Tableaux de l'économie françaiseÉdition 2018

Les Tableaux de l'économie française s'adressent à tous ceux qui souhaitent disposer d'un aperçu rapide et actuel sur la situation économique, démographique et sociale de la France.

Insee Références
Paru le : 27/02/2018
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Sommaire

Villes et communes de France

Présentation

Depuis 1990, la population des unités urbaines en France métropolitaine a augmenté de plus de 12 %. Ce phénomène a conjugué une extension de la superficie des villes à une densification de peuplement. L’attractivité des grandes villes conforte un système urbain dominé en premier lieu par Paris, et en second lieu par un ensemble de 14 unités urbaines de 400 000 habitants ou plus, situées sur le littoral, le long des fleuves et près des frontières. L’unité urbaine de Paris rassemble aujourd’hui comme en 1990 plus de 20 % de la population urbaine française (y compris DOM).

La répartition d’ensemble des villes qui « gagnent » ou qui « perdent » des habitants se superpose assez bien à la géographie de la France en croissance (arc atlantique, Sudméditerranée, vallée du Rhône, Île-de-France) et à celle de la France qui connaît des difficultés héritées de la régression des industries anciennes (Nord, Est, Centre). Au-delà de ce constat, le premier facteur explicatif de la croissance de la population des villes est la dynamique de l’emploi qui y est offert. Un autre facteur favorable pour une ville est d’être située dans la couronne d’un grand pôle d’ aire urbaine e et de bénéficier de son effet d’entraînement. Les villes situées dans la couronne des grands pôles d’emploi enregistrent une croissance démographique en général plus forte que leur ville-centre , illustrant le mouvement de périurbanisation. Cette croissance démographique des couronnes des grands pôles urbains est à la fois tirée par un excédent naturel (+ 0,4 % en moyenne par an entre 2010 et 2015) et par un solde migratoire positif (+ 0,5 %).

Au 1er janvier 2017, la France, y compris Mayotte, compte 35 416 communes . Au 1er janvier 2015, les 35 868 communes françaises, hors Mayotte, rassemblent 66,190 millions d’habitants, soit 1,577 millions de plus qu’en 2010. De 2010 à 2015, la population a progressé de 0,5 % en moyenne par an. Au cours de cette période, la population de nombreuses grandes communes, y compris Paris, correspondant elles-mêmes le plus souvent à des villes-centres, a augmenté moins vite que la moyenne nationale. En revanche, les plus petites communes, faisant plus souvent partie des couronnes des grands pôles urbains , ont bénéficié majoritairement d’une croissance démographique supérieure à la tendance nationale, en lien avec le phénomène de périurbanisation évoqué précédemment.

L’évolution de la population des communes reflète les évolutions différenciées de population entre villes-centres et couronnes des grands pôles urbains. En effet, la part de la population dans les cent communes les plus peuplées diminue. Cela s’explique à parts égales par la baisse de la prépondérance de Paris et par celle des 49 communes suivantes les plus peuplées. Dans une moindre mesure, les communes classées entre le 50e et le 100e rang national ont elles aussi perdu de leur poids démographique. La baisse de la part de la population des plus grandes communes s’est surtout réalisée au profit des communes de taille intermédiaire, situées entre le 500e et le 5 000e rang. Celles-ci bénéficient depuis cinquante ans de la forte croissance démographique de la périphérie des grands centres urbains.

