Activité touristique : impact de la crise sanitaire Covid19

Chiffres détaillés
Paru le : Paru le 17/03/2022
Isabelle Delhomme, Christelle Manceau (Insee) ; Virginie Guyot, Anissa Nemiri, Cécile Onillon-Patron (Observatoire régional du tourisme, Solutions&co)
- Mars 2022
Sommaire

Le tourisme dans les Pays de la Loire lourdement impacté par la crise sanitaire en 2020 malgré une reprise ponctuelle durant l’été

Isabelle Delhomme, Christelle Manceau (Insee) ; Virginie Guyot, Anissa Nemiri, Cécile Onillon-Patron (Observatoire régional du tourisme, Solutions&co)

La crise sanitaire liée à l’épidémie de Covid-19 a de fortes conséquences sur l’activité touristique régionale. Si l’hôtellerie est particulièrement impactée par la chute de la fréquentation des touristes résidant à l’étranger, la présence de la clientèle résidant en France permet néanmoins une reprise plus marquée dans les Pays de la Loire qu’en France métropolitaine, particulièrement sur le littoral. Les dépenses des personnes résidant en France, réalisées par carte bancaire dans les secteurs liés au tourisme, sont inférieures de 14 % entre fin avril et début septembre à celles de 2019, à l’exception des mois d’été où elles sont supérieures. Les chiffres d’affaires des secteurs de l’hébergement et de la restauration sont largement inférieurs à ceux de l’an dernier, avec néanmoins des nuances : la chute du chiffre d’affaires est moins brutale dans les campings ; en Vendée, le niveau d’activité lors de la saison estivale est quasi similaire à 2019 dans les hôtels et restaurants. Malgré un recours important au chômage partiel à partir d’avril, l’emploi salarié dans l’hébergement et la restauration diminue de 2,1 % entre fin mars et fin septembre 2020.

Insee Analyses Pays de la Loire

No 86

Paru le : 11/02/2021

Le tourisme affecté par la crise sanitaire

En 2020, le tourisme est particulièrement affecté par la crise sanitaire liée à la Covid-19. Le premier confinement de mi-mars à mi-mai a entraîné la fermeture des établissements de la restauration et des loisirs. L’activité s’est notoirement réduite dans le peu d’hébergements qui sont restés ouverts. Le déconfinement progressif s’accompagne d’une restriction des mobilités aussi bien pour les personnes résidant en France que pour les non-résidents et certaines frontières sont restées temporairement fermées. L’avant-saison touristique a débuté tardivement au mois de juin, avec un protocole sanitaire renforcé. Étudier les activités touristiques durant la saison d’été 2020 permet de mesurer à la fois l’impact économique de la crise sur le secteur et sa capacité à rebondir. En effet, dans les Pays de la Loire, le tourisme génère directement 64 900 emplois au plus fort de la saison et 44 300 emplois salariés ou non salariés en moyenne annuelle, soit 3,0 % de l’emploi total de la région. Les secteurs de la restauration, des cafés et de l’hébergement regroupent plus de la moitié de ces emplois (23 000) (pour en savoir plus). La production touristique de la région représente 6,3 % du produit intérieur brut régional.

L’attrait pour le littoral permet de limiter la baisse de fréquentation pour les hôtels ligériens

La période estivale 2020 commence dans un contexte économique fortement dégradé pour les 740 hôtels implantés dans les Pays de la Loire. Ainsi, entre avril et septembre, l’hôtellerie ligérienne perd 2 millions de nuitées par rapport à la saison 2019, soit une baisse de 45 % (contre ‑ 48 % en France de province et ‑ 58 % en France métropolitaine). Le recul de l’activité touristique est particulièrement sévère en Île-de-France, première région touristique française, portée par la clientèle internationale.

Une grande partie de cette réduction concerne les mois d’avril à juin. Dès le début du déconfinement, la reprise est légèrement plus rapide qu’en France métropolitaine (‑ 60 % de nuitées en juin, contre ‑ 73 % au niveau national) (figure 1).

