Tableaux de l'économie françaiseÉdition 2018

Les Tableaux de l'économie française s'adressent à tous ceux qui souhaitent disposer d'un aperçu rapide et actuel sur la situation économique, démographique et sociale de la France.

Insee Références
Paru le : 27/02/2018
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Sommaire

Niveaux de vie - Pauvreté

Présentation

En 2015, le niveau de vie annuel moyen des individus s’établit à 23 440 euros en France métropolitaine. La moitié des individus a un niveau de vie inférieur à 20 300 euros (soit 1 692 euros par mois). Pour une famille composée d’un couple avec deux enfants de moins de quatorze ans, cela correspond à un revenu disponible de 42 630 euros par an (soit 3 553 euros par mois). Les revenus sont inégalement répartis : les 20 % des individus aux niveaux de vie les plus modestes détiennent 8,8 % de la masse des niveaux de vie, contre 38,3 % pour les 20 % des individus les plus aisés.

Entre 2014 et 2015, le niveau de vie médian est en hausse de 0,4 % en euros constants. Dans le bas de la distribution, les niveaux de vie stagnent, à l'exception du premier décile (D1) dont l’augmentation (+ 0,3 %) compense le léger repli de l’année précédente. Au-dessus de la médiane , les niveaux de vie sont en hausse. L’augmentation est de plus en plus marquée à mesure que le niveau de vie s'élève. Les inégalités restent stables en 2015 : le rapport interdécile (D9/D1) se maintient à 3,5.

Parmi les personnes de 18 ans ou plus, le niveau de vie annuel médian des chômeurs (14 060 euros) est inférieur de 38 % à celui des personnes en emploi (22 500 euros). Il est également inférieur de 28 % à celui des inactifs. En 2015, parmi les inactifs, ce sont les retraités qui ont le niveau de vie médian le plus élevé avec 21 080 euros. Les autres inactifs (femmes au foyer, étudiants, personnes dans l’incapacité de travailler, etc.) ont le niveau de vie médian le plus faible parmi les inactifs : 15 260 euros, soit 28 % de moins que les retraités.

Le seuil de pauvreté monétaire, qui correspond à 60 % du niveau de vie médian de la population, s’établit à 1 015 euros par mois pour une personne seule en 2015. Avec 8,9 millions de personnes vivant avec un niveau de vie inférieur à ce seuil, le taux de pauvreté au seuil de 60 % de la médiane est de 14,2 % en 2015, en légère hausse par rapport à 2014. Cependant, l’ intensité de la pauvreté diminue.

Pour les actifs, occupés ou au chômage, le taux de pauvreté varie fortement selon la catégorie socioprofessionnelle : les ouvriers ont le niveau de vie médian le plus faible ; il représente 56 % du niveau de vie médian des cadres et professions intellectuelles supérieures. De même, 15,3 % des ouvriers sont pauvres selon l’approche monétaire contre 5,3 % des professions intermédiaires et 3,1% des cadres et professions intellectuelles supérieures.

Au sein de l’UE, en 2015, la République tchèque affiche le taux de pauvreté le plus faible (9,7 %). Suivent ensuite la Finlande, le Danemark, les Pays-Bas et la Slovaquie avec des taux compris entre 11,6 % et 12,7 %. À l’opposé, la Roumanie, la Bulgarie, l'Espagne, les pays baltes et la Grèce ont les taux de pauvreté les plus élevés, supérieurs à 21 %.

Tableaux et graphiques

Figure 1 – Taux de pauvreté selon l'âge et le sexe en 2015

en %
Taux de pauvreté selon l'âge et le sexe en 2015
Âge au 31 décembre Seuil à 50 % Seuil à 60 %
Femmes Hommes Femmes Hommes
Moins de 18 ans 11,1 11,0 20,4 19,4
18 à 29 ans 13,0 12,0 21,1 19,1
30 à 49 ans 8,2 7,2 14,5 12,2
50 à 59 ans 8,0 7,8 12,9 12,3
60 à 74 ans 3,1 3,8 7,1 7,3
75 ans ou plus 3,4 2,2 8,9 6,9
Ensemble 8,1 7,9 14,6 13,7
Pers. pauvres (en milliers) 2 615 2 405 4 715 4 160
  • Champ : France métropolitaine, personnes vivant dans un ménage dont le revenu déclaré au fisc est positif ou nul et dont la personne de référence n'est pas étudiante.
  • Sources : CCMSA ; Cnaf ; Cnav ; DGFiP ; Insee, ERFS.

