Activité touristique : impact de la crise sanitaire Covid19

Chiffres détaillés
Paru le :Paru le16/11/2022
Stéphane Vigneau (Insee)
- Novembre 2022
Sommaire

Fort rebond des déplacements touristiques en 2021 mais les déplacements professionnels ou à l’étranger restent très en deçà de l’avant-crise

Stéphane Vigneau (Insee)

En 2021, les résidents de France métropolitaine ont renoué avec les déplacements touristiques, principalement en France.

Les voyages personnels sur le sol français retrouvent dès mai les niveaux observés en 2019, dernière année précédant la crise sanitaire. Ce n’est pas le cas des nuitées à l’étranger ni des nuitées professionnelles.

Les voyages courts restent plébiscités, tout comme les séjours dans le sud-est et le nord-ouest de la France ainsi que dans certains pays d’Europe (Espagne et Italie en tête).

Insee Focus

No 276

Paru le :11/10/2022

961,3 millions de nuitées touristiques en 2021

En 2021, les de France métropolitaine ont réalisé 961,3 millions de à l’occasion de déplacements touristiques, toutes destinations confondues, que ce soit pour ou , et en ou (figure 1). La levée progressive des restrictions sanitaires liées à l’épidémie de Covid-19, à la fin du printemps 2021, a permis aux résidents de renouer avec les touristiques. Ils ont ainsi réalisé 112,0 millions de nuitées de plus qu’en 2020 (+ 13 %). Malgré ce sursaut, le nombre de nuitées réalisées par les résidents reste en retrait de 20 % par rapport à 2019, dernière année précédant la crise sanitaire. De janvier à mars, les restrictions sanitaires réduisent les nuitées sur le sol français, notamment en Île-de-France et dans la moitié sud du pays. À partir du printemps, les déplacements personnels en France retrouvent ou dépassent leur niveau de 2019 sur tout le territoire ; à l'inverse les déplacements professionnels et les déplacements à l’étranger restent affectés.

Figure 1 – Nombre de nuitées selon le mode d’hébergement, la destination et le motif du voyage

Figure 1 – Nombre de nuitées selon le mode d’hébergement, la destination et le motif du voyage - Lecture : en France, en 2021, les résidents de France métropolitaine ont passé 865,4 millions de nuitées en voyages touristiques, soit 13 % de plus qu’en 2020.
2021
(en millions)
Évolution (en %)
2021/2020 2021/2019
Voyages en France 865,4 13 – 6
Voyages personnels en France 819,2 12 – 4
En hébergement marchand 325,2 18 – 6
En hébergement non marchand 494,0 9 – 2
Voyages professionnels en France 46,2 16 – 33
Voyages à l’étranger 95,9 18 – 65
Ensemble 961,3 13 – 20
  • Note : les voyages mixtes, dont le motif est à la fois professionnel et personnel, sont comptabilisés avec les voyages professionnels.
  • Lecture : en France, en 2021, les résidents de France métropolitaine ont passé 865,4 millions de nuitées en voyages touristiques, soit 13 % de plus qu’en 2020.
  • Champ : France métropolitaine, personnes de 15 ans ou plus vivant en logement ordinaire.
  • Source : Insee, enquête Suivi de la demande touristique (SDT).

Timide reprise des voyages vers l’Europe en 2021

La poursuite des restrictions sanitaires en 2021, notamment en Asie et aux États-Unis, a pénalisé les déplacements des résidents de France métropolitaine vers l’étranger. Que ce soit pour motif personnel ou professionnel, ces derniers ont passé 95,9 millions de nuitées dans des pays étrangers en 2021, soit 18 % de plus qu’en 2020. Toutefois, malgré ce rebond, les nuitées à l’étranger restent très en retrait par rapport à 2019 (− 65 %).

