Tableaux de l'économie françaiseÉdition 2020

Les Tableaux de l'économie française s'adressent à tous ceux qui souhaitent disposer d'un aperçu rapide et actuel sur la situation économique, démographique et sociale de la France.

Insee Références
Paru le : Paru le 27/02/2020
Tableaux de l'Économie Française - février 2020
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Sommaire

Salaire minimum – Coût du travail

Insee Références

Paru le : 27/02/2020

Présentation

Au 1er janvier 2019, le montant mensuel brut du salaire minimum interprofessionnel de croissance (Smic) est de 1 521,22 euros pour 151,67 heures de travail, soit une revalorisation de 1,5 % entre janvier 2018 et janvier 2019. En dix ans, le Smic horaire brut a augmenté de 13,7 %, passant de 8,82 euros en juillet 2009 à 10,03 euros en 2019, dans le même temps les prix, hors tabac, augmentaient de 9,8 %. Le minimum de traitement mensuel brut dans la fonction publique s’élève à 1 447,98 euros depuis le 1er février 2017. Toutefois, les agents publics ne pouvant percevoir une rémunération mensuelle inférieure au montant du Smic, une indemnité différentielle est versée en complément lorsque le traitement mensuel brut demeure inférieur à celui-ci.

Au 1er janvier 2019, 2,32 millions de salariés des entreprises du secteur privé bénéficient de la revalorisation du Smic, soit 13,4 % des salariés de ces entreprises. Par rapport à 2018, la proportion de bénéficiaires de la revalorisation du Smic reste stable ou progresse un peu dans les branches professionnelles ou secteurs d’activité relevant de l’industrie. Elle se replie dans la construction. À l’inverse, elle augmente dans la plupart des branches professionnelles relevant des services. Dans trois d’entre elles, la progression est très forte : les « succursales de vente au détail d’habillement », les « commerces de détail non alimentaires » et la « prévention et sécurité ». Au 1er janvier 2019, la proportion de salariés concernés par la revalorisation du Smic demeure la plus importante dans le secteur « hébergement et restauration » (41,7 %). La part des bénéficiaires de la revalorisation du Smic est trois fois plus élevée pour les salariés à temps partiel que pour ceux à temps complet (29,8 % contre 9,3 %) et au sein des très petites entreprises (28,3 % dans les entreprises de moins de dix salariés, contre 10,1 % pour celles de dix salariés ou plus).

En 2018, le coût du travail dans le secteur marchand non agricole, hors services aux ménages, dont l’évolution est mesurée par l’ indice du coût du travail (salaires et charges), augmente de 2,7 %. Il avait crû plus modérément de 2013 à 2017 (+ 1,0 % en moyenne chaque année sur cette période). Ce retour à un rythme plus rapide résulte de l’interruption et de la modulation de mesures qui avait allégé le coût du travail de 4,3 points sur cinq ans. En 2018, la réduction, de 7 % à 6 %, du taux de crédit d’impôt pour la compétitivité et l’emploi (CICE) appliqué en métropole rehausse le coût du travail de 0,4 point ; en outre, les sorties du dispositif de prime à l’embauche dans les PME y contribuent pour + 0,2 point.

La France fait partie des pays de l’Union européenne dont le coût horaire de la main-d'œuvre est élevé (35,8 euros en 2018 pour l’ensemble de l’industrie, de la construction et des services, hors administration publique et hors apprentis). Elle se situe derrière le Danemark, le Luxembourg, la Belgique, la Suède et les Pays-Bas, mais devant l’Allemagne. Le coût horaire du travail est souvent plus élevé dans les secteurs où la main-d’œuvre est plus qualifiée et qui concentrent les plus grandes entreprises, comme le secteur « énergie » ou « activités financières et d’assurance ». En revanche, il est le plus faible dans le secteur « hébergement et restauration », qui emploie une main-d’œuvre peu qualifiée et bénéficie davantage des allègements de cotisations sur les bas salaires.

