France, portrait socialÉdition 2021

Cet ouvrage apporte un éclairage sur plus d’un an de crise sanitaire, aux conséquences économiques et sociales inédites : Comment ont évolué la mortalité et la santé de la population au cours des différentes vagues ? Quel a été le niveau d’adoption des mesures de prévention ? Comment le système de soin a-t-il été impacté ? Quels territoires ont été les plus touchés par la baisse des naissances observée neuf mois après le premier confinement ? Quelles sont les conséquences de la crise sur les revenus des ménages et sur le marché de l’emploi ? Comment les jeunes ont-ils vécu cette crise ?

Insee Références
Paru le : Paru le 25/11/2021
France, portrait social - Novembre 2021
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Dépenses de logement

Insee Références

Paru le : 25/11/2021

En 2020, les dépenses de logement représentent 21,9 % du produit intérieur brut (PIB), soit 504,2 milliards d’euros (Md€) (figure 1). Elles diminuent de 2,9 % en euros courants sur un an, après + 2,7 % en 2019. En particulier, les dépenses d’investissement reculent en 2020 (– 12,9 % après + 3,8 % en 2019), affectées par la chute de la construction de logements neufs due aux mesures de confinement. En 2020, elles s’établissent à 126,2 Md€.

Figure 1 - Composantes de la dépense de logement

en milliards d’euros courants
Figure 1 - Composantes de la dépense de logement (en milliards d’euros courants) - Lecture : en 2020, les ménages ont investi 58,4 milliards d’euros en logements neufs.
1990 2000 2010 2015 2018 2019 2020
Consommation associée au service de logement 123,7 195,3 299,1 337,3 353,6 361,4 364,7
Loyers (réels et imputés) 87,5 143,6 221,9 250,5 262,7 268,2 272,9
dont loyers réels 27,3 43,7 65,2 72,8 76,1 77,4 78,4
Énergies et eau 20,6 28,9 44,3 49,2 52,3 53,3 53,3
Charges 15,6 22,8 32,9 37,7 38,6 39,9 38,5
Locaux d’hébergement 2,2 3,8 5,9 8,1 9,0 9,3 9,5
Subventions d’exploitation aux producteurs (hors bonifications) 0,1 0,2 0,1 0,2 0,2 0,3 0,3
Charges des producteurs liées aux logements vacants 1,1 1,6 2,4 3,1 3,4 3,5 3,5
Dépenses courantes de logement 127,2 200,9 307,5 348,7 366,1 374,5 378,0
Investissement en logements neufs 37,7 44,7 66,1 56,8 70,6 73,6 58,4
Gros travaux d’entretien-amélioration 22,9 31,7 44,1 47,1 50,0 50,6 47,4
Frais et droits dans l’ancien, avantages fiscaux 5,5 7,5 14,0 15,8 19,0 20,7 20,4
Dépenses d’investissement 66,2 83,8 124,2 119,8 139,6 144,9 126,2
Dépenses de logement 193,4 284,8 431,8 468,5 505,7 519,4 504,2
Part dans le PIB (en %) 18,4 19,3 21,6 21,3 21,4 21,3 21,9
  • Lecture : en 2020, les ménages ont investi 58,4 milliards d’euros en logements neufs.
  • Sources : Insee, comptes nationaux, base 2014 ; SDES, compte du logement.

Les dépenses courantes de logement évoluent de façon plus structurelle que les dépenses d’investissement. En 2020, elles progressent de 0,9 % (après + 2,3 % en 2019) et s’élèvent à 378,0 Md€. Ce fléchissement est essentiellement lié à la baisse des prix de certaines énergies (gaz, produits pétroliers) et à la chute de certaines dépenses comme l’entretien courant, les déménagements ou les frais de baux.