Le rebond de 2021 diffère selon les destinations. Les nuitées à destination de l’Asie et de l’Amérique diminuent encore. Seules les nuitées vers l’Europe augmentent par rapport à 2020, notamment vers l’Espagne, l’Italie, le Portugal et la Grèce. Ces pays européens restent en tête des destinations préférées des Français, mais à des niveaux de fréquentation très inférieurs à ceux observés en 2019 (– 44 %, – 54 %, – 43 % et – 34 % respectivement).

En France, les résidents de France métropolitaine plébiscitent toujours le , devant le Nord-Ouest, pour leurs voyages personnels. Les nuitées dans le Sud-Ouest, destination qui vient ensuite, augmentent de 5 millions par rapport à 2019. En dépit d’une hausse de 18 % entre 2020 et 2021, le nombre de nuitées en Île-de-France reste très en deçà du niveau de 2019.

Les voyages pour motif personnel en France retrouvent dès mai leur niveau d’avant la crise sanitaire

En 2021, le nombre de nuitées en France pour motif personnel retrouve presque le niveau observé en 2019 (819,2 millions de nuitées, contre 853,2 millions en 2019, soit − 4 %) (figure 2a). Les nuitées progressent de 12 % en 2021 par rapport à 2020, portées par le rebond des nuitées en hébergement marchand et dans une moindre mesure par le non-marchand.

Figure 2a – Nombre de nuitées pour motif personnel en France, en hébergement marchand et non marchand

en millions
Figure 2a – Nombre de nuitées pour motif personnel en France, en hébergement marchand et non marchand (en millions) - Lecture : en France, en avril 2021, les résidents de France métropolitaine ont passé 23,2 millions de nuitées en hébergement marchand et non marchand à l’occasion de voyages personnels, contre 4,2 millions en avril 2020.
Mois 2019 2020 2021
Janvier 44,0 43,3 38,1
Février 46,6 50,1 38,9
Mars 43,2 25,6 32,1
Avril 66,3 4,2 23,2
Mai 52,8 20,8 60,7
Juin 61,6 46,3 54,2
Juillet 110,3 120,8 126,7
Août 204,8 217,4 206,8
Septembre 75,2 76,0 78,3
Octobre 50,7 57,3 50,8
Novembre 38,2 11,2 45,3
Décembre 59,5 55,2 64,1
  • Lecture : en France, en avril 2021, les résidents de France métropolitaine ont passé 23,2 millions de nuitées en hébergement marchand et non marchand à l’occasion de voyages personnels, contre 4,2 millions en avril 2020.
  • Champ : France métropolitaine, personnes de 15 ans ou plus vivant en logement ordinaire.
  • Source : Insee, enquête Suivi de la demande touristique (SDT).

Figure 2a – Nombre de nuitées pour motif personnel en France, en hébergement marchand et non marchand

  • Lecture : en France, en avril 2021, les résidents de France métropolitaine ont passé 23,2 millions de nuitées en hébergement marchand et non marchand à l’occasion de voyages personnels, contre 4,2 millions en avril 2020.
  • Champ : France métropolitaine, personnes de 15 ans ou plus vivant en logement ordinaire.
  • Source : Insee, enquête Suivi de la demande touristique (SDT).

La situation s’améliore timidement pour les nuitées des voyages professionnels. Au regard de la baisse de 42 % enregistrée en 2020, le nombre de nuitées professionnelles réalisées par les résidents de France métropolitaine augmente peu en 2021 (+ 16 %). Au total, en 2 ans, elles ont diminué de 33 %. Les pratiques de travail en distanciel imposées par la crise sanitaire semblent, en partie, perdurer en 2021.

Les nuitées en hébergement non marchand résistent mieux à la crise sanitaire

En dehors des mois de confinement, pour les déplacements au motif personnel, les nuitées en hébergement non marchand ont été moins affectées par la crise sanitaire que les nuitées en hébergement marchand. Après une baisse modérée en 2020 (− 11 % par rapport à 2019), elles retrouvent en 2021 un niveau proche de celui de 2019 (– 2 %) (figure 2b). En 2021, les résidents de France métropolitaine ont passé 109 millions de nuitées en résidence secondaire en France, comme en 2020 ; en revanche, ils ont davantage séjourné en famille ou chez des amis.