Tableaux et graphiques

Figure 1Pouvoir d'achat du Smic et du salaire horaire de base ouvrier et employé

Pouvoir d'achat du Smic et du salaire horaire de base ouvrier et employé
1990 1995 2000 2005 2010 2016 2017 2018
Smic horaire brut en moyenne annuelle (en euros) 4,70 5,53 6,31 7,82 8,86 9,67 9,76 9,88
Évolution en moyenne annuelle du pouvoir d'achat (en %) :
    Du Smic horaire brut 0,8 1,3 0,5 3,9 -0,5 0,4 -0,1 -0,6
     Du Smic horaire net1 0,9 1,0 0,5 4,0 -0,3 0,3 -0,1 2,2
     Du salaire horaire de base des ouvriers et employés2 1,5 0,6 3,4 1,3 0,4 0,9 0,2 -0,4
Variation annuelle de l'indice des prix à la consommation (en %)3 3,4 1,8 1,7 1,7 1,5 0,2 1,0 1,8
  • 1. CSG et CRDS non déduites.
  • 2. L'indice de salaire horaire de base des ouvriers et employés (SHBOE) remplace l'indice de salaire horaire de base des ouvriers (SHBO) depuis 2013. Le SHBO avait remplacé à partir de décembre 1998 le taux de salaire horaire des ouvriers.
  • 3. Y c. tabac.
  • Sources : Dares ; Insee.

Figure 2Montant brut du Smic

en euros
Montant brut du Smic (en euros)
Smic horaire Smic mensuel pour 151,67 heures de travail Hausse1 en %
2014 (au 1er janvier) 9,53 1 445,38 1,1
2015 (au 1er janvier) 9,61 1 457,52 0,8
2016 (au 1er janvier) 9,67 1 466,62 0,6
2017 (au 1er janvier) 9,76 1 480,27 0,9
2018 (au 1er janvier) 9,88 1 498,47 1,2
2019 (au 1er janvier) 10,03 1 521,22 1,5
2020 (au 1er janvier) 10,15 1 539,42 1,2
  • 1. Variation par rapport à la dernière revalorisation.
  • Source : ministère du Travail, de l'Emploi, de la Formation professionnelle et du Dialogue social.

Figure 3Évolution du salaire moyen net et du salaire minimum net de 1982 à 2016

indices base 100 en 1951 en euros constants
Évolution du salaire moyen net et du salaire minimum net de 1982 à 2016 (indices base 100 en 1951 en euros constants)
Salaire minimum net pour 39 h hebdomadaires (à partir de 1982) Salaire moyen net Salaire minimum net pour 35 h hebdomadaires
1982 277 307 ///
1983 281 310 ///
1984 281 309 ///
1985 287 313 ///
1986 290 321 ///
1987 290 320 ///
1988 288 320 ///
1989 287 323 ///
1990 289 329 ///
1991 292 330 ///
1992 294 331 ///
1993 292 329 ///
1994 290 329 ///
1995 294 329 ///
1996 296 327 ///
1997 302 330 ///
1998 311 334 ///
1999 313 339 ///
2000 315 341 ///
2001 322 342 289
2002 326 343 293
2003 330 343 296
2004 341 343 306
2005 354 346 317
2006 /// 346 325
2007 /// 352 328
2008 /// 354 329
2009 /// 358 335
2010 /// 360 333
2011 /// 361 332
2012 /// 359 336
2013 /// 359 337
2014 /// 360 338
2015 /// 364 340
2016 /// 365 341
  • /// : absence de résultat due à la nature des choses.
  • Champ : salariés à temps complet du secteur privé et des entreprises publiques, y c. les apprentis et les stagiaires.
  • Note : de 2001 à 2005, le salaire minimum est représenté à la fois pour 39 heures et pour 35 heures. À partir de 2006, seul le salaire minimum pour 35 heures est représenté.
  • Source : Insee.

Figure 3Évolution du salaire moyen net et du salaire minimum net de 1982 à 2016

  • Champ : salariés à temps complet du secteur privé et des entreprises publiques, y c. les apprentis et les stagiaires.
  • Note : de 2001 à 2005, le salaire minimum est représenté à la fois pour 39 heures et pour 35 heures. À partir de 2006, seul le salaire minimum pour 35 heures est représenté.
  • Source : Insee.