Tableaux et graphiques

Figure 1 – Taille des communes les plus peuplées

Taille des communes les plus peuplées
Rang Commune Population municipale 2015
1 Paris 2 206 488
2 Marseille 861 635
3 Lyon 513 275
4 Toulouse 471 941
5 Nice 342 522
6 Nantes 303 382
7 Montpellier 277 639
8 Strasbourg 277 270
9 Bordeaux 249 712
10 Lille 232 741
11 Rennes 215 366
12 Reims 184 076
13 Le Havre 172 366
14 Saint-Étienne 171 057
15 Toulon 167 479
16 Grenoble 160 649
17 Dijon 155 114
18 Angers 151 520
19 Nîmes 150 672
20 Villeurbanne 148 665
21 Saint-Denis (La Réunion) 146 985
22 Le Mans 143 325
23 Aix-en-Provence 142 668
24 Clermont-Ferrand 141 398
25 Brest 139 163
26 Tours 136 252
27 Limoges 133 627
28 Amiens 132 874
29 Annecy 125 694
30 Perpignan 121 934
31 Boulogne-Billancourt 117 931
32 Metz 117 492
33 Besançon 116 676
34 Orléans 114 644
35 Saint-Denis 111 103
36 Argenteuil 110 388
37 Mulhouse 110 370
38 Rouen 110 169
39 Montreuil 106 691
40 Caen 106 260
41 Saint-Paul 105 967
42 Nancy 105 162
43 Tourcoing 96 809
44 Roubaix 96 077
45 Nanterre 93 742
46 Vitry-sur-Seine 92 531
47 Avignon 92 130
48 Créteil 90 739
49 Dunkerque 88 876
50 Poitiers 87 918
51 Asnières-sur-Seine 86 512
52 Versailles 85 771
53 Colombes 85 199
54 Saint-Pierre 84 063
55 Aubervilliers 83 782
56 Aulnay-sous-Bois 83 584
57 Courbevoie 83 136
58 Fort-de-France 82 502
59 Cherbourg-en-Cotentin 80 616
60 Rueil-Malmaison 78 794
61 Pau 77 215
62 Champigny-sur-Marne 76 508
63 Le Tampon 76 310
64 Béziers 75 999
65 Calais 75 961
66 La Rochelle 75 404
67 Saint-Maur-des-Fossés 75 168
68 Antibes 74 875
69 Cannes 74 285
70 Colmar 70 284
71 Mérignac 70 127
72 Saint-Nazaire 69 784
73 Drancy 69 568
74 Issy-les-Moulineaux 69 093
75 Ajaccio 68 462
  • Source : Insee, RP2015.

Figure 2 – Principales aires urbaines

Principales aires urbaines
Rang Aire urbaine Population municipale 2015 Variation relative annuelle 2010-2015 en % Nombre de communes1
1 Paris 12 532 901 0,5 1 766
2 Lyon 2 291 763 1,1 503
3 Marseille - Aix-en-Provence 1 752 398 0,4 90
4 Toulouse 1 330 954 1,6 453
5 Bordeaux 1 215 769 1,5 252
6 Lille2 1 184 708 0,5 125
7 Nice 1 005 891 0,1 129
8 Nantes 949 316 1,5 108
9 Strasbourg2 780 515 0,5 259
10 Rennes 719 840 1,4 185
11 Grenoble 690 050 0,6 194
12 Rouen 663 743 0,3 277
13 Toulon 622 895 0,5 40
14 Montpellier 599 365 1,8 116
15 Douai - Lens 539 715 -0,1 103
16 Avignon 527 731 0,6 97
17 Saint-Étienne 517 585 0,3 117
18 Tours 492 722 0,6 141
19 Clermont-Ferrand 479 096 0,6 184
20 Nancy 435 336 0,0 285
21 Orléans 433 337 0,6 134
22 Caen 418 148 0,6 230
23 Angers 413 325 0,8 80
24 Metz 389 612 0,0 215
25 Dijon 384 824 0,6 295
26 Béthune 370 326 0,2 122
27 Valenciennes2 369 849 0,1 90
28 Le Mans 347 348 0,4 123
29 Reims 322 264 0,5 230
30 Perpignan 320 785 1,2 66
31 Brest 318 829 0,3 51
32 Genève (SUI) - Annemasse2 314 972 2,6 114
33 Pointe-à-Pitre - Les Abymes 313 432 -0,1 16
34 Bayonne2 297 375 1,2 60
35 Amiens 295 892 0,2 256
36 Le Havre 290 684 -0,1 81
37 Mulhouse 285 449 0,3 60
38 Limoges 283 823 0,1 96
39 Nîmes 266 593 1,1 50
40 Poitiers 260 626 0,6 97
41 Dunkerque 257 652 -0,1 55
42 Besançon 250 563 0,5 256
43 Pau 243 122 0,2 167
44 Annecy 234 085 1,4 59
45 Chambéry 223 280 1,0 85
46 Saint-Nazaire 219 698 0,9 29
47 Lorient 217 901 0,4 29
48 La Rochelle 214 109 0,9 63
49 Saint-Denis (La Réunion) 202 993 0,6 3
50 Troyes 194 504 0,6 147
  • 1. Au 1er janvier 2017.
  • 2. Partie française.
  • Source : Insee, RP2015.

Avertissement

Sauf mention contraire, les données nationales se réfèrent à la France métropolitaine et aux cinq départements d’outre-mer (sauf mention contraire Mayotte est inclus dans les données de la France).

Les données chiffrées sont parfois arrondies (selon les règles mathématiques). Le résultat arrondi d’une combinaison de données chiffrées (qui fait intervenir leurs valeurs réelles) peut se trouver légèrement différent de celui que donnerait la combinaison de leurs valeurs arrondies.

