Tableaux de l'Économie FrançaiseÉdition 2016

Les tableaux de l'économie française s'adressent à tous ceux qui souhaitent disposer d'un aperçu rapide et actuel sur la situation économique, démographique et sociale de la France.

Insee Références
Paru le : 01/03/2016
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Sommaire

Banques - Assurances

Insee Références
Paru le : 01/03/2016

Présentation

La valeur ajoutée des sociétés financières marque le pas en 2014 mais les évolutions sont contrastées au sein du secteur.

La valeur ajoutée des banques et des fonds d'investissement continue de croître en 2014 à un rythme proche de celui de 2013 (+ 6,4 % après + 6,0 %). Cette croissance de l'activité est surtout imputable à la diminution des taux d'intérêt, qui se traduit par une augmentation des marges d'intermédiation. Pour la troisième année de suite, c'est la production de services d'intermédiation financière indirectement mesurés (Sifim) qui contribue à l'essentiel de la hausse de la valeur ajoutée des intermédiaires financiers, laquelle progresse en 2014 de 4,2 milliards d'euros. La production de services explicitement facturés à la clientèle est également orientée à la hausse.

À l'inverse, la valeur ajoutée des sociétés d'assurance baisse très nettement (- 27,4 % après + 17,5 % en 2013). La production de services des sociétés d'assurance baisse de 3,2 % en valeur après une hausse de 4 % en 2013. Cette baisse est entièrement due à la diminution des rendements de l'assurance-vie, les encours étant en augmentation de 4,0 % sur l'année. En effet, la baisse générale des taux de rendement des principaux instruments d'épargne financière des ménages a renforcé l'attractivité de l'assurance-vie qui enregistre une collecte nette en forte progression en 2014 (+ 8 % sur les cotisations par rapport à 2013 et - 1 % sur les prestations et rachats). Les ménages ont continué de concentrer leurs placements sur les contrats en euros, dont le capital est garanti. Néanmoins, l'érosion des taux servis sur ces contrats et les anticipations d'évolution des cours des actions semblent avoir contribué à un regain d'intérêt pour les contrats en unités de compte, dont le flux a plus que doublé en 2014. Parallèlement, les cotisations d'assurance-dommages augmentent de 2,3 % en 2014 sur l'ensemble du marché alors que les indemnités attendues par les assureurs ont progressé davantage (+ 3,9 %). Les primes au titre des risques liés à l'habitation augmentent de 4 %, comme en 2013. La croissance des cotisations au titre de l'assurance automobile en 2014 est de 2 %, mais reste limitée : avec la perspective d'une intensification de la concurrence liée à l'entrée en vigueur en 2015 de la loi Hamon (qui assouplit les procédures de résiliation des contrats d'assurance), les assureurs s'efforcent de fidéliser leur clientèle en évitant les hausses de prix.

Le taux de croissance annuel des crédits aux ménages est quasi inchangé en France en 2014. Le ralentissement des crédits à l'habitat est contrebalancé par la reprise des crédits à la consommation. Les crédits immobiliers ont ralenti en liaison avec les baisses de l'investissement en logement et, sur le marché de l'immobilier ancien, du nombre de transactions et des prix. Comme les années précédentes, la France connait une distribution de crédits aux ménages plus dynamique qu'en Allemagne (+ 1,6 %) alors que la contraction se poursuit en Espagne (- 3,8 %) et en Italie (- 0,5 %).

Tableaux et graphiques

T16F203T9 – Moyens de paiement de masse en 2014

Moyens de paiement de masse en 2014
Opérations quotidiennes en milliers Montants quotidiens en millions d'euros
Chèques 7 555 3 662
Virements 7 927 11 185
LCR et BOR1 277 964
Débits directs2 9 033 3 865
Paiements par cartes3 27 405 1 248
Retraits par cartes3 2 409 149
Total 54 607 21 073
  • 1. Lettre de change relevé et billet à ordre relevé.
  • 2. Prélèvements, TIP et télérèglements.
  • 3. Y c. les paiements et les retraits effectués en France et à l'étranger avec des cartes interbancaires et privatives émises en France.
  • Source : Banque de France.