Figure 4Salariés ayant bénéficié de la revalorisation du Smic de 2019

en %
Salariés ayant bénéficié de la revalorisation du Smic de 2019 (en %)
Au 1er janvier Ensemble des salariés Salariés à temps partiel
Industries extractives ns ns
Industrie manufacturière 6,6 18,4
Production et distribution d'énergie1 1,0 4,9
Production et distrib. d'eau ; assainiss.2 5,0 17,1
Construction 9,4 24,8
Commerce ; réparation d'auto. et de moto. 18,0 36,3
Transports et entreposage 6,5 9,6
Hébergement et restauration 41,7 66,8
Information et communication 2,8 8,8
Activités financières et d'assurance 3,4 9,1
Activités immobilières 12,3 28,5
Act. spécialisées, scient. et techniques 6,8 25,9
Activités de services adm. et de soutien 14,6 16,2
Enseignement (hors enseig. public) 6,2 8,2
Santé humaine et action sociale3 21,1 33,6
Arts, spectacles et act. récréatives 15,3 21,8
Autres activités de services 22,6 33,9
Ensemble 13,4 29,8
  • ns : donnée non significative.
  • 1. Électricité, gaz, vapeur et air conditionné.
  • 2. Y c. gestion des déchets et dépollution.
  • 3. Hors fonction publique hospitalière et associations de loi 1901 de l’action sociale.
  • Champ : France hors Mayotte, ensemble des salariés sauf apprentis, stagiaires, intérimaires ; ensemble des secteurs sauf agriculture, administration, syndicats de copropriété, associations de loi 1901 de l’action sociale, activités des ménages, activités extraterritoriales.
  • Source : Dares, enquête Acemo.

Figure 5Salaire mensuel minimum et coût horaire de la main-d'œuvre dans l'UE

Salaire mensuel minimum et coût horaire de la main-d'œuvre dans l'UE
Salaire minimum brut en euros par mois1 Coût de la main d'œuvre en euros par heure2
2018 2019 2018
Allemagne 1 498 1 557 34,6
Autriche /// /// (p) 34,0
Belgique 1 563 1 594 39,7
Bulgarie 261 286 5,4
Chypre /// /// 16,3
Croatie 462 506 10,9
Danemark /// /// 43,5
Espagne 859 1 050 21,4
Estonie 500 540 12,4
Finlande /// /// 33,6
France 1 498 1 521 35,8
Grèce 684 684 16,1
Hongrie 445 464 9,2
Irlande 1 614 1 656 32,1
Italie /// /// 28,2
Lettonie 430 430 9,3
Lituanie 400 555 9,0
Luxembourg 1 999 2 071 40,6
Malte 748 762 14,7
Pays-Bas 1 578 1 616 35,9
Pologne 503 523 10,1
Portugal 677 700 14,2
Rép. tchèque 478 519 12,6
Roumanie 408 446 6,8
Royaume-Uni 1 401 1 453 27,4
Slovaquie 480 520 11,6
Slovénie 843 887 18,1
Suède /// /// 36,6
  • p : donnée provisoire.
  • /// : absence de résultat due à la nature des choses.
  • 1. Au 1er semestre de l'année considérée.
  • 2. Coût horaire par salarié en équivalent temps plein (hors apprentis) dans les entreprises de l'industrie, de la construction et des services (hors administration publique, défense et sécurité sociale obligatoire).
  • Source : Eurostat (extraction du 21 novembre 2019).

Figure 6Coût horaire du travail selon l'activité

en euros
Coût horaire du travail selon l'activité (en euros)
2000 2008 2018
Industrie 23,7 33,1 38,3
Construction 20,4 28,0 33,4
Services marchands 25,5 31,8 36,2
Ensemble marchand 24,4 31,8 36,5
  • Champ : ensemble des secteurs marchands (secteurs B à N de la Nace), entreprises de 10 salariés ou plus, apprentis inclus.
  • Source : Eurostat (extraction du 26 novembre 2019), données annuelles du coût de la main d'oeuvre.

