Tableaux de l'économie françaiseÉdition 2019

Les Tableaux de l'économie française s'adressent à tous ceux qui souhaitent disposer d'un aperçu rapide et actuel sur la situation économique, démographique et sociale de la France.

Insee Références
Paru le : Paru le 26/03/2019
Tableaux de l'Économie Française - mars 2019
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Sommaire

Commerce

Présentation

En 2017, les secteurs du commerce conservent une activité dynamique, favorisée par l’accélération de l’investissement des entreprises (+ 4,1 %, après + 3,4 % en 2016), tandis que les dépenses de consommation des ménages décélèrent nettement en volume (+ 1,0 %, après + 2,1 %). Les exportations en volume accélèrent fortement (+ 4,5 %, après + 1,5 %), permettant une contribution positive du commerce extérieur à la croissance, profitant aux entreprises commerciales en France.

Dans le commerce de gros , l’activité progresse dans la quasi-totalité des secteurs et les prix repartent à la hausse pour la première fois depuis cinq ans, portés notamment par ceux des carburants. Les ventes en gros de biens d’équipement bénéficient de la hausse marquée de l’investissement des entreprises. L’activité des grossistes en biens domestiques décélèrent en lien avec la baisse de la consommation. Après quatre années de hausse soutenue, l’activité des intermédiaires ralentit également. Seule l’activité des grossistes en produits agricoles bruts et animaux vivants se dégrade en 2017, pénalisée par les mauvaises récoltes de céréales de 2016.

En 2017, la situation du commerce et de la réparation automobiles continue de s’améliorer nettement. Les prix remontent, tirés par ceux des automobiles et des motocycles.Le dynamisme de l’activité est imputable aux ventes du commerce automobile. Contrairement aux années passées, les constructeurs de groupes français tirent davantage parti de la progression des ventes de voitures particulières neuves ; leur part de marché atteint 54,5 %. Les ventes sont particulièrement bien orientées sur le segment des véhicules de gamme supérieure et les véhicules de luxe. Le commerce d’équipement automobile est également très dynamique.

En 2017, les ventes du commerce de détail continuent d’augmenter en volume, mais à un rythme un peu moins rapide qu’en 2016. Les prix des marchandises vendues au détail augmentent pour la première fois depuis 2013. Le commerce alimentaire spécialisé retrouve son dynamisme. Les ventes des petites surfaces généralistes sont en hausse. À l’inverse, l’activité des grandes surfaces, qui représente les deux tiers des ventes alimentaires, est en berne. Dans son ensemble, le commerce non alimentaire en magasin ralentit légèrement. Les ventes ralentissent pour l’équipement du foyer et reculent pour l’habillement-chaussure. En revanche, les ventes dans les grands magasins rebondissent, bénéficiant du retour des touristes étrangers. Le commerce hors magasin progresse nettement en 2017 sous l’effet du développement de la vente à distance portée par le e-commerce.

Dans ce contexte de croissance, l’emploi salarié augmente entre fin 2016 et fin 2017 dans les secteurs du commerce. Environ 3,1 millions de salariés travaillent dans le commerce ; ils représentent 20 % des salariés des secteurs principalement marchands. Plus de la moitié d’entre eux exercent dans le commerce de détail et un peu moins d’un tiers dans le commerce de gros.

Tableaux et graphiques

Figure 1Parts de marché du commerce de détail selon la forme de vente

en % de la valeur TTC
Parts de marché du commerce de détail selon la forme de vente (en % de la valeur TTC)
Produits alimentaires (hors tabac) Produits non alimentaires
2016 2017 (p) 2016 2017 (p)
Alimentation spécialisée1 17,7 18,4 0,6 0,7
   Boulangeries-pâtisseries 6,8 7,1
   Boucheries-charcuteries 4,2 4,1
   Autres magasins d'alim. spécialisée 6,7 7,1
Petites surfaces d’alim. générale et magasins de produits surgelés 6,1 6,4
Grandes surfaces d’alim. générale 65,5 64,7 13,4 13,2
   dont : supermarchés 28,4 28,3 5,1 5,0
          hypermarchés 36,3 35,5 8,0 7,9
Grands magasins et autres magasins non alim. non spécialisés 0,2 0,3 2,8 2,9
Magasins non alimentaires spécialisés (y c. pharmacies) 1,2 1,2 58,0 57,5
   Carburant 0,3 0,3 4,1 4,3
   Pharmacies2 0,1 0,1 10,4 10,2
   Autres 0,8 0,7 43,4 43,0
Commerce hors magasin 7,2 7,3 7,3 7,6
   Éventaire et marché 2,3 2,3 0,4 0,4
   Vente à distance 3,7 3,9 5,4 5,6
   Autres formes 1,1 1,1 1,5 1,5
Commerce de détail et artisanat commercial 97,9 98,1 82,1 81,8
Ventes au détail du commerce automobile3 0,0 0,0 10,1 10,4
Autres ventes au détail4 2,1 1,9 7,8 7,8
Ensemble des ventes au détail 100,0 100,0 100,0 100,0
  • p : données provisoires.
  • 1. Y c. artisanat commercial.
  • 2. Pharmacies et commerces d'articles médicaux et orthopédiques.
  • 3. Ne comprend pas les ventes et réparations automobiles, inclut seulement les ventes et réparations de motocycles et les ventes de produits liés à l'automobile.
  • 4. Commerce de gros, prestataires de services et ventes directes des producteurs.
  • Note : l'activité de certaines grandes entreprises peut relever de plusieurs formes de vente : hypermarchés, supermarchés et petites surfaces d'alimentation.
  • Source : Insee, comptes du commerce, base 2014.

