France, portrait socialÉdition 2021

Cet ouvrage apporte un éclairage sur plus d’un an de crise sanitaire, aux conséquences économiques et sociales inédites : Comment ont évolué la mortalité et la santé de la population au cours des différentes vagues ? Quel a été le niveau d’adoption des mesures de prévention ? Comment le système de soin a-t-il été impacté ? Quels territoires ont été les plus touchés par la baisse des naissances observée neuf mois après le premier confinement ? Quelles sont les conséquences de la crise sur les revenus des ménages et sur le marché de l’emploi ? Comment les jeunes ont-ils vécu cette crise ?

Insee Références
Paru le : Paru le 25/11/2021
France, portrait social - Novembre 2021
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Sommaire

Niveaux de vie

Insee Références

Paru le : 25/11/2021

En 2019, en France métropolitaine, la moitié de la population a un niveau de vie inférieur à 22 040 euros annuels, soit 1 837 euros par mois (niveau de vie médian ou D5) (figure 1). Les 10 % de personnes les plus modestes ont un niveau de vie inférieur à 11 660 euros annuels (1ᵉʳ décile ou D1). Pour les 10 % les plus aisées, ils dépassent 39 930 euros (9ᵉ décile ou D9). Le rapport interdécile D9/D1 s’établit ainsi à 3,4. Les 20 % des personnes les plus modestes détiennent 8,7 % de la somme des niveaux de vie. Les 20 % les plus aisées en détiennent 37,9 %, soit 4,4 fois plus.

Figure 1 - Distribution du niveau de vie annuel et indicateurs d’inégalités de 1998 à 2019

Figure 1 - Distribution du niveau de vie annuel et indicateurs d’inégalités de 1998 à 2019 - Lecture : en 2019, les 20 % de personnes les plus modestes détiennent 8,7 % de la somme des niveaux de vie (S20), les 20 % les plus aisées perçoivent 37,9 % de la somme des niveaux de vie (complément à 100 de S80), soit 4,4 fois plus.
1998 2002 2006 2010 2014 2018 2019
Niveau de vie (en euros 2019)
1er décile (D1) 9 940 11 060 11 210 11 400 11 290 11 340 11 660
Médiane 18 430 20 030 20 510 21 270 21 080 21 490 22 040
9e décile (D9) 33 840 37 350 38 030 39 470 38 580 39 560 39 930
Moyenne 21 010 23 200 23 900 24 920 24 250 24 920 25 190
Indicateurs d’inégalités
Rapport interdécile D9/D1 3,4 3,4 3,4 3,5 3,4 3,5 3,4
S20 (en %)1 9,1 9,2 8,9 8,6 8,8 8,7 8,7
S50 (en %)1 31,2 31,0 30,6 30,1 30,8 30,3 30,8
S80 (en %)1 62,8 62,1 61,4 60,8 62,0 61,3 62,1
(100-S80)/S201 4,1 4,1 4,3 4,6 4,3 4,5 4,4
Indice de Gini 2 0,279 0,284 0,293 0,302 0,289 0,298 0,289
  • 1. La masse de niveaux de vie S20 (respectivement S50 et S80) correspond à la somme des niveaux de vie détenus par les 20 % (respectivement 50 % et 80 %) les plus modestes. Le ratio (100-S80)/S20 met en évidence les écarts entre la masse des niveaux de vie détenue par les 20 % des personnes les plus aisées et celle détenue par les 20 % des personnes les plus modestes.
  • 2. L’indice de Gini mesure le degré d’inégalité de la distribution des niveaux de vie. Il varie entre 0 et 1, la valeur 0 correspondant à l’égalité parfaite (tout le monde a le même niveau de vie) et la valeur 1 à l’inégalité extrême (une seule personne a tout le revenu).
  • Lecture : en 2019, les 20 % de personnes les plus modestes détiennent 8,7 % de la somme des niveaux de vie (S20), les 20 % les plus aisées perçoivent 37,9 % de la somme des niveaux de vie (complément à 100 de S80), soit 4,4 fois plus.
  • Champ : France métropolitaine, personnes vivant dans un ménage dont le revenu déclaré est positif ou nul et dont la personne de référence n’est pas étudiante.
  • Sources : Insee-DGI, enquêtes Revenus fiscaux et sociaux rétropolées 1998-2004 ; Insee-DGFiP-Cnaf-Cnav-CCMSA, enquêtes Revenus fiscaux et sociaux 2005-2019.