Au cœur de la saison, les Pays de la Loire, comme les autres régions de l’ouest de la France, subissent des baisses de fréquentation moins fortes : ‑ 15 % en juillet (contre – 36 % en France métropolitaine) et ‑ 8 % en août (contre ‑ 24 %). En raison des restrictions de voyages internationaux, la baisse est principalement due à la chute de la fréquentation des touristes résidant à l’étranger : 7 % des nuitées en juillet et août, contre 14 % en 2019. Toutes les nationalités sont concernées par la baisse de fréquentation. La clientèle belge devient la 1re nationalité étrangère dans les hôtels ligériens, alors que les clientèles britanniques et espagnoles sont nettement moins présentes que la saison précédente. En septembre, avec la résurgence de l’épidémie, l’absence de groupes et de seniors, les restrictions de mobilité européennes, le nombre de nuitées dans les hôtels baisse plus fortement mais moins qu’en France métropolitaine (‑ 20 %, contre ‑ 42 %).

Figure 1Une reprise de la fréquentation hôtelière plus rapide dans la région durant l’été 2020Évolution mensuelle du nombre de nuitées hôtelières en 2020 (en %)

Une reprise de la fréquentation hôtelière plus rapide dans la région durant l’été 2020
Pays de la Loire France métropolitaine France de province
janvier 2,8 5,0 3,7
février 4,6 6,2 8,7
mars -51,6 -55,4 -51,3
avril -96,4 -96,0 -95,9
mai -90,5 -91,8 -91,3
juin -60,2 -72,6 -66,7
juillet -15,0 -36,1 -22,2
août -8,0 -24,1 -10,0
septembre -20,3 -42,3 -30,4
  • Note : enquête allégée au 2ᵉ trimestre 2020, données provisoires pour le 3ᵉ trimestre 2020.
  • Source : Insee, en partenariat avec les comités régionaux et départementaux du tourisme, enquête sur la fréquentation des hébergements collectifs touristiques (EFT).

Figure 1Une reprise de la fréquentation hôtelière plus rapide dans la région durant l’été 2020Évolution mensuelle du nombre de nuitées hôtelières en 2020 (en %)

  • Note : enquête allégée au 2ᵉ trimestre 2020, données provisoires pour le 3ᵉ trimestre 2020.
  • Source : Insee, en partenariat avec les comités régionaux et départementaux du tourisme, enquête sur la fréquentation des hébergements collectifs touristiques (EFT).

Durant l’été, l’évolution de la fréquentation hôtelière n’est pas homogène au niveau départemental. L’augmentation de la circulation du virus en Mayenne impacte plus fortement la fréquentation hôtelière (‑ 34 % en juillet et ‑ 25 % en août). La baisse de fréquentation est également importante dans la Sarthe. À l’inverse, la Vendée est le seul département de la région à retrouver une fréquentation quasi similaire à l’été précédent (+ 0,5 % en juillet et ‑ 1,3 % en août), portée par la clientèle résidant en France.

Le littoral régional tire son épingle du jeu. La clientèle hôtelière est plus présente en juillet (+ 4 %), la fréquentation retrouve son niveau de 2019 en août et baisse moins en septembre qu’au niveau régional (‑ 9 %). La clientèle résidant en France a permis de compenser en partie la perte de celle demeurant à l’étranger. Cependant, les établissements hôteliers situés en zone urbaine, déjà touchés par la diminution des déplacements professionnels, subissent le recul de la demande touristique française et étrangère. En juillet et septembre, les hôtels de Nantes perdent un tiers de leur fréquentation comparé à l’année précédente. La baisse est un peu moins élevée en août, mais reste supérieure à la moyenne régionale.

La baisse de fréquentation dans les 170 autres hébergements collectifs touristiques (AHCT) (sources) de la région est plus forte que dans les hôtels en juillet et août, mais est inférieure à la moyenne nationale, à l’instar des autres régions du littoral (Bretagne, Nouvelle-Aquitaine et Normandie). Entre juillet et septembre, ils perdent 312 000 nuitées par rapport à 2019, soit une baisse de 18 %. La Loire-Atlantique et la Vendée regroupent 90 % des nuitées des AHCT régionaux (villages et centres de vacances, résidences de tourisme, etc.).

Une saison estivale courte mais des dépenses élevées

Dans les activités liées au tourisme (hôtellerie, restauration, mais aussi échoppes de souvenirs, expositions, parcs d’attraction, etc.), le montant des transactions réalisées par carte bancaire par les résidents n’atteint son niveau de 2019 que début juillet (figure 2). Dès le mois de juin et jusqu’à mi-juillet, la reprise des dépenses touristiques dans les Pays de la Loire est plus rapide qu’en France métropolitaine jusqu’à dépasser leur niveau de 2019 (+ 8 % la semaine du 13 au 19 juillet), attestant de l’attractivité de la région au sortir du confinement et des premiers jours de l’été. À partir de fin juillet, les dépenses touristiques dans la région ralentissent et ont un niveau comparable à 2019 et au niveau national. Si les dépenses touristiques remontent en août et dépassent de nouveau leur niveau de 2019, la hausse reste inférieure à la tendance nationale.