Figure 2 – Niveau de vie annuel moyen des individus selon la composition du ménage en 2015

Niveau de vie annuel moyen des individus selon la composition du ménage en 2015
Nombre total d'individus en milliers Niveau de vie en euros
Ménages dont la personne de référence a moins de 65 ans 49 683 23 020
Personnes seules 5 816 20 900
dont : femmes actives 1 999 21 350
         hommes actifs 2 546 22 500
Familles monoparentales 6 016 16 270
dont : mères inactives 1 140 11 770
         mères actives 3 678 16 740
Couples 35 879 24 680
dont : femme inactive - homme actif, sans enfant 1 121 28 960
         femme inactive - homme actif, avec trois enfants ou plus 2 236 15 440
         couples d'actifs sans enfant 4 627 30 850
         couples d'actifs avec trois enfants ou plus 4 706 22 910
Ménages complexes 1 971 19 700
Ménages dont la personne de référence a 65 ans ou plus 12 890 25 070
Total des individus 62 573 23 440
  • Note : sont considérés comme enfants, les enfants célibataires de la personne de référence ou de son conjoint sans limite d'âge.
  • Champ : France métropolitaine, personnes vivant dans un ménage dont le revenu déclaré au fisc est positif ou nul et dont la personne de référence n'est pas étudiante.
  • Sources : CCMSA ; Cnaf ; Cnav ; DGFiP ; Insee, ERFS.

Figure 3 – Pauvreté des enfants selon l'activité des parents en 2015

en %
Pauvreté des enfants selon l'activité des parents en 2015
Structure de la population
des enfants pauvres des enfants non pauvres
Un couple 59,6 83,6
Deux actifs occupés 10,5 61,3
Un actif occupé, un chômeur 7,3 6,1
Un actif occupé, un inactif 21,9 14,4
Deux chômeurs 2,3 0,3
Un chômeur, un inactif 9,9 0,8
Deux inactifs 7,7 0,8
Une personne seule 35,8 13,7
Un actif occupé 11,7 12,3
Un chômeur 8,7 0,6
Un inactif 15,4 0,8
Autres1 4,6 2,7
Total 100,0 100,0
  • 1. Enfants ne vivant pas dans un ménage de type parent(s) et enfant(s).
  • Note : pauvreté au seuil de 60 % des personnes de moins de 18 ans.
  • Champ : France métropolitaine, personnes vivant dans un ménage dont le revenu déclaré au fisc est positif ou nul et dont la personne de référence n'est pas étudiante.
  • Sources : CCMSA ; Cnaf ; Cnav ; DGFiP ; Insee, ERFS.

Figure 4 – Niveau de vie et indicateurs d'inégalité

Niveau de vie et indicateurs d'inégalité
2013 2014 2015
Niveaux de vie annuel en euros1
1er décile (D1) 10 860 10 830 10 860
Médiane (D5) 20 160 20 210 20 300
9e décile (D9) 37 240 36 990 37 510
Rapports interdéciles
D9/D1 3,4 3,4 3,5
D9/D5 1,8 1,8 1,8
D5/D1 1,9 1,9 1,9
Masses de niveau de vie détenues
S20 (en %) 8,8 8,8 8,8
S50 (en %) 30,8 30,8 30,6
S80 (en %) 62,0 62,0 61,7
Indice de Gini 0,288 0,289 0,292
  • 1. En euros constants de 2015.
  • Lecture : les 20 % les plus modestes disposent en 2015 de 8,8 % de la somme des revenus disponibles par UC (S20).
  • Champ : France métropolitaine, personnes vivant dans un ménage dont le revenu déclaré au fisc est positif ou nul et dont la personne de référence n'est pas étudiante.
  • Sources : CCMSA ; Cnaf ; Cnav ; DGFiP ; Insee, ERFS.