Les comparaisons internationales s’appuient en général sur les données issues d’organismes internationaux (Eurostat, ONU, etc.) qui peuvent diverger des sources produites par les instituts nationaux de statistiques, notamment pour l’Insee, pour les données françaises. En effet, ces organismes effectuent souvent des ajustements de champ ou de méthode, d’ampleur souvent réduite, afin de produire des données comparables d’un pays à l’autre.

Sauf précision contraire, les indicateurs relatifs à l’Union européenne (UE) figurant dans cet ouvrage portent sur l’UE à 28.

Définitions

Agglomération (ou unité urbaine) : ensemble de communes présentant une zone de bâti continu (pas de coupure de plus de 200 mètres entre deux constructions) et qui compte au moins 2 000 habitants. L’unité urbaine est souvent associée à la notion de ville.

Aire urbaine : ensemble de commune constitué par un pôle urbain (unité urbaine) de plus de 1 500 emplois, et par des communes rurales ou unités urbaines (couronne périurbaine) dont au moins 40 % de la population résidente ayant un emploi travaille dans le pôle ou dans des communes attirées par celui-ci. On distingue les « grandes aires urbaines » autour de pôles comptant plus de 10 000 emplois et les « moyennes et petites aires » concentrant de 1 500 à 10 000 emplois. Le zonage en aires urbaines a été revu par l’Insee suite à la création des « communes nouvelles » au 1er janvier 2016 (plus de 1 000 communes se sont regroupées en un peu plus de 300 communes). Ce sont surtout des départements de l’Ouest qui sont concernés.

Commune : plus petite subdivision administrative française mais c'est aussi la plus ancienne, puisqu'elle a succédé aux villes et paroisses du Moyen Âge. Elle a été instituée en 1789 avant de connaître un début d'autonomie avec la loi du 5 avril 1884, véritable charte communale. Le maire est l'exécutif de la commune qu'il représente et dont il gère le budget. Il est l'employeur du personnel communal et exerce les compétences de proximité (écoles, urbanisme, action sociale, voirie, transports scolaires, ramassage des ordures ménagères, assainissement...). Il est également agent de l'État pour les fonctions d'état civil, d'ordre public, d'organisation des élections et de délivrance de titres réglementaires.

Couronne : voir Aire urbaine.

Pôle urbain : voir Aire urbaine.

Population légale :le terme générique de « populations légales » regroupe pour chaque commune sa population municipale, sa population comptée à part et sa population totale qui est la somme des deux précédentes. Les populations légales sont définies par le décret n°2003-485 publié au Journal officiel du 8 juin 2003, relatif au recensement de la population. Désormais, elles sont actualisées et authentifiées par un décret chaque année. Environ 350 textes législatifs ou réglementaires font référence à ces populations. La population municipale est celle qui est utilisée à des fins statistiques ; la population totale est la plus souvent utilisée pour l'application de dispositions législatives ou réglementaires.

Population municipale : le concept de population municipale est défini par le décret n°2003-485 publié au Journal officiel du 8 juin 2003, relatif au recensement de la population. La population municipale comprend les personnes ayant leur résidence habituelle (au sens du décret) sur le territoire de la commune, dans un logement ou une communauté, les personnes détenues dans les établissements pénitentiaires de la commune, les personnes sans-abri recensées sur le territoire de la commune et les personnes résidant habituellement dans une habitation mobile recensée sur le territoire de la commune. La population municipale d'un ensemble de communes est égale à la somme des populations municipales des communes qui le composent. Le concept de population municipale correspond désormais à la notion de population utilisée usuellement en statistique. En effet, elle ne comporte pas de doubles comptes : chaque personne vivant en France est comptée une fois et une seule. En 1999, c'était le concept de population sans doubles comptes qui correspondait à la notion de population statistique.

Ville : voir Agglomération ou Unité urbaine.

Ville-centre : lorsqu'une unité urbaine est constituée de plusieurs communes, on la désigne sous le terme d'agglomération multicommunale. Les communes qui la composent sont soit ville-centre, soit banlieue. Si une commune représente plus de 50 % de la population de l'agglomération multicommunale, elle est seule ville-centre. Sinon, toutes les communes qui ont une population supérieure à 50 % de celle de la commune la plus peuplée, ainsi que cette dernière, sont villes-centres. Les communes urbaines qui ne sont pas villes-centres constituent la banlieue de l'agglomération multicommunale.