Tableaux de l'économie françaiseÉdition 2018

Les Tableaux de l'économie française s'adressent à tous ceux qui souhaitent disposer d'un aperçu rapide et actuel sur la situation économique, démographique et sociale de la France.

Insee Références
Paru le : 27/02/2018
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Sommaire

Salaires dans les entreprises

Présentation

En 2015, le salaire mensuel moyen en équivalent temps plein (EQTP) d'une personne travaillant dans le secteur privé ou dans une entreprise publique est de 2 250 euros nets des cotisations et contributions sociales. Correction faite de l’inflation, le salaire net moyen augmente de 1,1 % en euros constants par rapport à 2014 (après + 0,5 % en 2014). Le Smic horaire brut a été revalorisé de 0,8 % au 1er janvier 2015.

Entre 2014 et 2015, le salaire net moyen en EQTP augmente en euros constants dans l’industrie (+ 1,4 %), dans la construction (+ 1,2 %) et dans le tertiaire (+ 1,0 %). Il progresse pour toutes les catégories socioprofessionnelles. C'est pour les cadres que l'augmentation est la plus marquée (+ 1,2 % en euros constants, après + 0,8 % en 2014), en particulier dans les transports, les activités commerciales et l'industrie. Les cadres bénéficient en 2015 du meilleur contexte économique et d’un certain dynamisme des éléments variables de leur rémunération comme les primes ou l’épargne salariale. Les employés et les ouvriers ont pu bénéficier, pour leur part, de la revalorisation du Smic. Le salaire net moyen des ouvriers progresse de 1,1 % en euros constants (après + 0,4 % en 2014), porté par la hausse dans l'industrie. Comme les cadres, les ouvriers bénéficient en 2015 de primes dynamiques. Pour les employés, le salaire net moyen augmente plus modérément (+ 0,6 % en euros constants, après + 0,7 % en 2014), notamment dans les activités de commerce et les activités de services aux particuliers. Le salaire net moyen des professions intermédiaires augmente à peine, quant à lui (+ 0,2 % en euros constants, après + 0,3 %).

Le salaire net médian en EQTP s’élève en 2015 à 1 797 euros par mois. En bas de l'échelle, les 10 % de salariés les moins bien rémunérés perçoivent un salaire net mensuel inférieur à 1 213 euros. En haut de l’échelle, les 10 % de salariés les mieux rémunérés gagnent au moins 3 646 euros par mois. Les salaires nets augmentent à tous les niveaux de l’échelle salariale avec des hausses plus marquées dans le haut de l’échelle. Les disparités salariales augmentent ainsi dans la moitié supérieure de la distribution. Au total, le rapport entre le neuvième et le premier décile de salaire s’accroît un peu, à 3,0. En 2015, une salariée gagne, en moyenne en EQTP, 18,5 % de moins que son homologue masculin (18,4 % hors contrats aidés). Le salaire net moyen des femmes progresse légèrement plus que celui des hommes : + 1,2 % contre + 1,1 % en euros constants. Ainsi, l’écart de salaire moyen entre femmes et hommes diminue de 0,1 point entre 2014 et 2015. À secteur d’activité, âge, catégorie socioprofessionnelle, taille de l'entreprise et condition d’emploi (temps complet, temps partiel) donnés, l’écart de salaire moyen entre femmes et hommes est nettement plus bas (9,3 %). Il continue aussi de se réduire : 0,3 point de moins qu'en 2014.

Tableaux et graphiques

Figure 1 – Salaires mensuels nets moyens selon le sexe et la catégorie socioprofessionnelle en 2015

Salaires mensuels nets moyens selon le sexe et la catégorie socioprofessionnelle en 2015
Montants mensuels nets en euros courants Évolution 15/14 en euros constants en %
Femmes Hommes Ensemble (F-H)/H en % Femmes Hommes Ensemble
Cadres1 3 561 4 451 4 141 -20,0 1,3 1,3 1,2
Professions intermédiaires 2 081 2 420 2 271 -14,0 0,2 0,3 0,2
Employés 1 591 1 739 1 637 -8,5 0,6 0,3 0,6
Ouvriers 1 483 1 765 1 717 -16,0 1,7 1,0 1,1
Ensemble 1 986 2 438 2 250 -18,5 1,2 1,1 1,1
  • 1. Y c. chefs d'entreprise salariés.
  • Champ : France hors Mayotte, salariés en EQTP du secteur privé et des entreprises publiques, y c. bénéficiaires de contrats aidés et de contrats de professionnalisation. Sont exclus les apprentis, stagiaires, salariés agricoles et salariés des particuliers employeurs.
  • Source : Insee, DADS (fichier semi-définitif).