Le nombre de nuitées réalisées en 2021 par les résidents français en hébergement marchand reste inférieur à son niveau observé avant la crise sanitaire (− 6 % par rapport à 2019) (figure 2c). Même si en 2021, le nombre de nuitées touristiques dans les hébergements marchands augmente (+ 18 %), cela ne suffit pas à compenser la forte baisse de 2020 (− 21 % par rapport à 2019). Toutefois, les nuitées en hébergement marchand progressent particulièrement de juillet à septembre et atteignent des niveaux supérieurs à ceux observés en 2019 sur cette période.

Près de la moitié des voyages personnels durent moins de deux nuitées

La durée des voyages touristiques réalisés par les résidents de France métropolitaine évolue peu d’une année sur l’autre. En 2021, comme les années précédentes, les voyages courts, d’une ou deux nuitées, sont les plus fréquents (figure 3). Ces voyages courts représentent 45 % du total des nuitées. Les distances parcourues ont également peu évolué depuis la crise sanitaire. La moitié de ces voyages courts se déroulent dans un lieu d’hébergement éloigné de moins de 130 km du lieu de résidence du voyageur.

Figure 3 – Répartition des voyages personnels en France métropolitaine en 2021 selon la durée du voyage

Figure 3 – Répartition des voyages personnels en France métropolitaine en 2021 selon la durée du voyage - Lecture : en France, en 2021, 45 % des voyages personnels des résidents de France métropolitaine durent une ou deux nuitées.
En millions En %
1 ou 2 nuitées 77,0 45
3 à 5 nuitées 43,6 26
6 à 8 nuitées 25,5 15
9 nuitées ou plus 23,9 14
Ensemble 170,0 100
  • Lecture : en France, en 2021, 45 % des voyages personnels des résidents de France métropolitaine durent une ou deux nuitées.
  • Champ : France métropolitaine, personnes de 15 ans ou plus vivant en logement ordinaire.
  • Source : Insee, enquête Suivi de la demande touristique (SDT).

Figure 3 – Répartition des voyages personnels en France métropolitaine en 2021 selon la durée du voyage

  • Lecture : en France, en 2021, 45 % des voyages personnels des résidents de France métropolitaine durent une ou deux nuitées.
  • Champ : France métropolitaine, personnes de 15 ans ou plus vivant en logement ordinaire.
  • Source : Insee, enquête Suivi de la demande touristique (SDT).

La distance entre le lieu du séjour touristique et le lieu de résidence augmente avec la durée du voyage. Ainsi, la moitié des voyages de 3 à 5 nuitées ont lieu à une distance inférieure à 260 km du domicile. Pour les voyages de 6 à 8 nuitées, cette distance atteint 360 km.

Les plus âgés partent moins en voyage qu’avant la crise sanitaire

En 2021, parmi les résidents âgés de 15 ans ou plus, 40 millions ont réalisé au moins un voyage pour motif personnel au cours de l’année et 11 millions ne sont pas partis, soit un taux de départ de 78 %, proche de celui de 2019 (79 %).

En 2021, les départs en voyage pour motif personnel sont plus nombreux qu’en 2020 pour toutes les tranches d’âge. Toutefois, par rapport à 2019, les comportements diffèrent : les jeunes de 15 à 34 ans sont plus nombreux à être partis en voyage (83 % en 2021, contre 81 % deux ans plus tôt) contrairement aux personnes plus âgées qui restent encore nombreuses à renoncer à voyager (taux de départ de 61 %, contre 67 % pour les 70 ans ou plus) (figure 4).

