Tableaux de l'Économie FrançaiseÉdition 2015

Les tableaux de l'économie française s'adressent à tous ceux qui souhaitent disposer d'un aperçu rapide et actuel sur la situation économique, démographique et sociale de la France.

Insee Références
Paru le : 20/02/2015
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Sommaire

Investissements internationaux

Présentation

Les investissements directs français à l'étranger (IDE) reculent de près de 20 milliards d'euros en 2013, pour s'établir à 7,5 milliards. Cette mesure tient compte d'une consolidation préalable, au sein de chaque groupe d'entreprises, des flux financiers entrants et sortants du territoire national selon le principe directionnel étendu dans la terminologie de la balance des paiements. Les acquisitions de capital dans des entreprises étrangères présentent un solde négatif de 2 milliards d'euros. Les désinvestissements sont en effet plus importants que les nouveaux investissements et les apports de capitaux à des filiales préexistantes. Le montant des bénéfices de filiales étrangères qui sont conservés et réinvestis sur place est stable, à 11 milliards d'euros. Les groupes français diminuent globalement leurs créances sur leurs filiales étrangères, de près de 2 milliards d'euros. Parmi les principaux pays de contrepartie, la Belgique, principalement du fait de mouvements de trésorerie intragroupe, et l'Espagne, précèdent la Russie, la Norvège et le Brésil. A contrario, les investisseurs français se désengagent des Pays-Bas, des États-Unis et de la Suisse.

Avec 12,7 milliards d'euros en 2013, les IDE en France sont stables par rapport à 2012. Les opérations en capital (13 milliards d'euros) se redressent par rapport au flux particulièrement faible de 2012 (9 milliards). Parmi les secteurs ayant bénéficié d'IDE en 2013 figurent les activités immobilières (5 milliards d'euros), puis les activités financières et d'assurance (3 milliards). Les prêts intragroupe présentent un solde négatif de 5 milliards d'euros : les groupes étrangers bénéficient donc, globalement, de prêts ou de remboursements de la part des sociétés françaises qui leur sont affiliées. En 2013, une part importante des flux d'IDE en France provient de pays industrialisés situés en dehors de l'Union européenne (États-Unis et Suisse notamment). À l'intérieur de l'UE, le Luxembourg, le Royaume-Uni, l'Allemagne et l'Italie sont les principaux pays à l'origine des flux d'IDE en France en 2013.

En 2013, les flux d'IDE de l'UE à 28 dans les pays tiers s'élèvent à 341 milliards d'euros, alors qu'ils s'établissaient à 171 milliards en 2012. Les principales destinations de ces investissements sont les États-Unis, les centres financiers offshore, le Brésil, la Suisse, Hong-Kong et la Chine. Les IDE en provenance du reste du monde dans l'Union européenne s'établissent à 327 milliards d'euros en 2013. Plus de 60 % de ces investissements proviennent des États-Unis, suivis de loin par le Brésil, la Suisse, le Japon, Hong-Kong et la Russie. Par ailleurs, des désinvestissements ont été enregistrés de la part des centres financiers offshore (- 41 milliards d'euros). L'Union européenne reste en 2013 un investisseur net dans le reste du monde.

Tableaux et graphiques

Flux d'investissements directs selon le pays de première contrepartie

en milliards d'euros
Flux d'investissements directs selon le pays de première contrepartie
2012 (r) 2013
Étrangers en France Français à l'étranger Étrangers en France Français à l'étranger
Union européenne 6,7 13,1 4,6 12,5
Zone euro 10,0 10,4 1,4 13,3
dont : Allemagne -0,1 -6,0 2,8 0,7
Belgique 7,9 8,3 -9,2 10,6
Espagne -0,4 -0,1 1,3 3,3
Irlande -2,5 -0,3 -1,7 0,3
Italie -2,7 2,8 2,2 0,1
Luxembourg 9,8 5,4 4,7 1,0
Pays-Bas -2,2 -3,7 1,1 -2,5
Autres pays de l'Union européenne -3,3 2,7 3,2 -0,7
dont : Pologne -0,4 1,7 0,6 -0,3
République tchèque 0,0 0,5 -0,2 0,4
Roumanie 0,3 0,0 -0,1 -0,1
Royaume-Uni -2,5 2,7 2,9 1,0
Suède -0,7 -1,8 -0,3 0,0
Autres pays industrialisés 4,1 -0,3 6,4 -11,2
dont : États-Unis 3,3 -2,2 2,3 -10,3
Japon 0,8 -0,1 0,3 -1,4
Suisse 1,0 1,8 3,5 -1,4
Reste du monde 1,5 13,6 1,7 6,2
dont : Brésil 0,0 1,5 0,0 1,2
Chine -0,2 1,5 -0,3 1,0
Inde -0,1 0,0 0,0 0,5
Total 12,3 26,4 12,7 7,5
  • r : données révisées.
  • Note : le signe "-" indique un désinvestissement. Les données sont établies conformément à la nouvelle méthode de calcul des IDE, qui repose sur l'application du principe directionnel étendu.
  • Source : Banque de France.

