Activité touristique : impact de la crise sanitaire Covid19

Chiffres détaillés
Paru le : Paru le 17/03/2022
Corinne Challand, Marie-Laure Kayali (Insee)
- Mars 2022
Sommaire

En 2019, le tourisme est plus dynamique au-delà des frontières du Grand Est

Corinne Challand, Marie-Laure Kayali (Insee)

Le tourisme est une composante importante de l’activité économique, en France comme dans les pays voisins du Nord et de l’Est, puisque les activités principalement touristiques peuvent représenter jusqu’à 9,5 % du PIB et 2 % de l’emploi. Dans le Grand Est et les régions étrangères voisines, ce sont les territoires proches du Rhin, à commencer par le massif de la Forêt-Noire, qui enregistrent le plus grand nombre de nuitées. Les capacités d’accueil et le nombre de nuitées dans les hébergements touristiques sont très importantes côté allemand. Pour les campings, c’est en Wallonie que le nombre d’emplacements est le plus élevé. Le Luxembourg attire beaucoup de non-résidents et le camping y joue un rôle important, tandis que l’Allemagne est dépendante de ses propres ressortissants. Quel que soit le pays, les non-résidents viennent surtout des pays voisins. La fréquentation touristique prend souvent de l’ampleur à partir de Pâques pour culminer l’été. Cette année de crise sanitaire a donc fortement touché le secteur, avec un repli des nuitées très important au printemps 2020 et un rebond inégal à l’été selon les régions.

Insee Analyses Grand Est

No 129

Paru le : 23/02/2021

Le tourisme : entre 4,6 % et 9,5 % du PIB

La consommation touristique intérieure représente 7,3 % du PIB en France en 2018, 9,5 % en Allemagne en 2015, 6,7 % en Suisse en 2014, 4,6 % en Belgique en 2016. Dans certains pays d’Europe, le tourisme participe encore plus à la création de richesse nationale, comme en Espagne (11,7 % du PIB en 2015).

Pour l’ensemble des cinq pays, France, Allemagne, Belgique, Luxembourg et Suisse, les activités principalement touristiques (transports aériens, hébergement, activités des agences de voyages) concernent 131 900 entreprises en 2018, soit 2,1 % du total des entreprises industrielles et commerciales, hors assurances. Les activités principalement touristiques représentent 1,4 % de l’emploi total en France, 1,8 % en Allemagne, 1,2 % en Belgique, 1,7 % en Suisse en 2019 et 1,9 % au Luxembourg en 2018 ; l’hébergement pèse fortement dans ces activités : entre 48 % (Luxembourg) et 70 % (Suisse).

En 2018, les 105 100 entreprises d’hébergement de ces cinq pays emploient 935 900 personnes. L’Allemagne et la France ont à peu près le même nombre d’entreprises, mais le nombre d’emplois est presque trois fois supérieur en Allemagne. Le nombre moyen d’emplois par entreprise est en effet plus élevé dans les pays voisins. Les entreprises du secteur dégagent en 2017 un chiffre d’affaires (CA) de 68,6 milliards d’euros pour l’ensemble de ces cinq pays. Presque la moitié de ce CA est réalisée par les entreprises allemandes (31,3 milliards) suivies de la France (27,1), puis de loin par la Suisse (7,3), la Belgique (2,6) et le Luxembourg (364 millions).

Grande capacité d’accueil côté allemand

Le nombre d’hôtels ainsi que les capacités d’accueil du Bade-Wurtemberg et de la Rhénanie-Palatinat sont supérieurs à ceux des régions voisines (figure 1). Rapportée à la population, la capacité d’accueil est cependant comparable aux autres régions. En moyenne, les hôtels proposent une soixantaine de lits, sauf dans le Bade-Wurtemberg et en Alsace où cette capacité est plus grande (81 et 75 lits) ; elle est en revanche beaucoup moins importante au Luxembourg (33).

En ce qui concerne les campings, c’est la Wallonie qui dispose du plus grand nombre d’emplacements, tandis qu’en Suisse du Nord-Ouest, l’hôtellerie de plein air est sous-dimensionnée (seulement 461 emplacements, soit 0,3 pour 1 000 habitants). La capacité moyenne des campings y est la plus basse (33 emplacements) alors qu’en Wallonie ou au Luxembourg, les campings offrent plus de 100 emplacements en moyenne.

Le nombre de nuitées dans les hôtels progresse fortement depuis une dizaine d’années dans le Bade-Wurtemberg et en Sarre (hausse de plus de 20 % entre 2010 et 2019) ainsi qu’au Luxembourg, en Suisse du Nord-Ouest et en Alsace (+ 15 % à + 20 %) (figure 2). La progression est plus lente en Champagne-Ardenne et en Lorraine. L’évolution de la fréquentation des hôtels n’est pas forcément en adéquation avec celle des capacités d’accueil ou du nombre d’établissements d’hébergement, ce qui signifie qu’il y a eu un sur ou sous-dimensionnement au départ. Ainsi, au Luxembourg, le nombre d’hôtels a baissé de 10 %, la capacité en lits de 14 %, alors que les nuitées augmentaient de 32 % entre 2010 et 2019. En Alsace, la fréquentation s’accroît également (+ 17 % entre 2011 et 2019), bien que la capacité d’accueil reste relativement stable (+ 5 %). En Suisse du Nord-Ouest, les capacités ont suivi la hausse du nombre de nuitées (+ 20 % environ entre 2010 et 2019), tandis que le nombre d’hôtels baissait légèrement (- 10 %).

La répartition de la fréquentation touristique se fait de façon inégale ; les grandes villes, le massif de la Forêt Noire et les bords du Rhin sont attractifs, ainsi que le Luxembourg et la région de Stuttgart (figure 3). Les régions frontalières du Grand Est sont entourées de gros aimants touristiques comme Paris, Bruxelles, Gand, Bruges, Zurich, Lausanne ou Genève. La région la plus fréquentée est le Bade-Wurtemberg avec 50,5 millions de nuitées dans les hôtels, campings et autres hébergements touristiques. Suivent loin derrière, la Rhénanie-Palatinat avec 23,9 millions de nuitées et l’Alsace (10,6 millions).

À ces nuitées s’ajoutent en Allemagne les personnes qui font des cures en clinique (dans des « Vorsorge-und Rehabilitationskliniken »). Ces personnes sont en effet comptabilisées dans la statistique touristique si elles sont capables de quitter la clinique durant leur séjour afin de profiter de l’offre touristique de la commune. Cette clientèle représente une nuitée sur quatre en Sarre et une sur huit dans le Bade-Wurtemberg (soit 6,7 millions de nuitées) et une sur dix en Rhénanie-Palatinat. Le total cumulé pour les trois Länder s’élève à presque 10 millions de nuitées. La durée moyenne des séjours de ce type est élevée (plus de 20 jours).