En 2020, 28,5 % de la dépense de consommation finale des ménages est allouée au service de logement (figure 2). Il s’agit du premier poste de dépense, loin devant l’alimentation ou les transports (respectivement 19,5 % et 11,8 %). Comme pour l’alimentation, la part des dépenses dédiées au logement augmente en 2020 (+ 1,9 point) : ces dépenses se maintiennent alors que la dépense de consommation finale chute fortement avec les confinements et restrictions de circulation.

Figure 2 - Part des principaux postes de la dépense de consommation finale des ménages

en %
Figure 2 - Part des principaux postes de la dépense de consommation finale des ménages (en %) - Lecture : en 2020, le logement représente 28,5 % de la dépense de consommation finale des ménages.
Alimentation¹ Logement Santé, éducation Transports
1985 19,7 20,5 3,0 14,7
1986 19,4 20,0 3,1 14,5
1987 19,0 19,7 3,2 14,9
1988 18,7 19,7 3,4 15,0
1989 18,5 19,8 3,5 15,3
1990 18,3 20,1 3,6 15,1
1991 18,4 21,2 3,7 14,4
1992 18,0 21,8 3,8 14,4
1993 18,2 22,6 4,0 13,9
1994 18,2 22,8 4,1 14,4
1995 18,2 23,2 4,1 14,3
1996 17,9 23,5 4,0 14,6
1997 18,1 23,8 4,1 13,9
1998 17,9 23,7 4,0 14,2
1999 17,8 23,6 4,1 14,8
2000 17,6 23,0 4,0 14,8
2001 17,7 23,0 4,1 14,5
2002 17,9 23,2 4,2 14,3
2003 17,8 23,6 4,2 13,9
2004 17,4 23,8 4,3 14,1
2005 16,9 24,2 4,3 14,3
2006 16,6 24,6 4,4 14,2
2007 16,3 24,5 4,3 14,2
2008 16,4 24,9 4,4 14,2
2009 16,7 25,7 4,6 13,8
2010 16,8 25,8 4,6 13,8
2011 17,0 25,8 4,7 14,1
2012 17,4 26,6 4,7 13,8
2013 17,6 27,1 4,7 13,5
2014 17,5 26,9 4,8 13,3
2015 17,5 26,9 4,7 13,2
2016 17,4 26,7 4,7 13,3
2017 17,2 26,5 4,7 13,8
2018 17,2 26,5 4,6 14,3
2019 17,1 26,6 4,5 14,2
2020 19,5 28,5 4,5 11,8
  • 1. Y compris boissons alcoolisées et tabac.
  • Lecture : en 2020, le logement représente 28,5 % de la dépense de consommation finale des ménages.
  • Source : Insee, comptes nationaux, base 2014.

Figure 2 - Part des principaux postes de la dépense de consommation finale des ménages

  • 1. Y compris boissons alcoolisées et tabac.
  • Lecture : en 2020, le logement représente 28,5 % de la dépense de consommation finale des ménages.
  • Source : Insee, comptes nationaux, base 2014.

En 2020, 7,5 % des dépenses courantes de logement (37,6 Md€) sont prises en charge par la collectivité via des aides et des réductions de dépenses. Celles‑ci bénéficient essentiellement au secteur locatif, à hauteur de 37 % pour le secteur social et 34 % pour le secteur libre. Les prestations sociales liées au logement représentent 20,2 Md€. Pour les locataires, la part des dépenses courantes de logement couvertes par ces aides s’est fortement accrue depuis 1990 en raison de l’extension de ces prestations à des publics plus larges, en particulier aux étudiants. Cette part est stable depuis trois ans, après avoir nettement diminué en 2018 (14,7 % en 2020, contre 15,8 % en 2017), notamment en raison de la baisse de cinq euros des aides personnalisées au logement et du dispositif de réduction de loyer de solidarité dans le secteur social, qui couple baisse des aides et du loyer (figure 3). En 2020, le nombre de bénéficiaires de l’allocation de logement à caractère social progresse cependant dans le secteur privé, en lien avec le contexte de crise sanitaire.

