Tableaux de l'économie françaiseÉdition 2018

Les Tableaux de l'économie française s'adressent à tous ceux qui souhaitent disposer d'un aperçu rapide et actuel sur la situation économique, démographique et sociale de la France.

Insee Références
Paru le : 27/02/2018
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Sommaire

Industrie automobile

Présentation

Entre 2015 et 2016, selon les sources du Comité des constructeurs français d’automobiles (CCFA), la production mondiale de l’ industrie automobile , mesurée par le nombre de véhicules produits, progresse de 5 % à 95,3 millions d’unités. Les taux de croissance les plus élevés sont observés en Asie et en Afrique (+ 8 %), et dans l’Union européenne (UE) (+ 3 %). La production se replie en Europe orientale (– 1 %) et en Amérique du Sud (– 11 %). En France, elle s’établit à 2,1 millions de véhicules (+ 6 %). Les 10 premiers constructeurs en terme de production totalisent 70 % de la production mondiale. Les groupes français Renault et PSA, qui figurent aux 9e et 10e rangs de ce classement, produisent 6,7 millions de voitures particulières et véhicules utilitaires légers en 2016 (+ 11 % par rapport à 2015), profitant de la reprise du marché européen. Ils représentent 7 % de la production mondiale, niveau inférieur au record de 10 % atteint en 2001.

Le marché automobile mondial, mesuré par les immatriculations de véhicules, accélère en 2016 (+ 5 %), établissant un nouveau record pour la septième année consécutive. La Chine, premier marché depuis 2009, constitue le moteur de cette croissance mondiale avec 30 % des unités vendues (+ 14 % entre 2015 et 2016). Les ventes progressent dans toutes les régions du monde, à l’exception de l’Amérique du fait de la crise du marché brésilien, du Japon, de la Corée du Sud et de l’Afrique. En France métropolitaine, la croissance des immatriculations s’établit à 5 % en 2016. Les ventes des constructeurs français hors de France, qui représentent 80 % de leurs débouchés, progressent plus vivement que les débouchés nationaux (+ 13 %, contre + 4 %).

Le déficit du solde extérieur des produits de l’industrie automobile se creuse en 2016, pour la 4e année consécutive, les importations progressant plus vite que les exportations. Il s’établit à – 6,7 milliards d’euros (Md€). Selon les sources du CCFA, les trois principaux pays destinataires des voitures particulières neuves en provenance de France sont européens : la Belgique (2,9 Md€), l’Allemagne (2,5 Md€) et l’Italie (2,2 Md€). Avec 8,1 Md€, l’Allemagne constitue en 2016 la principale provenance des importations de voitures particulières neuves en France.

La part de marché des immatriculations de voitures particulières neuves équipées d’un moteur diesel en France poursuit son recul en 2016 (52,1 %, après 57,2 % en 2015), en lien avec des facteurs objectifs (fiscalité moins favorable au diesel, surenrichissement des moteurs diesel suite à l’évolution des normes, développement de l’offre des moteurs essence 3 cylindres) mais aussi plus subjectifs (problème Volkswagen aux États-Unis).

En 2014, l’industrie automobile emploie 2,4 millions de personnes dans l’UE, dont 45 % dans la construction de véhicules automobiles. L’Allemagne totalise 35 % de ces effectifs, devant la France (10 %), l’Espagne, l’Italie et le Royaume-Uni (6 % environ chacun).

Tableaux et graphiques

Figure 1 – Principaux ratios du secteur automobile

en %
Principaux ratios du secteur automobile
2015
Taux de valeur ajoutée (VAHT/CAHT) 16,0
Taux d’exportation (exportations/CAHT) 60,0
Taux de marge 25,0
Taux d'investissement 16,0
Taux d'autofinancement 156,0
Intensité capitalistique1 (en milliers d'euros) 293,0
Frais de personnel par salarié (en milliers d'euros par EQTP2) 60,4
  • 1. Immobilisations corporelles/effectifs salariés en EQTP.
  • 2. Équivalent temps plein.
  • Champ : unités légales et entreprises profilées.
  • Source : Insee, Ésane.

Figure 2 – Immatriculations de voitures particulières neuves selon le constructeur

en milliers
Immatriculations de voitures particulières neuves selon le constructeur
2015 2016
en %
Voitures de marques françaises 1 040 1 078 53,5
dont : PSA Peugeot Citroën 558 559 27,7
         Renault 480 518 25,7
Voitures de marques étrangères 877 937 46,5
Total des immatriculations 1 917 2 015 100,0
  • Champ : France métropolitaine.
  • Source : CCFA.

Figure 3 – Immatriculations de voitures particulières neuves par type d'énergie

en milliers
Immatriculations de voitures particulières neuves par type d'énergie
2015 2016
en %
Diesel 1 097 1 050 52,1
Essence 739 883 43,8
Bicarburation (essence ; GPL ; GNV) 2 0 0,0
Hybride1 62 58 2,9
Autres2 18 23 1,1
Total 1 917 2 015 100,0
  • 1. Électricité + essence et électricité + gazole.
  • 2. Superéthanol, gaz naturel pour véhicule (GNV), électricité.
  • Champ : France métropolitaine.
  • Source : CCFA.