Entre 2018 et 2019, le niveau de vie médian augmente de 2,6 % en euros constants. Cette hausse est la plus forte depuis 2001 et est très supérieure à la moyenne des vingt dernières années (+ 0,8 % par an). Elle traduit le dynamisme des salaires, en partie lié aux réformes du système socio-fiscal (suppression des cotisations salariales d’assurance chômage, exonérations des heures supplémentaires, prime exceptionnelle de pouvoir d’achat), et s’explique aussi par l’élargissement et la revalorisation de la prime d’activité.

Entre 2018 et 2019, les niveaux de vie augmentent pour l’ensemble de la distribution, mais la progression est plus soutenue pour les 50 % les moins aisés. Ces ménages bénéficient à la fois de la baisse du chômage et du dynamisme des salaires. Au-dessus du premier décile, leur niveau de vie est en outre rehaussé par la forte revalorisation de la prime d’activité. Le niveau de vie plafond des 10 % les plus modestes progresse un peu plus fortement que la médiane en 2019 (+ 2,8 %), après avoir diminué en 2018. Le niveau de vie plancher des 10 % les plus aisés augmente plus légèrement du fait du repli des revenus financiers (+ 1,0 %).

Les inégalités de niveau de vie reculent nettement en 2019 après avoir fortement progressé en 2018 : l’indice de Gini passe de 0,289 en 2019 à 0,298 en 2018. Après une augmentation temporaire à la suite de la crise économique de 2008, qui a affecté en premier les ménages les plus modestes, les inégalités sont restées stables entre 2013 et 2017.

Le niveau de vie médian des personnes au chômage de 18 ans ou plus (15 310 euros) est inférieur de 37 % à celui des personnes en emploi (24 440 euros) (figure 2). Il est également inférieur de 27 % à celui des inactifs (21 020 euros). Parmi les inactifs, les retraités ont le niveau de vie médian le plus élevé avec 22 380 euros.

Figure 2 - Distribution du niveau de vie annuel et indicateurs d’inégalités selon l’activité en 2019

Figure 2 - Distribution du niveau de vie annuel et indicateurs d’inégalités selon l’activité en 2019 - Lecture : en 2019, 10 % des actifs de 18 ans ou plus ont un niveau de vie supérieur à 42 990 euros annuels (9e décile).
Niveau de vie (en euros) Rapports interdéciles
1er décile (D1) Médiane (D5) 9e décile (D9) Moyenne D9/D1 D9/D5 D5/D1
Actifs de 18 ans ou plus 12 980 23 820 42 990 27 300 3,3 1,8 1,8
En emploi 14 110 24 440 43 800 28 140 3,1 1,8 1,7
Au chômage 8 580 15 310 29 160 17 780 3,4 1,9 1,8
Inactifs de 18 ans ou plus 11 440 21 020 37 980 24 050 3,3 1,8 1,8
Retraités 13 370 22 380 38 500 25 390 2,9 1,7 1,7
Autres inactifs dont étudiants 8 830 16 480 35 950 20 850 4,1 2,2 1,9
Enfants de moins de 18 ans 10 580 19 830 36 310 22 530 3,4 1,8 1,9
Ensemble 11 660 22 040 39 930 25 190 3,4 1,8 1,9
  • Note : la situation vis-à-vis de l’emploi est mesurée au sens du Bureau international du travail (BIT) au 4e trimestre.
  • Lecture : en 2019, 10 % des actifs de 18 ans ou plus ont un niveau de vie supérieur à 42 990 euros annuels (9e décile).
  • Champ : France métropolitaine, personnes vivant dans un ménage dont le revenu déclaré est positif ou nul et dont la personne de référence n’est pas étudiante.
  • Source : Insee-DGFiP-Cnaf-Cnav-CCMSA, enquête Revenus fiscaux et sociaux 2019.

