Transferts sociaux versés aux ménages : des effets différenciés selon les territoires

Luc Brière, Marina Robin, division Statistiques régionales et locales, Insee

Les inégalités de niveau de vie varient d’un territoire à l’autre. Sans les prestations sociales et les impôts, les différences entre régions du point de vue des écarts entre hauts et bas revenus seraient bien plus fortes. Ainsi, en 2014, les prestations sociales et les impôts réduisent davantage les inégalités au sein des régions les plus touchées par la pauvreté, notamment au Nord du pays et sur le pourtour méditerranéen, ainsi qu’en Île-de-France où les inégalités sont surtout creusées par les ménages les plus aisés. Par ailleurs, les allocations chômage contribuent plus fortement au revenu disponible au Nord et au Sud. Les pensions de retraite y contribuent le plus au centre de la France, où les populations âgées sont fortement représentées.

Impôts et prestations sociales réduisent plus les inégalités dans les régions à fortes disparités de revenu …

Les disparités de niveau de vie entre les plus aisés et les plus modestes ne sont pas homogènes selon les régions. En 2014, le rapport entre le neuvième décile (D9), niveau de vie plancher des 10 % d’individus les plus aisés, et le premier décile (D1), niveau de vie plafond des 10 % les plus modestes, est le plus fort en Île-de-France (4,5), en Provence-Alpes-Côte d’Azur (Paca) (3,7) et dans les Hauts-de-France (3,3). À l’autre extrémité, les régions Bretagne (2,9) et Pays de la Loire (2,8) sont les moins inégalitaires (figure 1).

Le niveau de vie correspond au revenu disponible des ménages par unité de consommation. Il prend en compte les prestations sociales et les impôts directs. Quelle que soit la région, les inégalités de revenus seraient plus fortes sans les effets compensateurs de ces transferts. Ainsi, mesuré sur le revenu fiscal, le rapport interdécile (D9/D1) atteint 7,6 en Île-de-France, 6,8 en Paca, 6,5 dans les Hauts-de-France. À l’opposé, cet écart atteint 4 points en Bretagne et en Pays de la Loire.

En raison de la progressivité de l’impôt sur le revenu, les impôts pèsent davantage sur le revenu disponible des ménages les plus aisés, ce qui contribue à réduire l’écart entre les hauts et les bas revenus. Sans les impôts directs, les 10 % de ménages les plus aisés auraient un niveau de vie plus élevé en moyenne de + 25,4 % en Auvergne-Rhône-Alpes à + 31,5 % en Île-de-France.

La réduction des disparités de revenu par l’effet des prestations sociales et des impôts est plus forte pour les régions où la proportion de personnes pauvres est plus élevée. Le taux de pauvreté dans les Hauts-de-France et en Paca est ainsi respectivement de 18,3 % et 17,5 % alors qu’il atteint 11,1 % et 10,8 % en Pays de la Loire et en Bretagne. La situation de l’Île-de-France est spécifique, les inégalités se réduisant plus par le haut de la distribution que dans les autres régions.