Figure 1Des capacités d’accueil plus importantes outre-RhinNombre d’hôtels et de campings et capacités d’accueil en 2019

Des capacités d’accueil plus importantes outre-Rhin
Hôtels Campings
Nombre Capacité d’accueil (lits touristiques*) Capacité d’accueil pour 1 000 habitants Nombre Emplacements Emplacements pour 1 000 habitants
Grand Est 1 278 89 244 16,1 370 23 700 4,3
Alsace 563 42 308 22,3 101 7 668 4,0
Lorraine 407 26 994 11,7 166 9 623 4,2
Champagne-Ardenne 308 19 942 15,2 103 6 409 4,9
Bade-Wurtemberg 1 734 140 425 12,7 371 22 820 2,1
Rhénanie-Palatinat 1 198 69 027 16,9 277 21 263 5,2
Sarre 117 7 857 8,0 29 1 980 2,0
Suisse du Nord-Ouest 414 23 568 15,5 14 461 0,3
Luxembourg 228 7 479 12,2 82 10 570 17,2
Wallonie 481 25 522 7,0 221 33 183 9,1
  • * La méthode de calcul utilisée par la direction du Tourisme, pour obtenir le nombre de lits touristiques, est de multiplier le nombre de chambres par deux.
  • Note : France → parc au 1/1/2020, campings : emplacements loués à la clientèle de passage ; Allemagne → parc en juillet 2019, le nombre d’hôtels comprend également les autres hébergements ; Suisse → hôtels et établissements de cure ouverts en août 2019 ; Wallonie → hébergements reconnus (hébergements autorisés et en ordre de sécurité incendie au Commissariat général au tourisme) et hébergements non reconnus (infrastructures dont l’autorisation est «en cours d’instruction» ou «échue»).
  • Champ : France, Belgique, Allemagne → hôtels (NAF 5510Z) ; Luxembourg → hôtels, auberges, pensions ; Suisse → hôtels et établissements de cure.
  • Sources : Insee, OFS, Statec, Statistische Ämter der Länder, OwT.

Figure 2Le nombre de nuitées dans les hôtels progresse partout depuis 2011Progression du nombre de nuitées

Base100=2011
Le nombre de nuitées dans les hôtels progresse partout depuis 2011 (Base100=2011)
Suisse du Nord-Ouest Bade-Wurtemberg Rhénanie-Palatinat Sarre Luxembourg Alsace Lorraine Champagne-Ardenne Wallonie
2007 93 90 95 106
2008 97 93 94 101
2009 96 89 86 92
2010 99 93 94 95 90
2011 100 100 100 100 100 100 100 100 100
2012 100 105 97 95 111 100 98 100 101
2013 103 105 98 101 113 102 100 103 100
2014 106 109 99 106 122 104 97 105 105
2015 108 114 102 108 125 105 97 101 101
2016 108 117 104 112 126 107 100 102 101
2017 113 119 106 117 122 112 106 104 107
2018 117 123 108 118 123 113 105 107 108
2019 120 125 110 121 119 117 105 106 108
  • Champ : Luxembourg, Allemagne → hôtels, auberges, pensions ; Suisse → hôtels et établissements de cure ; France, Belgique → hôtels uniquement.
  • Sources : Insee, Statec, Destatis, OFS, Wallonie : Statbel (2015-2019), Observatoire du tourisme Wallon (2011-2014).

Figure 2Le nombre de nuitées dans les hôtels progresse partout depuis 2011Progression du nombre de nuitées

  • Champ : Luxembourg, Allemagne → hôtels, auberges, pensions ; Suisse → hôtels et établissements de cure ; France, Belgique → hôtels uniquement.
  • Sources : Insee, Statec, Destatis, OFS, Wallonie : Statbel (2015-2019), Observatoire du tourisme Wallon (2011-2014).

Figure 3Le nombre de nuitées est plus élevé aux frontières du Grand EstNombre de nuitées touristiques totales et part effectuée par les non-résidents en 2018