Figure 5 – Taux de pauvreté selon le seuil

Taux de pauvreté selon le seuil
Seuil à 50 % Seuil à 60 %
Nombre en milliers Taux en % Nombre en milliers Taux en %
1970 5 785 12,0 8 649 17,9
1990 3 751 6,6 7 848 13,8
2000 4 165 7,2 7 838 13,6
2010 4 755 7,8 8 617 14,1
20101 4 677 7,7 8 520 14,0
2011 4 856 7,9 8 729 14,3
2012 4 977 8,1 8 540 13,9
20122 (r) 5 231 8,5 8 760 14,2
2013 (r) 4 917 7,9 8 563 13,8
2014 (r) 4 964 8,0 8 732 14,0
2015 5 020 8,0 8 875 14,2
  • r : données révisées.
  • 1. À partir de 2010, les estimations de revenus financiers mobilisent l'enquête Patrimoine 2010.
  • 2. L'enquête a été rénovée en 2012 (voir définition en annexes). À partir de 2012, les estimations de revenus financiers utilisent l'enquête Patrimoine 2014-2015.
  • Champ : France métropolitaine, personnes vivant dans un ménage dont le revenu déclaré au fisc est positif ou nul et dont la personne de référence n'est pas étudiante.
  • Sources : CCMSA ; Cnaf ; Cnav ; DGFiP ; Insee, ERF et ERFS.

Figure 6 – Taux de pauvreté après transferts sociaux dans quelques pays de l'UE en 2015

en %
Taux de pauvreté après transferts sociaux dans quelques pays de l'UE en 2015
Taux de pauvreté après transferts sociaux
Roumanie (p) 25,3
Bulgarie 22,9
Espagne 22,3
Lettonie 21,8
Grèce 21,2
Italie1 19,9
Croatie 19,5
Portugal 19,0
Pologne 17,3
UE (e) 17,2
Allemagne 16,5
Irlande1 16,3
Suède 16,2
Royaume-Uni 15,9
Belgique 15,5
Luxembourg1 15,3
Autriche 14,1
Slovénie 13,9
France 13,6
Slovaquie 12,7
Pays-Bas 12,7
Danemark 11,9
Finlande (p) 11,6
Rép. tchèque 9,7
  • e : données estimées.
  • p : données provisoires.
  • 1. Données 2014.
  • Note : taux de pauvreté fixé à 60 % du revenu disponible équivalent médian national.
  • Source : Eurostat (extraction du 27 octobre 2017), EU-Silc.

Figure 6 – Taux de pauvreté après transferts sociaux dans quelques pays de l'UE en 2015

Avertissement

Sauf mention contraire, les données nationales se réfèrent à la France métropolitaine et aux cinq départements d’outre-mer (sauf mention contraire Mayotte est inclus dans les données de la France).

Les données chiffrées sont parfois arrondies (selon les règles mathématiques). Le résultat arrondi d’une combinaison de données chiffrées (qui fait intervenir leurs valeurs réelles) peut se trouver légèrement différent de celui que donnerait la combinaison de leurs valeurs arrondies.

Les comparaisons internationales s’appuient en général sur les données issues d’organismes internationaux (Eurostat, ONU, etc.) qui peuvent diverger des sources produites par les instituts nationaux de statistiques, notamment pour l’Insee, pour les données françaises. En effet, ces organismes effectuent souvent des ajustements de champ ou de méthode, d’ampleur souvent réduite, afin de produire des données comparables d’un pays à l’autre.

Sauf précision contraire, les indicateurs relatifs à l’Union européenne (UE) figurant dans cet ouvrage portent sur l’UE à 28.

Définitions

Déciles et rapports interdéciles : si on ordonne une distribution de salaires, de revenus, de chiffre d'affaires, etc., les déciles sont les valeurs qui partagent cette distribution en dix parties égales. Ainsi, pour une distribution de salaires :

   - le premier décile (noté généralement D1) est le salaire au-dessous duquel se situent les 10 % des salaires ;

   - le neuvième décile (noté généralement D9) est le salaire au-dessous duquel se situent les 90 % des salaires.