Figure 1 – Inégalités de revenu selon les régions en 2014

Figure 1 – Inégalités de revenu selon les régions en 2014
Régions en euros Rapport interdécile (D9/D1) du revenu fiscal par unité de consommation Rapport interdécile (D9/D1) du niveau de vie Taux de pauvreté⁴
1er décile (D1) du revenu fiscal¹ par unité de consommation² (UC) 9ᵉ décile (D9) du revenu fiscal¹ par UC² 1er décile du niveau de vie³ 9ᵉ décile du niveau de vie
Corse 6 040 38 608 9 485 35 002 6,39 3,69 20,3
Hauts-de-France 5 520 35 786 10 041 33 208 6,48 3,31 18,3
Provence-Alpes-Côte d'Azur 5 976 40 862 9 886 36 973 6,84 3,74 17,5
Occitanie 6 082 37 572 10 054 35 069 6,18 3,49 17,2
Île-de-France 6 812 52 038 10 223 46 425 7,64 4,54 15,6
Grand Est 7 178 39 086 10 846 36 754 5,45 3,39 14,2
Nouvelle-Aquitaine 7 806 37 282 11 033 35 039 4,78 3,18 13,7
Normandie 7 478 36 370 11 070 34 011 4,86 3,07 13,6
Bourgogne-Franche-Comté 7 948 37 238 11 227 34 625 4,69 3,08 13,1
Centre-Val de Loire 7 934 37 234 11 249 34 836 4,69 3,10 12,9
Auvergne-Rhône-Alpes 7 984 41 016 11 292 38 302 5,14 3,39 12,7
Pays de la Loire 8 872 35 886 11 855 33 581 4,04 2,83 11,1
Bretagne 8 994 36 564 11 929 34 748 4,07 2,91 10,8
  • 1. Le revenu fiscal comprend les ressources mentionnées sur la déclaration de revenus.
  • 2. Le nombre d'unités de consommation est calculé selon l'échelle d'équivalence de l'OCDE : le premier adulte compte pour un, les autres personnes de 14 ans ou plus pour 0,5 et les enfants de moins de 14 ans pour 0,3.
  • 3. Le niveau de vie correspond au revenu disponible à la disposition du ménage pour consommer et épargner, divisé par le nombre d'unités de consommation.
  • 4. Le taux de pauvreté correspond à la proportion d'individus dont le niveau de vie est inférieur au seuil de pauvreté monétaire, fixé à 60 % du niveau de vie médian.
  • Lecture : les déciles D1 à D9 partagent la population en dix : 10 % des personnes ont un revenu fiscal inférieur (resp. niveau de vie) à D1, 90 % à D9. Pour le revenu fiscal, le premier décile est de 6 040 euros en Corse.
  • Champ : ensemble des ménages fiscaux ordinaires. Sont exclues les personnes sans domicile ou vivant en institution (prison, foyer, maison de retraite...).
  • Sources : Insee ; DGFiP ; Cnaf ; Cnav ; CCMSA, Filosofi 2014.

Le niveau de vie correspond au revenu disponible des ménages par unité de consommation. Il prend en compte les prestations sociales et les impôts directs. Quelle que soit la région, les inégalités de revenus seraient plus fortes sans les effets compensateurs de ces transferts. Ainsi, mesuré sur le revenu fiscal, le rapport inter-décile (D9/D1) atteint 7,6 en Île-de-France, 6,8 en Paca, 6,5 dans les Hauts-de-France. À l’opposé cet écart atteint 4 points en Bretagne et en Pays de la Loire.

En raison de la progressivité de l’impôt sur le revenu, les impôts pèsent davantage sur le revenu disponible des ménages les plus aisés, ce qui contribue à réduire l’écart entre les hauts et les bas revenus. Sans les impôts directs, les 10 % de ménages les plus aisés auraient un niveau de vie plus élevé en moyenne de + 25,4 % en Auvergne-Rhône-Alpes à + 31,5 % en Île-de-France.

La réduction des disparités de revenu par l’effet des prestations sociales et des impôts est plus forte pour les régions où la proportion de personnes pauvres est plus élevée. Le taux de pauvreté dans les Hauts-de-France et en Paca est ainsi respectivement de 18,3 % et 17,5 % alors qu’il atteint 11,1 % et 10,8 % en Pays de la Loire et en Bretagne. La situation de l’Île-de-France est spécifique, les inégalités se réduisant plus par le haut de la distribution que dans les autres régions.

…ils divisent par deux les inégalités en Seine-Saint-Denis et Bouches-du-Rhône

À Paris, département où les inégalités de revenu sont les plus fortes, le rapport interdécile se réduit fortement lorsque l’on passe du revenu fiscal au revenu disponible (- 4,5 points) (figure 2). Ce rapport se resserre aussi sensiblement en Seine-Saint-Denis (- 5,0 points), dans les Bouches-du-Rhône (- 4,3), les Pyrénées-Orientales (- 4,4), et le Nord (- 4,1). À l’inverse, dans les départements pour lesquels les disparités de revenu fiscal sont déjà moins fortes, le rapport interdécile se réduit plus faiblement lorsque l’on passe du revenu fiscal au revenu disponible. C’est le cas des départements bretons et de ceux des Pays de la Loire, ainsi que de la Manche et du Calvados. Cela concerne aussi par exemple le sud du Massif central. En Vendée, département français qui présente les inégalités monétaires les moins fortes, le rapport interdécile est peu modifié entre le revenu fiscal et le revenu disponible (- 0,9 point).