Le nombre de nuitées est plus élevé aux frontières du Grand Est
Code géographique Libellé Nuitées totales Nuitées résidents Nuitées non résidents Part des nuitées non résidents (en %)
DE11 Stuttgart 13 988 261 10 884 329 3 103 932 22,2
DE12 Karlsruhe 12 389 880 9 664 571 2 725 309 22,0
DE13 Freiburg 18 625 235 14 016 282 4 608 953 24,7
DE14 Tübingen 9 876 535 8 471 720 1 404 815 14,2
DE21 Oberbayern 42 847 929 30 051 794 12 796 135 29,9
DE22 Niederbayern 12 119 311 11 253 121 866 190 7,1
DE23 Oberpfalz 5 394 613 4 634 568 760 045 14,1
DE24 Oberfranken 5 173 811 4 707 213 466 598 9,0
DE25 Mittelfranken 8 820 917 6 584 320 2 236 597 25,4
DE26 Unterfranken 7 325 690 6 643 287 682 403 9,3
DE27 Schwaben 17 017 847 14 335 612 2 682 235 15,8
DE50 Bremen 2 589 968 2 066 309 523 659 20,2
DE60 Hamburg 14 367 399 10 791 849 3 575 550 24,9
DE71 Darmstadt 22 715 425 15 689 342 7 026 083 30,9
DE72 Gießen 2 793 634 2 484 415 309 219 11,1
DE73 Kassel 9 231 624 8 471 461 760 163 8,2
DE91 Braunschweig 7 090 377 6 135 670 954 707 13,5
DE92 Hannover 7 527 687 6 471 550 1 056 137 14,0
DE93 Lüneburg 10 185 058 9 474 963 710 095 7,0
DE94 Weser-Ems 20 151 068 18 964 825 1 186 243 5,9
DEA1 Düsseldorf 13 214 763 9 651 004 3 563 759 27,0
DEA2 Köln 15 563 259 11 563 470 3 999 789 25,7
DEA3 Münster 5 155 932 4 539 793 616 139 12,0
DEA4 Detmold 6 887 986 6 298 939 589 047 8,6
DEA5 Arnsberg 11 105 091 9 087 979 2 017 112 18,2
DEB1 Koblenz 8 534 060 6 951 749 1 582 311 18,5
DEB2 Trier 5 536 378 3 844 360 1 692 018 30,6
DEB3 Rheinhessen-Pfalz 5 787 065 4 808 224 978 841 16,9
DEC0 Saarland 3 158 555 2 677 122 481 433 15,2
DEF0 Schleswig-Holstein 30 251 579 28 359 231 1 892 348 6,3
FRK21 Ain 1 301 183 995 743 305 440 23,5
FRE21 Aisne 555 775 405 500 150 276 27,0
FRK11 Allier 835 710 741 281 94 430 11,3
FRL01 Alpes-de-Haute-Provence 712 635 555 495 157 140 22,1
FRL02 Hautes-Alpes 943 169 783 712 159 457 16,9
FRL03 Alpes-Maritimes 8 958 866 3 888 783 5 070 082 56,6
FRK22 Ardèche 614 392 509 328 105 064 17,1
FRF21 Ardennes 288 022 225 678 62 343 21,6
FRJ21 Ariège 238 785 200 799 37 986 15,9
FRF22 Aube 805 679 591 510 214 169 26,6
FRJ11 Aude 1 123 968 786 725 337 242 30,0
FRJ22 Aveyron 703 654 635 839 67 815 9,6
FRL04 Bouches-du-Rhône 6 373 268 4 690 034 1 683 235 26,4
FRD11 Calvados 3 455 098 2 446 696 1 008 403 29,2
FRK12 Cantal 462 902 426 686 36 216 7,8
FRI31 Charente 444 874 354 746 90 128 20,3
FRI32 Charente-Maritime 2 281 679 1 979 848 301 832 13,2
FRB01 Cher 665 740 551 589 114 151 17,1
FRI21 Corrèze 526 744 476 426 50 319 9,6
FRC11 Côte-d’Or 2 535 430 1 475 260 1 060 170 41,8
FRH01 Côtes-d’Armor 1 167 930 1 007 903 160 028 13,7
FRI22 Creuse 124 147 111 736 12 411 10,0
FRI11 Dordogne 1 021 609 743 994 277 615 27,2
FRC21 Doubs 1 075 988 836 364 239 624 22,3
FRK23 Drôme 1 263 263 958 826 304 437 24,1
FRD21 Eure 617 223 535 468 81 754 13,2
FRB02 Eure-et-Loir 707 203 544 743 162 461 23,0
FRH02 Finistère 1 896 761 1 591 347 305 415 16,1
FRM01 Corse-du-Sud 1 920 511 1 498 667 421 844 22,0
FRM02 Haute-Corse 1 368 221 891 312 476 909 34,9
FRJ12 Gard 1 417 978 1 093 915 324 063 22,9
FRJ23 Haute-Garonne 3 013 836 2 242 076 771 760 25,6
FRJ24 Gers 222 774 199 372 23 403 10,5
FRI12 Gironde 4 473 073 3 367 340 1 105 733 24,7
FRJ13 Hérault 3 225 590 2 622 577 603 013 18,7
FRH03 Ille-et-Vilaine 2 977 897 2 389 646 588 251 19,8
FRB03 Indre 404 152 349 915 54 237 13,4
FRB04 Indre-et-Loire 1 879 763 1 341 412 538 351 28,6
FRK24 Isère 2 523 091 1 902 363 620 728 24,6
FRC22 Jura 517 342 422 352 94 990 18,4
FRI13 Landes 1 093 639 977 335 116 304 10,6
FRB05 Loir-et-Cher 957 080 780 563 176 517 18,4
FRK25 Loire 669 993 608 258 61 735 9,2
FRK13 Haute-Loire 319 336 278 556 40 780 12,8
FRG01 Loire-Atlantique 3 284 707 2 887 679 397 028 12,1
FRB06 Loiret 1 388 090 1 090 702 297 387 21,4
FRJ25 Lot 526 672 418 138 108 534 20,6
FRI14 Lot-et-Garonne 399 030 354 831 44 199 11,1
FRJ14 Lozère 397 399 346 858 50 542 12,7
FRG02 Maine-et-Loire 1 307 310 1 148 911 158 399 12,1
FRD12 Manche 1 255 274 967 114 288 161 23,0
FRF23 Marne 1 652 781 995 526 657 255 39,8
FRF24 Haute-Marne 317 134 236 066 81 067 25,6
FRG03 Mayenne 288 448 257 612 30 836 10,7
FRF31 Meurthe-et-Moselle 1 078 841 805 272 273 570 25,4
FRF32 Meuse 249 098 195 856 53 242 21,4
FRH04 Morbihan 1 874 468 1 638 233 236 235 12,6
FRF33 Moselle 1 773 912 1 326 365 447 548 25,2
FRC12 Nièvre 394 235 342 350 51 885 13,2
FRE11 Nord 3 792 573 2 879 853 912 720 24,1
FRE22 Oise 1 225 891 973 374 252 516 20,6
FRD13 Orne 356 170 302 359 53 811 15,1
FRE12 Pas-de-Calais 2 564 952 1 642 960 921 992 35,9
FRK14 Puy-de-Dôme 1 928 266 1 709 535 218 731 11,3
FRI15 Pyrénées-Atlantiques 2 695 284 2 180 704 514 580 19,1
FRJ26 Hautes-Pyrénées 2 905 202 1 466 887 1 438 314 49,5
FRJ15 Pyrénées-Orientales 1 677 935 1 364 726 313 209 18,7
FRF11 Bas-Rhin 4 258 067 2 484 530 1 773 537 41,7
FRF12 Haut-Rhin 2 913 756 1 676 225 1 237 531 42,5
FRK26 Rhône 5 588 480 4 321 599 1 266 882 22,7
FRC23 Haute-Saône 145 096 118 893 26 202 18,1
FRC13 Saône-et-Loire 1 460 003 1 068 502 391 502 26,8
FRG04 Sarthe 894 855 741 496 153 359 17,1
FRK27 Savoie 3 457 740 2 218 965 1 238 775 35,8
FRK28 Haute-Savoie 4 679 009 3 036 180 1 642 829 35,1
FR101 Paris 37 771 231 12 078 834 25 692 397 68,0
FRD22 Seine-Maritime 2 458 958 1 894 563 564 395 23,0
FR102 Seine-et-Marne 10 054 866 4 180 289 5 874 577 58,4
FR103 Yvelines 2 681 675 1 894 043 787 632 29,4
FRI33 Deux-Sèvres 447 798 404 777 43 021 9,6
FRE23 Somme 938 098 665 966 272 132 29,0
FRJ27 Tarn 477 090 391 730 85 360 17,9
FRJ28 Tarn-et-Garonne 323 676 276 685 46 990 14,5
FRL05 Var 3 536 758 2 448 036 1 088 723 30,8
FRL06 Vaucluse 2 212 910 1 415 376 797 534 36,0
FRG05 Vendée 1 540 425 1 429 347 111 078 7,2
FRI34 Vienne 1 695 014 1 491 611 203 403 12,0
FRI23 Haute-Vienne 695 031 598 265 96 766 13,9
FRF34 Vosges 903 911 702 749 201 162 22,3
FRC14 Yonne 743 530 600 118 143 412 19,3
FRC24 Territoire de Belfort 306 420 220 888 85 531 27,9
FR104 Essonne 2 135 659 1 633 177 502 482 23,5
FR105 Hauts-de-Seine 5 869 717 3 229 512 2 640 204 45,0
FR106 Seine-Saint-Denis 5 205 481 3 086 450 2 119 031 40,7
FR107 Val-de-Marne 3 374 767 2 097 837 1 276 930 37,8
FR108 Val-d’Oise 4 134 326 2 717 704 1 416 622 34,3
BE10 Région de Bruxelles-Capitale 6 993 061 1 489 565 5 424 688 77,6
BE21 Province d'Anvers 4 864 460 2 350 783 2 505 733 51,5
BE24 Province de Brabant flamand 2 295 796 1 071 623 1 213 722 52,9
BE31 Province de Brabant wallon 488 009 247 263 218 986 44,9
BE25 Province de Flandre occidentale 12 182 123 7 721 637 4 313 232 35,4
BE23 Province de Flandre orientale 2 454 113 1 152 562 1 291 913 52,6
BE32 Province de Hainaut 1 296 905 664 227 626 299 48,3
BE33 Province de Liège 2 468 194 1 281 937 1 185 337 48,0
BE22 Province de Limbourg 4 330 127 2 396 123 1 871 363 43,2
BE34 Province de Luxembourg 2 733 464 1 548 089 1 146 155 41,9
BE35 Province de Namur 1 214 032 831 792 380 162 31,3
LU00 État Luxembourg 7 163 350 828 059 6 335 291 88,4
CH01 Région lémanique 15 805 572 7 529 828 8 275 744 52,4
CH02 Espace Mittelland 10 145 743 5 222 260 4 923 483 48,5
CH03 Suisse du Nord-Ouest 2 564 518 1 105 859 1 458 659 56,9
CH04 Zurich 6 074 400 1 928 881 4 145 519 68,2
CH05 Suisse orientale 11 215 692 7 439 811 3 775 882 33,7
CH06 Suisse centrale 5 764 460 2 752 584 3 011 876 52,2
CH07 Tessin 3 788 016 2 593 729 1 194 287 31,5
  • Champ : nuitées touristiques totales. France → sans les autres hébergements collectifs touristiques (AHCT) ; Rhénanie-Palatinat → sans les campings ; Suisse, Allemagne → établissements de cure compris.
  • Sources : Insee, OFS, Statec, Statbel, Destatis.