Figure 6Coût horaire du travail selon l'activité

  • Champ : ensemble des secteurs marchands (secteurs B à N de la Nace), entreprises de 10 salariés ou plus, apprentis inclus.
  • Source : Eurostat (extraction du 26 novembre 2019), données annuelles du coût de la main d'oeuvre.

Avertissement

Sauf mention contraire, les données nationales se réfèrent à la France métropolitaine et aux cinq départements d’outre-mer (sauf mention contraire Mayotte est inclus dans les données de la France).

Les données chiffrées sont parfois arrondies (selon les règles mathématiques). Le résultat arrondi d’une combinaison de données chiffrées (qui fait intervenir leurs valeurs réelles) peut se trouver légèrement différent de celui que donnerait la combinaison de leurs valeurs arrondies.

Les comparaisons internationales s’appuient en général sur les données issues d’organismes internationaux (Eurostat, ONU, etc.) qui peuvent diverger des sources produites par les instituts nationaux de statistiques, notamment pour l’Insee, pour les données françaises. En effet, ces organismes effectuent souvent des ajustements de champ ou de méthode, d’ampleur souvent réduite, afin de produire des données comparables d’un pays à l’autre.

Sauf précision contraire, les indicateurs relatifs à l’Union européenne (UE) figurant dans cet ouvrage portent sur l’UE à 28.

Définitions

Coût de la main-d’œuvre (ou coût du travail) : comprend l’ensemble des dépenses encourues par les employeurs pour l’emploi de salariés. Il comprend, en plus des salaires et traitements bruts, les cotisations sociales à la charge de l’employeur (sécurité sociale, chômage, retraite, prévoyance, indemnités de départ) que celles-ci soient obligatoires, conventionnelles ou facultatives, nettes d’exonérations comme les allègements de charges ; les frais de formation professionnelle (taxe d’apprentissage, contributions patronales au financement de la formation professionnelle) ; d’autres dépenses liées à l’emploi de salariés comme les frais de recrutement ; les taxes et les impôts relatifs à l’emploi et aux salariés, déduction faite des subventions perçues par l’employeur et destinées à favoriser l’emploi (CICE notamment).

Crédit d’impôt pour la compétitivité et l’emploi (CICE) : à compter du 1er janvier 2013, les salaires versés par les entreprises ouvrent droit à un crédit d’impôt pour la compétitivité et l’emploi, le CICE. L’assiette du CICE est constituée des rémunérations brutes soumises aux cotisations sociales versées au cours d’une année civile dans la limite de 2,5 fois le salaire minimum légal (Smic). Le taux du crédit d’impôt est de 4 % pour les rémunérations versées au titre de 2013 (première année d’application) et de 6 % pour celles versées au titre des années 2014 à 2016, puis de 7 % pour celles versées au titre de 2017 (avec un taux différencié, plus élevé, dans les départements d’outre-mer). Il est ensuite abaissé de nouveau à 6 % pour les rémunérations versées au titre de 2018 avant d’être remplacé par un allègement de cotisations sociales patronales en 2019. Le CICE s’impute sur les sommes dues par les entreprises au titre de l’impôt sur les sociétés (IS) ou de l’impôt sur le revenu (IR) pour les entreprises qui ne sont pas assujetties à l’IS. De manière générale, le CICE dû au titre d’une année donnée s’impute sur l’impôt dû au titre du même exercice. Ainsi, le CICE calculé au titre des rémunérations versées en 2013 doit être imputé sur l’impôt dû au titre de l’exercice 2013.