Figure 2 - Écart entre le rapport interdécile du revenu disponible et celui du revenu fiscal

en points
Figure 2 - Écart entre le rapport interdécile du revenu disponible et celui du revenu fiscal
Département Écart entre le rapport interdécile du revenu disponible et celui du revenu fiscal
Ain -1,51
Aisne -2,98
Allier -1,95
Alpes-de-Haute-Provence -1,92
Hautes-Alpes -1,36
Alpes-Maritimes -2,54
Ardèche -1,46
Ardennes -2,85
Ariège -2,45
Aube -2,46
Aude -3,81
Aveyron -1,12
Bouches-du-Rhône -4,34
Calvados -1,58
Cantal -1,04
Charente -1,83
Charente-Maritime -1,50
Cher -1,83
Corrèze -1,19
Corse-du-Sud -2,18
Haute-Corse -3,16
Côte-d'Or -1,35
Côtes-d'Armor -1,14
Creuse -1,73
Dordogne -1,63
Doubs -1,83
Drôme -2,00
Eure -1,60
Eure-et-Loir -1,43
Finistère -1,07
Gard -3,80
Haute-Garonne -2,08
Gers -1,37
Gironde -1,77
Hérault -3,75
Ille-et-Vilaine -1,25
Indre -1,51
Indre-et-Loire -1,52
Isère -1,47
Jura -1,26
Landes -1,13
Loir-et-Cher -1,38
Loire -1,88
Haute-Loire -1,16
Loire-Atlantique -1,27
Loiret -1,83
Lot -1,37
Lot-et-Garonne -2,04
Lozère -1,23
Maine-et-Loire -1,30
Manche -1,31
Marne -2,26
Haute-Marne -1,73
Mayenne -1,03
Meurthe-et-Moselle -2,13
Meuse -1,54
Morbihan -1,14
Moselle -1,94
Nièvre -2,06
Nord -4,05
Oise -1,84
Orne -1,72
Pas-de-Calais -3,23
Puy-de-Dôme -1,44
Pyrénées-Atlantiques -1,41
Hautes-Pyrénées -1,64
Pyrénées-Orientales -4,42
Bas-Rhin -1,89
Haut-Rhin -2,13
Rhône -2,55
Haute-Saône -1,43
Saône-et-Loire -1,43
Sarthe -1,56
Savoie -1,09
Haute-Savoie -1,21
Paris -4,56
Seine-Maritime -2,34
Seine-et-Marne -1,67
Yvelines -1,75
Deux-Sèvres -1,25
Somme -2,58
Tarn -1,85
Tarn-et-Garonne -2,24
Var -2,26
Vaucluse -3,15
Vendée -0,89
Vienne -1,63
Haute-Vienne -2,24
Vosges -1,83
Yonne -1,81
Territoire de Belfort -2,42
Essonne -2,02
Hauts-de-Seine -2,71
Seine-Saint-Denis -5,01
Val-de-Marne -2,95
Val-d'Oise -2,59
  • Lecture : l'écart entre le rapport interdécile D9/D1 du revenu disponible et celui du revenu fiscal est de - 4,5 pour Paris.
  • Champ : ensemble des ménages fiscaux ordinaires. Sont exclues les personnes sans domicile ou vivant en institution (prison, foyer, maison de retraite...).
  • Sources : Insee ; DGFiP ; Cnaf ; Cnav ; CCMSA, Filosofi 2014.

Figure 2 - Écart entre le rapport interdécile du revenu disponible et celui du revenu fiscal

Pour les plus modestes, une plus forte part des prestations sociales dans le revenu disponible au Nord

D'une région à l'autre, pour les 10 % de la population ayant les revenus les plus bas, la part des prestations sociales dans le revenu disponible s’échelonne de 29,2 % en Corse à 49,8 % en Hauts-de-France. Au niveau départemental (figure 3), cette part est maximale dans le Nord (52,2 %), le Pas-de-Calais (50,3 %) et la Seine-Maritime (48,7 %). À l’opposé, elle est la plus faible (autour de 28 %) dans les départements du sud du Massif central (Aveyron, Cantal, Lozère), en raison de la part plus élevée de la population âgée dans ces départements.

Les prestations familiales sont proportionnellement plus élevées dans les territoires où les familles avec des enfants de moins de 18 ans sont plus nombreuses, comme à l’Ouest. La part des prestations logement dans le revenu disponible est plus élevée dans les villes. En effet, celles-ci concentrent davantage de personnes seules : cette population est surreprésentée parmi les bénéficiaires des aides au logement. La part des prestations logement dans le revenu disponible du 1er décile de revenu atteint ainsi 17,4 % dans les villes-centres des grandes aires urbaines, mais seulement 9,3 % dans les couronnes des grandes aires urbaines.