Figure 3Le nombre de nuitées est plus élevé aux frontières du Grand EstNombre de nuitées touristiques totales et part effectuée par les non-résidents en 2018

  • Champ : nuitées touristiques totales. France → sans les autres hébergements collectifs touristiques (AHCT) ; Rhénanie-Palatinat → sans les campings ; Suisse, Allemagne → établissements de cure compris.
  • Sources : Insee, OFS, Statec, Statbel, Destatis.

Forte fréquentation des campings au Luxembourg

Dans presque toutes les régions concernées, la fréquentation augmente de façon régulière au cours de l’année pour atteindre son pic en été (juillet ou août). Cela est particulièrement vrai pour les nuitées dans les campings, pour des raisons évidentes liées aux conditions météorologiques. Le camping occupe une place importante au Luxembourg, en Wallonie, en Lorraine, ainsi qu’en Champagne-Ardenne. Mais tandis que la durée moyenne de séjour y est généralement comprise entre 2 et 3 jours, elle est de 5,7 jours au Luxembourg (figure 4). Il semblerait que le camping soit un moyen économique pour les Européens du nord de faire une pause sur leur trajet vers le Sud, tandis que le Luxembourg serait une destination en soi. Dans les hôtels, la fréquentation peut varier de façon importante, comme en Rhénanie-Palatinat, où les établissements enregistrent presque trois fois plus de nuitées en août qu’en janvier. Au Luxembourg, les nuitées hôtelières sont en revanche plus uniformément réparties sur l’année. Particularité en Alsace, la forte fréquentation des marchés de Noël fait qu’au mois de décembre, on compte autant de nuitées qu’au mois d’août.

Figure 4La moitié des nuitées touristiques réalisées dans le Bade-WurtembergNombre de nuitées, parts effectuées en hôtels, campings et autres, et durées moyenne de séjour en 2019

La moitié des nuitées touristiques réalisées dans le Bade-Wurtemberg
Total nuitées Part des nuitées (en %) Durée moyenne de séjour
Hôtels Campings Autres Hôtels Campings Autres
Grand Est 22 352 908 64,6 14,1 21,3 1,6 3,0 2,6
Alsace 10 592 627 70,0 12,0 18,1 1,7 3,3 2,4
Lorraine 7 554 705 53,1 15,4 31,5 1,5 3,0 2,9
Champagne-Ardenne 4 205 576 71,7 16,9 11,4 1,5 2,5 2,0
Bade Wurtemberg 50 464 116 62,6 9,2 28,2 1,9 3,0 2,4
Rhénanie-Palatinat 23 905 245 46,5 11,9 41,7 1,9 3,0 3,1
Sarre 3 216 425 53,5 5,8 40,8 1,8 2,9 3,6
Suisse du Nord-Ouest (Grande Région) 2 632 144 93,4 2,0 4,6 1,9 2,1 2,7
Luxembourg 2 852 274 58,0 33,1 8,9 1,8 5,7 2,5
Wallonie 8 727 266 35,8 14,0 50,1 1,6 3,2 3,1
  • Champ : France → nuitées effectuées dans les hôtels, campings et autres hébergements collectifs touristiques ; Allemagne → hôtels, campings, pensions, auberges, hôtels garnis, autres hébergements collectifs sans les cliniques ; Suisse → hôtels, établissements de cure, campings, logements de vacances, hébergements collectifs ; Luxembourg → hôtels, auberges, pensions, campings, hébergements complémentaires ; Wallonie → hôtels, auberges pour jeunes, centres et villages de vacances, gîtes et meublés de vacances, chambres d’hôtes.
  • Sources : Insee, OFS, Statec, Statbel, Statistische Ämter der Länder.

Les touristes non résidents viennent le plus souvent de pays proches

La part de nuitées effectuées par des non-résidents est très variable selon la région : de 88 % au Luxembourg à 16 % dans la Sarre, en 2019 (figure 5). Les trois Länder allemands voisins ont un taux de nuitées non résidentes parmi les plus bas, à l’image du taux national (18 %), avec localement quelques exceptions comme Trèves, Cochem-Zell, Baden-Baden et Heidelberg, qui dépassent les 35 % de nuitées étrangères. Dans le Bade-Wurtemberg, les touristes non résidents viennent majoritairement de Suisse, tandis que la Rhénanie attire ses voisins néerlandais et belges.

