Les entreprises en FranceÉdition 2019

Cette nouvelle édition du numéro Les entreprises en France de la collection Insee Références offre une vue structurelle complète de notre système productif.

Insee Références
Paru le : Paru le 03/12/2019
Les entreprises en France - décembre 2019
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Chiffres clés et ratios de la construction

Insee Références

Paru le : 03/12/2019

En 2017, la construction rassemble 471 300 entreprises (figure 1). Hors régime fiscal de la micro entreprise et micro entrepreneurs, elle rassemble 354 700 entreprises qui réalisent un chiffre d’affaires (CA) de 293 milliards d’euros et dégagent une valeur ajoutée (VA) de 95 milliards d’euros (figure 2). Elles emploient plus de 1,3 million de salariés en équivalent temps plein (ETP). Elles représentent 16 % des entreprises des secteurs principalement marchands non agricoles et non financiers, pour 11 % des salariés en ETP, 8 % du chiffre d’affaires et 9 % de la valeur ajoutée.

Figure 1 - Nombre d’entreprises dans la construction en 2017

en milliers
Figure 1 - Nombre d’entreprises dans la construction en 2017 (en milliers)
Nombre d’entreprises Nombre d’unités légales² dont entreprises mono-unité légale Hors régime fiscal de la micro-entreprise et micro-entrepreneurs
Nombre d’entreprises Nombre d’unités légales² dont entreprises mono-unité légale
Promotion immobilière 25,3 40,7 23,6 25,3 40,6 23,5
Construction de bâtiments 23,8 27,0 22,8 21,4 24,6 20,4
Génie civil 4,1 6,9 3,5 3,8 6,7 3,2
Travaux spécialisés 418,1 434,3 409,4 304,1 320,3 295,4
Ensemble de la construction 471,3 508,9 459,2 354,7 392,2 342,6
Poids de la construction (en %)¹ 15,0 15,2 15,0 15,5 15,6 15,5
  • 1. Dans l’ensemble des secteurs principalement marchands non agricoles et non financiers.
  • 2. Constituant les entreprises de la construction.
  • Champ : France, entreprises des secteurs de la construction.
  • Source : Insee, Ésane (données individuelles).

Figure 2 - Chiffres clés des entreprises de la construction en 2017

Figure 2 - Chiffres clés des entreprises de la construction en 2017
Salariés (en milliers d’ETP) Chiffre d’affaires hors taxes Chiffre d’affaires export Valeur ajoutée hors taxes Investissement corporels bruts hors apports
(en milliards d’euros)
Promotion immobilière 36,9 36,0 0,6 6,8 1,7
Construction de bâtiments 141,5 41,4 1,3 10,3 1,0
Génie civil 185,4 42,8 2,2 15,2 2,5
Travaux spécialisés 945,6 172,6 7,5 62,3 4,4
Ensemble de la construction 1309,3 292,7 11,6 94,7 9,6
Poids de la construction (en %)¹ 10,8 7,8 1,6 8,9 4,8
  • 1. Dans l’ensemble des secteurs principalement marchands non agricoles et non financiers.
  • Champ : France, entreprises des secteurs de la construction, hors régime fiscal de la micro-entreprise et micro-entrepreneurs.
  • Source : Insee, Ésane (données individuelles).

La grande majorité des entreprises de la construction n’ont qu’une seule unité légale : elles sont mono-unité légale. Mais 4 % (12 400 entreprises) sont organisées en groupe de sociétés. Celles ci englobent au total 50 000 unités légales. Bien que très minoritaires en nombre, le poids de ces entreprises dans la construction est pourtant prépondérant : elles emploient 47 % des salariés en ETP, réalisent 57 % du chiffre d’affaires et 51 % de la valeur ajoutée.

La construction comprend quatre sous secteurs : la promotion immobilière, la construction de bâtiments résidentiels et non résidentiels, le génie civil (construction de routes, de ponts, etc.) et les travaux de construction spécialisés (plomberie, peinture, électricité, etc.).

En 2017, les travaux spécialisés réalisent 66 % de la VA de la construction, le génie civil 16 %, la construction de bâtiments résidentiels et non résidentiels 11 % et la promotion immobilière 7 %. Mais les travaux spécialisés emploient 72 % des salariés, le génie civil 14 %, la construction de bâtiments résidentiels et non résidentiels 11 % et la promotion immobilière 3 %.