Figure 3 - Part de l'ensemble des prestations sociales dans le revenu disponible du 1er décile de niveau de vie

en %
Figure 3 - Part de l'ensemble des prestations sociales dans le revenu disponible du 1er décile de niveau de vie
Département Part de l'ensemble des prestations sociales dans le revenu disponible (1er décile de niveau de vie)
Ain 33,0
Aisne 47,4
Allier 43,0
Alpes-de-Haute-Provence 33,6
Hautes-Alpes 30,4
Alpes-Maritimes 33,7
Ardèche 34,5
Ardennes 47,8
Ariège 40,3
Aube 47,1
Aude 42,9
Aveyron 29,0
Bouches-du-Rhône 47,1
Calvados 40,8
Cantal 27,5
Charente 42,0
Charente-Maritime 36,4
Cher 44,5
Corrèze 30,5
Corse-du-Sud 27,7
Haute-Corse 30,2
Côte-d'Or 36,7
Côtes-d'Armor 35,1
Creuse 32,0
Dordogne 34,1
Doubs 43,5
Drôme 38,8
Eure 42,6
Eure-et-Loir 40,8
Finistère 36,8
Gard 44,7
Haute-Garonne 42,7
Gers 30,2
Gironde 39,5
Hérault 43,0
Ille-et-Vilaine 39,7
Indre 37,8
Indre-et-Loire 40,9
Isère 39,9
Jura 35,0
Landes 34,5
Loir-et-Cher 40,9
Loire 43,2
Haute-Loire 32,1
Loire-Atlantique 41,3
Loiret 42,1
Lot 31,1
Lot-et-Garonne 38,0
Lozère 26,9
Maine-et-Loire 42,1
Manche 36,6
Marne 45,3
Haute-Marne 41,5
Mayenne 36,4
Meurthe-et-Moselle 46,6
Meuse 41,8
Morbihan 36,7
Moselle 41,8
Nièvre 41,5
Nord 52,2
Oise 43,0
Orne 41,7
Pas-de-Calais 50,3
Puy-de-Dôme 39,2
Pyrénées-Atlantiques 35,9
Hautes-Pyrénées 36,6
Pyrénées-Orientales 44,4
Bas-Rhin 44,5
Haut-Rhin 44,5
Rhône 43,9
Haute-Saône 38,4
Saône-et-Loire 38,1
Sarthe 45,0
Savoie 31,5
Haute-Savoie 27,8
Paris 32,7
Seine-Maritime 48,7
Seine-et-Marne 40,0
Yvelines 35,3
Deux-Sèvres 37,7
Somme 46,4
Tarn 39,9
Tarn-et-Garonne 39,0
Var 38,0
Vaucluse 38,6
Vendée 32,2
Vienne 42,8
Haute-Vienne 43,3
Vosges 44,1
Yonne 42,3
Territoire de Belfort 50,1
Essonne 37,8
Hauts-de-Seine 34,4
Seine-Saint-Denis 40,5
Val-de-Marne 38,4
Val-d'Oise 37,9
  • Champ : ensemble des ménages fiscaux ordinaires. Sont exclues les personnes sans domicile ou vivant en institution (prison, foyer, maison de retraite...).
  • Sources : Insee ; DGFiP ; Cnaf ; Cnav ; CCMSA, Filosofi 2014.

Figure 3 - Part de l'ensemble des prestations sociales dans le revenu disponible du 1er décile de niveau de vie

Les allocations chômage au Nord, au Sud et en Seine-Saint-Denis

Les revenus de remplacement (allocations chômage, pensions de retraite) constituent également une part non négligeable des revenus dans certains territoires. Ainsi, les allocations chômage, en proportion du revenu disponible, sont les plus élevées dans l’extrême nord et la partie ouest du pourtour méditerranéen ainsi qu’en Seine-Saint-Denis, dans les Vosges et le Territoire de Belfort (figure 4). Dans ces départements, le taux de chômage est supérieur de 1 à 5 points à la moyenne nationale. En revanche, la part des allocations chômage dans le revenu disponible est la plus faible (moins de 2,9 %) pour une partie de territoire couvrant le Massif central ainsi que quelques départements limitrophes. Hormis l’Allier et le Cher, le taux de chômage dans ces départements est inférieur à la moyenne nationale.

