France, portrait socialÉdition 2021

Cet ouvrage apporte un éclairage sur plus d’un an de crise sanitaire, aux conséquences économiques et sociales inédites : Comment ont évolué la mortalité et la santé de la population au cours des différentes vagues ? Quel a été le niveau d’adoption des mesures de prévention ? Comment le système de soin a-t-il été impacté ? Quels territoires ont été les plus touchés par la baisse des naissances observée neuf mois après le premier confinement ? Quelles sont les conséquences de la crise sur les revenus des ménages et sur le marché de l’emploi ? Comment les jeunes ont-ils vécu cette crise ?

Insee Références
Paru le : Paru le 25/11/2021
France, portrait social - Novembre 2021
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Dépenses d’éducation

Insee Références

Paru le : 25/11/2021

La crise sanitaire liée à la Covid-19 fait de 2020 une année particulière, notamment avec la fermeture généralisée des établissements d’enseignement pendant le premier confinement général du pays.

En 2020, la dépense intérieure d’éducation (DIE) est estimée à 160,6 milliards d’euros, après 160,9 milliards en 2019 (en euros courants), soit une quasi-stabilité (– 0,2 %) (figure 1). Son poids dans le produit intérieur brut (PIB) s’accroît (7,0 % après 6,6 % en 2019), ce dernier ayant reculé de 7,9 % du fait de la crise sanitaire (figure 2).

Figure 1 – Dépense intérieure d’éducation

Figure 1 – Dépense intérieure d’éducation - Lecture : en 2020, la dépense intérieure d’éducation s’élève à 8 900 euros en moyenne par élève.
1980 1990 2000 2010 2015 2019 2020p
Dépense intérieure d’éducation (DIE)
En valeur (en milliards d’euros) 29,4 70,2 108,2 139,3 147,6 160,9 160,6
En euros constants1 (en milliards d’euros 2020) 80,9 105,7 143,0 154,6 156,4 165,0 160,6
Dépense moyenne par élève
En euros courants 1 810 4 130 6 250 8 070 8 410 8 980 8 900
En euros constants (euros 2020) 4 970 6 210 8 260 8 950 8 910 9 210 8 900
Structure du financement initial de la DIE (en %)
État 67,9 62,4 64,0 57,9 57,2 57,3 58,8
dont MENJS-Mesri2 60,3 55,8 56,7 52,9 53,6 53,8 55,0
Collectivités territoriales 14,3 18,6 19,9 23,9 23,9 23,7 22,4
Autres administrations publiques et caisses d’allocations familiales 0,4 0,8 2,2 2,3 2,9 2,7 3,2
Entreprises 6,7 7,2 6,6 8,3 8,4 8,5 9,1
Ménages 10,7 11,0 7,3 7,6 7,6 7,9 6,5
  • p : données provisoires.
  • 1. L’indicateur retenu pour passer des montants en euros courants à ceux en euros constants, c’est-à-dire corrigés de la variation des prix, est l’indice des prix du produit intérieur brut.
  • 2. MENJS-Mesri : ministère de l’Éducation nationale, de la Jeunesse et des Sports ; ministère de l’Enseignement supérieur, de la Recherche et de l’Innovation.
  • Lecture : en 2020, la dépense intérieure d’éducation s’élève à 8 900 euros en moyenne par élève.
  • Champ : France.
  • Source : MENJS-Mesri-Depp, compte de l’éducation.