Indice du coût du travail : l’indice du coût du travail (ICT), ou Labor cost index (LCI) vise à refléter l’évolution du coût horaire du travail de la main-d'œuvre salariée en prenant en compte tous les éléments de coût (salaires et charges). Décliné par secteur d’activité (Industrie, Construction, Tertiaire) et harmonisé au niveau européen, l’ICT décrit chaque trimestre les fluctuations des rémunérations, des cotisations sociales ainsi que les taxes ou impôts basés sur la masse salariale des entreprises. Depuis 2009, cet indice couvre le secteur public en plus du secteur marchand non agricole. Sur le site d’Eurostat, on dispose des mêmes indices pour les autres pays de l’Union européenne.

Salaire horaire de base ouvrier et employé (SHBOE) : il s’agit du salaire horaire brut de base, avant déduction des cotisations sociales et avant versement de prestations sociales dont les salariés pourraient bénéficier, pour la population des ouvriers et employés. Le salaire horaire de base ouvrier et employé (SHBOE) ne comprend donc ni les primes (sauf, le cas échéant, la prime liée à la réduction du temps de travail), ni les heures supplémentaires.

Salaire minimum dans l’Union européenne : un salaire minimum légal national s’applique dans 22 des 28 États membres de l’Union européenne. Il s’agit des Pays-Bas depuis 1969, de la France depuis 1970, du Luxembourg depuis 1973, du Portugal et de Malte depuis 1974, de la Belgique depuis 1975, de l’Espagne depuis 1980, de la Hongrie depuis 1988, de la Bulgarie, de la Pologne et de la Roumanie depuis 1990, de l’Estonie, de la Grèce, de la Lettonie, de la Lituanie, de la République tchèque et de la Slovaquie depuis 1991, de la Slovénie depuis 1995, de la Croatie depuis 1998 (loi modifiée en 2008), du Royaume-Uni depuis 1999, de l’Irlande depuis 2000 et de l’Allemagne depuis 2015.

Salaire minimum interprofessionnel de croissance (Smic) : salaire horaire minimum légal en France métropolitaine ainsi que dans les départements d’outre-mer (DOM) et dans la collectivité territoriale de Saint-Pierre-et-Miquelon. Il a été institué par une loi du 2 janvier 1970 et il a pris, avec le minimum garanti, la succession du SMIG (salaire minimum interprofessionnel garanti), créé en 1950. Un salaire au moins égal au Smic est versé à tout salarié du secteur privé, âgé d’au moins 18 ans. Bénéficient également de ce minimum les salariés du secteur public employés dans des conditions de droit privé. Un taux réduit du Smic peut être pratiqué pour : les apprentis et les jeunes salariés en contrat de professionnalisation, en fonction de leur âge et de la durée du contrat ; les jeunes salariés âgés de moins de 18 ans qui ont moins de 6 mois de pratique professionnelle dans la branche d’activité. Un abattement de 10 % peut ainsi être pratiqué lorsque le jeune salarié est âgé de 17 à 18 ans et de 20 % lorsque le jeune salarié est âgé de moins de 17 ans. Sont exclus du bénéfice du Smic les salariés dont l’horaire de travail n’est pas contrôlable (certains VRP). Le Smic est revalorisé au 1er juillet de chaque année jusqu’en 2009, puis au 1er janvier de chaque année à partir de 2010. Depuis 2013 (décret n°2013-123 du 7 février 2013), le Smic est revalorisé :

–  chaque 1er janvier, en tenant compte de l’évolution de l’indice mensuel des prix à la consommation hors tabac des ménages du premier quintile de la distribution des niveaux de vie, augmentée de la moitié du gain de pouvoir d’achat du salaire horaire moyen des ouvriers et des employés (avec possibilité pour le gouvernement de décider d’une revalorisation supplémentaire) ;

–  en cours d’année lorsque cet indice des prix à la consommation atteint un niveau correspondant à une hausse d’au moins 2 % par rapport à l’indice constaté lors de l’établissement du Smic immédiatement antérieur.

Jusqu’en 2012, le Smic était revalorisé en fonction de l’évolution de l’indice des prix à la consommation (IPC) hors tabac des ménages urbains dont le chef est ouvrier ou employé, augmenté de la moitié de la croissance du pouvoir d’achat du salaire horaire de base ouvrier (SHBO).

Définitions