Stocks des investissements directs français à l'étranger et étrangers en France

en milliards d'euros
Stocks des investissements directs français à l'étranger et étrangers en France
Au 31 décembre 2010 (r) 2011 (r) 2012 (r)
Investissements français à l'étranger
Stocks1 834,9 860,2 903,1
Investissements étrangers en France
Stocks1 374,4 367,7 370,7
  • r : données révisées.
  • 1. Capitaux propres en valeur mixte (y c. investissements immobiliers). Dans les stocks en valeur mixte, les capitaux investis dans les sociétés cotées sont évalués à leur valeur boursière, tandis que les capitaux investis dans des sociétés non-cotées sont évalués à leur valeur comptable.
  • Sources : Banque de France ; Insee, Esane.

Flux d'investissements directs des pays de l'UE en 2013

en milliards d'euros
Flux d'investissements directs des pays de l'UE en 2013
Flux sortants à destination de Flux entrants en provenance de
l'UE Hors UE l'UE Hors UE
Allemagne 15,9 27,5 12,7 7,4
Autriche 7,9 2,6 4,2 4,1
Belgique 0,2 -20,0 0,2 -2,0
Bulgarie 0,1 0,1 1,0 0,1
Chypre -0,1 0,3 0,6 -0,2
Danemark nd nd nd nd
Espagne 8,8 10,8 18,6 10,9
Estonie 0,2 0,0 0,4 0,4
Finlande 1,3 1,7 -2,2 1,4
France 1,3 -5,7 -0,5 2,7
Grèce -1,2 0,7 1,4 0,6
Hongrie 1,2 0,5 1,7 0,6
Irlande 9,4 7,8 14,8 12,0
Italie 10,6 13,2 6,7 5,8
Lettonie 0,2 0,1 0,2 0,4
Lituanie 0,1 0,0 0,5 -0,1
Luxembourg 61,4 212,5 36,5 240,1
Malte 0,0 0,0 -2,0 0,5
Pays-Bas 17,7 10,5 4,1 14,2
Pologne -3,3 -0,4 -2,9 -1,7
Portugal 2,8 -1,7 1,4 0,9
Rép. tchèque 2,3 0,2 2,8 1,0
Roumanie 0,0 0,1 1,3 1,4
Royaume-Uni -12,1 27,1 3,8 24,2
Slovaquie -0,2 -0,1 0,4 0,1
Slovénie -0,1 0,1 -0,5 0,0
Suède 16,3 8,9 4,6 1,7
Union européenne 156,6 341,4 122,8 326,6
  • nd : donnée non disponible.
  • Note : le signe "-" indique un désinvestissement.
  • Source : Eurostat.

Flux d'investissements directs entre la France et l'étranger de 2000 à 2013

en milliards d'euros
Flux d'investissements directs entre la France et l'étranger de 2000 à 2013
Flux des investissements étrangers en France Flux des investissements français à l'étranger Solde
2000 29,8 -175,8 -145,9
2001 17,8 -59,0 -41,2
2002 22,9 -24,8 -1,9
2003 7,0 -16,3 -9,4
2004 -2,1 -18,5 -20,6
2005 26,7 -54,7 -28,0
2006 20,2 -61,2 -41,0
2007 46,4 -80,8 -34,4
2008 25,7 -70,5 -44,8
2009 22,1 -72,6 -50,5
2010 10,5 -36,4 -25,9
2011 24,1 -38,1 -14,0
2012 12,3 -26,4 -14,1
2013 12,7 -7,5 5,1
  • Note : flux établis en application de la règle du principe directionnel étendu.
  • Source : Banque de France.

Flux d'investissements directs entre la France et l'étranger de 2000 à 2013

Pour en savoir plus

« L'économie française », Insee Références, édition 2014.

« Balance des paiements et position extérieure de la France », Rapport annuel, Banque de France, juin 2014.

« Avec 313 milliards d'euros, les États-Unis ont été de loin le principal investisseur dans l'UE28 en 2013 », communiqué de presse, Eurostat, juin 2014.