Tableaux de l'économie françaiseÉdition 2018

Les Tableaux de l'économie française s'adressent à tous ceux qui souhaitent disposer d'un aperçu rapide et actuel sur la situation économique, démographique et sociale de la France.

Insee Références
Paru le : 27/02/2018
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Sommaire

Emploi par activité

Présentation

Selon l’ enquête Emploi , en 2016, 26,6 millions de personnes occupent un emploi au sens du Bureau international du travail (BIT) , en France France hors Mayotte. Parmi elles, 75,8 % travaillent dans le secteur tertiaire . Cette part est de 88,0 % pour les femmes et de 64,5 % pour les hommes, cet écart s’expliquant essentiellement par la forte présence féminine dans les secteurs de l’enseignement, de la santé humaine et de l’action sociale. Les autres secteurs d’activité se caractérisent par une plus forte présence masculine : l’industrie représente 13,6 % des emplois (19,1 % pour les hommes), la construction 6,4 % des emplois (11,0 % pour les hommes) et l’agriculture 2,8 % des emplois (4,0 % pour les hommes).

Si le poids du tertiaire dans son ensemble varie peu selon l’âge, les plus jeunes sont moins souvent dans les sous-secteurs de l’administration publique, de l’enseignement, de la santé humaine et de l’action sociale (21,4 % des moins de 25 ans contre plus de 30 % pour leurs aînés), mais se retrouvent davantage dans le commerce (18,2 %) et l’hébergement-restauration (9,1 %).

En 2016, 10,9 % des emplois sont occupés par des personnes qui travaillent dans leur entreprise depuis moins d’un an. Cette proportion est plus élevée dans le tertiaire et la construction. Dans l’agriculture et l’industrie, la majorité des personnes a au moins dix ans d’ancienneté.

Entre 2015 et 2016, l’ emploi total mesuré par les comptes nationaux progresse de nouveau en France : + 137 000  emplois en équivalent temps plein (EQTP) , après + 35 000 en 2015. L’emploi des services principalement marchands accélère en 2016 : il progresse de 197 000 EQTP (+ 1,6 %), après + 0,5 % en 2015. Cela résulte pour partie du raffermissement de l’emploi des branches des services aux entreprises et de la branche hébergement-restauration ainsi que du retournement de la branche commerce. Dans les branches des services principalement non marchands, l’emploi décélère nettement : il s’accroît de 5 000 EQTP (+ 0,1%), après + 0,6 % en 2015. A contrario, l’emploi industriel poursuit son recul en 2016 : il se contracte de 29 000 EQTP (– 1,0 %), après – 0,9 % en 2015. Cela vaut notamment pour les « autres branches industrielles », constituées des industries du textile, du bois, de la pharmacie et de la métallurgie. Dans la construction, l’emploi se replie de 27 000 EQTP en 2016 (– 1,5 %), après – 2,3 % en 2015. Enfin, l’emploi en EQTP des branches agricoles poursuit sa baisse en 2016, – 9 000 EQTP en 2016 (– 1 %), après – 0,8 % en 2015.

En 2016, la France figure parmi les pays européens où le poids du secteur tertiaire est le plus élevé : il y est supérieur de 4,6 points à la moyenne de l’Union européenne (UE). Les poids de l’agriculture et de l’industrie-construction y sont en revanche plus faibles, inférieurs de 1,4 et de 3,9 points respectivement, en regard de la moyenne de l’UE.

Tableaux et graphiques

Figure 1 – Population en emploi selon le sexe et le secteur d'activité en 2016

en %
Population en emploi selon le sexe et le secteur d'activité en 2016
Ensemble Sexe en % Âge en %
en milliers en % Femmes Hommes 15-24 ans 25-49 ans 50 ans ou plus
Agriculture 754 2,8 1,6 4,0 2,9 2,1 4,3
Industrie 3 626 13,6 7,8 19,1 14,2 14,0 12,7
Construction 1 699 6,4 1,4 11,0 7,3 6,7 5,6
Tertiaire 20 161 75,8 88,0 64,5 73,1 76,0 76,3
   Commerce 3 428 12,9 12,6 13,2 18,2 13,2 10,9
   Transports 1 463 5,5 3,0 7,8 4,1 5,5 5,9
   Hébergement et restauration 1 022 3,8 3,9 3,8 9,1 3,6 3,0
   Information et communication 740 2,8 1,7 3,8 2,1 3,2 2,2
   Finance, assurance, immobilier 1 224 4,6 5,4 3,9 3,1 4,7 4,8
   Activités scientifiques, techniques, services administratifs 2 568 9,7 9,3 10,0 8,3 10,5 8,3
   Administration publique 2 431 9,1 10,0 8,3 5,7 8,6 11,2
   Enseignement 1 995 7,5 10,7 4,6 4,3 7,8 7,8
   Activités pour la santé humaine 1 892 7,1 11,1 3,4 5,1 7,2 7,4
   Hébergement médico-social et social et action sociale sans hébergement 1 976 7,4 13,0 2,3 6,3 6,9 8,8
   Autres services 1 422 5,3 7,3 3,5 6,7 4,8 6,1
Activité indéterminée 344 1,3 1,2 1,4 2,5 1,2 1,1
Total 26 584 100,0 100,0 100,0 100,0 100,0 100,0
  • Lecture : en moyenne en 2016, 88 % des femmes ayant un emploi travaillent dans le secteur tertiaire.
  • Note : les intérimaires sont classés dans le secteur utilisateur.
  • Champ : France hors Mayotte, population des ménages, personnes en emploi de 15 ans ou plus.
  • Source : Insee, enquête Emploi.