Le premier décile est, de manière équivalente, le salaire au-dessus duquel se situent 90 % des salaires ; le neuvième décile est le salaire au-dessus duquel se situent 10 % des salaires.

Les déciles d'une distribution permettent de calculer des rapports interdéciles :

   - le rapport D9/D1 met en évidence l'écart entre le haut et le bas de la distribution ; c'est une des mesures de l'inégalité de cette distribution ;

   - le rapport D9/D5 compare le haut de la distribution à la valeur médiane ;

   - le rapport D5/D1 compare la médiane au bas de la distribution.

Enquête Revenus fiscaux et sociaux (ERFS) : pour les revenus perçus en 2014, elle s’appuie sur un échantillon représentatif de 52 000 ménages issus de l’enquête Emploi de l’Insee, leurs déclarations fiscales et les prestations sociales qui leur ont été versées par la Caisse nationale des allocations familiales (Cnaf), la Caisse nationale assurance vieillesse (Cnav) et la Caisse centrale de la mutualité sociale agricole (CCMSA). Le champ retenu est celui des personnes vivant en France métropolitaine et appartenant à des ménages ordinaires dont la personne de référence n’est pas étudiante et dont le revenu déclaré est positif ou nul. Il exclut donc les personnes en institution, ainsi que les personnes sans domicile.

L'enquête a été rénovée en 2012. D'une part, l'impôt déduit du revenu d'une année donnée est désormais l'impôt payé durant cette même année. Il peut donc être dû au titre des revenus de l'année précédente. Auparavant, c'était l'impôt payé au titre de l'année de perception des revenus et éventuellement payé l'année suivante qui était déduit. D'autre part, les majorations de pensions de retraite pour avoir élevé trois enfants ou plus ainsi que l’avantage en nature constitué par la participation des employeurs aux contrats collectifs de complémentaire santé sont maintenant comptabilisés dans le revenu disponible mesuré par l'ERFS.

Indice de Gini (ou coefficient de Gini) : partant de la distribution d’une variable numérique prenant des valeurs positives ou nulles (les salaires, les revenus, les niveaux de vie), l’indice de Gini est un indicateur synthétique d'inégalités au sein de cette distribution (de salaires, de revenus, de niveaux de vie, etc.). Il varie entre 0 et 1. Il est égal à 0 dans une situation d'égalité parfaite où tous les salaires, les revenus, les niveaux de vie, etc., seraient égaux. À l'autre extrême, il est égal à 1 dans une situation la plus inégalitaire possible, celle où tous les salaires (les revenus, les niveaux de vie, etc.) sauf un seraient nuls. Entre 0 et 1, l'inégalité est d'autant plus forte que l'indice de Gini est élevé.

Intensité de la pauvreté : indicateur qui permet d'apprécier à quel point le niveau de vie de la population pauvre est éloigné du seuil de pauvreté. L'Insee mesure cet indicateur comme l'écart relatif entre le niveau de vie médian de la population pauvre et le seuil de pauvreté. Formellement, il est calculé de la manière suivante : (seuil de pauvreté - niveau de vie médian de la population pauvre) / seuil de pauvreté. Plus cet indicateur est élevé et plus la pauvreté est dite intense, au sens où le niveau de vie des plus pauvres est très inférieur au seuil de pauvreté.

Médiane : valeur qui partage une distribution de données statistiques, rangée en ordre croissant ou décroissant, en deux parties égales. Ainsi, pour une distribution de salaires, la médiane est le salaire au-dessous duquel se situent 50 % des salaires. C'est de manière équivalente le salaire au-dessus duquel se situent 50 % des salariés.

