Tableaux de l'économie françaiseÉdition 2019

Les Tableaux de l'économie française s'adressent à tous ceux qui souhaitent disposer d'un aperçu rapide et actuel sur la situation économique, démographique et sociale de la France.

Insee Références
Paru le : Paru le 26/03/2019
Tableaux de l'Économie Française - mars 2019
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Sommaire

Régions - Départements

Présentation

Au 1er janvier 2019, la population de la France atteint 67,0 millions d’habitants dont 2,2 millions dans les cinq départements d’outre-mer (DOM).

Entre 2011 et 2019, la population est en hausse dans toutes les régions , sauf en Martinique, en Guadeloupe et en Bourgogne-Franche-Comté. En France métropolitaine, sous l’effet des migrations avec les autres régions et l’étranger, les écarts de croissance sont importants entre les régions les plus dynamiques : Corse (+ 0,9 % par an), Occitanie (+ 0,7 %), Pays de la Loire et Auvergne-Rhône-Alpes (+ 0,6 % par an) et les régions où la croissance démographique, uniquement portée par les excédents naturels, ne dépasse pas 0,0 % (Normandie, Grand Est, Centre-Val de Loire et Hauts-de-France).

En 2017, 256 500 personnes vivent à Mayotte. Depuis 2012, la croissance de la population y est particulièrement dynamique et s’est renforcée (+ 3,8 % par an en moyenne, après + 2,7 % sur la période 2007-2012). Elle est principalement portée par un fort excédent des naissances sur les décès. L’écart se creuse avec la Guyane, en deuxième position, dont la population croît de 2,8 % par an en moyenne entre 2011 et 2019 en lien avec un solde naturel très élevé. Avec plus de 700 habitants au km2, Mayotte est le territoire le plus densément peuplé hors Île-de-France.

Entre 2011 et 2019, les trajectoires démographiques départementales sont plus différenciées que celles des régions. Les départements qui bénéficient des plus forts taux de croissance se situent dans les régions où le solde migratoire apparent est excédentaire (littoral atlantique, Occitanie, Est de la région Auvergne-Rhône-Alpes) et dans les régions bénéficiant d’un fort excédent naturel (Île-de-France, Guyane, La Réunion).

Onze départements (hors Mayotte) affichent une croissance annuelle moyenne supérieure ou égale à 1 %. La Guyane est en tête de ce classement, suivie de la Gironde, la Haute-Savoie, la Haute-Garonne, l’Hérault, la Loire-Atlantique, la Corse-du-Sud, l’Ain, la Seine-Saint-Denis, l’Ille-et-Vilaine et le Rhône.

À l’opposé, la population baisse d’au moins 0,1 % par an dans 30 départements, contre 24 entre 2011 et 2016 et 10 entre 2006 et 2011. Paris fait partie de ces départements, avec une perte de population en moyenne chaque année de 0,5 % de 2011 à 2016 (– 11 900 habitants par an) alors qu’elle en gagnait 0,6 % par an (+ 13 700) entre 2006 et 2011. Paris subit une nette dégradation de son déficit migratoire apparent qui n’est plus compensé par l’excédent naturel.

Les départements en baisse se répartissent majoritairement le long d’une ligne allant des Ardennes au Lot, souvent qualifiée de « diagonale du vide ». Entre 2011 et 2016, au nord-est et au centre, ces départements souffrent d’un déficit migratoire qui tend à s’aggraver et qui est de moins en moins atténué par un excédent des naissances sur les décès. Au contraire, dans le Massif central (Allier, Lozère, Corrèze, Lot, Cantal, Creuse), les arrivées sont supérieures aux départs et c’est le déficit naturel très défavorable, héritage d’une structure par âge vieillissante, qui porte la baisse de la population.

Tableaux et graphiques

Figure 1Population par région

Population par région
Estimations de population au 1er janvier 20191 en milliers Variation annuelle moyenne 19/11 en % Densité moyenne au 1er janvier 2019 en hab/km2
Totale Due au solde naturel Due au solde apparent des entrées et des sorties 2
Auvergne-Rhône-Alpes 8 026,7 0,6 0,4 0,2 115
Bourgogne-Franche-Comté 2 795,3 -0,1 0,0 -0,1 58
Bretagne 3 329,4 0,4 0,0 0,4 122
Centre-Val de Loire 2 566,8 0,0 0,1 -0,1 66
Corse 339,2 0,9 0,0 0,9 39
Grand Est 5 518,2 0,0 0,2 -0,2 96
Hauts-de-France 5 978,3 0,0 0,4 -0,4 188
Île-de-France 12 213,4 0,4 0,9 -0,5 1 017
Normandie 3 319,1 0,0 0,1 -0,1 111
Nouvelle-Aquitaine 5 987,0 0,5 -0,1 0,6 71
Occitanie 5 892,8 0,7 0,1 0,6 81
Pays de la Loire 3 786,5 0,6 0,3 0,3 118
Provence-Alpes-Côte d'Azur 5 059,5 0,4 0,2 0,2 161
France métropolitaine 64 812,1 0,3 0,3 0,0 119
Guadeloupe 382,7 -0,7 0,4 -1,1 225
Guyane 296,7 2,8 2,3 0,5 4
La Réunion 866,5 0,6 1,1 -0,5 346
Martinique 364,4 -0,9 0,3 -1,2 323
Mayotte 270,4 nd nd nd 723
France y c. Mayotte 66 992,7 nd nd nd 106
France hors Mayotte 66 722,3 0,3 0,3 0,0 105
  • nd : donnée non disponible.
  • 1. Résultats provisoires arrêtés fin 2018.
  • 2. Le solde apparent des entrées et des sorties est calculé comme la différence entre la variation de population et le solde naturel.
  • Sources : IGN ; Insee, estimations de population, code officiel géographique.