Le niveau de vie a tendance à augmenter avec l’âge, en raison, dans un premier temps, de l’accroissement des revenus d’activité au cours de la carrière, puis des revenus du patrimoine du fait de l’accumulation du patrimoine au cours de la vie. Ainsi, en 2019, les 50-64 ans ont un niveau de vie médian supérieur de 9 % à celui des 30-39 ans (figure 3). Au-delà de 65 ans, le niveau de vie diminue : les pensions de retraite sont inférieures aux revenus d’activité, les personnes vivent plus souvent seules aux grands âges et les générations les plus anciennes, notamment les femmes, ont des droits à la retraite plus faibles en raison de carrières plus souvent incomplètes.

Figure 3 - Distribution du niveau de vie annuel et indicateurs d’inégalités selon l’âge en 2019

Figure 3 - Distribution du niveau de vie annuel et indicateurs d’inégalités selon l’âge en 2019 - Lecture : en 2019, 10 % des personnes de 65 ans ou plus ont un niveau de vie supérieur à 39 740 euros annuels (9e décile).
Niveau de vie (en euros) Rapports interdéciles
1er décile (D1) Médiane (D5) 9e décile (D9) Moyenne D9/D1 D9/D5 D5/D1
Moins de 18 ans 10 580 19 830 36 310 22 530 3,4 1,8 1,9
18-29 ans 10 150 20 920 36 560 23 000 3,6 1,7 2,1
30-39 ans 12 250 22 530 39 000 24 930 3,2 1,7 1,8
40-49 ans 11 760 22 490 40 230 25 360 3,4 1,8 1,9
50-64 ans 12 310 24 450 46 360 28 740 3,8 1,9 2,0
65 ans ou plus 13 400 22 500 39 740 26 120 3,0 1,8 1,7
Ensemble 11 660 22 040 39 930 25 190 3,4 1,8 1,9
  • Lecture : en 2019, 10 % des personnes de 65 ans ou plus ont un niveau de vie supérieur à 39 740 euros annuels (9e décile).
  • Champ : France métropolitaine, personnes vivant dans un ménage dont le revenu déclaré est positif ou nul et dont la personne de référence n’est pas étudiante.
  • Source : Insee-DGFiP–Cnaf-Cnav-CCMSA, enquête Revenus fiscaux et sociaux 2019.

Définitions

Le niveau de vie est égal au revenu disponible du ménage divisé par le nombre d’unités de consommation (UC). Le niveau de vie est donc le même pour tous les individus d’un même ménage. Les unités de consommation sont généralement calculées selon l’échelle d’équivalence dite de l’« OCDE modifiée », qui attribue 1 UC au premier adulte du ménage, 0,5 UC aux autres personnes de 14 ans ou plus et 0,3 UC aux enfants de moins de 14 ans. Le revenu disponible est le revenu à la disposition du ménage pour consommer et épargner. Il comprend les revenus d’activité nets des cotisations sociales, les indemnités de chômage, les retraites et pensions, les revenus du patrimoine (fonciers et financiers) et les autres prestations sociales perçues, nets des impôts directs.

Si on ordonne une distribution de niveaux de vie (de salaires, de revenus, etc.), la médiane est la valeur qui partage cette distribution en deux parties égales. Ainsi, pour une distribution de niveaux de vie, la médiane est le niveau de vie au-dessous duquel se situent les 50 % de personnes les plus modestes. C’est de manière équivalente le niveau de vie au-dessus duquel se situent les 50 % de personnes les plus aisées.

Si on ordonne une distribution de niveaux de vie (de salaires, de revenus, etc.), les déciles sont les valeurs qui partagent cette distribution en dix parties égales. Ainsi, pour une distribution de niveaux de vie : le premier décile (noté généralement D1) est le niveau de vie au-dessous duquel se situent les 10 % de personnes les plus modestes ; le neuvième décile (noté généralement D9) est le niveau de vie au-dessous duquel se situent les 90 % de personnes les plus modestes. Le premier décile est, de manière équivalente, le niveau de vie au-dessus duquel se situent les 90 % de personnes les plus aisées ; le neuvième décile est le niveau de vie au-dessus duquel se situent les 10 % de personnes les plus aisées.