Cependant, la hausse des dépenses touristiques de la clientèle résidente sur la saison estivale ne compense pas les pertes des mois précédents. Dans la région, entre fin avril et début septembre, le montant total des transactions réalisées par carte bancaire dans les secteurs touristiques est inférieur de 14 % à celui enregistré sur la même période de 2019 (contre – 15 % en moyenne nationale).

Les évolutions des transactions par carte bancaire ne reflètent toutefois que partiellement celles de l’activité : d’une part, ce mode de paiement a pu être davantage utilisé lors de la crise sanitaire (en particulier avec le relèvement du plafond de paiement sans contact) ; d’autre part, les réservations par Internet et les dépenses des touristes étrangers ne sont pas prises en compte.

Figure 2Les dépenses touristiques des résidents dépassent leur niveau de 2019 à partir des vacances d’étéÉvolution hebdomadaire des montants de transactions par carte bancaire des résidents dans les activités liées au tourisme en 2020 par rapport à la même semaine de 2019 (en %)

Les dépenses touristiques des résidents dépassent leur niveau de 2019 à partir des vacances d’été
Semaines Pays de la Loire France métropolitaine
27-avr. -73 -72
04-mai -64 -64
11-mai -55 -55
18-mai -54 -56
25-mai -58 -56
01-juin -24 -29
08-juin -18 -21
15-juin -7 -9
22-juin -1 -4
29-juin -5 -5
06-juil. 6 3
13-juil. 8 6
20-juil. 5 5
27-juil. 0 1
03-août 9 11
10-août 5 10
17-août 8 13
24-août 5 4
31-août 6 5
  • Source : Cartes bancaires CB, calculs Insee.

Figure 2Les dépenses touristiques des résidents dépassent leur niveau de 2019 à partir des vacances d’étéÉvolution hebdomadaire des montants de transactions par carte bancaire des résidents dans les activités liées au tourisme en 2020 par rapport à la même semaine de 2019 (en %)

  • Source : Cartes bancaires CB, calculs Insee.

Une chute d’activité moins brutale dans les campings, mais une reprise plus difficile qu’en France

L’évolution des chiffres d’affaires dans les campings, l’hôtellerie et la restauration confirme la baisse d’activité à partir du mois de mars avec une légère stabilisation au début de l’été (sources et définitions) (figure 3).

Toutefois, dans les campings, la baisse du chiffre d’affaires est avérée mais moins brutale que pour l’hôtellerie et la restauration. L’activité y est plus saisonnière et les établissements ouvrent peu avant avril-mai. Cependant, la reprise de l’activité dans les campings de la région est plus difficile qu’en France. À fin septembre, le chiffre d’affaires des douze derniers mois des campings ligériens baisse de 15 % par rapport à l’année 2019 (contre – 11 % en France). C’est également le cas en Bretagne et en Provence-Alpes-Côte d’Azur alors que d’autres régions du littoral ouest (Nouvelle Aquitaine et Normandie) voient leur chiffre d’affaires remonter pendant toute la saison. Dans les Pays de la Loire, le chiffre d’affaires des campings ralentit en juin et se stabilise en juillet, mais baisse en août et septembre.

Dans l’hôtellerie, la chute du chiffre d’affaires est plus marquée, aussi bien dans la région qu’en France, mais ralentit entre juin et septembre. La fréquentation de la clientèle résidente en France ne compense pas la présence timide de la clientèle non résidente. La baisse d’activité des hôtels ligériens se poursuit pendant les mois d’été mais de manière moins marquée qu’au niveau national. À fin septembre, le chiffre d’affaires des douze derniers mois des hôtels ligériens baisse de 28 % par rapport à l’année 2019 (contre – 33 % en France). La reprise a été plus marquée dans les hôtels de Vendée qui ont retrouvé un niveau d’activité similaire à 2019 en juillet et en septembre. A contrario, les hôtels sarthois peinent à redémarrer et ont un chiffre d’affaires en juillet nettement inférieur comparé à 2019. En Maine-et-Loire, les hôtels perdent près d’un tiers de leur chiffre d’affaires en septembre comparé au même mois de 2019.