Figure 4 - Part des allocations chômage dans le revenu disponible des ménages

en %
Figure 4 - Part des allocations chômage dans le revenu disponible des ménages
Département Part
Ain 2,9
Aisne 3,5
Allier 2,8
Alpes-de-Haute-Provence 3,4
Hautes-Alpes 3,6
Alpes-Maritimes 3,3
Ardèche 3,5
Ardennes 3,4
Ariège 3,2
Aube 3,4
Aude 3,8
Aveyron 2,4
Bouches-du-Rhône 3,5
Calvados 3,3
Cantal 2,3
Charente 3,2
Charente-Maritime 3,3
Cher 2,7
Corrèze 2,7
Corse-du-Sud 3,0
Haute-Corse 3,0
Côte-d'Or 2,7
Côtes-d'Armor 3,0
Creuse 2,7
Dordogne 3,2
Doubs 3,1
Drôme 3,5
Eure 3,5
Eure-et-Loir 3,1
Finistère 3,2
Gard 3,8
Haute-Garonne 3,2
Gers 2,7
Gironde 3,3
Hérault 3,9
Ille-et-Vilaine 2,9
Indre 2,9
Indre-et-Loire 3,0
Isère 3,1
Jura 2,9
Landes 3,2
Loir-et-Cher 3,0
Loire 3,1
Haute-Loire 2,8
Loire-Atlantique 3,3
Loiret 3,1
Lot 2,9
Lot-et-Garonne 3,3
Lozère 2,4
Maine-et-Loire 3,3
Manche 2,9
Marne 2,9
Haute-Marne 3,1
Mayenne 2,6
Meurthe-et-Moselle 2,9
Meuse 2,8
Morbihan 3,2
Moselle 3,3
Nièvre 2,7
Nord 3,6
Oise 3,3
Orne 3,1
Pas-de-Calais 3,6
Puy-de-Dôme 2,7
Pyrénées-Atlantiques 2,9
Hautes-Pyrénées 3,4
Pyrénées-Orientales 3,8
Bas-Rhin 3,0
Haut-Rhin 3,1
Rhône 3,2
Haute-Saône 3,2
Saône-et-Loire 2,9
Sarthe 3,1
Savoie 3,1
Haute-Savoie 3,1
Paris 3,1
Seine-Maritime 3,3
Seine-et-Marne 3,1
Yvelines 2,7
Deux-Sèvres 2,8
Somme 3,2
Tarn 3,2
Tarn-et-Garonne 3,4
Var 3,3
Vaucluse 3,9
Vendée 3,1
Vienne 2,9
Haute-Vienne 2,6
Vosges 3,7
Yonne 3,0
Territoire de Belfort 3,8
Essonne 2,8
Hauts-de-Seine 2,9
Seine-Saint-Denis 4,3
Val-de-Marne 3,1
Val-d'Oise 3,4
  • Champ : ensemble des ménages fiscaux ordinaires. Sont exclues les personnes sans domicile ou vivant en institution (prison, foyer, maison de retraite...).
  • Sources : Insee ; DGFiP ; Cnaf ; Cnav ; CCMSA, Filosofi 2014.

Figure 4 - Part des allocations chômage dans le revenu disponible des ménages

Les retraites dépassent un tiers du revenu disponible autour du Massif central

La part des pensions, retraites et rentes dans le revenu disponible est la plus élevée dans des départements situés dans la partie centrale du pays : elle atteint 40 % dans la Nièvre et environ 37 % dans l’extrême sud ou sur le littoral ouest (figure 5). Dans tous ces départements, la part de la population âgée de 60 ans ou plus est supérieure à 30 % contre 24,4 % en moyenne en France métropolitaine.

À l’inverse, la part de ces revenus est la plus faible (moins de 25 %) dans les départements de l’Île-de-France, en Haute-Garonne, dans le Rhône, l’Ain et la Haute-Savoie. Dans ces départements, la part des 60 ans ou plus atteint au plus 22 %, en deçà de la moyenne métropolitaine.

Figure 5 - Part des pensions, retraites et rentes dans le revenu disponible des ménages fiscaux