Figure 3 - Part de la dépense courante des locataires couverte par les prestations sociales liées au logement

en %
Figure 3 - Part de la dépense courante des locataires couverte par les prestations sociales liées au logement (en %)
Locataires du secteur privé Locataires du secteur social Ensemble
1986 8,0 17,6 11,1
1987 8,2 17,4 11,3
1988 7,9 17,0 10,9
1989 8,3 16,8 11,2
1990 9,0 17,4 11,9
1991 9,6 16,9 12,2
1992 10,5 17,6 13,0
1993 12,2 17,6 14,2
1994 12,7 18,2 14,7
1995 13,0 18,4 15,0
1996 12,9 18,1 14,9
1997 12,9 18,5 15,0
1998 13,1 18,5 15,2
1999 13,6 19,4 15,8
2000 13,5 19,4 15,7
2001 14,0 19,1 15,9
2002 14,5 19,8 16,5
2003 14,5 18,9 16,2
2004 14,6 18,9 16,2
2005 14,0 18,2 15,6
2006 13,9 17,4 15,3
2007 12,9 17,3 14,6
2008 13,3 17,9 15,1
2009 13,5 18,5 15,4
2010 13,5 18,4 15,3
2011 13,5 19,1 15,6
2012 12,6 20,1 15,4
2013 13,0 20,4 15,7
2014 13,1 21,3 16,1
2015 13,0 21,6 16,2
2016 12,7 21,8 16,1
2017 12,3 22,0 15,8
2018 11,7 20,3 14,8
2019 11,3 20,4 14,6
2020 11,7 20,1 14,7
  • Champ : France, hors logements en collectivité (maisons de retraite, foyers, etc.).
  • Source : SDES, compte du logement.

Figure 3 - Part de la dépense courante des locataires couverte par les prestations sociales liées au logement

  • Champ : France, hors logements en collectivité (maisons de retraite, foyers, etc.).
  • Source : SDES, compte du logement.

En 2020, la consommation des ménages associée au service de logement représente en moyenne 11 000 euros par résidence principale (en baisse de 0,5 % en un an) et 7 400 euros par résidence secondaire (figure 4). Chez les locataires, elle s’élève à 9 600 euros pour un logement du secteur privé, contre 7 300 euros dans le parc social. Chez les propriétaires occupants, la consommation annuelle moyenne, y compris loyers imputés, allouée à leur résidence principale est plus élevée et s’établit à 12 800 euros.

Figure 4 - Consommation annuelle moyenne associée au service de logement selon le statut d’occupation

en euros/logement
Figure 4 - Consommation annuelle moyenne associée au service de logement selon le statut d’occupation (en euros/logement) - Lecture : en 2020, les ménages locataires du secteur privé consacrent en moyenne 9 600 euros au service de leur résidence principale (loyer, énergie et eau, charges).
1990 2000 2010 2015 2018 2019 2020
Résidences principales 5 186 7 294 9 950 10 744 10 943 11 099 11 038
Propriétaires occupants (y c. loyers imputés) 5 983 8 423 11 588 12 385 12 649 12 843 12 798
Locataires du secteur privé 4 539 6 436 8 591 9 315 9 516 9 660 9 600
Locataires du secteur social 3 717 5 133 7 061 7 393 7 375 7 410 7 281
Résidences secondaires 3 331 4 900 6 783 7 232 7 304 7 385 7 386
  • Note : les dépenses de consommation associées au service de logement sont comptabilisées hors prestations sociales liées au logement.
  • Lecture : en 2020, les ménages locataires du secteur privé consacrent en moyenne 9 600 euros au service de leur résidence principale (loyer, énergie et eau, charges).
  • Champ : France, hors logements en collectivité (maisons de retraite, foyers, etc.).
  • Source : SDES, compte du logement.