La chute du chiffre d’affaires dans la restauration est également importante et suit la tendance nationale. Avec la réouverture progressive des restaurants en juin, l’activité reprend doucement, mais de manière un peu plus marquée dans la région et sur le littoral atlantique comparée à la France et à Provence-Alpes-Côte d’Azur. Durant la saison estivale, la situation est un peu moins dégradée dans la région qu’en moyenne nationale et l’activité se stabilise en septembre. À fin septembre, le chiffre d’affaires des douze derniers mois dans les restaurants ligériens baisse de 21 % par rapport à l’année 2019 (contre – 20 % en France), en raison notamment d’une fin d’année 2019 un peu moins favorable aux restaurants de la région. Si la restauration redémarre plus fortement en Loire-Atlantique et en Vendée, retrouvant ainsi un niveau d’activité équivalent à 2019 en juillet et septembre, la reprise est plus difficile en Maine-et-Loire en juillet et en Mayenne durant l’été.

Figure 3Une chute d’activité plus marquée dans l’hôtellerie, mais une reprise estivale plus rapide qu’en FranceÉvolution du chiffre d’affaires pour les campings, les hôtels et la restauration dans les Pays de la Loire et en France (base 100 en janvier 2019)

Une chute d’activité plus marquée dans l’hôtellerie, mais une reprise estivale plus rapide qu’en France
Campings Pays de la Loire Campings France Hôtels Pays de la Loire Hôtels France Restaurants Pays de la Loire Restaurants France
01-2019 100,0 100,0 100,0 100,0 100,0 100,0
02-2019 100,0 100,2 100,0 100,3 100,5 100,8
03-2019 100,3 100,3 100,2 100,4 101,0 101,4
04-2019 101,3 101,0 100,3 100,6 101,2 102,0
05-2019 101,4 100,4 100,4 100,4 101,5 102,4
06-2019 103,5 104,3 101,3 101,5 101,9 103,2
07-2019 104,7 104,7 101,0 101,7 101,8 103,5
08-2019 103,8 104,2 101,8 102,2 102,4 104,7
09-2019 103,5 104,0 102,0 102,6 102,3 105,1
10-2019 104,0 105,1 103,3 102,9 102,5 105,6
11-2019 104,1 105,7 103,5 103,1 102,9 106,3
12-2019 104,0 106,3 103,5 103,5 103,0 106,7
01-2020 105,1 106,9 104,1 104,1 103,2 107,3
02-2020 105,3 107,7 104,3 104,3 103,3 107,6
03-2020 103,8 105,9 99,6 99,9 98,6 102,9
04-2020 97,9 100,7 92,1 92,3 90,7 95,2
05-2020 91,8 94,5 84,4 85,5 84,1 88,6
06-2020 89,6 90,1 77,7 78,7 81,9 85,8
'07-2020 89,6 91,4 76,9 75,4 81,7 85,3
08-2020 88,0 93,1 75,1 72,6 80,8 84,4
09-2020 87,6 92,3 73,5 68,6 80,6 83,6
  • Note : chaque point représente le cumul des chiffres d’affaires des 12 derniers mois.
  • Champ : unités légales mono-régionales pérennes de 2017 à 2020, dont l’activité principale n’a pas bougé durant cette période.
  • Sources : DGFiP ; Insee.

Figure 3Une chute d’activité plus marquée dans l’hôtellerie, mais une reprise estivale plus rapide qu’en FranceÉvolution du chiffre d’affaires pour les campings, les hôtels et la restauration dans les Pays de la Loire et en France (base 100 en janvier 2019)

  • Note : chaque point représente le cumul des chiffres d’affaires des 12 derniers mois.
  • Champ : unités légales mono-régionales pérennes de 2017 à 2020, dont l’activité principale n’a pas bougé durant cette période.
  • Sources : DGFiP ; Insee.

Baisse de l’emploi salarié dans l’hébergement et la restauration malgré le chômage partiel

Face à la forte réduction de leur activité, les entreprises des secteurs de l’hébergement et de la restauration doivent adapter leur offre et réduire le volume d’heures travaillées par leurs salariés. Fin avril, 7 salariés de l’hébergement-restauration sur 10 sont au chômage partiel dans la région, près de 3 sur 10 en juin et moins de 1 salarié sur 10 fin septembre. Les salariés vendéens sont relativement moins touchés par le chômage partiel, la saison estivale vendéenne leur permet de retrouver plus rapidement une activité que les salariés mayennais. Malgré tout, la baisse d’activité s’est répercutée sur l’emploi.