Figure 4 – Taux de départ pour motif personnel selon l’âge

en %
Figure 4 – Taux de départ pour motif personnel selon l’âge (en %) - Lecture : parmi les résidents de France métropolitaine âgés de 70 ans ou plus, 61 % ont réalisé au moins un voyage pour motif personnel en 2021, contre 67 % en 2019.
2019 2020 2021
15-24 ans 81 77 83
25-34 ans 80 76 83
35-44 ans 82 76 82
45-54 ans 82 75 82
55-69 ans 80 70 79
70 ans ou plus 67 53 61
Ensemble 79 71 78
  • Lecture : parmi les résidents de France métropolitaine âgés de 70 ans ou plus, 61 % ont réalisé au moins un voyage pour motif personnel en 2021, contre 67 % en 2019.
  • Champ : France métropolitaine, personnes de 15 ans ou plus vivant en logement ordinaire.
  • Source : Insee, enquête Suivi de la demande touristique (SDT).

Source

L’enquête portant sur le suivi de la demande touristique (SDT) donne une estimation du nombre de nuitées passées par les résidents dans l’ensemble des hébergements en France métropolitaine, dans les départements d’outre-mer et à l’étranger.

Définitions

Le taux d’occupation est le rapport du nombre de chambres occupées au nombre de chambres effectivement offertes sur une période donnée (c’est-à-dire en excluant les fermetures saisonnières).

La fréquentation en nuitées correspond au nombre total de nuits passées par les clients dans un établissement touristique. Un couple séjournant trois nuits dans un établissement compte pour six nuitées, de même que six personnes ne séjournant qu’une nuit.

Le taux d’ouverture des hôtels est le nombre d’hôtels déclarés ouverts, rapporté au nombre total d’hôtels sur une période donnée.

Les résidents sont les personnes, quelle que soit leur nationalité, qui ont leur domicile principal en France.

Le secteur « hébergement et restauration » : un secteur regroupe des entreprises de fabrication, de commerce ou de service qui ont la même activité principale (au regard de la nomenclature d'activité économique considérée). L'activité d'un secteur n'est donc pas tout à fait homogène et comprend des productions ou services secondaires qui relèveraient d'autres items de la nomenclature que celui du secteur considéré.

Le secteur « hébergement et restauration » appartient au secteur tertiaire principalement marchand.

Un hébergement marchand est un hébergement payant tel qu’un hôtel, une pension de famille, une résidence de tourisme, une location de vacances (y compris par l’intermédiaire d’une plateforme de réservation internet), etc.

Un hébergement non marchand est un hébergement non payant, en résidence secondaire, en famille, chez des amis ou tout autre type d’hébergement non marchand.

Dans cette étude, les destinations touristiques en France, hormis l’Île-de-France et les départements d’outre-mer (DOM), ont été regroupées en quatre grandes zones :

  • quart Nord-Ouest : régions Normandie, Bretagne, Pays de la Loire et Centre-Val de Loire ;
  • quart Nord-Est : régions Hauts-de-France, Grand Est et Bourgogne-Franche-Comté ;
  • quart Sud-Est : régions Auvergne-Rhône-Alpes, Provence-Alpes-Côte d’Azur, Corse et départements de l’ancienne région Languedoc-Roussillon ;
  • quart Sud-Ouest : région Nouvelle-Aquitaine et départements de l’ancienne région Midi-Pyrénées.

Pour en savoir plus

Castellettifont B., Girard P., Mainguené A, « Été 2022 : une fréquentation touristique au-dessus de son niveau d'avant-crise », Insee Focus n° 275, octobre 2022.

Dangerfield O., Mainguené A., « En 2021, malgré l’embellie estivale dans les campings, la fréquentation touristique baisse d’un quart par rapport à 2019 », Insee Première n° 1901, mai 2022.

Chassard M., Vigneau S., « En 2020, des séjours touristiques principalement chez des proches ou en résidence secondaire », Insee Première n° 1893, février 2022.