Définitions

Les dépenses de logement regroupent :

  • les dépenses d’investissement, qui englobent les dépenses destinées à accroître le parc de logements ou à prolonger sa durée de vie, c’est-à-dire les dépenses d’acquisition de logements et de travaux, nettes des cessions de logements anciens ;
  • les dépenses courantes de logement, qui couvrent les loyers que doivent acquitter les locataires, les loyers imputés que les propriétaires occupants auraient à acquitter s’ils étaient locataires de leur logement, les dépenses d’énergie pour se chauffer et s’éclairer ainsi que les charges.

La dépense de consommation finale des ménages comprend les dépenses réalisées par les ménages pour acquérir des biens et des services de consommation individuels et collectifs. Les produits correspondants ne sont pas stockés, mais considérés comme consommés au moment de leur achat, même s’ils sont durables (voitures, électroménagers, meubles, etc.).
La dépense de consommation finale des ménages inclut la part des dépenses de santé, d’éducation, de logement, restant à leur charge, après remboursements éventuels. Elle inclut également les loyers imputés, qui sont les services de logement produits par les propriétaires qui occupent leur propre logement et qu’ils se versent fictivement à eux-mêmes.
Par contre, elle exclut la dépense de consommation remboursée par la Sécurité sociale ou prise en charge par certaines allocations (par exemple les allocations logement), qui participent à la consommation finale effective des ménages.

Les prestations sociales liées au logement désignent les aides versées aux ménages pour alléger les dépenses de consommation associée au service de logement des ménages. Elles comprennent entre autres l’aide personnalisée au logement (APL), l’allocation de logement à caractère familial (ALF) et l’allocation de logement à caractère social (ALS).

Le loyer imputé correspond à l'estimation de l’équivalent monétaire de l’avantage que procure au ménage la propriété de sa résidence principale : à savoir, le loyer qu’il aurait à payer s’il était locataire du logement qu’il habite.

Pour en savoir plus

« Compte du logement 2020 – Rapport de la Commission des comptes du logement », Datalab, Commissariat général au développement durable, septembre 2021.

Définitions

Les dépenses de logement regroupent :

  • les dépenses d’investissement, qui englobent les dépenses destinées à accroître le parc de logements ou à prolonger sa durée de vie, c’est-à-dire les dépenses d’acquisition de logements et de travaux, nettes des cessions de logements anciens ;
  • les dépenses courantes de logement, qui couvrent les loyers que doivent acquitter les locataires, les loyers imputés que les propriétaires occupants auraient à acquitter s’ils étaient locataires de leur logement, les dépenses d’énergie pour se chauffer et s’éclairer ainsi que les charges.

La dépense de consommation finale des ménages comprend les dépenses réalisées par les ménages pour acquérir des biens et des services de consommation individuels et collectifs. Les produits correspondants ne sont pas stockés, mais considérés comme consommés au moment de leur achat, même s’ils sont durables (voitures, électroménagers, meubles, etc.).
La dépense de consommation finale des ménages inclut la part des dépenses de santé, d’éducation, de logement, restant à leur charge, après remboursements éventuels. Elle inclut également les loyers imputés, qui sont les services de logement produits par les propriétaires qui occupent leur propre logement et qu’ils se versent fictivement à eux-mêmes.
Par contre, elle exclut la dépense de consommation remboursée par la Sécurité sociale ou prise en charge par certaines allocations (par exemple les allocations logement), qui participent à la consommation finale effective des ménages.

Les prestations sociales liées au logement désignent les aides versées aux ménages pour alléger les dépenses de consommation associée au service de logement des ménages. Elles comprennent entre autres l’aide personnalisée au logement (APL), l’allocation de logement à caractère familial (ALF) et l’allocation de logement à caractère social (ALS).

Le loyer imputé correspond à l'estimation de l’équivalent monétaire de l’avantage que procure au ménage la propriété de sa résidence principale : à savoir, le loyer qu’il aurait à payer s’il était locataire du logement qu’il habite.