Figure 2 – Part des femmes dans l'emploi en 2016

en %
Part des femmes dans l'emploi en 2016
Part des femmes dans l'emploi
Agriculture 27,7
Industrie 27,6
Construction 10,6
Tertiaire 55,8
Ensemble 48,2
  • Note : les intérimaires sont classés dans le secteur utilisateur.
  • Champ : France hors Mayotte, population des ménages, personnes en emploi de 15 ans ou plus.
  • Source : Insee, enquête Emploi.

Figure 2 – Part des femmes dans l'emploi en 2016

Figure 3 – Ancienneté dans l'entreprise par secteur d'activité en 2016

en %
Ancienneté dans l'entreprise par secteur d'activité en 2016
Moins d'un an d'ancienneté 10 ans ou plus d'ancienneté Ensemble en milliers
Agriculture 8,9 57,0 754
Industrie 7,3 50,2 3 626
Construction 11,3 35,6 1 699
Tertiaire 11,4 45,3 20 161
Ensemble 10,9 45,4 26 584
  • Note : les intérimaires sont classés dans le secteur utilisateur ; le total inclut des personnes dont le secteur d'activité est inconnu.
  • Champ : France hors Mayotte, population des ménages, personnes en emploi de 15 ans ou plus.
  • Source : Insee, enquête Emploi.

Figure 4 – Emploi total par grand secteur dans l'UE en 2016

Emploi total par grand secteur dans l'UE en 2016
Répartition par grand secteur en %1 Emploi total en milliers
Agriculture Industrie Construction Tertiaire2
Allemagne 1,3 20,7 6,7 71,3 41 267
Autriche 4,3 17,3 8,3 70,1 4 220
Belgique 1,3 14,0 7,3 77,5 4 587
Bulgarie 6,8 22,7 7,1 63,5 3 017
Chypre 3,6 8,8 8,3 79,3 363
Croatie 7,6 19,9 7,1 65,3 1 590
Danemark 2,5 12,9 5,5 78,1 2 840
Espagne 4,2 13,8 5,9 76,2 18 342
Estonie 3,9 20,7 9,0 66,2 645
Finlande 3,9 14,8 7,3 73,7 2 448
France 2,8 13,6 6,4 75,8 26 584
Grèce 12,4 11,2 4,0 72,4 3 674
Hongrie 5,0 24,0 6,4 64,5 4 352
Irlande 5,6 12,8 6,7 74,6 2 020
Italie 3,9 20,0 6,2 70,0 22 758
Lettonie 7,7 16,7 7,4 68,2 893
Lituanie 8,0 17,3 7,6 67,1 1 361
Luxembourg 0,9 5,1 5,6 77,4 261
Malte 1,4 13,7 6,0 78,9 192
Pays-Bas 2,1 10,4 4,7 74,6 8 427
Pologne 10,5 23,8 7,6 57,7 16 197
Portugal 6,9 18,2 6,3 68,6 4 605
Rép. tchèque 2,9 30,6 7,5 59,0 5 139
Roumanie 23,1 21,9 8,0 47,0 8 449
Royaume-Uni 1,1 11,1 7,3 80,0 31 628
Slovaquie 2,9 27,3 9,2 60,7 2 492
Slovénie 5,0 27,4 5,6 61,3 915
Suède 1,9 11,4 6,7 79,4 4 910
UE 4,3 17,2 6,7 71,2 224 173
  • 1. La somme des poids des secteurs peut différer de 100% lorsque le secteur n'est pas connu.
  • 2. Y c. les activités des ménages en tant qu'employeurs et les activités extra-territoriales.
  • Champ : population des ménages, personnes en emploi de 15 ans ou plus.
  • Source : Eurostat (extraction du 1er décembre 2017), enquêtes sur les forces de travail.

Avertissement

Sauf mention contraire, les données nationales se réfèrent à la France métropolitaine et aux cinq départements d’outre-mer (sauf mention contraire Mayotte est inclus dans les données de la France).

Les données chiffrées sont parfois arrondies (selon les règles mathématiques). Le résultat arrondi d’une combinaison de données chiffrées (qui fait intervenir leurs valeurs réelles) peut se trouver légèrement différent de celui que donnerait la combinaison de leurs valeurs arrondies.