Figure 4 – Commerce extérieur des produits automobiles de 2000 à 2016

en milliards d'euros
Commerce extérieur des produits automobiles de 2000 à 2016
Solde (Caf - Fab) Exportations (Fab) Importations (Caf)
2000 10,26 43,60 33,33
2001 12,99 47,63 34,64
2002 12,87 48,97 36,10
2003 13,43 49,97 36,54
2004 14,19 54,30 40,11
2005 11,37 53,70 42,33
2006 8,10 52,40 44,30
2007 3,73 52,54 48,80
2008 -0,75 47,48 48,23
2009 -3,49 34,80 38,29
2010 -2,41 40,17 42,58
2011 -3,74 43,66 47,40
2012 -2,36 41,11 43,46
2013 -2,42 40,62 43,04
2014 -3,50 40,76 44,26
2015 -4,19 45,27 49,47
2016 -6,66 47,60 54,26
  • Source : Insee, comptes nationaux - base 2010.

Figure 4 – Commerce extérieur des produits automobiles de 2000 à 2016

Figure 5 – Production mondiale des constructeurs français d'automobiles

en milliers
Production mondiale des constructeurs français d'automobiles
2016 16/15 en % dont production en France
Voitures particulières 5 782 11,6 1 300
PSA Peugeot Citroën 2 723 6,1 906
Renault1 3 059 16,9 394
Véhicules utilitaires légers (jusqu'à 5 tonnes) 881 5,9 453
PSA Peugeot Citroën 430 3,2 103
Renault1 452 8,6 351
Véhicules industriels (plus de 5 tonnes)2 32 1,1 nd
  • nd : donnée non disponible.
  • 1. Y c. Dacia et Renault Samsung Motors.
  • 2. À partir de 2012, le périmètre des véhicules industriels porte sur les facturations de 7 tonnes et plus.
  • Champ : constructeurs français.
  • Source : CCFA.

Figure 6 – Répartition du chiffre d'affaires hors taxes du secteur automobile par branche d'activités en 2015

en %
Répartition du chiffre d'affaires hors taxes du secteur automobile par branche d'activités en 2015
Part du chiffre d'affaires
Industrie automobile 46,3
Commerce et réparation automobiles et motocycles 46,5
Activités des sièges sociaux ; conseil de gestion 2,4
Autres 4,8
  • Champ : unités légales et entreprises profilées.
  • Source : Insee, Ésane.

Figure 6 – Répartition du chiffre d'affaires hors taxes du secteur automobile par branche d'activités en 2015

Figure 7 – Immatriculations de voitures particulières neuves dans quelques pays de l'UE en 2016

Immatriculations de voitures particulières neuves dans quelques pays de l'UE en 2016
2016 16/15 en % Part du diesel en %
en milliers en %
Allemagne 3 352 22,9 4,5 45,8
Autriche 330 2,3 6,8 57,3
Belgique 539 3,7 7,6 52,0
Bulgarie 27 0,2 13,2 nd
Croatie 44 0,3 23,5 nd
Danemark 223 1,5 7,7 36,0
Espagne 1 147 7,8 10,9 56,9
Estonie 23 0,2 9,3 nd
Finlande 119 0,8 9,2 33,3
France1 2 015 13,8 5,1 52,1
Grèce 79 0,5 4,0 55,1
Hongrie 97 0,7 25,1 nd
Irlande 147 1,0 17,5 70,0
Italie 1 824 12,5 16,3 57,0
Lettonie 16 0,1 18,8 nd
Lituanie 20 0,1 18,8 nd
Luxembourg 51 0,3 9,2 65,0
Pays-Bas 383 2,6 -14,7 18,9
Pologne 418 2,9 18,6 nd
Portugal 207 1,4 16,2 65,1
Rép. tchèque 260 1,8 12,5 nd
Roumanie 95 0,6 17,0 nd
Royaume-Uni 2 693 18,4 2,3 47,7
Slovaquie 88 0,6 13,1 nd
Slovénie 59 0,4 -1,2 nd
Suède 372 2,5 7,9 51,5
UE2 14 628 100,0 6,8 49,9
  • nd : donnée non disponible.
  • 1. France métropolitaine.
  • 2. UE à 15 pays pour la part du diesel.
  • Source : ACEA.

Avertissement

Sauf mention contraire, les données nationales se réfèrent à la France métropolitaine et aux cinq départements d’outre-mer (sauf mention contraire Mayotte est inclus dans les données de la France).

Les données chiffrées sont parfois arrondies (selon les règles mathématiques). Le résultat arrondi d’une combinaison de données chiffrées (qui fait intervenir leurs valeurs réelles) peut se trouver légèrement différent de celui que donnerait la combinaison de leurs valeurs arrondies.

