Tableaux de l'économie françaiseÉdition 2018

Les Tableaux de l'économie française s'adressent à tous ceux qui souhaitent disposer d'un aperçu rapide et actuel sur la situation économique, démographique et sociale de la France.

Insee Références
Paru le : 27/02/2018
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Sommaire

Bourse - Marchés financiers

Présentation

Les émissions nettes de titres de créance et d’actions cotées des résidents français atteignent en 2016 un total de 93 milliards d’euros (Md€), en hausse de 67 Md€ par rapport à 2015. Cette progression est entièrement due aux titres de créance (86 Md€, après 16 Md€). Les émissions nettes de titres de créance à long terme s’établissent à 88 Md€, en augmentation de 2 Md€ par rapport à 2015, tandis que les titres à court terme font l’objet de remboursements nets pour 3 Md€. Par ailleurs, les émissions d’actions cotées diminuent à 7 Md€, après 10 Md€ en 2015.

Les émissions nettes de titres de créance des sociétés non financières croissent par rapport à 2015, atteignant 40 Md€ (après 24 Md€). Cet essor provient du compartiment de long terme (obligations) qui enregistre une hausse de 20 Md€. Dans le même temps, les émissions nettes des titres de créance à court terme (billets de trésorerie) se rapprochent de zéro, ce qui signifie que les émissions sont d’un niveau comparable aux remboursements.

Pour la première fois depuis 2011, les émissions nettes de titres de créance des institutions financières sont positives en 2016, à 1 Md€, contrastant avec les remboursements nets de 2015, s’élevant à 66 Md€. Les émissions nettes de titres de créance à court terme deviennent positives (17 Md€) alors que les remboursements nets sur le compartiment à long terme augmentent (– 15 Md€ en 2016, après – 9 Md€ en 2015).

Les administrations publiques (APU) diminuent leurs émissions nettes de titres de créance : 44 Md€ en 2016, après 56 Md€ en 2015. Les émissions à long terme passent de 75 Md€ à 64 Md€. Sur le segment de court terme, les administrations publiques procèdent à 20 Md€ de remboursements.

Soutenus par la reprise et les politiques monétaires accommodantes de la Banque centrale européenne (BCE) et de la Banque du Japon, les indices boursiers des pays avancés continuent de progresser depuis début 2015 et retrouvent des niveaux comparables ou supérieurs à ceux d’avant-crise, à l’exception du CAC40 et des bourses du sud de l’Europe. Les indices boursiers des pays avancés ont vivement augmenté après la victoire de D. Trump en novembre 2016, les investisseurs financiers anticipant une accélération de l’activité aux États-Unis qui serait dopée par une politique budgétaire expansionniste. Début 2017, les différents indices (DAX, lCAC, Nikkei et Footsie 100) tendent néanmoins à se stabiliser, sauf aux États-Unis où le S&P continue d’augmenter. Sur les marchés émergents, les indices boursiers se reprennent aussi en 2016 après un fort décrochage à l’été 2015, retrouvant ainsi leur niveau de début 2015. Cette reprise boursière est soutenue par le timide redémarrage en cours d’année de l’activité dans les grandes économies émergentes, notamment en Chine, ainsi que par le rebond des prix des matières premières au second semestre, favorable aux économies russe et brésilienne, qui en sont exportatrices nettes.

Tableaux et graphiques

Figure 1 – Émissions de titres des agents résidents

en milliards d'euros
Émissions de titres des agents résidents
2015 (r) 2016
Titres de créance (valeur nominale) 15,6 86,1
dont : par les sociétés non financières 23,7 40,2
            court terme 3,6 0,5
            long terme 20,0 39,7
         par les institutions financières1 -65,6 1,4
          court terme -57,0 16,9
          long terme -8,6 -15,5
         par les administrations publiques 55,9 44,0
          court terme -18,8 -20,1
          long terme 74,7 64,0
           dont obligations assimilables du Trésor 126,8 129,0
Actions cotées - émissions contre apport en espèces 10,0 6,8
dont : par les sociétés non financières 9,5 5,1
          par les institutions financières1 0,5 1,6
  • r : données révisées.
  • 1. Institutions financières monétaires et non monétaires (hors sociétés d'assurance mais y c. les parts émises par les fonds communs de créances), hors impact des opérations internes aux groupes bancaires.
  • Note : la date d'arrêt est le 31 décembre 2016.
  • Source : Banque de France.