La quasi totalité des entreprises de la construction sont des microentreprises (MIC) ou PME (hors MIC) (figure 3). Elles rassemblent respectivement 33 % et 38 % des salariés des entreprises de la construction. La répartition de la valeur ajoutée est proche de la structure de l’emploi salarié : 33 % de la valeur ajoutée est réalisée par les MIC, 33 % par les PME (hors MIC), 12 % par les ETI et 22 % par des grandes entreprises (GE).

Figure 3 - Caractéristiques de la construction selon la catégorie d’entreprises en 2017

en %
Figure 3 - Caractéristiques de la construction selon la catégorie d’entreprises en 2017 (en %)
MIC PME (hors MIC) ETI GE
Nombre d’entreprises 93,48 6,43 0,08 0,01
Nombre d’unités légales 86,06 10,72 1,89 1,33
Effectifs salariés en ETP 33,60 37,78 10,77 17,85
Immobilisations corporelles 20,92 26,75 14,34 37,99
Chiffre d’affaires export 10,06 12,03 17,35 60,56
Valeur ajoutée hors taxes 33,00 32,53 12,35 22,12
  • Champ : France, entreprises des secteurs de la construction, hors régime fiscal de la micro-entreprise et micro-entrepreneurs.
  • Source : Insee, Ésane (données individuelles).

Figure 3 - Caractéristiques de la construction selon la catégorie d’entreprises en 2017

  • Champ : France, entreprises des secteurs de la construction, hors régime fiscal de la micro-entreprise et micro-entrepreneurs.
  • Source : Insee, Ésane (données individuelles).

L’intensité capitalistique de la construction est globalement faible : ses immobilisations corporelles (bâtiments, terrains, installations, machines et matériel) s’élèvent à 75 100 euros par salarié en 2017, contre 205 800 euros pour l’ensemble des entreprises (figure 4). Les travaux spécialisés et la construction de bâtiments ont une intensité capitalistique moins forte que la moyenne (36 200 euros et 68 900 euros) alors qu’elle est beaucoup plus élevée dans la promotion immobilière et le génie civil (448 200 euros et 204 400 euros). Cela s’explique par la nature des travaux réalisés, qui requièrent plus ou moins de moyens de production.

De même, le taux de marge et le taux d’investissement sont plus faibles pour les entreprises de la construction que pour l’ensemble des entreprises (18,8 % contre 26,5 % et 10,2 % contre 19,0 %). Comme pour l’intensité capitalistique, la construction de bâtiments et les travaux spécialisés ont un taux de marge et un taux d’investissement plus faibles que la moyenne (6,8 % et 16,2 % ; 9,9 % et 7,1 %) alors que la promotion immobilière et le génie civil ont un taux de marge et un taux d’investissement plus élevés (51,4 % et 23,7 %; 25,2 % et 16,2 %).

Figure 4 - Ratios économiques et financiers des entreprises dans la construction en 2017

en %
Figure 4 - Ratios économiques et financiers des entreprises dans la construction en 2017 (en %)
Taux d’exportation Taux de valeur ajoutée Intensité capitalistique (en milliers d’euros par ETP) Taux d’investissement Taux de marge
Promotion immobilière 1,7 18,9 448,2 25,2 51,4
Construction de bâtiments 3,1 24,8 68,9 9,9 6,8
Génie civil 5,1 35,7 204,4 16,2 23,7
Travaux spécialisés 4,3 36,1 36,2 7,1 16,2
Ensemble de la construction 4,0 32,3 75,1 10,2 18,8
Ensemble des entreprises principalement marchandes non agricoles et non financières 19,1 28,3 205,8 19,0 26,5
  • Champ : France, entreprises des secteurs de la construction, hors régime fiscal de la micro-entreprise et micro-entrepreneurs.
  • Source : Insee, Ésane (données individuelles).

Définitions

Construction :

Comprend les entreprises ayant leur activité principale exercée (APE) dans trois divisions de la NAF rév. 2 : la construction de bâtiments (41), le génie civil (42) et les travaux spécialisés (43). À un niveau plus fin, la construction de bâtiments se subdivise en promotion immobilière (41.1) et construction de bâtiments résidentiels et non-résidentiels (41.2) [voir annexe Nomenclature d’activités française].