Les comparaisons internationales s’appuient en général sur les données issues d’organismes internationaux (Eurostat, ONU, etc.) qui peuvent diverger des sources produites par les instituts nationaux de statistiques, notamment pour l’Insee, pour les données françaises. En effet, ces organismes effectuent souvent des ajustements de champ ou de méthode, d’ampleur souvent réduite, afin de produire des données comparables d’un pays à l’autre.

Sauf précision contraire, les indicateurs relatifs à l’Union européenne (UE) figurant dans cet ouvrage portent sur l’UE à 28.

Définitions

Entreprise : le décret de décembre 2008 pris en application de la loi no 2008-776 de modernisation de l’économie du 4 août 2008 (dite LME) définit une entreprise comme la plus petite combinaison d’unités légales qui constitue une unité organisationnelle de production de biens et services jouissant d’une certaine autonomie de décision, notamment pour l’affectation de ses ressources courantes. Chaque groupe est, jusqu’à présent, considéré comme une seule entreprise. Il s’agit d’une approximation. En effet, certains conglomérats diversifiés devraient en toute rigueur être considérés comme plusieurs entreprises. Identifier des entreprises au sein des groupes complexes est un long travail appelé profilage. Le profilage des groupes est actuellement en cours. Il accroîtra le nombre des grandes entreprises et à la marge celui des autres catégories.

Emploi en équivalent temps plein (EQTP) : nombre total d'heures travaillées dans l'activité considérée divisé par la moyenne annuelle des heures travaillées dans des emplois à plein temps.

Immatriculation : mouvement de mutation d’un véhicule avec émission d’une nouvelle carte grise. Ces mouvements incluent les immatriculations de véhicules neufs (c’est-à-dire dont le propriétaire est le premier depuis la mise en circulation du véhicule), ainsi que les immatriculations de véhicules d’occasion (nouveau propriétaire depuis la première mise en circulation). Les immatriculations ne comprennent pas les mouvements de rectification des informations sur les véhicules avec ou sans émission de carte grise. À compter d’avril 2009, les véhicules bénéficient d’une immatriculation à vie. Cela n’affecte pas la définition statistique de l’immatriculation d’occasion ; les immatriculations concernent les véhicules neufs ou les ventes de véhicules d’occasion bien que ces derniers ne changent pas de numéro. Ces mouvements sont relatifs à la série dite normale, c’est à dire hors transit temporaire, immatriculation temporaire, militaire, corps diplomatique.

Industrie automobile : concerne aussi bien les constructeurs de voitures particulières, de véhicules de loisir, de véhicules utilitaires que les équipementiers spécialisés, les carrossiers, les assembleurs ou les prestataires de services d’aménagement de véhicules automobiles. Cette activité intègre donc la filière complète, y compris moteurs et organes mécaniques en amont, dès lors qu’ils sont principalement destinés à des véhicules automobiles. La construction automobile mêle étroitement des producteurs intégrés, des concepteurs, des assembleurs, des donneurs d’ordre et des sous-traitants, ainsi que des prestataires de services d’aménagement de véhicules automobiles. Cette industrie correspond à la division 29 de la NAF rév. 2.

Profilage : analyse des groupes afin d’identifier en leur sein, par delà leur organisation juridique en unités légales, des entreprises pertinentes au sens économique.

Taux d’autofinancement : rapport de l’épargne brute à la formation brute de capital fixe (FBCF).

Taux de marge : rapport de l’excédent brut d’exploitation (EBE) à la valeur ajoutée.

Taux d’investissement : rapport de l’investissement à la valeur ajoutée.

Unité légale : entité juridique de droit public ou privé. Cette entité juridique peut être une personne morale, dont l’existence est reconnue par la loi indépendamment des personnes ou des institutions qui la possèdent ou qui en sont membres ou une personne physique, qui, en tant qu’indépendant, peut exercer une activité économique. Elle est obligatoirement déclarée aux administrations compétentes (Greffes des tribunaux, Chambres de commerce et d’industrie, Chambres de Métiers, Organismes de sécurité sociale, DGFiP, etc) pour exister. L’existence d’une telle unité peut ne dépendre que du choix des propriétaires ou de ses créateurs et n’exister que pour des raisons organisationnelles, juridiques ou fiscales. L’unité légale est l’unité principale enregistrée dans Sirene et connue des différentes administrations. Cette définition de l’unité légale ne doit pas être confondue avec celle de l’entreprise, considérée comme unité statistique.

Véhicule industriel : véhicule de moins de 3,5 tonnes de poids total en charge autorisé (PTAC), n’ayant ni siège arrière ni point d’ancrage de sièges arrière. Il peut s’agir d’une camionnette, d’un fourgon, d’un dérivé de voiture particulière. Les carrosseries peuvent être aménagées pour des utilisations particulières (exemple : bennes).

Véhicule utilitaire léger : véhicule servant en principe au transport des marchandises et ayant un poids total autorisé en charge jusqu’à cinq tonnes. Les minibus (jusqu’à cinq tonnes) sont compris dans cette catégorie.

Voiture particulière : véhicule à moteur ayant au moins quatre roues, servant uniquement au transport de personnes et comportant, outre le siège du conducteur, huit places assises au maximum.