Figure 2 – Émissions nettes de titres de créances des résidents français de 2005 à 2016

en milliards d'euros
Émissions nettes de titres de créances des résidents français de 2005 à 2016
Sociétés non financières Institutions financières Administrations publiques
2005 -0,2 56,1 57,2
2006 0,9 147,8 2,5
2007 -2,9 209,1 42,0
2008 24,5 164,8 94,1
2009 47,0 7,0 157,3
2010 25,5 64,5 92,2
2011 26,7 122,5 109,9
2012 50,9 -75,7 76,1
2013 19,1 -61,9 78,2
2014 45,5 -34,4 72,2
2015 23,7 -65,6 55,9
2016 40,2 1,4 44,0
  • Note : la date d'arrêt est le 31 décembre 2016.
  • Source : Banque de France.

Figure 2 – Émissions nettes de titres de créances des résidents français de 2005 à 2016

Figure 3 – Émissions nettes d'actions cotées des résidents français de 2005 à 2016

en milliards d'euros
Émissions nettes d'actions cotées des résidents français de 2005 à 2016
Sociétés non financières Institutions financières Sociétés d'assurance
2005 8,3 -3,6 0,2
2006 0,6 4,1 0,4
2007 20,7 2,8 1,9
2008 1,2 16,7 0,0
2009 19,3 15,8 0,0
2010 4,8 2,1 0,1
2011 7,0 3,4 0,1
2012 9,4 1,6 0,4
2013 7,8 1,1 0,4
2014 10,9 1,6 0,0
2015 9,5 0,5 0,0
2016 5,1 1,6 0,0
  • Note : la date d'arrêt est le 31 décembre 2016.
  • Source : Banque de France.

Figure 3 – Émissions nettes d'actions cotées des résidents français de 2005 à 2016

Figure 4 – Les 25 plus fortes capitalisations boursières en actions françaises ou assimilées d'Euronext Paris

Les 25 plus fortes capitalisations boursières en actions françaises ou assimilées d'Euronext Paris
Capitalisation au 31 juillet 2017 Évolution sur 7 mois1
en milliards d'euros en %
LVMH 107,8 17,2
Total 107,4 -9,2
Sanofi 101,8 2,5
L'Oréal 97,9 0,8
Schlumberger 83,6 -27,0
BNP Paribas 81,9 8,5
Axa 60,5 4,1
Airbus 54,7 12,6
Hermès Intl. 45,2 9,7
Vinci 44,9 16,3
Christian Dior 43,4 20,0
Danone 42,3 7,2
Crédit Agricole 42,3 26,1
Air Liquide 40,3 -2,0
Société Générale 40,1 6,1
Schneider Electric 39,6 1,2
Orange 37,8 -1,5
Kering 37,3 38,5
Safran 33,3 16,8
Engie 33,1 12,3
Nokia 31,5 18,3
Pernod Ricard 31,1 13,9
LafargeHolcim Ltd 30,8 1,7
Saint Gobain 26,3 6,9
Vivendi 25,3 8,8
  • 1. Évolution du 1er janvier au 31 juillet 2017.
  • Source : Euronext.

Figure 5 – Capitalisation boursière des principales places financières dans le monde