Dans la région Grand Est, la Lorraine compte 31 % de nuitées étrangères, tout comme au niveau national, et ce sont les résidents en provenance de Belgique, d’Allemagne ou des Pays-Bas qui fréquentent les hôtels et les campings de la région. En Champagne-Ardenne, 35 % des nuitées totales sont le fait de non-résidents (50 % dans les hôtels et campings, dont une majorité en provenance du Royaume-Uni, des Pays-Bas, de Belgique et d’Allemagne). L’Alsace compte 41 % de nuitées étrangères, et ce sont surtout les Allemands qui en sont à l’origine, suivis des Belges, des Suisses et des Néerlandais.

En Wallonie, les non-résidents représentent 44 % des nuitées, avec en premier lieu les Néerlandais, suivis des Français et des Allemands. Dans la Flandre voisine, le taux est le même, mais la région attire nettement plus de touristes que la Wallonie : 26,1 millions de nuitées au total, contre 8,2 pour la région wallonne ; Bruxelles affiche 7 millions de nuitées, dont 78 % proviennent de séjours effectués par des non-résidents.

En Suisse du Nord-Ouest, les non-résidents assurent 55 % des nuitées en hôtellerie et établissements de cure. Mis à part la région bâloise, où 64 % des nuitées sont étrangères (touristes venant d’Allemagne, des États-Unis et du Royaume-Uni), les deux autres régions frontalières présentent des taux inférieurs : 46 % en Argovie (Allemands, suivis de loin par les Chinois) et 39 % dans la région du Jura et des Trois-lacs (Allemands et Français).

Les nuitées au Luxembourg sont presque exclusivement effectuées par des non-résidents (88 %). Les touristes en provenance de France, des Pays-Bas, de Belgique et d’Allemagne y génèrent presque deux tiers des nuitées (62 %).

Figure 5Très faible fréquentation par les résidents au LuxembourgNuitées par pays de résidence en 2019 (en % des nuitées)

Très faible fréquentation par les résidents au Luxembourg
Résidents du pays Pays-Bas Belgique Allemagne Suisse France Luxembourg Royaume-Uni Chine États-Unis
Grand Est 63,7 6,7 6,1 10,2 3,0 // 0,6 3,4 1,1 1,6
Alsace 59,0 3,9 5,2 12,5 4,4 // 0,6 1,8 1,3 2,0
Lorraine 69,4 12,7 7,4 10,6 1,6 // 0,7 2,7 1,3 0,8
Champagne-Ardenne 65,3 7,5 7,0 4,5 1,1 // 0,3 7,9 0,6 1,7
Bade-Wurtemberg 78,6 2,3 0,8 // 4,8 1,8 nc 0,9 nc 1,3
Rhénanie-Palatinat 77,4 10,3 3,5 // 0,6 0,6 0,4 1,0 0,3 1,6
Sarre 84,4 3,0 1,7 // 1,0 2,7 1,2 0,7 nc nc
Suisse du Nord-Ouest 44,6 2,1 1,1 13,9 // 3,0 0,2 3,9 2,4 6,2
Luxembourg 12,2 25,5 17,2 10,9 1,4 8,1 // 4,5 1,3 2,2
Wallonie 56,1 21,9 // 4,4 nc 7,0 nc 2,3 nc 0,6
  • // : sans objet et nc : non connu
  • Champ : Allemagne → tous les hébergements touristiques (Sarre : 2018 pour le détail des nationalités) ; France → nuitées en hôtels et campings, sauf États-Unis, Chine, Luxembourg (hôtels uniquement) ; Suisse → hôtellerie uniquement ; Luxembourg → hôtels, pensions et auberges.
  • Sources : Insee, OFS, Statec, Statbel, Statistische Ämter der Länder.

Encadré - Impact de la crise sanitaire sur la fréquentation touristique

Le début du printemps est généralement le coup d’envoi de la saison touristique dans le Grand Est et les régions étrangères voisines, mais on assiste en 2020 à un effondrement de la fréquentation touristique en raison des mesures prises à partir de la mi-mars pour lutter contre la propagation du Sars-Cov-2. Ainsi, les nuitées touristiques dans les hôtels baissent globalement d’environ 70 % en mars et de 90 % en avril, par rapport aux mêmes mois de l’année précédente. Au cours du premier semestre 2020, la Suisse enregistre 9,9 millions de nuitées, soit une baisse historique de 48 % par rapport au premier semestre 2019. C’est en avril que la situation est la plus sévère : - 87 % pour la clientèle suisse et - 96 % pour la clientèle étrangère. La région bâloise connaît un recul de 57 % et celle d’Argovie de 49 %. L’Allemagne compte, dans le même temps, 117,5 millions de nuitées, soit une diminution de 47 % (- 44 % pour la clientèle allemande et - 61 % pour la clientèle étrangère). Dans le Bade-Wurtemberg, les résultats sont similaires : - 48 % de janvier à juin 2020 comparés à la même période de 2019, et les Kreise touristiques de Heidelberg et de Stuttgart sont particulièrement affectés (- 55 %). En Rhénanie-Palatinat, la fréquentation diminue de 48 % et en Sarre de 44 %. La situation est encore plus critique au Luxembourg avec - 62 %. Mais c’est en Belgique (pour tous types d’hébergement confondus), que le nombre de nuitées a le plus chuté : - 71 % et - 73 % dans la région wallonne. La situation semble se redresser en mai pour toutes les régions, plus ou moins favorablement. De mi-mars à mi-mai, certains hôtels n’ont pu accueillir que des personnels de santé ou des personnes nécessiteuses à des fins non touristiques. L’activité touristique n’a pu reprendre que mi-mai. Au troisième trimestre, l’activité a presque pu redémarrer comme à son habitude, du moins en Wallonie, Sarre et Rhénanie-Palatinat, les hôtels des autres régions ne réalisant que 50 % à 75 % des nuitées de l’été 2019.

Lorsque les chiffres sont disponibles, on note une baisse très importante du chiffre d’affaires des hôteliers du Grand Est et des Länder du Bade-Wurtemberg ou de Sarre : entre - 80 et - 90 % en avril par rapport au mois d’avril 2019 ; l’évolution est ensuite comparable avec une lente récupération, mais le niveau du CA accuse encore une baisse de 25 % en juillet.