Entreprise :

Le décret n° 2008-1354 du 18 décembre 2008 d’application de la loi de modernisation de l’économie de 2008 (LME) définit l’entreprise comme « la plus petite combinaison d’unités légales qui constitue une unité organisationnelle de production de biens et de services jouissant d’une certaine autonomie de décision, notamment pour l’affectation de ses ressources courantes. »
Concrètement, l’entreprise est :

  • soit une unité légale (entité juridique identifiée par son numéro Siren, qui peut être un entrepreneur ndividuel ou une société exerçant une fonction de production) indépendante ;
  • soit un regroupement économiquement pertinent (intervenant sur le marché, regroupant l’ensemble des facteurs de production, ayant une autonomie de décision) d’unités légales appartenant à un même groupe de sociétés.

Le décret de 2008 définit également quatre catégories d’entreprises :

  • les petites et moyennes entreprises (PME) sont celles qui, d’une part, occupent moins de 250 personnes, d’autre part, ont un chiffre d’affaires annuel n’excédant pas 50 millions d’euros ou un total de bilan n’excédant pas 43 millions d’euros ;
  • parmi elles, les microentreprises (MIC) occupent moins de 10 personnes, et ont un chiffre d’affaires annuel ou un total de bilan n’excédant pas 2 millions d’euros ;
  • les entreprises de taille intermédiaire (ETI) sont des entreprises qui n’appartiennent pas à la catégorie des PME et qui, d’une part, occupent moins de 5 000 personnes, d’autre part, ont un chiffre d’affaires annuel n’excédant pas 1 500 millions d’euros ou un total de bilan n’excédant pas 2 000 millions d’euros ;
  • les grandes entreprises (GE) sont des entreprises non classées dans les catégories précédentes.

Valeur ajoutée (VA) :

La valeur ajoutée est égale à la valeur de la production diminuée des consommations intermédiaires. Elle est calculée hors taxes. La valeur ajoutée aux coûts des facteurs (VACF) est égale à la valeur ajoutée de laquelle on déduit les impôts sur la production (comme la contribution économique territoriale) et à laquelle on ajoute les subventions d’exploitation. Elle est aussi égale à la somme des frais de personnels et de l’excédent brut d’exploitation.

Unité légale :

L’unité légale est une entité juridique de droit public ou privé. Cette entité juridique peut être :

  • une personne morale, dont l’existence est reconnue par la loi indépendamment des personnes ou des institutions qui la possèdent ou qui en sont membres ;
  • une personne physique, en tant qu’indépendant, peut exercer une activité économique. Elle est obligatoirement déclarée aux administrations compétentes (greffes des tribunaux, sécurité sociale, DGFiP, etc.) pour exister. L’existence d’une telle unité dépend du choix des propriétaires ou de ses créateurs (pour des raisons organisationnelles, juridiques ou fiscales). L’unité légale, société ou entreprise individuelle, est l’unité principale enregistrée au répertoire Sirene et identifiée par son numéro Siren.

Entreprise mono-unité légale :

Entreprise composée d’une seule unité légale qui, dans la plupart des cas, est indépendante. Toutefois, quelques-unes appartiennent à un groupe lorsqu’une seule unité légale du groupe appartient au champ étudié ou bien lorsqu’une seule unité légale du groupe est localisée en France.

Groupe :

Ensemble de sociétés liées entre elles par des participations au capital et parmi lesquelles l’une exerce sur les autres un pouvoir de décision.

Promotion immobilière :

Consiste à réunir les moyens juridiques, financiers, techniques et humains nécessaires à la réalisation de projets immobiliers destinés ultérieurement à la vente.

Ratios :

  • Taux d’exportation : chiffre d’affaires (CA) à l’export / chiffre d’affaires (CA)
  • Taux de valeur ajoutée : valeur ajoutée (VA) / chiffre d’affaires (CA)
  • Intensité capitalistique : immobilisations corporelles brutes / effectif salarié en équivalent temps plein (ETP)
  • Taux d’investissement : investissements corporels bruts hors apport / valeur ajoutée (VA)
  • Taux de marge : excédent brut d’exploitation (EBE) / valeur ajoutée au coût des facteurs (VACF)
  • Taux de marge commerciale : (vente de marchandises – achat de marchandises – stock de marchandises) / vente de marchandises
  • Rentabilité économique : excédent brut d’exploitation (EBE) / (immobilisations corporelles et incorporelles + besoins en fonds de roulement)
  • Rentabilité financière : résultats nets comptables/ capitaux propres
  • Taux d’autofinancement : capacité d’autofinancement / investissements corporels bruts hors apports.

Pour en savoir plus

Pour plus de précisions concernant cette fiche, voir la fiche 7.1 « Quelle nouvelle vision du secteur de la construction avec la définition économique des entreprises ? »

Définitions