Figure 2Activité commerciale selon le secteur d'activité

Activité commerciale selon le secteur d'activité
Valeur en milliards d'euros Évolution des ventes en volume aux prix de l'année précédente en %
2017 (p) 16/15 17/16 (p)
Commerce de détail¹ ² 507,4 1,6 1,2
Alimentation spéc. et artisanat comm. 46,5 0,2 3,7
Petites surf. d’alim. gén. et mag. de prod. surg. 13,7 2,2 5,0
Grandes surfaces d’alim. générale 174,0 0,6 -1,2
Grands mag. et autres mag. non alim. non spéc. 11,1 0,7 6,9
Magasins non alim. spécialisés (y c. pharmacie) 220,1 2,7 1,3
   Carburants 16,6 6,7 -1,3
   Technologie de l'info. et de la comm. 8,1 3,2 4,6
   Équipement du foyer 50,9 4,5 1,4
   Culture, loisirs 25,0 6,6 1,9
   Autres comm. de détail en magasin spéc. 119,5 0,6 1,3
      Habillement-chaussures 37,8 -0,7 -1,0
      Autres équip. de la personne 20,3 -1,0 2,0
      Pharmacies, articles médicaux et orthop. 37,6 4,4 1,9
      Autres magasins spécialisés 23,8 -2,0 3,6
Commerce hors magasin 42,0 2,4 5,2
Comm. et réparation automobiles¹ 127,4 5,7 4,9
Comm. de véhicules automobiles 91,6 7,1 5,1
Entretien et réparation automobile 21,6 2,4 2,8
Comm. de gros d’équip. automobiles 1,9 0,6 7,0
Comm. de détail d’équip. automobiles 8,4 1,6 9,8
Comm. et réparation de motocycles 3,9 3,3 2,2
Commerce de gros³ 647,9 3,6 2,4
   dont produits agricoles bruts 61,6 1,7 -4,3
         produits alim., de boissons et de tabac 148,5 6,9 3,5
         biens domestiques 147,2 2,9 1,0
         équipements de l'info. et de la comm. 47,7 1,9 6,9
         autres équipements industriels 89,9 2,5 4,8
         autres commerces de gros spécialisés 127,0 1,2 2,9
Intermédiaires du commerce 126,7 3,1 1,0
  • p : données provisoires.
  • 1. Ventes de marchandises TTC.
  • 2. Ventes de marchandises au détail y c. ventes de l'artisanat commercial : boulangeries, pâtisseries, charcuteries.
  • 3. Ventes de marchandises HT ; y c. secteurs du commerce de gros de produits divers.
  • Note : répartition par secteur d'établissement pour le commerce de détail et le commerce et réparation d'automobiles, répartition par secteur d'entreprise pour le commerce de gros.
  • Source : Insee, comptes du commerce, base 2014.

Figure 3Emploi salarié dans le commerce

effectifs en milliers
Emploi salarié dans le commerce (effectifs en milliers )
Au 31 décembre 2000 2005 2017 (p)
Commerce et réparation automobiles 390 401 381
Commerce de gros 996 1 011 969
Commerce de détail1 1 526 1 646 1 793
Total 2 912 3 058 3 144
  • p : données provisoires.
  • 1. Hors activités de réparation.
  • Champ : France hors Mayotte, hors artisanat commercial.
  • Source : Insee, estimations d'emploi.

Figure 4Chiffre d'affaires du commerce selon le secteur d'activité au sein de l'UE en 2017