Récupération inégale de la fréquentation touristique dans les hôtelsPart de nuitées en hôtel en 2020 par rapport au même mois de l’année précédente

Récupération inégale de la fréquentation touristique dans les hôtels
Hôtels Hôtels Hôtels Hôtels Hôtellerie Hôtellerie Hôtels
Bade-Wurtemberg Rhénanie-Palatinat Sarre Wallonie Luxembourg Suisse du Nord-Ouest Grand Est
mars 0,38 0,40 0,49 0,40 0,42 0,37 0,36
avril 0,07 0,09 0,13 0,05 0,04 0,16 0,08
mai 0,12 0,23 0,27 0,08 0,05 0,20 0,12
juin 0,45 0,53 0,48 0,36 0,30 0,33 0,31
juillet 0,67 0,84 0,77 0,87 0,56 0,58 0,66
août 0,80 0,86 0,85 0,94 0,61 0,62 0,73
septembre 0,81 0,92 0,88 0,88 0,59 0,62 0,62
octobre 0,64 0,71 0,61 0,55 0,57
  • Note : pour la France, les chiffres de fréquentation hôtelière d’avril à juin sont issus d’une enquête allégée.
  • Champ : hôtels ; Luxembourg → hôtels, auberges, pensions ; Suisse → hôtels et établissements de cure.
  • Sources : Insee, OFS, Statec, Statbel, Statistische Ämter der Länder.

Récupération inégale de la fréquentation touristique dans les hôtelsPart de nuitées en hôtel en 2020 par rapport au même mois de l’année précédente

  • Note : pour la France, les chiffres de fréquentation hôtelière d’avril à juin sont issus d’une enquête allégée.
  • Champ : hôtels ; Luxembourg → hôtels, auberges, pensions ; Suisse → hôtels et établissements de cure.
  • Sources : Insee, OFS, Statec, Statbel, Statistische Ämter der Länder.

Définitions

Le taux d’occupation est le rapport du nombre de chambres occupées au nombre de chambres effectivement offertes sur une période donnée (c’est-à-dire en excluant les fermetures saisonnières).

La fréquentation en nuitées correspond au nombre total de nuits passées par les clients dans un établissement touristique. Un couple séjournant trois nuits dans un établissement compte pour six nuitées, de même que six personnes ne séjournant qu’une nuit.

Le taux d’ouverture des hôtels est le nombre d’hôtels déclarés ouverts, rapporté au nombre total d’hôtels sur une période donnée.

Les résidents sont les personnes, quelle que soit leur nationalité, qui ont leur domicile principal en France.

Les activités touristiques : les activités sont classées selon leur degré de « touristicité » tel que défini ci-après :

  • Les activités 100 % touristiques telles que l’hôtellerie, l’hébergement, la gestion des musées, des parcs d’attractions...
  • Les autres activités touristiques telles que la restauration, le transport, le commerce, la gestion des salles de spectacles...
  • Les activités non touristiques (par exemple, la construction, l’industrie, les services administratifs…)

Le secteur « hébergement et restauration » : un secteur regroupe des entreprises de fabrication, de commerce ou de service qui ont la même activité principale (au regard de la nomenclature d'activité économique considérée). L'activité d'un secteur n'est donc pas tout à fait homogène et comprend des productions ou services secondaires qui relèveraient d'autres items de la nomenclature que celui du secteur considéré.

Le secteur « hébergement et restauration » appartient au secteur tertiaire principalement marchand.

Les estimations d'emploi désignent une synthèse de sources permettant une couverture exhaustive de l'emploi total (salarié et non salarié), exprimé en nombre de personnes physiques (et non en nombre de postes de travail), et une ventilation à un niveau sectoriel et géographique assez fin. Elles ont pour objectif la couverture de l'emploi total et la cohérence entre les différents niveaux d'agrégation.

Les estimations d'emploi comportent des estimations annuelles, portant sur l'emploi total au 31 décembre, et des estimations infra-annuelles (trimestrielles), portant sur un champ plus restreint (emploi salarié des secteurs marchands et emploi salarié privé des secteurs non-marchands en France métropolitaine). Les estimations produites avant septembre 2009 se fondaient sur les niveaux d'emploi dans le recensement général de la population de 1999, auxquels sont appliqués des indices d'évolution de l'emploi issus de sources variées, notamment l'enquête Acemo de la Dares et les données des Urssaf (exploitées via les fichiers Epure) et de l'Unédic.

A partir de 2009, les estimations d'emploi annuelles sont calculées à partir du dispositif Estel (Estimations d'emploi localisées), qui se fondent sur l'utilisation des sources administratives en niveau. Pour les salariés, il s'agit des Déclarations Annuelles de Données Sociales (DADS « grand format ») contenant, en plus des DADS stricto sensu, les données du fichier de paye des agents de l'État et celles des particuliers employeurs). Pour les non salariés agricoles, les sources mobilisées sont les fichiers de la Mutualité Sociale Agricole (MSA) et pour les non salariés non agricoles, les fichiers de l'Agence Centrale des Organismes de Sécurité Sociale (ACOSS) qui est la Caisse Nationale des Unions de Recouvrement des Cotisations de Sécurité Sociale et d'Allocations Familiales (URSSAF).

Le passage à Estel permet d'améliorer les estimations d'emploi annuelles dans plusieurs dimensions : meilleure qualité des données (prise en compte explicite de la multiactivité, amélioration de la qualité des sources en amont, restriction du nombre de sources utilisées), double localisation au lieu de résidence et au lieu de travail, ventilation plus fine (au niveau géographique et au niveau des catégories de travailleurs), concept d'emploi « répertorié BIT » précis et stable dans le temps, homogénéisation des méthodes et traitements, délais plus courts.

Le concept central d'Estel- le nombre de personnes en emploi- est proche de celui du BIT. La mesure sera datée au 31 décembre de chaque année.

ESTEL estime un nombre de personnes en emploi. Mais à la différence du recensement, l'emploi d'Estel n'est pas déclaratif car appréhendé à partir des sources administratives afin de compter en emploi toute personne dès lors qu'elle a effectué un travail déclaré d'au moins une heure pendant la dernière semaine de l'année ou qu'elle a un lien formel avec son emploi (pour les salariés, il s'agit grosso modo de repérer les contrats de travail « actifs » fin décembre).

Le rapport CTI (consommation touristique intérieure) sur PIB est issu de comptes nationaux, diffusés par les instituts statistiques nationaux ou l’Organisation de coopération et de développement économiques.

Le Luxembourg ne réalise pas de compte satellite du tourisme selon les conventions comptables internationales.

En toute rigueur, seuls les transports aériens de passagers font partie des activités principalement touristiques.

Pour en savoir plus

« Tendances et politiques du tourisme de l’OCDE 2020 », OCDE, mai 2020.