Sources

Enquête mensuelle de fréquentation touristique

L’enquête mensuelle de fréquentation touristique conduite par l’Insee auprès des hébergements collectifs de tourisme a été suspendue en mars 2020 compte tenu de la crise sanitaire liée à la Covid-19. Un dispositif d’enquête allégée a été mis en place d’avril à juin 2020 uniquement pour les hôtels, permettant de disposer d’un nombre restreint d’indicateurs et de connaître le type de personnes hébergées (touristes, personnels soignants, personnes confinées, personnes placées par les services sociaux du type Samu social).

Les données du premier trimestre 2020 ont été produites dans le contexte très particulier de la crise sanitaire. À partir du 18 mars, l'enquête de fréquentation touristique a été suspendue. De ce fait, seules les réponses spontanées des hébergements ont été prises en compte, les services d'enquêtes n'étant plus en capacité de relancer les hébergements.

L’enquête mensuelle de fréquentation touristique a été remise en œuvre en juillet 2020.

 

Chiffre d'affaires

Les résultats sont construits à partir d’une source fiscale, le formulaire « CA3 », que les entreprises remplissent pour le paiement de la taxe sur la valeur ajoutée (TVA). Ce formulaire comprend le chiffre d’affaires hors TVA, toutes activités confondues, de l’entreprise déclarante, classée selon son activité principale.

Au niveau national l'Insee diffuse mensuellement des indices de chiffres, pour plus d'information consulter : https://www.insee.fr/fr/metadonnees/source/indicateur/p1669/description et https://www.insee.fr/fr/statistiques/4772485

Pour les niveaux régionaux et départementaux, les résultats sont construits à partir des unités légales dites mono-régionales (resp. monodépartementales), c'est-à-dire dont tous les établissements constituant cette unité sont situés dans la même région (resp. dans le même département). Ils sont ventilés selon les activités : 100 % touristiques, autres activités touristiques et non touristiques.

Les séries régionales et départementales concernent les unités légales monorégionales et monodépartementales pérennes de 2017 à 2021, les secteurs d'étude sont :

  • L'hôtellerie, comprenant les unités relevant des codes NAF "5510Z - Hôtels et hébergement similaire" et "5520Z - Hébergement touristique et autres services d'hébergement de courte durée" ;
  • L’hôtellerie de plein air, comprenant les unités relevant du code NAF "5530Z - Terrains de campings et parcs pour caravances ou véhicules de loisirs" ;
  • La restauration, comprenant les unités relevant du code NAF "5610A - Restauration traditionnelle", 5610B - Cafétérias et autres libres-services" et "5610C - restauration de type rapide".

On élimine les unités qui ont changé de secteur sur la période.

Les séries nationales portent également sur ces 3 secteurs d'étude mais sans condition sur la pérennité, la régionalité et le changement de secteur d'activité.

 

Cartes bancaires

L’évolution des achats opérés peut être appréciée par les données de transactions par carte bancaire. Les données utilisées concernent tout détenteur de Carte Bancaire CB sur le territoire français, ce qui, outre les ménages, peut recouvrir aussi des entreprises. Ces données ne recouvrent pas les transactions réalisées par d’autres moyens de paiement (espèces, chèque, ticket restaurant, etc.). De plus, à l’inverse des données utilisées à l’échelle nationale, notamment dans l’estimation de la perte de consommation des ménages, les données départementales intègrent certaines transactions non assimilables à de la consommation (dons à des associations, achat de timbres fiscaux, etc.). Enfin, les transactions à distance (notamment celles sur internet) ne sont pas prises en compte dans les données départementales (données régionales pour la Corse).

La nomenclature d’activités utilisée sur les données de carte bancaire CB (nomenclature MCC, Merchant Category Code) ne coïncide pas avec la NAF. En outre, il n’existe pas de définition précise de ce que serait un « secteur tourisme », les activités touristiques étant transverses, ce qui complique leur mesure. Pour les données de transactions bancaires, ce seront vingt-cinq items de la nomenclature MCC qui seront agrégés pour approcher les activités touristiques, recouvrant des activités parfois purement touristiques (échoppes de souvenirs et cartes postales, expositions touristiques, parcs d’attractions…), et des activités qui en dépendent partiellement (restauration et bars notamment).