Figure 2 – Dépense intérieure d’éducation (DIE) et part dans le produit intérieur brut

Figure 2 – Dépense intérieure d’éducation (DIE) et part dans le produit intérieur brut - Lecture : en 2020, la DIE s’élève à 160,6 milliards d’euros, ce qui représente 7,0 % du PIB.
Part de la DIE dans le PIB
(en %)
DIE
(en milliards d’euros 2020)
1980 6,5 80,9
1981 6,7 83,7
1982 6,8 88,1
1983 6,8 88,9
1984 6,9 90,6
1985 6,9 92,8
1986 6,8 93,0
1987 6,7 94,2
1988 6,6 97,0
1989 6,5 100,8
1990 6,7 105,7
1991 7,0 111,7
1992 7,4 119,9
1993 7,6 123,6
1994 7,7 127,0
1995 7,7 130,7
1996 7,7 132,4
1997 7,7 134,7
1998 7,6 137,8
1999 7,5 141,1
2000 7,3 143,0
2001 7,2 143,5
2002 7,2 145,1
2003 7,1 145,3
2004 7,0 146,2
2005 6,9 145,9
2006 6,8 147,6
2007 6,6 148,1
2008 6,7 149,4
2009 7,1 153,7
2010 7,0 154,6
2011 6,8 153,9
2012 6,7 152,9
2013 6,8 155,2
2014 6,8 156,5
2015 6,7 156,4
2016 6,7 158,2
2017 6,7 161,7
2018 6,7 163,9
2019 6,6 165,0
2020p 7,0 160,6
  • p : provisoire.
  • Lecture : en 2020, la DIE s’élève à 160,6 milliards d’euros, ce qui représente 7,0 % du PIB.
  • Champ : France.
  • Source : MENJS-Mesri-Depp, compte de l’éducation.

Figure 2 – Dépense intérieure d’éducation (DIE) et part dans le produit intérieur brut

  • p : provisoire.
  • Lecture : en 2020, la DIE s’élève à 160,6 milliards d’euros, ce qui représente 7,0 % du PIB.
  • Champ : France.
  • Source : MENJS-Mesri-Depp, compte de l’éducation.

Le financement initial de la DIE est majoritairement assuré par l’État, de façon plus marquée en 2020 (58,8 % après 57,3 % en 2019). Ce poids s’explique par sa prépondérance dans la rémunération des enseignants, ainsi que par le versement des bourses d’études. En 2020, dans la suite de la priorité donnée au primaire, les dépenses de l’État s’accroissent à prix courants de 2,9 % pour le premier degré et de 1,3 % pour le second degré. Dans l’enseignement supérieur, les moyens apportés par l’État augmentent de 3,1 % à prix courants, en lien avec les mesures exceptionnelles pour faire face à la crise sanitaire, telles que la majoration des bourses.

En 2020, les collectivités territoriales financent 22,4 % de la DIE, une part en recul sous l’effet de moindres dépenses des communes et de la réforme du financement de l’apprentissage transféré des régions aux organismes professionnels. La réforme du financement de l'apprentissage a inversement relevé la contribution des entreprises, qui s'élève à 9,1 % de la DIE en 2020, après 8,5 % en 2019. La participation des ménages recule (6,5 % après 7,9 %), les fermetures d’établissements ayant réduit leurs dépenses de cantine, internat, transports et voyages scolaires.

Enfin, les autres administrations publiques, notamment les caisses d’allocations familiales qui versent l’allocation de rentrée scolaire (ARS), financent les 3,2 % restants (après 2,7 % en 2019). Cette hausse s’explique par la majoration exceptionnelle de 100 euros par bénéficiaire de l’ARS en 2020 pour pallier les effets de la crise.

La dépense moyenne annuelle par élève ou étudiant est de 8 900 euros en 2020. Elle varie de 6 980 euros dans le premier degré à 9 850 euros dans le second degré et 11 580 euros pour un étudiant (figure 3). La dépense est proche entre préélémentaire et élémentaire en raison d’un encadrement renforcé en préélémentaire par la présence des agents territoriaux spécialisés des écoles maternelles (Atsem). Elle progresse ensuite entre élémentaire et collège, puis au lycée. Sur le long terme, la dépense moyenne par élève a augmenté (+ 1,5 % par an depuis 1980 à prix constants). Dans le premier degré, la hausse est de 1,8 % par an en moyenne, reflétant notamment celle du taux d’encadrement et la création du corps de professeurs des écoles. Dans le second degré, la dépense par élève augmente de 1,2 % par an depuis 1980, partiellement induite par la revalorisation du statut des enseignants. En revanche, la dépense par étudiant ne progresse que de 0,7 % par an depuis 1980, les effectifs augmentant désormais plus vite que les moyens. Depuis 2009, la dépense moyenne par élève ou étudiant n’augmente plus, à l’exception du premier degré.