Figure 2 – Évolutions annuelles des salaires nets moyens

en euros constants et en %
Évolutions annuelles des salaires nets moyens
2005 2010 2015
Salaire net moyen 1,0 0,5 1,3
Salaire net moyen à structure constante 0,9 0,0 0,7
Incidence des effets de structure sur le salaire net 0,1 0,5 0,6
Indice des prix à la consommation 1,8 1,5 0,0
  • Champ : France hors Mayotte, salariés en EQTP du secteur privé et des entreprises publiques, hors bénéficiaires de contrats aidés et de contrats de professionnalisation, apprentis, stagiaires, salariés agricoles et salariés des particuliers employeurs.
  • Source : Insee, DADS (fichier semi-définitif).

Figure 3 – Salaires horaires nets moyens par sexe et par catégorie socioprofessionnelle

en euros courants
Salaires horaires nets moyens par sexe et par catégorie socioprofessionnelle
2014 (r) 2015 15/141 en %
Salariés à temps complet 14,8 14,9 0,9
Femmes 13,3 13,5 1,1
Hommes 15,7 15,8 0,9
Cadres2 26,5 26,7 1,0
Professions intermédiaires 14,8 14,9 0,2
Employés 11,0 11,0 0,5
Ouvriers 11,2 11,4 1,0
Smic (151,67 heures) 7,4 7,5 0,6
Salariés à temps partiel 12,5 12,7 1,5
Femmes 11,6 11,7 1,2
Hommes 14,2 14,4 1,4
Cadres2 22,9 23,0 0,7
Professions intermédiaires 13,7 13,6 -0,4
Employés 9,7 9,8 0,5
Ouvriers 9,8 9,9 0,8
  • r : données révisées.
  • 1. En euros constants.
  • 2. Y c. chefs d'entreprise salariés.
  • Champ : France hors Mayotte, salariés en EQTP du secteur privé et des entreprises publiques, y c. bénéficiaires de contrats aidés et de contrats de professionnalisation. Sont exclus les apprentis, stagiaires, salariés agricoles et salariés des particuliers employeurs.
  • Source : Insee, DADS (fichier semi-définitif).

Figure 4 – Distribution des salaires mensuels nets en 2015

en euros courants
Distribution des salaires mensuels nets en 2015
Déciles Femmes Hommes Ensemble (F-H)/H en %
D1 1 171 1 262 1 213 -7,2
D2 1 288 1 427 1 357 -9,7
D3 1 396 1 573 1 490 -11,3
D4 1 512 1 728 1 630 -12,5
Médiane (D5) 1 650 1 906 1 797 -13,4
D6 1 830 2 130 2 004 -14,1
D7 2 073 2 451 2 286 -15,4
D8 2 432 2 996 2 752 -18,8
D9 3 149 3 990 3 646 -21,1
D9/D1 2,7 3,2 3,0 ///
  • /// : absence de résultat due à la nature des choses.
  • Lecture : en 2015, 10 % des salariés en équivalent temps plein du secteur privé et des entreprises publiques, y c. bénéficiaires de contrats aidés et de contrats de profesionnalisation, gagnent un salaire mensuel net inférieur à 1 213 euros.
  • Champ : France hors Mayotte, salariés en EQTP du secteur privé et des entreprises publiques, y c. bénéficiaires de contrats aidés et de contrats de professionnalisation. Sont exclus les apprentis, stagiaires, salariés agricoles et salariés des particuliers employeurs.
  • Source : Insee, DADS (fichier semi-définitif).