en %
Figure 5 - Part des pensions, retraites et rentes dans le revenu disponible des ménages fiscaux
Département Part
Ain 24,5
Aisne 29,7
Allier 36,7
Alpes-de-Haute-Provence 35,6
Hautes-Alpes 34,3
Alpes-Maritimes 30,2
Ardèche 33,5
Ardennes 30,2
Ariège 36,0
Aube 29,9
Aude 37,1
Aveyron 33,8
Bouches-du-Rhône 28,1
Calvados 30,9
Cantal 34,7
Charente 33,1
Charente-Maritime 37,5
Cher 35,0
Corrèze 36,7
Corse-du-Sud 31,2
Haute-Corse 31,3
Côte-d'Or 30,1
Côtes-d'Armor 35,7
Creuse 40,2
Dordogne 38,5
Doubs 26,7
Drôme 30,4
Eure 27,9
Eure-et-Loir 28,7
Finistère 33,7
Gard 32,5
Haute-Garonne 23,2
Gers 33,6
Gironde 27,8
Hérault 31,5
Ille-et-Vilaine 26,0
Indre 36,9
Indre-et-Loire 30,7
Isère 26,2
Jura 31,8
Landes 34,8
Loir-et-Cher 33,9
Loire 31,3
Haute-Loire 32,0
Loire-Atlantique 27,0
Loiret 29,3
Lot 38,9
Lot-et-Garonne 34,2
Lozère 33,5
Maine-et-Loire 28,3
Manche 33,3
Marne 27,1
Haute-Marne 34,5
Mayenne 29,2
Meurthe-et-Moselle 28,3
Meuse 31,3
Morbihan 34,5
Moselle 27,1
Nièvre 40,4
Nord 25,8
Oise 25,5
Orne 34,8
Pas-de-Calais 28,5
Puy-de-Dôme 30,2
Pyrénées-Atlantiques 32,5
Hautes-Pyrénées 35,8
Pyrénées-Orientales 37,9
Bas-Rhin 25,7
Haut-Rhin 26,5
Rhône 24,8
Haute-Saône 32,2
Saône-et-Loire 34,2
Sarthe 31,6
Savoie 28,2
Haute-Savoie 20,5
Paris 19,7
Seine-Maritime 29,1
Seine-et-Marne 22,5
Yvelines 23,5
Deux-Sèvres 30,2
Somme 29,1
Tarn 33,5
Tarn-et-Garonne 30,0
Var 36,7
Vaucluse 30,6
Vendée 33,2
Vienne 30,6
Haute-Vienne 35,1
Vosges 32,7
Yonne 34,1
Territoire de Belfort 28,3
Essonne 23,8
Hauts-de-Seine 19,7
Seine-Saint-Denis 20,0
Val-de-Marne 22,0
Val-d'Oise 22,0
  • Champ : ensemble des ménages fiscaux ordinaires. Sont exclues les personnes sans domicile ou vivant en institution (prison, foyer, maison de retraite...)
  • Sources : Insee ; DGFiP ; Cnaf ; Cnav ; CCMSA, Filosofi 2014.

Figure 5 - Part des pensions, retraites et rentes dans le revenu disponible des ménages fiscaux

Sources

Les statistiques présentées ici sont issues du fichier localisé social et fiscal (Filosofi) de 2014 qui permet des estimations de revenu aux niveaux communal et infracommunal.

Au niveau national, l'enquête sur les revenus fiscaux et sociaux (ERFS) reste la source de référence pour les indicateurs d'inégalité des niveaux de vie et de pauvreté.

Le rapport inter-décile (D9/D1) est l’une des mesures usuelles des inégalités monétaires. Il est ici utilisé pour mesurer les inégalités de revenu fiscal et de revenu disponible, soit respectivement avant et après prise en compte des prestations sociales et déduction des impôts. Habituellement, au niveau national, cette question est étudiée en utilisant un concept différent qui est celui de revenu initial (avant redistribution) prenant en compte l’ensemble des revenus financiers et non seulement ceux intégrés dans le revenu fiscal au moment de la déclaration de revenu. Toutefois, l’approche retenue ici, sous l’angle territorial, ne modifie pas le sens des conclusions qui seraient obtenues selon cette définition du revenu initial.

Le champ couvert est celui de l'ensemble des ménages fiscaux ordinaires : il exclut les personnes sans domicile ou vivant en institution (prison, foyer, maison de retraite...). Le champ géographique est celui de la France métropolitaine.

Pour en savoir plus

André M. et al., « Les réformes des prestations et prélèvements intervenues en 2015 opèrent une légère redistribution des 30 % les plus aisés vers le reste de la population », France portrait social, Insee Références, édition 2016 (novembre 2016).

Boiron A., Huwer M., Labarthe J., « Inégalités de niveaux de vie et pauvreté en 2013 », Les Revenus et le patrimoine des ménages, Insee Références, édition 2016 (juin 2016).

Aerts A-T., Chirazi S., Cros L., « Une pauvreté très présente dans les villes-centres des grands pôles urbains », Insee Première n° 1552, juin 2015.

Rapport sur l’impact de la protection sociale et de son financement sur la distribution territoriale des revenus, Haut Conseil du financement de la protection sociale, novembre 2015.