Le rapport interdécile d’un niveau de vie (d’un salaire, d’un revenu, etc.) est le rapport entre le 9ᵉ décile (D9) et le 1ᵉʳ décile (D1) de ce critère. Il met en évidence l’écart entre le haut et le bas de la distribution ; c’est une des mesures de l’inégalité de cette distribution. Le rapport entre la médiane et le 1ᵉʳ décile (D5/D1) mesure la dispersion dans la moitié basse de la distribution, et le rapport entre le 9ᵉ décile et la médiane (D9/D5) rend compte des disparités dans la moitié haute.

Les évolutions en euros constants (ou en volume) d’un agrégat sont calculées en enlevant des variations en euros courants de cet agrégat celles des prix. L’indicateur retenu pour les prix peut être l’indice des prix à la consommation (IPC) ou le déflateur de la dépense de consommation finale des ménages, tel qu’il est estimé dans les comptes nationaux.

L’indice de Gini (ou coefficient) de Gini est un indicateur synthétique permettant de rendre compte du niveau d’inégalité pour une variable et sur une population donnée. Il varie entre 0 (égalité parfaite) et 1 (inégalité extrême). Entre 0 et 1, l’inégalité est d’autant plus forte que l’indice de Gini est élevé.

Il est égal à 0 dans une situation d’égalité parfaite où la variable prend une valeur identique sur l’ensemble de la population. À l’autre extrême, il est égal à 1 dans la situation la plus inégalitaire possible, où la variable vaut 0 sur toute la population à l’exception d’un seul individu.

Les inégalités ainsi mesurées peuvent porter sur des variables de revenus, de salaires, de niveau de vie, etc.

Un chômeur au sens du Bureau international du travail (BIT) est une personne âgée de 15 ans ou plus qui répond simultanément à trois conditions : être sans emploi durant une semaine donnée ; être disponible pour prendre un emploi dans les deux semaines ; avoir cherché activement un emploi au cours des quatre dernières semaines ou en avoir trouvé un qui commence dans moins de trois mois. Les démarches actives considérées sont variées : étudier des annonces d’offres d’emploi, se rendre à un salon professionnel, mobiliser son réseau social ou prendre des conseils auprès de Pôle emploi, etc.

Les personnes en emploi au sens du Bureau international du travail (BIT) (actifs occupés) sont celles âgées de 15 ans ou plus ayant travaillé (ne serait‑ce qu’une heure) au cours d’une semaine donnée dite « de référence », qu’elles soient salariées, à leur compte, employeuses ou aides dans l’entreprise ou l’exploitation familiale. Elles incluent également les personnes pourvues d’un emploi, mais qui en sont temporairement absentes.

Les inactifs au sens du Bureau international du travail (BIT) sont les personnes âgées de 15 ans ou plus qui ne sont ni en emploi ni au chômage au sens du BIT.

Chômeurs, en emploi, inactifs, au sens du Bureau international du travail (BIT) : ces concepts sont ici mesurés au sens du Bureau international du travail (BIT) au 4ᵉ trimestre de l’année considérée.

Pour en savoir plus

« En 2019, le niveau de vie médian augmente nettement et le taux de pauvreté diminue », Insee Première n° 1875, octobre 2021.

«  Inégalités de niveau de vie et pauvreté entre 2008 et 2018  », in Revenus et patrimoine des ménages, coll. « Insee Références », édition 2021.

Définitions

Le niveau de vie est égal au revenu disponible du ménage divisé par le nombre d’unités de consommation (UC). Le niveau de vie est donc le même pour tous les individus d’un même ménage. Les unités de consommation sont généralement calculées selon l’échelle d’équivalence dite de l’« OCDE modifiée », qui attribue 1 UC au premier adulte du ménage, 0,5 UC aux autres personnes de 14 ans ou plus et 0,3 UC aux enfants de moins de 14 ans. Le revenu disponible est le revenu à la disposition du ménage pour consommer et épargner. Il comprend les revenus d’activité nets des cotisations sociales, les indemnités de chômage, les retraites et pensions, les revenus du patrimoine (fonciers et financiers) et les autres prestations sociales perçues, nets des impôts directs.