Figure 5 – Écart de salaires mensuels nets moyens entre les hommes et les femmes

en euros courants
Écart de salaires mensuels nets moyens entre les hommes et les femmes
2014 (r) 2015
Femmes 1 961 1 986
Hommes 2 410 2 438
Ensemble 2 225 2 250
Différence (F-H)/H (en %) -18,6 -18,5
  • r : données révisées.
  • Champ : France hors Mayotte, salariés en EQTP du secteur privé et des entreprises publiques, y c. bénéficiaires de contrats aidés et de contrats de professionnalisation. Sont exclus les apprentis, stagiaires, salariés agricoles et salariés des particuliers employeurs.
  • Source : Insee, DADS (fichier semi-définitif).

Figure 6 – Salaires mensuels nets moyens selon le secteur d'activité

Salaires mensuels nets moyens selon le secteur d'activité
2014 en euros 14/131 en %
Ind. extractives, énergie, eau, gestion des déchets et dépollution 2 770 1,2
Fabr. de denrées alimentaires, de boissons et de produits à base de tabac 1 965 1,0
Cokéfaction et raffinage 3 607 -2,4
Fabr. d'équip. élect., électroniques, informatiques et fabrication de machines 2 763 1,8
Fabrication de matériels de transport 2 925 1,5
Fabrication d'autres produits industriels 2 343 1,0
Construction 2 039 -0,1
Commerce et réparation 2 035 0,9
Transports et entreposage 2 202 0,3
Hébergement et restauration 1 613 0,0
Information et communication 3 174 0,4
Activités financières et d'assurance 3 342 1,3
Activités immobilières 2 276 -0,1
Activités scientifiques et techniques, services adm. et de soutien 2 235 0,8
Adm. publique, enseignement, santé humaine et action sociale 1 790 -0,2
Autres activités de services 1 935 0,0
  • 1. En euros constants.
  • Champ : France hors Mayotte, salariés en EQTP du secteur privé et des entreprises publiques, y c. bénéficiaires de contrats aidés et de contrats de professionnalisation. Sont exclus les apprentis, stagiaires, salariés agricoles et salariés des particuliers employeurs.
  • Source : Insee, DADS (fichier semi-définitif).

Figure 7 – Salaires annuels bruts moyens dans quelques pays de l'UE en 2016

en euros
Salaires annuels bruts moyens dans quelques pays de l'UE en 2016
Salaires annuels bruts moyens
Luxembourg 56 197
Pays-Bas 50 853
Allemagne 47 809
Belgique 46 570
Autriche 44 409
Finlande 43 816
France 38 049
Italie 30 642
Estonie 13 640
Slovaquie 10 918
Lettonie 10 173
  • Champ : salaire moyen pour un célibataire sans enfant.
  • Source : Eurostat (extraction du 10 novembre 2017).

Figure 7 – Salaires annuels bruts moyens dans quelques pays de l'UE en 2016

Avertissement

Sauf mention contraire, les données nationales se réfèrent à la France métropolitaine et aux cinq départements d’outre-mer (sauf mention contraire Mayotte est inclus dans les données de la France).

Les données chiffrées sont parfois arrondies (selon les règles mathématiques). Le résultat arrondi d’une combinaison de données chiffrées (qui fait intervenir leurs valeurs réelles) peut se trouver légèrement différent de celui que donnerait la combinaison de leurs valeurs arrondies.

Les comparaisons internationales s’appuient en général sur les données issues d’organismes internationaux (Eurostat, ONU, etc.) qui peuvent diverger des sources produites par les instituts nationaux de statistiques, notamment pour l’Insee, pour les données françaises. En effet, ces organismes effectuent souvent des ajustements de champ ou de méthode, d’ampleur souvent réduite, afin de produire des données comparables d’un pays à l’autre.

Sauf précision contraire, les indicateurs relatifs à l’Union européenne (UE) figurant dans cet ouvrage portent sur l’UE à 28.