en milliards d'euros
Chiffre d'affaires du commerce selon le secteur d'activité au sein de l'UE en 2017 (en milliards d'euros)
Pays Commerce automobile Commerce de gros Commerce de détail Total
Allemagne 271,3 1 230,3 560,2 2 061,8
Autriche 37,3 146,7 66,5 250,5
Belgique 96,0 250,3 91,5 437,9
Bulgarie 4,6 39,6 15,3 59,5
Chypre 0,9 5,6 5,7 12,2
Croatie 3,9 16,2 13,5 33,5
Danemark 24,6 112,4 44,6 181,5
Espagne 84,6 446,0 227,6 758,2
Estonie 3,3 15,5 6,7 25,5
Finlande 17,4 61,9 38,2 117,5
France 186,7 667,9 469,2 1 323,8
Grèce 6,5 56,9 40,7 104,1
Hongrie 13,6 52,2 31,3 97,1
Irlande 17,7 131,9 40,6 190,2
Italie 132,9 559,7 322,7 1 015,3
Lettonie 2,1 18,4 7,4 27,9
Lituanie 3,7 21,5 10,7 35,9
Luxembourg 4,3 72,5 8,3 85,1
Malte 0,5 5,5 2,6 8,6
Pays-Bas 70,2 484,4 115,8 670,5
Pologne 46,0 231,1 119,4 396,4
Portugal 20,3 67,5 49,1 136,9
Rép. tchèque 21,1 90,0 41,5 152,7
Roumanie 10,9 63,6 44,9 119,4
Royaume-Uni 226,6 910,9 463,6 1 601,1
Slovaquie 6,8 30,5 20,1 57,4
Slovénie 6,0 14,4 13,5 33,9
Suède 49,1 166,7 78,0 293,8
UE¹ 1 319,1 5 725,5 2 865,9 9 910,5
  • 1. Données 2016.
  • Note : données 2017 provisoires ; données selon la Nace rév. 2.
  • Source : Eurostat (extraction du 12 décembre 2018).

Avertissement

Sauf mention contraire, les données nationales se réfèrent à la France métropolitaine et aux cinq départements d’outre-mer (sauf mention contraire Mayotte est inclus dans les données de la France).

Les données chiffrées sont parfois arrondies (selon les règles mathématiques). Le résultat arrondi d’une combinaison de données chiffrées (qui fait intervenir leurs valeurs réelles) peut se trouver légèrement différent de celui que donnerait la combinaison de leurs valeurs arrondies.

Les comparaisons internationales s’appuient en général sur les données issues d’organismes internationaux (Eurostat, ONU, etc.) qui peuvent diverger des sources produites par les instituts nationaux de statistiques, notamment pour l’Insee, pour les données françaises. En effet, ces organismes effectuent souvent des ajustements de champ ou de méthode, d’ampleur souvent réduite, afin de produire des données comparables d’un pays à l’autre.

Sauf précision contraire, les indicateurs relatifs à l’Union européenne (UE) figurant dans cet ouvrage portent sur l’UE à 28.

Définitions

Artisanat commercial : regroupe les entreprises ayant pour activité la charcuterie, la boulangerie, la boulangerie-pâtisserie, la pâtisserie, la cuisson de produits de boulangerie.

Commerce : consiste à acheter des produits à des tiers pour la revente en état, sans transformation (ou après transformations mineures). L’activité des intermédiaires du commerce qui mettent en rapport les acheteurs et les vendeurs (ou bien exécutent des opérations commerciales pour le compte d’un tiers), sans être propriétaires des produits concernés, fait partie du commerce.

Commerce de détail : consiste à vendre des marchandises dans l'état où elles sont achetées (ou après transformations mineures) généralement à une clientèle de particuliers, quelles que soient les quantités vendues. Outre la vente, cette activité de commerce de détail peut aussi recouvrir la livraison et l’installation chez le client.

Commerce de gros : consiste à acheter, entreposer et vendre des marchandises généralement à des détaillants, à des utilisateurs professionnels ou des collectivités, voire à d’autres grossistes ou intermédiaires, et ce quelles que soient les quantités vendues.

Commerce et réparation d’automobiles : comprennent le commerce de grosou le commerce de détail, sous toutes leurs formes, en neuf comme en occasion, de véhicules automobiles, y compris véhicules utilitaires et motos, de leurs pièces, ainsi que les services de réparation et de maintenance de ces véhicules.

Grand magasin : établissement de vente au détail qui réalise moins du tiers de ses ventes en alimentation et dont la surface de vente est supérieure ou égale à 2 500 m2.

Hypermarché : établissement de vente au détail en libre-service qui réalise plus du tiers de ses ventes en alimentation et dont la surface de vente est supérieure ou égale à 2 500 m2.

Intermédiaires du commerce de gros : mettent en rapport vendeurs et acheteurs professionnels souhaitant échanger une marchandise (et non un service) ou qui exécutent des opérations commerciales pour le compte de tiers, y compris sur l'internet : commissionnaires, courtiers, agents commerciaux, représentants non salariés, centrales d'achats, etc. Les intermédiaires du commerce de gros n'achètent ni ne vendent de marchandises, ils mettent à disposition un service. Ils ne sont donc pas propriétaires de la marchandise échangée. Ils sont rémunérés à la commission, proportionnellement au volume d'affaires traitées.

Supermarché : établissement de vente au détail en libre-service réalisant plus des deux tiers de son chiffre d'affaires en alimentation et dont la surface de vente est comprise entre 400 et 2 500 m2.