en milliards de dollars
Capitalisation boursière des principales places financières dans le monde
En fin d'année 2015 (r) 2016 16/15 en %
Amérique 27 969,0 30 989,9 10,8
dont : Nyse Euronext (US) 17 786,8 19 573,1 10,0
         Nasdaq OMX 7 280,8 7 779,1 6,8
         TMX Group 1 591,9 2 041,5 28,2
         BM&FBOVESPA 490,5 774,1 57,8
Asie - Pacifique 23 215,4 23 053,8 -0,7
dont : Japan Exchange Group - Tokyo 4 894,9 5 061,5 3,4
         Shanghai SE 4 549,3 4 104,0 -9,8
         Shenzhen SE 3 638,7 3 216,7 -11,6
         Hong Kong Exchanges 3 184,9 3 193,2 0,3
         BSE India 1 516,2 1 561,3 3,0
         National Stock Exchange India 1 485,1 1 534,3 3,3
         Australian SE 1 187,1 1 316,8 10,9
         Korea Exchange 1 231,2 1 282,2 4,1
Europe - Afrique - Moyen-Orient 15 921,2 15 955,4 0,2
dont : London SE 3 878,8 3 467,4 -10,6
         Euronext 3 305,9 3 463,9 4,8
         Deutsche Börse 1 715,8 1 718,0 0,1
         SIX Swiss Exchange 1 519,3 1 414,7 -6,9
         Nasdaq OMX Nordic Exchange 1 268,0 1 249,6 -1,5
         Johannesburg SE 735,9 958,9 30,3
         BME Spanish Exchanges 787,2 705,4 -10,4
         Moscow Exchange 393,2 622,1 58,2
Ensemble des marchés mondiaux 67 105,6 69 999,0 4,3
  • r : données révisées.
  • Source : World Federation of Exchanges.

Avertissement

Sauf mention contraire, les données nationales se réfèrent à la France métropolitaine et aux cinq départements d’outre-mer (sauf mention contraire Mayotte est inclus dans les données de la France).

Les données chiffrées sont parfois arrondies (selon les règles mathématiques). Le résultat arrondi d’une combinaison de données chiffrées (qui fait intervenir leurs valeurs réelles) peut se trouver légèrement différent de celui que donnerait la combinaison de leurs valeurs arrondies.

Les comparaisons internationales s’appuient en général sur les données issues d’organismes internationaux (Eurostat, ONU, etc.) qui peuvent diverger des sources produites par les instituts nationaux de statistiques, notamment pour l’Insee, pour les données françaises. En effet, ces organismes effectuent souvent des ajustements de champ ou de méthode, d’ampleur souvent réduite, afin de produire des données comparables d’un pays à l’autre.

Sauf précision contraire, les indicateurs relatifs à l’Union européenne (UE) figurant dans cet ouvrage portent sur l’UE à 28.

Définitions

Administrations publiques (APU) : ensemble des unités institutionnelles dont la fonction principale est de produire des services non marchands ou d'effectuer des opérations de redistribution du revenu et des richesses nationales. Elles tirent la majeure partie de leurs ressources de contributions obligatoires. Le secteur des administrations publiques comprend les administrations publiques centrales, les administrations publiques locales et les administrations de sécurité sociale.

Agents financiers résidents : Banque de France et établissements de crédit. Clientèle financière (OPCVM, fonds communs de créances, institutions financières autres que les établissements de crédit, entreprises d’investissement, etc.).

Capitalisation boursière : valeur, au prix du marché, de l'ensemble des titres représentatifs d'une entreprise. Elle est égale au nombre de titres en circulation multiplié par le cours de l'action.

Institutions financières : établissements de crédit et autres intermédiaires financiers (principalement entreprises d’investissement, organismes de titrisation, sociétés de caution mutuelle). Les institutions financières correspondent à un périmètre plus restreint que celui des sociétés financières qui incluent les sociétés d’assurance, les OPC, les auxiliaires financiers et les institutions captives. Les institutions financières incluent les établissements de crédit et les autres intermédiaires financiers (secteurs institutionnels S.122 et S.125 des comptes nationaux).

Sociétés non financières (SNF) : ensemble des unités institutionnelles qui sont des producteurs marchands dont la fonction principale consiste à produire des biens et des services non financiers, et dont les opérations de répartition et les opérations financières sont séparées de celles de leurs propriétaires.

Titre de créance : désignent les bons du Trésor (BTF et BTAN), les titres de créances négociables émis sur le marché français (billets de trésorerie, certificats de dépôt, bons à moyen terme négociables), le commercial paper émis à l’étranger et les Euro medium term notes (EMTN) ainsi que les obligations, dont les obligations assimilables du Trésor (OAT). Au sein des titres de créance, les titres à court terme sont les titres d’échéance initiale inférieure ou égale à un an et les titres à long terme, ceux dont l’échéance à l’émission est supérieure à un an. Pour ces derniers, les émissions des groupes bancaires acquises par ces mêmes groupes sont exclues des statistiques présentées dans le présent ouvrage.