Définitions

Déciles et rapports interdéciles : si on ordonne une distribution de salaires, de revenus, de chiffre d'affaires, etc., les déciles sont les valeurs qui partagent cette distribution en dix parties égales. Ainsi, pour une distribution de salaires :

- le premier décile (noté généralement D1) est le salaire au-dessous duquel se situent les 10 % des salaires ;

- le neuvième décile (noté généralement D9) est le salaire au-dessous duquel se situent les 90 % des salaires.

Le premier décile est, de manière équivalente, le salaire au-dessus duquel se situent 90 % des salaires ; le neuvième décile est le salaire au-dessus duquel se situent 10 % des salaires.

Les déciles d'une distribution permettent de calculer des rapports interdéciles :

    - le rapport D9/D1 met en évidence l'écart entre le haut et le bas de la distribution ; c'est une des mesures de l'inégalité de cette distribution ;

    - le rapport D9/D5 compare le haut de la distribution à la valeur médiane ;

    - le rapport D5/D1 compare la médiane au bas de la distribution.

Déclaration annuelle de données sociales (DADS) : formalité déclarative que doit accomplir toute entreprise employant des salariés, en application de l'article R243-14 du code de la Sécurité sociale (Décret du 24 mars 1972) et des articles 87.240 et 241 de la loi 51-711 du 7 juin 1951 du code Général des Impôts. Dans ce document commun aux administrations fiscales et sociales, les employeurs, y compris les administrations et les établissements publics, fournissent annuellement et pour chaque établissement, la masse des traitements qu'ils ont versés, les effectifs employés et une liste nominative de leurs salariés indiquant pour chacun, le montant des rémunérations salariales perçues. Le champ des DADS couvre l'ensemble des employeurs et leurs salariés, à l'exception des agents des ministères, titulaires ou non, des services domestiques (division 97-98 de la NAF rév. 2) et des activités extra-territoriales (division 99 de la NAF rév. 2).

Effet de structure : lorsqu'une population est répartie en sous-populations, il peut arriver qu'une grandeur évolue dans un sens sur chaque sous-population et dans le sens contraire sur l'ensemble de la population. Ce paradoxe s'explique parce que les effectifs de certaines sous-populations augmentent alors que d'autres régressent : c'est l'effet de structure. Par exemple, le salaire de chaque profession peut stagner (ou augmenter faiblement) alors que le salaire moyen augmente fortement ; cela arrive si les professions très qualifiées, les mieux payées, sont de plus en plus nombreuses et, réciproquement, les emplois non qualifiés, les moins payés, de plus en plus rares. A contrario, la variation à structure constante se calcule comme une moyenne pondérée des variations des moyennes de chaque sous-population, les pondérations étant les masses de la grandeur pour chaque sous-population.

Médiane : si on ordonne une distribution de salaires, de revenus, de chiffre d'affaires, etc., la médiane est la valeur qui partage cette distribution en deux parties égales. Ainsi, pour une distribution de salaires, la médiane est le salaire au-dessous duquel se situent 50 % des salaires. C'est de manière équivalente le salaire au-dessus duquel se situent 50 % des salaires. De nombreuses grandeurs économiques sont limitées vers le bas et non vers le haut. Par exemple, le salaire horaire est limité vers le bas par le Smic alors que certains salaires peuvent être très élevés. La moyenne est tirée vers le haut par les salaires élevés, même s'ils sont peu nombreux, et elle est pour cette raison généralement supérieure à la médiane. Par ailleurs, l'incertitude qui affecte les valeurs extrêmes, en particulier les valeurs élevées, se reporte sur la moyenne mais n'affecte pas la médiane. Celle-ci est de ce point de vue un indicateur plus fiable.