Les comparaisons internationales s’appuient en général sur les données issues d’organismes internationaux (Eurostat, ONU, etc.) qui peuvent diverger des sources produites par les instituts nationaux de statistiques, notamment pour l’Insee, pour les données françaises. En effet, ces organismes effectuent souvent des ajustements de champ ou de méthode, d’ampleur souvent réduite, afin de produire des données comparables d’un pays à l’autre.

Sauf précision contraire, les indicateurs relatifs à l’Union européenne (UE) figurant dans cet ouvrage portent sur l’UE à 28.

Définitions

Emploi au sens du BIT : regroupe les personnes âgées de 15 ans ou plus ayant travaillé au moins une heure rémunérée pendant la semaine de référence, ainsi que celles qui sont en emploi, mais qui n’ont pas travaillé durant cette semaine de référence pour un certain nombre de raisons répertoriées (congés, arrêts maladie, chômage partiel, etc., ces absences étant parfois assorties de critères de durée). L’Insee publie des données sur l’emploi à partir de deux sources : les estimations d’emploi d’une part et l’enquête Emploi d’autre part. Les estimations d’emploi constituent la source de référence en matière de suivi conjoncturel de l’emploi. L’enquête Emploi couvre l’ensemble de la population en ménages ordinaires et permet notamment de caractériser finement les personnes en emploi, ainsi que les emplois occupés, et de calculer les taux d’emploi selon les caractéristiques individuelles.

Emploi en comptabilité nationale  : tous les types d’emploi (salariés, non-salariés) sont comptabilisés et chaque personne compte pour un emploi dit « en personne physique », quel que soit son temps de travail et même s’il est très réduit. Si une personne a plusieurs emplois, elle est comptabilisée au titre de celui qui lui assure la rémunération la plus élevée. La notion d’emploi intérieur correspond à l’emploi généré par l’économie sur le territoire, en métropole et dans les départements d’outre-mer (y compris Mayotte). Les estimations intègrent les non-résidents travaillant sur le territoire économique (frontaliers ou saisonniers venant en France), mais excluent les résidents travaillant à l’étranger. Pour tenir compte de façon plus précise de la force de travail mobilisée par l’économie française, il faut recourir à la notion d’« équivalent temps plein », qui prend notamment en compte le temps partiel : deux personnes travaillant à mi-temps sont par exemple comptabilisées pour un seul équivalent temps plein. À l’inverse, la multiactivité et les corrections pour travail non déclaré tendent à relever les effectifs en équivalent temps plein. Au total, le nombre d’emplois en équivalent temps plein est inférieur à l’emploi comptabilisé en personnes physiques.

Emploi en équivalent temps plein (EQTP) : l’emploi peut se mesurer en nombre de personnes ayant travaillé, même pendant une durée limitée. On peut aussi mesurer les emplois en équivalent temps plein (EQTP). Chaque poste est pris en compte au prorata de son volume horaire de travail rapporté à celui d’un poste à temps complet. Par exemple, un salarié ayant occupé un poste donné durant six mois à 80 % compte pour 0,4 (=0,5*0,8) en EQTP.

Enquête Emploi : vise à observer de manière à la fois structurelle et conjoncturelle la situation des personnes sur le marché du travail. Elle s’inscrit dans le cadre des enquêtes européennes « Forces de travail » (Labour Force Survey). Il s’agit de la seule source statistique fournissant une mesure des concepts d’activité (emploi, chômage et inactivité) au sens du BIT et comparables entre tous les pays.

Intérim : l'opération de « travail intérimaire » (ou « intérim » ou « travail temporaire ») consiste à mettre à disposition provisoire d'entreprises clientes, des salariés qui, en fonction d'une rémunération convenue, sont embauchés et rémunérés à cet effet par l'entreprise de travail intérimaire (ou entreprise de travail temporaire). Elle se caractérise donc par une relation triangulaire entre l'entreprise de travail temporaire, l'entreprise cliente et le salarié, et implique la conclusion de deux contrats : un contrat de mise à disposition (entre l'entreprise de travail temporaire et l'entreprise cliente) et un contrat de mission (entre l'entreprise de travail temporaire et le salarié). Les salariés qui travaillent en intérim sont qualifiés d'intérimaires.

Secteur d’activité : regroupe des entreprises de fabrication, commerce ou service qui ont la même activité principale (au regard de la nomenclature d’activité économique considérée). L'activité d'un secteur n'est donc pas tout à fait homogène et comprend des productions ou services secondaires qui relèveraient d'autres items de la nomenclature que celui du secteur considéré. Au contraire, une branche regroupe des unités de production homogènes.

Secteur tertiaire : le secteur tertiaire est composé du :

    - tertiaire principalement marchand (commerce, transports, activités financières, services rendus aux entreprises, services rendus aux particuliers, hébergement-restauration, immobilier, information-communication) ;

   - tertiaire principalement non-marchand (administration publique, enseignement, santé humaine, action sociale).

Le périmètre du secteur tertiaire est de fait défini par complémentarité avec les activités agricoles et industrielles (secteurs primaire et secondaire).