Figure 2Population par département

Population par département ( )
Estimation de population au 1er janvier 20191 en milliers Variation annuelle moyenne 19/11 en %
01 Ain 653,7 1,0
02 Aisne 528,0 -0,3
03 Allier 333,1 -0,4
04 Alpes-de-Hte-Pce 162,0 0,1
05 Hautes-Alpes 141,8 0,3
06 Alpes-Maritimes 1 080,9 0,0
07 Ardèche 327,0 0,4
08 Ardennes 267,4 -0,7
09 Ariège 152,3 0,0
10 Aube 309,1 0,2
11 Aude 368,0 0,3
12 Aveyron 277,9 0,1
13 Bouches-du-Rhône 2 035,4 0,4
14 Calvados 691,7 0,1
15 Cantal 143,6 -0,3
16 Charente 350,2 -0,1
17 Charente-Maritime 646,0 0,4
18 Cher 300,2 -0,5
19 Corrèze 241,0 -0,1
2A Corse-du-Sud 158,8 1,1
2B Haute-Corse 180,4 0,8
21 Côte-d'Or 532,9 0,2
22 Côtes-d'Armor 596,5 0,0
23 Creuse 117,3 -0,5
24 Dordogne 409,5 -0,2
25 Doubs 539,5 0,2
26 Drôme 517,4 0,7
27 Eure 606,4 0,4
28 Eure-et-Loir 431,4 0,0
29 Finistère 905,2 0,1
30 Gard 745,8 0,5
31 Haute-Garonne 1 390,5 1,2
32 Gers 189,3 0,0
33 Gironde 1 620,2 1,3
34 Hérault 1 165,4 1,2
35 Ille-et-Vilaine 1 076,3 1,0
36 Indre 217,3 -0,7
37 Indre-et-Loire 608,4 0,3
38 Isère 1 262,1 0,5
39 Jura 258,6 -0,1
40 Landes 409,3 0,7
41 Loir-et-Cher 330,7 0,0
42 Loire 762,2 0,2
43 Haute-Loire 226,8 0,1
44 Loire-Atlantique 1 425,6 1,2
45 Loiret 678,7 0,4
46 Lot 171,8 -0,2
47 Lot-et-Garonne 330,2 0,0
48 Lozère 75,7 -0,2
49 Maine-et-Loire 815,3 0,4
50 Manche 492,6 -0,2
51 Marne 567,2 0,0
52 Haute-Marne 173,0 -0,7
53 Mayenne 305,0 -0,1
54 Meurthe-et-Moselle 731,8 0,0
55 Meuse 184,5 -0,6
56 Morbihan 751,3 0,4
57 Moselle 1 036,2 -0,1
58 Nièvre 201,5 -1,0
59 Nord 2 592,2 0,1
60 Oise 825,2 0,3
61 Orne 279,8 -0,5
62 Pas-de-Calais 1 463,2 0,0
63 Puy-de-Dôme 656,6 0,4
64 Pyrénées-Atlantiques 679,4 0,4
65 Hautes-Pyrénées 225,2 -0,2
66 Pyrénées-Orientales 481,7 0,8
67 Bas-Rhin 1 126,5 0,3
68 Haut-Rhin 761,5 0,1
69 Rhône 1 882,3 1,0
70 Haute-Saône 233,4 -0,3
71 Saône-et-Loire 549,8 -0,1
72 Sarthe 561,6 -0,1
73 Savoie 432,7 0,4
74 Haute-Savoie 829,0 1,3
75 Paris 2 140,5 -0,6
76 Seine-Maritime 1 248,6 0,0
77 Seine-et-Marne 1 421,7 0,8
78 Yvelines 1 436,6 0,2
79 Deux-Sèvres 374,9 0,1
80 Somme 569,7 0,0
81 Tarn 387,6 0,3
82 Tarn-et-Garonne 261,6 0,8
83 Var 1 075,6 0,8
84 Vaucluse 563,8 0,4
85 Vendée 679,0 0,7
86 Vienne 437,4 0,3
87 Haute-Vienne 371,6 -0,1
88 Vosges 361,0 -0,6
89 Yonne 336,5 -0,2
90 Territoire de Belfort 143,1 0,0
91 Essonne 1 314,8 0,9
92 Hauts-de-Seine 1 606,1 0,2
93 Seine-Saint-Denis 1 654,5 1,0
94 Val-de-Marne 1 395,2 0,6
95 Val-d'Oise 1 243,9 0,7
France métropolitaine 64 812,1 0,3
971 Guadeloupe 382,7 -0,7
972 Martinique 364,4 -0,9
973 Guyane 296,7 2,8
974 La Réunion 866,5 0,6
975 Mayotte 270,4 nd
France y c. Mayotte 66 992,7 nd
France hors Mayotte 66 722,3 0,3
  • nd : donnée non disponible.
  • 1. Résultats provisoires arrêtés fin 2018.
  • Source : Insee, estimations de population.