Figure 3 – Dépense moyenne par élève ou étudiant selon le niveau de formation en 2020

en euros
Figure 3 – Dépense moyenne par élève ou étudiant selon le niveau de formation en 2020 (en euros) - Lecture : en 2020, au collège, la dépense intérieure d’éducation s’élève à 8 730 euros en moyenne par élève.
Premier degré
Préélémentaire 7 080
Élémentaire 6 920
Ensemble 6 980
Second degré1
Collège 8 730
Lycée général et technologique 11 140
Lycée professionnel 12 680
Ensemble 9 850
Supérieur1
STS 14 220
CPGE 15 730
Université 10 440
Ensemble 11 580
  • 1. Y compris apprentissage.
  • Note : données provisoires.
  • Lecture : en 2020, au collège, la dépense intérieure d’éducation s’élève à 8 730 euros en moyenne par élève.
  • Champ : France.
  • Source : MENJS-Mesri-Depp, compte de l’éducation.

Figure 3 – Dépense moyenne par élève ou étudiant selon le niveau de formation en 2020

  • 1. Y compris apprentissage.
  • Note : données provisoires.
  • Lecture : en 2020, au collège, la dépense intérieure d’éducation s’élève à 8 730 euros en moyenne par élève.
  • Champ : France.
  • Source : MENJS-Mesri-Depp, compte de l’éducation.

Définitions

La dépense intérieure d’éducation (DIE) rassemble toutes les dépenses effectuées par l’ensemble des agents économiques (administrations publiques centrales et locales, entreprises et ménages) pour les activités d’éducation : enseignement scolaire et extrascolaire de tous niveaux, organisation du système éducatif (administration générale, orientation, documentation pédagogique et recherche sur l’éducation), activités destinées à favoriser la fréquentation scolaire (cantines et internats, médecine scolaire, transports) et dépenses demandées par les institutions (fournitures, livres, habillement).

Le financement initial de la DIE représente le financement avant prise en compte des transferts entre les différents agents économiques. C’est donc ce qui est à la charge effective de chacun des agents. Par exemple, les bourses versées par l’État aux ménages sont comptées comme dépenses de l’État, financeur initial, tandis que les dépenses réalisées par les ménages avec les bourses reçues ne sont pas comptées.

Pour en savoir plus

Repères et références statistiques , Depp, édition 2021.

L’état de l’École, Depp, édition 2021, à paraître.

« En 2019, le coût moyen par étudiant est de 11 530 euros », Note d’information n° 21.21, Depp, mai 2021.

« 161 milliards d’euros consacrés à l’éducation en 2019 : 6,6 % du PIB », Note d’information n° 20.35, Depp, octobre 2020.

Définitions

La dépense intérieure d’éducation (DIE) rassemble toutes les dépenses effectuées par l’ensemble des agents économiques (administrations publiques centrales et locales, entreprises et ménages) pour les activités d’éducation : enseignement scolaire et extrascolaire de tous niveaux, organisation du système éducatif (administration générale, orientation, documentation pédagogique et recherche sur l’éducation), activités destinées à favoriser la fréquentation scolaire (cantines et internats, médecine scolaire, transports) et dépenses demandées par les institutions (fournitures, livres, habillement).

Le financement initial de la DIE représente le financement avant prise en compte des transferts entre les différents agents économiques. C’est donc ce qui est à la charge effective de chacun des agents. Par exemple, les bourses versées par l’État aux ménages sont comptées comme dépenses de l’État, financeur initial, tandis que les dépenses réalisées par les ménages avec les bourses reçues ne sont pas comptées.