, assurance, fret) : mesure des importations en France valorisées avec les coûts d’acheminement (transport et assurance) jusqu’à la frontière française.

Exportations de biens et de services : ensemble des biens et des services fournis par des résidents à des non-résidents, à titre onéreux ou gratuit. Les opérations internationales sur services diffèrent des opérations sur les biens. Les biens pouvant être transportés très loin de leur lieu de production, leur commercialisation s’accompagne de frais de transport qui peuvent, ou non, être comptabilisés dans leur valeur. Les services, en revanche, sont directement fournis à l’utilisateur par le producteur, au moment où ils sont produits. Avec l'application du Système Européen des Comptes nationaux et régionaux de 2010 (SEC 2010), en cohérence avec la 6e édition du manuel de balance des paiements (BPM6), la définition des échanges extérieurs en comptabilité nationale est dorénavant fondée sur la notion de propriété. Ainsi, par exemple les biens envoyés à l'étranger pour travail à façon ne sont plus comptés en exportations de biens, et la marchandise transformée n'est plus comptée comme une importation de biens. En revanche est comptabilisée une importation de service industriel par le pays du donneur d'ordre, d'un montant égal à la différence de valeur entre le produit fini et les intrants. Le solde total des échanges extérieurs n'est pas modifié.

FAB (franco à bord) : mesure des exportations à partir de la France valorisées avec les coûts d’acheminement jusqu’à la frontière française.

Importations de biens et de services : ensemble des biens et des services fournis par des non-résidents à des résidents, à titre onéreux ou gratuit. Les opérations internationales sur services diffèrent des opérations sur les biens. Les biens pouvant être transportés très loin de leur lieu de production, leur commercialisation s’accompagne de frais de transport qui peuvent, ou non, être comptabilisés dans leur valeur. Les services, en revanche, sont directement fournis à l’utilisateur par le producteur, au moment où ils sont produits. Avec l'application du Système Européen des Comptes nationaux et régionaux de 2010 (SEC 2010), en cohérence avec la 6e édition du manuel de balance des paiements (BPM6), la définition des échanges extérieurs en comptabilité nationale est dorénavant fondée sur la notion de propriété. Ainsi, par exemple les biens envoyés à l'étranger pour travail à façon ne sont plus comptés en exportations de biens, et la marchandise transformée n'est plus comptée comme une importation de biens. En revanche est comptabilisée une importation de service industriel par le pays du donneur d'ordre, d'un montant égal à la différence de valeur entre le produit fini et les intrants. Le solde total des échanges extérieurs n'est pas modifié.

Services d’intermédiation financière indirectement mesurés (Sifim) : part des services rendus par les intermédiaires financiers qui n’est pas facturée à la clientèle. Pour ces services, les intermédiaires financiers se rémunèrent en prenant une marge de taux d’intérêt sur les dépôts de leurs clients et sur les prêts (crédits) qu’ils leur accordent.

Solde du commerce extérieur : différence entre la valeur des exportations et celle des importations entre deux pays (ou deux zones). Il peut être relatif à un produit ou à l'ensemble des échanges de biens et services. Le rapport entre ces deux valeurs est appelé taux de couverture.

Taux de couverture : rapport entre la valeur des exportations et celle des importations entre deux pays (ou deux zones). Il peut être relatif à un produit ou à l’ensemble des échanges. La différence entre les deux valeurs est appelée solde du commerce extérieur.

Termes de l'échange : rapport, pour un produit donné, entre l'indice du prix des exportations et celui des importations. Les indices sont exprimés selon une même année de base. Une amélioration des termes de l’échange de 1 % signifie que la croissance du prix des exportations est 1 % plus forte que celle du prix des importations. Elle signifie aussi une détérioration de la compétitivité-prix française. Inversement une baisse des termes de l’échange signifie une amélioration de la compétitivité-prix. Ce rapport peut être calculé par produit, pour un ensemble de produits ou globalement.