Greiner V., Villaume S., « 58 500 emplois touristiques dans le Grand Est, portés par l’hébergement et la restauration », Insee Analyses Grand Est n° 49, juillet 2017.

Isel F., Villaume S., « Été 2020 : entre deux vagues épidémiques, une brève respiration pour le tourisme », Insee Analyses Grand Est n° 124, décembre 2020.

Sources

Enquête mensuelle de fréquentation touristique

L’enquête mensuelle de fréquentation touristique conduite par l’Insee auprès des hébergements collectifs de tourisme a été suspendue en mars 2020 compte tenu de la crise sanitaire liée à la Covid-19. Un dispositif d’enquête allégée a été mis en place d’avril à juin 2020 uniquement pour les hôtels, permettant de disposer d’un nombre restreint d’indicateurs et de connaître le type de personnes hébergées (touristes, personnels soignants, personnes confinées, personnes placées par les services sociaux du type Samu social).

Les données du premier trimestre 2020 ont été produites dans le contexte très particulier de la crise sanitaire. À partir du 18 mars, l'enquête de fréquentation touristique a été suspendue. De ce fait, seules les réponses spontanées des hébergements ont été prises en compte, les services d'enquêtes n'étant plus en capacité de relancer les hébergements.

L’enquête mensuelle de fréquentation touristique a été remise en œuvre en juillet 2020.

 

Chiffre d'affaires

Les résultats sont construits à partir d’une source fiscale, le formulaire « CA3 », que les entreprises remplissent pour le paiement de la taxe sur la valeur ajoutée (TVA). Ce formulaire comprend le chiffre d’affaires hors TVA, toutes activités confondues, de l’entreprise déclarante, classée selon son activité principale.

Au niveau national l'Insee diffuse mensuellement des indices de chiffres, pour plus d'information consulter : https://www.insee.fr/fr/metadonnees/source/indicateur/p1669/description et https://www.insee.fr/fr/statistiques/4772485

Pour les niveaux régionaux et départementaux, les résultats sont construits à partir des unités légales dites mono-régionales (resp. monodépartementales), c'est-à-dire dont tous les établissements constituant cette unité sont situés dans la même région (resp. dans le même département). Ils sont ventilés selon les activités : 100 % touristiques, autres activités touristiques et non touristiques.

Les séries régionales et départementales concernent les unités légales monorégionales et monodépartementales pérennes de 2017 à 2021, les secteurs d'étude sont :

  • L'hôtellerie, comprenant les unités relevant des codes NAF "5510Z - Hôtels et hébergement similaire" et "5520Z - Hébergement touristique et autres services d'hébergement de courte durée" ;
  • L’hôtellerie de plein air, comprenant les unités relevant du code NAF "5530Z - Terrains de campings et parcs pour caravances ou véhicules de loisirs" ;
  • La restauration, comprenant les unités relevant du code NAF "5610A - Restauration traditionnelle", 5610B - Cafétérias et autres libres-services" et "5610C - restauration de type rapide".

On élimine les unités qui ont changé de secteur sur la période.

Les séries nationales portent également sur ces 3 secteurs d'étude mais sans condition sur la pérennité, la régionalité et le changement de secteur d'activité.

 

Cartes bancaires

L’évolution des achats opérés peut être appréciée par les données de transactions par carte bancaire. Les données utilisées concernent tout détenteur de Carte Bancaire CB sur le territoire français, ce qui, outre les ménages, peut recouvrir aussi des entreprises. Ces données ne recouvrent pas les transactions réalisées par d’autres moyens de paiement (espèces, chèque, ticket restaurant, etc.). De plus, à l’inverse des données utilisées à l’échelle nationale, notamment dans l’estimation de la perte de consommation des ménages, les données départementales intègrent certaines transactions non assimilables à de la consommation (dons à des associations, achat de timbres fiscaux, etc.). Enfin, les transactions à distance (notamment celles sur internet) ne sont pas prises en compte dans les données départementales (données régionales pour la Corse).

La nomenclature d’activités utilisée sur les données de carte bancaire CB (nomenclature MCC, Merchant Category Code) ne coïncide pas avec la NAF. En outre, il n’existe pas de définition précise de ce que serait un « secteur tourisme », les activités touristiques étant transverses, ce qui complique leur mesure. Pour les données de transactions bancaires, ce seront vingt-cinq items de la nomenclature MCC qui seront agrégés pour approcher les activités touristiques, recouvrant des activités parfois purement touristiques (échoppes de souvenirs et cartes postales, expositions touristiques, parcs d’attractions…), et des activités qui en dépendent partiellement (restauration et bars notamment).

 

Emploi

Le fichier source utilisé est issu des Fichiers « Tous Salariés » 2017 (anciennement appelés DADS-Grand format).

Ces fichiers couvrent l’ensemble des employeurs et des salariés. Ils sont constitués à partir des Déclarations Annuelles de Données Sociales (DADS), des Déclarations Sociales Nominatives (DSN), de données provenant du Système d’Information sur les Agents des Services Publics (SIASP) et des déclarations des particuliers employeurs.

La déclaration sociale nominative (DSN) est un fichier mensuel produit à partir des données de paie des salariés. Elle a notamment pour but de remplacer un grand nombre de déclarations administratives qui étaient adressées jusqu’alors à des acteurs différents (CPAM, Urssaf, AGIRC ARRCO, Organismes complémentaires, Pôle emploi, Centre des impôts, Caisses régimes spéciaux, etc.). La DSN regroupe des informations sur le salarié dans une déclaration unique pour communiquer ensuite les informations nécessaires à la gestion de la protection sociale des salariés aux organismes concernés.

Le millésime 2017 est un millésime mixte, dont les données sur le champ privé proviennent de deux sources distinctes : Déclarations sociales Nominatives (DSN) et Déclarations annuelles de données sociales (DADS), les premières se substituant progressivement aux secondes. Il s’agit du deuxième millésime de transition. Cette transition peut entraîner des différences de niveau par rapport aux millésimes antérieurs. Le passage à la DSN permet notamment de mieux capter les courtes périodes d’emploi.

 

Activité partielle

Le dispositif de l’activité partielle (dénomination légale du chômage partiel) permet aux établissements confrontés à des difficultés temporaires de diminuer ou de suspendre leur activité tout en assurant aux salariés une indemnisation égale à 70 % du salaire brut (environ 84 % du net) pour compenser leur perte de salaire. Tous les salariés de droit privé sont concernés, y compris dans les entreprises publiques. Les indemnités d’activité partielle sont remboursées intégralement par l'État et l'Unédic, jusqu’à un plafond de 70 % de 4,5 Smic. Les demandes d’indemnisation sont déposées par les entreprises auprès de la Direccte.