Avertissement

Sauf mention contraire, les données nationales se réfèrent à la France métropolitaine et aux cinq départements d’outre-mer (sauf mention contraire Mayotte est inclus dans les données de la France).

Les données chiffrées sont parfois arrondies (selon les règles mathématiques). Le résultat arrondi d’une combinaison de données chiffrées (qui fait intervenir leurs valeurs réelles) peut se trouver légèrement différent de celui que donnerait la combinaison de leurs valeurs arrondies.

Les comparaisons internationales s’appuient en général sur les données issues d’organismes internationaux (Eurostat, ONU, etc.) qui peuvent diverger des sources produites par les instituts nationaux de statistiques, notamment pour l’Insee, pour les données françaises. En effet, ces organismes effectuent souvent des ajustements de champ ou de méthode, d’ampleur souvent réduite, afin de produire des données comparables d’un pays à l’autre.

Sauf précision contraire, les indicateurs relatifs à l’Union européenne (UE) figurant dans cet ouvrage portent sur l’UE à 28.

Définitions

Densité de population : rapport entre l'effectif de la population d'une zone géographique et la superficie de cette zone. Le résultat s'exprime généralement en nombre d'habitants par kilomètre carré.

Département : création de la Révolution (loi du 22 décembre 1789), le département est une circonscription administrative de l’État. Le Préfet représente les différentes administrations de l’État au niveau territorial. C’est aussi, par la loi du 10 août 1871, une collectivité locale autonome avec un organe délibérant et un exécutif élus. La loi du 17 mai 2013 redéfinit l’élection des assemblées départementales, anciennement conseils généraux, appelées désormais conseils départementaux. Les cantons sont les circonscriptions qui servent de cadre à l’élection des conseils départementaux. Le conseil départemental est élu pour 6 ans au suffrage universel ; il élit à son tour un président, exécutif du département qui prépare et exécute les délibérations du conseil départemental, gère le budget et dirige le personnel. Depuis avril 2011, on compte 101 départements (dont 5 d'outre-mer). Un département appartient à une région et une seule. Chaque département d'outre-mer constitue à lui seul une région. Les conseillers élus au sein de la Métropole de Lyon (collectivité territoriale à statut particulier à compter du 1er janvier 2015) ont également les compétences de conseillers départementaux.

Région : la loi n° 2015-29 du 16 janvier 2015 a modifié à compter du 1er janvier 2016 le contour des régions métropolitaines. Elles sont désormais au nombre 13. Avant même cette modification législative, la région constituait déjà la structure la plus récente de l'administration locale française. Elle est en effet devenue collectivité territoriale à la suite des lois de décentralisation, le 16 mars 1986, date de la première élection des conseillers régionaux élus au suffrage universel ; son existence a été consacrée par la révision constitutionnelle du 28 mars 2003. Les conseillers régionaux élisent le président du conseil régional. La loi du 7 août 2015 portant nouvelle organisation territoriale de la République (dite loi NOTRe) précise que « le conseil régional a compétence pour promouvoir le développement économique, social, sanitaire, culturel et scientifique de la région, le soutien à l’accès au logement et à l’amélioration de l’habitat, le soutien à la politique de la ville et à la rénovation urbaine et le soutien aux politiques d’éducation et l’aménagement et l’égalité de ses territoires, ainsi que pour assurer la préservation de son identité et la promotion des langues régionales, dans le respect de l’intégrité, de l’autonomie et des attributions des départements et des communes ». La collectivité territoriale de Corse est le plus souvent assimilée à une région.

Solde apparent des entrées et des sorties : différence entre le nombre de personnes entrées sur un territoire donné et le nombre de personnes qui en sont sorties, au cours de la période considérée. Il est obtenu par différence entre la variation totale de la population au cours de la période considérée et le solde naturel.

Solde naturel : différence entre le nombre de naissances et le nombre de décès enregistrés au cours d'une période. Les mots « excédent » ou « accroissement » sont justifiés par le fait qu'en général le nombre de naissances est supérieur à celui des décès. Mais l'inverse peut se produire, et le solde naturel est alors négatif.