Si on ordonne une distribution de niveaux de vie (de salaires, de revenus, etc.), la médiane est la valeur qui partage cette distribution en deux parties égales. Ainsi, pour une distribution de niveaux de vie, la médiane est le niveau de vie au-dessous duquel se situent les 50 % de personnes les plus modestes. C’est de manière équivalente le niveau de vie au-dessus duquel se situent les 50 % de personnes les plus aisées.

Si on ordonne une distribution de niveaux de vie (de salaires, de revenus, etc.), les déciles sont les valeurs qui partagent cette distribution en dix parties égales. Ainsi, pour une distribution de niveaux de vie : le premier décile (noté généralement D1) est le niveau de vie au-dessous duquel se situent les 10 % de personnes les plus modestes ; le neuvième décile (noté généralement D9) est le niveau de vie au-dessous duquel se situent les 90 % de personnes les plus modestes. Le premier décile est, de manière équivalente, le niveau de vie au-dessus duquel se situent les 90 % de personnes les plus aisées ; le neuvième décile est le niveau de vie au-dessus duquel se situent les 10 % de personnes les plus aisées.

Le rapport interdécile d’un niveau de vie (d’un salaire, d’un revenu, etc.) est le rapport entre le 9ᵉ décile (D9) et le 1ᵉʳ décile (D1) de ce critère. Il met en évidence l’écart entre le haut et le bas de la distribution ; c’est une des mesures de l’inégalité de cette distribution. Le rapport entre la médiane et le 1ᵉʳ décile (D5/D1) mesure la dispersion dans la moitié basse de la distribution, et le rapport entre le 9ᵉ décile et la médiane (D9/D5) rend compte des disparités dans la moitié haute.

Les évolutions en euros constants (ou en volume) d’un agrégat sont calculées en enlevant des variations en euros courants de cet agrégat celles des prix. L’indicateur retenu pour les prix peut être l’indice des prix à la consommation (IPC) ou le déflateur de la dépense de consommation finale des ménages, tel qu’il est estimé dans les comptes nationaux.

L’indice de Gini (ou coefficient) de Gini est un indicateur synthétique permettant de rendre compte du niveau d’inégalité pour une variable et sur une population donnée. Il varie entre 0 (égalité parfaite) et 1 (inégalité extrême). Entre 0 et 1, l’inégalité est d’autant plus forte que l’indice de Gini est élevé.

Il est égal à 0 dans une situation d’égalité parfaite où la variable prend une valeur identique sur l’ensemble de la population. À l’autre extrême, il est égal à 1 dans la situation la plus inégalitaire possible, où la variable vaut 0 sur toute la population à l’exception d’un seul individu.

Les inégalités ainsi mesurées peuvent porter sur des variables de revenus, de salaires, de niveau de vie, etc.

Un chômeur au sens du Bureau international du travail (BIT) est une personne âgée de 15 ans ou plus qui répond simultanément à trois conditions : être sans emploi durant une semaine donnée ; être disponible pour prendre un emploi dans les deux semaines ; avoir cherché activement un emploi au cours des quatre dernières semaines ou en avoir trouvé un qui commence dans moins de trois mois. Les démarches actives considérées sont variées : étudier des annonces d’offres d’emploi, se rendre à un salon professionnel, mobiliser son réseau social ou prendre des conseils auprès de Pôle emploi, etc.

Les personnes en emploi au sens du Bureau international du travail (BIT) (actifs occupés) sont celles âgées de 15 ans ou plus ayant travaillé (ne serait‑ce qu’une heure) au cours d’une semaine donnée dite « de référence », qu’elles soient salariées, à leur compte, employeuses ou aides dans l’entreprise ou l’exploitation familiale. Elles incluent également les personnes pourvues d’un emploi, mais qui en sont temporairement absentes.

Les inactifs au sens du Bureau international du travail (BIT) sont les personnes âgées de 15 ans ou plus qui ne sont ni en emploi ni au chômage au sens du BIT.

Chômeurs, en emploi, inactifs, au sens du Bureau international du travail (BIT) : ces concepts sont ici mesurés au sens du Bureau international du travail (BIT) au 4ᵉ trimestre de l’année considérée.