Salaire brut ou net : le salaire est le paiement du travail convenu entre un salarié et son employeur. Le salaire brut correspond à l'intégralité des sommes perçues par le salarié au titre de son contrat de travail, avant toute déduction de cotisations obligatoires. Il comprend le salaire de base (ou traitement indiciaire dans la fonction publique) les primes, la rémunération des heures supplémentaires ou complémentaires, l’épargne salariale, d’autres indemnités et rémunérations annexes (indemnité de résidence, supplément familial, etc.) et les avantages en nature. Le salaire net (de prélèvements sociaux) est le salaire que perçoit effectivement le salarié. Il est net de toutes cotisations sociales, y compris CSG (contribution sociale généralisée) et CRDS (contribution au remboursement de la dette sociale). Dans le secteur privé, les salaires sont calculés à partir des données déclarées par l'employeur dans la source DADS. Dans la fonction publique d'État, les salaires sont calculés à partir du Système d'information sur les agents des services publics (Siasp). Dans les deux cas, le salaire net est mesuré à partir du salaire net fiscal (lequel ne couvre pas les montants d’épargne salariale placés) et le salaire brut à partir de l’assiette de CSG. Les principales sources d'information sur les salaires sont les suivantes : les déclarations annuelles de données sociales (DADS), l'enquête sur le coût de la main-d'œuvre et la structure des salaires (Ecmoss) ainsi que l'enquête sur l'activité et les conditions d'emploi de la main-d'œuvre (Acemo). Cette dernière est réalisée par la direction de l'animation de la recherche, des études et des statistiques (Dares) du ministère en charge de l'emploi.

Salaire en équivalent temps plein (EQTP) : salaire converti à un temps plein pendant toute l’année, quel que soit le volume de travail effectif. Pour un agent ayant occupé un poste de travail durant six mois à 80 % et ayant perçu au total 10 000 euros, le salaire en EQTP est de 10 000 / (0,5 x 0,8) = 25 000 euros par an. Pour calculer le salaire moyen en EQTP ou sa distribution, tous les postes y compris ceux à temps partiel sont pris en compte au prorata de leur volume de travail effectif (soit 0,5 x 0,8 = 0,4 EQTP dans l’exemple précédent).

Salaire minimum interprofessionnel de croissance (Smic) : salaire horaire minimum légal en France métropolitaine ainsi que dans les départements d'outre-mer (DOM) et dans la collectivité territoriale de Saint-Pierre-et-Miquelon. Il a été institué par une loi du 2 janvier 1970 et il a pris, avec le minimum garanti, la succession du Smig (salaire minimum interprofessionnel garanti), créé en 1950. Un salaire au moins égal au Smic est versé à tout salarié du secteur privé, âgé d'au moins 18 ans. Bénéficient également de ce minimum les salariés du secteur public employés dans des conditions de droit privé. Un taux réduit du Smic peut être pratiqué pour : les apprentis et les jeunes salariés en contrat de professionnalisation, en fonction de leur âge et de la durée du contrat ; les jeunes salariés âgés de moins de 18 ans qui ont moins de 6 mois de pratique professionnelle dans la branche d'activité. Un abattement de 10 % peut ainsi être pratiqué lorsque le jeune salarié est âgé de 17 à 18 ans et de 20 % lorsque le jeune salarié est âgé de moins de 17 ans. Sont exclus du bénéfice du Smic les salariés dont l'horaire de travail n'est pas contrôlable (certains VRP). Le Smic est revalorisé au 1er juillet de chaque année jusqu'en 2009, puis au 1er janvier de chaque année à partir de 2010. Depuis 2013 (décret n°2013-123 du 7 février 2013), le Smic est revalorisé :

    - chaque 1er janvier, en tenant compte de l'évolution de l'indice mensuel des prix à la consommation hors tabac des ménages du premier quintile de la distribution des niveaux de vie, augmentée de la moitié du gain de pouvoir d'achat du salaire horaire de base des ouvriers et des employés (avec possibilité pour le gouvernement de décider d'une revalorisation supplémentaire) ;

    - en cours d'année lorsque cet indice des prix à la consommation atteint un niveau correspondant à une hausse d'au moins 2 % par rapport à l'indice constaté lors de l'établissement du Smic immédiatement antérieur.

Jusqu'en 2012, le Smic était revalorisé en fonction de l'évolution de l'indice des prix à la consommation (IPC) hors tabac des ménages urbains dont le chef est ouvrier ou employé, augmenté de la moitié de la croissance du pouvoir d'achat du salaire horaire de base ouvrier (SHBO).