Les arrêts de travail pour maladie sont pris en charge par l’Assurance maladie. Au début du confinement, l’Assurance maladie finance également le dispositif exceptionnel des arrêts de travail dérogatoires pour garde d’enfant (ou pour les personnes vulnérables), lorsque le télétravail est impossible. À partir du 1er mai, les salariés en situation de garde d’enfant ou les personnes vulnérables basculent vers le dispositif d’activité partielle, dans la mesure où ils sont toujours dans l’impossibilité d’exercer leur activité professionnelle.

Ces indicateurs sont calculés à partir de la Déclaration Sociale Nominative (DSN). La DSN remplace la majorité des déclarations sociales imposées aux entreprises en automatisant leur transmission à partir des données de paie. La DSN regroupe des informations sur les établissements et les salariés. Elle est renseignée chaque mois par les entreprises et contient des informations relatives aux salariés de droit privé, notamment sur l’activité partielle et les arrêts de travail.

 

Estimations trimestrielles d’emploi

Les estimations trimestrielles d’emploi sont obtenues par application d’évolutions trimestrielles aux niveaux annuels. Ces évolutions trimestrielles sont calculées à partir de sources administratives. Depuis le premier trimestre 2017, les données sont établies en coproduction avec l'Acoss (champ privé hors intérim) et la Dares (sur l'intérim). L’introduction de la Déclaration sociale nominative (DSN) en remplacement du bordereau récapitulatif de cotisations (BRC) peut transitoirement affecter les comportements déclaratifs des entreprises et générer des révisions accrues sur les données. À partir de la validité du premier trimestre 2018, le champ des estimations trimestrielles d’emploi localisé (ETE) est étendu à l’ensemble de l’emploi salarié et aux départements d’outre-mer (hors Mayotte). Sont ainsi ajoutés les salariés de la fonction publique, de l’agriculture et de l’ensemble des particuliers employeurs.

Définitions

Le taux d’occupation est le rapport du nombre de chambres occupées au nombre de chambres effectivement offertes sur une période donnée (c’est-à-dire en excluant les fermetures saisonnières).

La fréquentation en nuitées correspond au nombre total de nuits passées par les clients dans un établissement touristique. Un couple séjournant trois nuits dans un établissement compte pour six nuitées, de même que six personnes ne séjournant qu’une nuit.

Le taux d’ouverture des hôtels est le nombre d’hôtels déclarés ouverts, rapporté au nombre total d’hôtels sur une période donnée.

Les résidents sont les personnes, quelle que soit leur nationalité, qui ont leur domicile principal en France.

Les activités touristiques : les activités sont classées selon leur degré de « touristicité » tel que défini ci-après :

  • Les activités 100 % touristiques telles que l’hôtellerie, l’hébergement, la gestion des musées, des parcs d’attractions...
  • Les autres activités touristiques telles que la restauration, le transport, le commerce, la gestion des salles de spectacles...
  • Les activités non touristiques (par exemple, la construction, l’industrie, les services administratifs…)

Le secteur « hébergement et restauration » : un secteur regroupe des entreprises de fabrication, de commerce ou de service qui ont la même activité principale (au regard de la nomenclature d'activité économique considérée). L'activité d'un secteur n'est donc pas tout à fait homogène et comprend des productions ou services secondaires qui relèveraient d'autres items de la nomenclature que celui du secteur considéré.

Le secteur « hébergement et restauration » appartient au secteur tertiaire principalement marchand.

Les estimations d'emploi désignent une synthèse de sources permettant une couverture exhaustive de l'emploi total (salarié et non salarié), exprimé en nombre de personnes physiques (et non en nombre de postes de travail), et une ventilation à un niveau sectoriel et géographique assez fin. Elles ont pour objectif la couverture de l'emploi total et la cohérence entre les différents niveaux d'agrégation.

Les estimations d'emploi comportent des estimations annuelles, portant sur l'emploi total au 31 décembre, et des estimations infra-annuelles (trimestrielles), portant sur un champ plus restreint (emploi salarié des secteurs marchands et emploi salarié privé des secteurs non-marchands en France métropolitaine). Les estimations produites avant septembre 2009 se fondaient sur les niveaux d'emploi dans le recensement général de la population de 1999, auxquels sont appliqués des indices d'évolution de l'emploi issus de sources variées, notamment l'enquête Acemo de la Dares et les données des Urssaf (exploitées via les fichiers Epure) et de l'Unédic.

A partir de 2009, les estimations d'emploi annuelles sont calculées à partir du dispositif Estel (Estimations d'emploi localisées), qui se fondent sur l'utilisation des sources administratives en niveau. Pour les salariés, il s'agit des Déclarations Annuelles de Données Sociales (DADS « grand format ») contenant, en plus des DADS stricto sensu, les données du fichier de paye des agents de l'État et celles des particuliers employeurs). Pour les non salariés agricoles, les sources mobilisées sont les fichiers de la Mutualité Sociale Agricole (MSA) et pour les non salariés non agricoles, les fichiers de l'Agence Centrale des Organismes de Sécurité Sociale (ACOSS) qui est la Caisse Nationale des Unions de Recouvrement des Cotisations de Sécurité Sociale et d'Allocations Familiales (URSSAF).

Le passage à Estel permet d'améliorer les estimations d'emploi annuelles dans plusieurs dimensions : meilleure qualité des données (prise en compte explicite de la multiactivité, amélioration de la qualité des sources en amont, restriction du nombre de sources utilisées), double localisation au lieu de résidence et au lieu de travail, ventilation plus fine (au niveau géographique et au niveau des catégories de travailleurs), concept d'emploi « répertorié BIT » précis et stable dans le temps, homogénéisation des méthodes et traitements, délais plus courts.

Le concept central d'Estel- le nombre de personnes en emploi- est proche de celui du BIT. La mesure sera datée au 31 décembre de chaque année.

ESTEL estime un nombre de personnes en emploi. Mais à la différence du recensement, l'emploi d'Estel n'est pas déclaratif car appréhendé à partir des sources administratives afin de compter en emploi toute personne dès lors qu'elle a effectué un travail déclaré d'au moins une heure pendant la dernière semaine de l'année ou qu'elle a un lien formel avec son emploi (pour les salariés, il s'agit grosso modo de repérer les contrats de travail « actifs » fin décembre).

Le rapport CTI (consommation touristique intérieure) sur PIB est issu de comptes nationaux, diffusés par les instituts statistiques nationaux ou l’Organisation de coopération et de développement économiques.

Le Luxembourg ne réalise pas de compte satellite du tourisme selon les conventions comptables internationales.

En toute rigueur, seuls les transports aériens de passagers font partie des activités principalement touristiques.