T16F203T10 – Établissements de crédit agréés

Établissements de crédit agréés
Au 31 décembre 2013 (r) 2014
Banques 190 187
Banques mutualistes ou coopératives 92 91
Caisses de crédit municipal 18 18
Banques1 300 296
Établissements de crédit spécialisés2 250 106
Autres établissements 66 66
Total 616 468
  • r : données révisées.
  • 1. Établissements habilités à traiter toutes opérations de banque.
  • 2. Ex-sociétés financières à fin 2013.
  • Source : Banque de France.

T16F203T11 – Compte non financier des intermédiaires financiers

en milliards d'euros
Compte non financier des intermédiaires financiers
2013 2014 14/13 en %
Production (a) 130,5 135,4 3,7
Sifim (a1) 50,3 53,6 6,5
Production facturée (a2) 78,8 80,4 2,0
Production pour compte propre (a3) 1,3 1,4 1,8
Consommation intermédiaire (b) 64,6 65,3 1,1
Valeur ajoutée brute (c = a - b) 65,9 70,1 6,4
Salaires et cotisations sociales (y c. imputées) (d1) 34,0 34,1 0,4
Impôts liés à la production -subventions d'exploitation (d2) 4,4 4,0 -9,2
Excédent brut d'exploitation (e = c - d1 - d2) 27,5 32,0 16,4
Intérêts reçus (f) 138,3 125,6 -9,2
Dividendes reçus (g) 27,6 29,6 7,3
Bénéfices réinvestis d'investissements directs à l'étranger (nets) (h) 1,8 1,8 3,7
Intérêts versés (i) 129,9 122,2 -5,9
Dividendes versés (j) 13,0 12,4 -4,7
Solde des revenus primaires (m) 31,5 32,9 4,6
Impôts courants (n) 10,9 9,7 -10,9
Formation brute de capital fixe (q) 12,2 12,9 6,2
Autres transferts courants divers (r) -0,5 -4,8 7,9
Capacité de financement (s) 9,6 7,4 -22,8
Ratios (en %)
Taux de valeur ajoutée (c/a) 50,5 51,8 ///
Part des Sifim dans la production (a1/a) 38,6 39,6 ///
Part des services facturés dans la production (a2/a) 60,4 59,4 ///
Taux de marge (e / c) 41,7 45,6 ///
Taux d'investissement (q / c) 18,5 18,5 ///
  • /// : absence de résultat due à la nature des choses.
  • Sources : Banque de France ; Insee, comptes nationaux - base 2010.

T16F203T12 – Compte non financier des sociétés d'assurance

en milliards d'euros
Compte non financier des sociétés d'assurance
2013 2014 14/13 en %
Production (a) 63,4 61,4 -3,2
Assurance-vie (a1) 17,9 15,3 -14,7
Assurance-dommages (a2) 34,2 34,3 0,2
Réassurance (a3) 4,9 5,7 15,9
Autres activités (logement, auxiliaires financiers, informatique) (a4) 6,3 6,1 -3,5
Consommation intermédiaire (b) 46,2 48,9 6,0
Valeur ajoutée brute (c = a -b) 17,2 12,5 -27,6
Salaires et cotisations sociales (y c. imputées) (d1) 9,8 9,9 0,5
Impôts liés à la production -subventions d'exploitation (d2) 1,2 1,1 -8,3
Excédent brut d'exploitation (e = c -d1 -d2) 6,2 1,5 -75,9
Solde des revenus primaires 5,5 1,4 -75,1
Capacité / besoin de financement -2,8 -4,6 ///
Ratios (en %)
Taux de valeur ajoutée (c/a) 27,2 20,3 ///
Part de la rémunération des salariés dans la valeur ajoutée brute (d1/c) 57,0 79,2 ///
  • /// : absence de résultat due à la nature des choses.
  • Source : Insee, comptes nationaux - base 2010.

Pour en savoir plus

« L'économie française », Insee Références, édition 2015.

« Les comptes de la Nation en 2014 - Le PIB croît légèrement, le pouvoir d'achat des ménages accélère », Insee Première n° 1549, mai 2015.

« Rapport annuel 2014 », Banque de France, mai 2015.

Pour en savoir plus