Ménage : ensemble des occupants d’un même logement sans que ces personnes ne soient nécessairement unies par des liens de parenté (en cas de cohabitation, par exemple). Un ménage peut ne comprendre qu'une seule personne. Au sens du recensement de la population, les personnes vivant dans des habitations mobiles, les mariniers, les sans-abri, et les personnes vivant en communauté (foyers de travailleurs, maisons de retraite, résidences universitaires, maisons de détention...) sont considérées comme vivant hors ménage. Il y a égalité entre le nombre de ménages et le nombre de résidences principales. Dans les enquêtes auprès des ménages réalisées par l'Insee, sauf l’enquête Emploi, depuis 2005, sont considérées comme formant un ménage l'ensemble des personnes (apparentées ou non) qui partagent de manière habituelle un même logement (que celui-ci soit ou non leur résidence principale) et qui ont un budget en commun. La résidence habituelle est le logement dans lequel on a l'habitude de vivre. Font donc partie du même ménage des personnes qui ont un budget commun, c'est-à-dire qui apportent des ressources servant à des dépenses faites pour la vie du ménage ou qui bénéficient simplement de ces dépenses. Dans la définition du budget commun, on ne tient pas compte des dépenses faites pour le logement et la participation occasionnelle à des dépenses communes ne suffit pas à former un budget commun. Le fait d’avoir plusieurs comptes en banque différents dans un ménage ne signifie pas faire budget à part. Depuis 2005, dans le cadre des enquêtes auprès des ménages, un logement peut donc comporter plusieurs ménages appelés encore « unités de vie ».

Niveau de vie : revenu disponible du ménage divisé par le nombre d'unités de consommation (UC), qui permettent de tenir compte de la taille du ménage et des économies d’échelle réalisées en son sein. Le niveau de vie est donc le même pour tous les individus d'un même ménage. Les unités de consommation sont généralement calculées selon l'échelle d'équivalence dite de l'OCDE modifiée qui attribue 1 UC au premier adulte du ménage, 0,5 UC aux autres personnes de 14 ans ou plus et 0,3 UC aux enfants de moins de 14 ans.

Pauvreté monétaire et seuil de pauvreté : un individu (ou un ménage) est considéré comme pauvre lorsqu'il vit dans un ménage dont le niveau de vie est inférieur au seuil de pauvreté. L'Insee, comme Eurostat et les autres pays européens, mesure la pauvreté monétaire de manière relative alors que d'autres pays (comme les États-Unis ou l’Australie) ont une approche absolue. Dans l'approche en termes relatifs, le seuil est déterminé par rapport à la distribution des niveaux de vie de l'ensemble de la population. Eurostat et les pays européens utilisent en général un seuil à 60 % de la médiane des niveaux de vie. La France privilégie également ce seuil, mais publie des taux de pauvreté selon d’autres seuils (40 %, 50 % ou 70 %) conformément aux recommandations du rapport du Cnis sur la mesure des inégalités.

Revenu disponible brut des ménages (RDB) : revenu à la disposition des ménages pour la consommation et l’épargne une fois déduits les prélèvements sociaux et fiscaux. Il comprend les revenus d’activité (rémunération des salariés et revenus d’entreprise des entrepreneurs individuels), les revenus de la propriété (dividendes, intérêts et loyers), les prestations sociales autres que des transferts sociaux en nature (pensions de retraite, indemnités de chômage, allocations familiales, minima sociaux, etc.), les autres transferts courants (notamment les indemnités d’assurance nettes des primes), diminués des impôts et cotisations sociales versés par les ménages.

Taux de pauvreté : correspond à la proportion d'individus (ou de ménages) dont le niveau de vie est inférieur pour une année donnée à un seuil exprimé en euros, dénommé seuil de pauvreté (voir définition de la pauvreté monétaire).

Unité de consommation (ou équivalent-adulte) : système de pondération attribuant un coefficient à chaque membre du ménage et permettant de comparer les niveaux de vie de ménages de tailles ou de compositions différentes. Avec cette pondération, le nombre de personnes est ramené à un nombre d'unités de consommation (UC). L'échelle actuellement la plus utilisée (dite de l'OCDE) retient la pondération suivante : 1 UC pour le premier adulte du ménage, 0,5 UC pour les autres personnes de 14 ans ou plus et 0,3 UC pour les enfants de moins de 14 ans.