 

 

Activité partielle

Le dispositif de l’activité partielle (dénomination légale du chômage partiel) permet aux établissements confrontés à des difficultés temporaires de diminuer ou de suspendre leur activité tout en assurant aux salariés une indemnisation égale à 70 % du salaire brut (environ 84 % du net) pour compenser leur perte de salaire. Tous les salariés de droit privé sont concernés, y compris dans les entreprises publiques. Les indemnités d’activité partielle sont remboursées intégralement par l'État et l'Unédic, jusqu’à un plafond de 70 % de 4,5 Smic. Les demandes d’indemnisation sont déposées par les entreprises auprès de la Direccte.

Les arrêts de travail pour maladie sont pris en charge par l’Assurance maladie. Au début du confinement, l’Assurance maladie finance également le dispositif exceptionnel des arrêts de travail dérogatoires pour garde d’enfant (ou pour les personnes vulnérables), lorsque le télétravail est impossible. À partir du 1er mai, les salariés en situation de garde d’enfant ou les personnes vulnérables basculent vers le dispositif d’activité partielle, dans la mesure où ils sont toujours dans l’impossibilité d’exercer leur activité professionnelle.

Ces indicateurs sont calculés à partir de la Déclaration Sociale Nominative (DSN). La DSN remplace la majorité des déclarations sociales imposées aux entreprises en automatisant leur transmission à partir des données de paie. La DSN regroupe des informations sur les établissements et les salariés. Elle est renseignée chaque mois par les entreprises et contient des informations relatives aux salariés de droit privé, notamment sur l’activité partielle et les arrêts de travail.

 

Définitions

Le taux d’occupation est le rapport du nombre de chambres occupées au nombre de chambres effectivement offertes sur une période donnée (c’est-à-dire en excluant les fermetures saisonnières).

La fréquentation en nuitées correspond au nombre total de nuits passées par les clients dans un établissement touristique. Un couple séjournant trois nuits dans un établissement compte pour six nuitées, de même que six personnes ne séjournant qu’une nuit.

Le taux d’ouverture des hôtels est le nombre d’hôtels déclarés ouverts, rapporté au nombre total d’hôtels sur une période donnée.

Les résidents sont les personnes, quelle que soit leur nationalité, qui ont leur domicile principal en France.

Le secteur « hébergement et restauration » : un secteur regroupe des entreprises de fabrication, de commerce ou de service qui ont la même activité principale (au regard de la nomenclature d'activité économique considérée). L'activité d'un secteur n'est donc pas tout à fait homogène et comprend des productions ou services secondaires qui relèveraient d'autres items de la nomenclature que celui du secteur considéré.

Le secteur « hébergement et restauration » appartient au secteur tertiaire principalement marchand.

Un hébergement marchand est un hébergement payant tel qu’un hôtel, une pension de famille, une résidence de tourisme, une location de vacances (y compris par l’intermédiaire d’une plateforme de réservation internet), etc.

Un hébergement non marchand est un hébergement non payant, en résidence secondaire, en famille, chez des amis ou tout autre type d’hébergement non marchand.

Dans cette étude, les destinations touristiques en France, hormis l’Île-de-France et les départements d’outre-mer (DOM), ont été regroupées en quatre grandes zones :

  • quart Nord-Ouest : régions Normandie, Bretagne, Pays de la Loire et Centre-Val de Loire ;
  • quart Nord-Est : régions Hauts-de-France, Grand Est et Bourgogne-Franche-Comté ;
  • quart Sud-Est : régions Auvergne-Rhône-Alpes, Provence-Alpes-Côte d’Azur, Corse et départements de l’ancienne région Languedoc-Roussillon ;
  • quart Sud-Ouest : région Nouvelle-Aquitaine et départements de l’ancienne région Midi-Pyrénées.