Fin septembre 2020, dans les Pays de la Loire, le secteur de l’hébergement et de la restauration compte 46 000 emplois salariés. Entre fin mars et fin septembre, près de 1 000 emplois sont détruits dans ce secteur (figure 4), soit une baisse de 2,1 % (contre – 2,8 % en France).

Au 2e trimestre, l’emploi salarié baisse fortement (– 6,2 %) et atteint son niveau le plus bas depuis 2016. Entre le 17 mars et le 2 juin, 66 % des embauches habituelles dans les activités touristiques auraient potentiellement été décalées ou annulées dans la région, en particulier dans l’hébergement. Cependant, l’emploi salarié est relativement moins impacté qu’en moyenne nationale (– 7,6 %). Au 3e trimestre, avec 1 900 créations d’emplois dans l’hébergement et la restauration dans les Pays de la Loire, l’emploi salarié repart par rapport au trimestre précédent (+ 4,4 %, contre + 5,2 % en France). Néanmoins, cela ne compense pas la diminution du trimestre précédent.

Entre fin mars et fin septembre, tous les départements enregistrent une baisse de l’emploi salarié dans l’hébergement et la restauration. Cependant, celle-ci est plus significative en Vendée (– 4,8 %) et plus modérée en Loire-Atlantique (– 1,1 %).

Figure 4Dans les Pays de la Loire, l’hôtellerie et la restauration perdent près de 1 000 emplois salariés entre avril et septembre 2020Évolution de l’emploi salarié dans l’hébergement et la restauration dans les Pays de la Loire

Dans les Pays de la Loire, l’hôtellerie et la restauration perdent près de 1 000 emplois salariés entre avril et septembre 2020
Évolution de l’emploi salarié (en %) Évolution de l’emploi salarié entre fin mars et fin septembre (en volume)
T1 2020 T2 2020 T3 2020
Loire-Atlantique -3,5 -4,2 3,2 – 240
Maine-et-Loire -2,5 -8,1 7,2 – 130
Mayenne -2,1 -6,6 4,8 – 50
Sarthe -1,6 -6,9 4,9 – 140
Vendée -4,3 -8,4 3,9 – 410
Pays de la Loire -3,2 -6,2 4,4 – 970
France hors Mayotte -4,4 -7,6 5,2 – 30 480
  • Note : données CVS en fin de trimestre.
  • Sources : Insee, estimations d’emploi ; estimations trimestrielles Acoss-Urssaf, Dares, Insee.

Encadré 1 - Malgré un nombre de visiteurs en baisse, la variété et l’attractivité des lieux de visite soutiennent la fréquentation

Contrainte par le confinement et la limitation de déplacement à 100 kilomètres, la saison touristique commence tardivement en juin. Les lieux de visite ne profitent pas du mois de mai, essentiel habituellement pour la saison touristique.

Entre juin et septembre 2020, 70 des plus grands sites des Pays de la Loire comptent un total de 3 559 000 visiteurs. L’absence de groupes scolaires et seniors en avant et après saison, la jauge limitée, ainsi que la suppression d’événements majeurs (les 24 Heures du Mans, par exemple), réduisent l’activité des lieux de visite malgré la mise en place rapide de protocoles sanitaires stricts.

Néanmoins, la richesse et l’attractivité des lieux de visite ligériens, combinées à l’envie d’« évasion » d’après confinement, contribuent certainement au choix de la région comme destination de séjour 2020, les parcs de loisirs étant les grands favoris avec 71 % de la fréquentation sur cette période (figure 5).

Figure 53 559 000 visiteurs entre juin et septembre 2020Nombre d’entrées payantes dans les grands lieux de visite entre juin et septembre 2020 dans les Pays de la Loire

  • Champ : lieux de visite de plus de 20 000 entrées payantes habituellement.
  • Sources : ORT ; Réseau StaRT.

Encadré 2 - Un engouement pour le vélo sur les itinéraires cyclables des Pays de la Loire - Focus sur La Loire à Vélo

À l’instar des itinéraires vélo de la Vélodyssée et de la Vélo Francette, La Loire à Vélo connaît une fréquentation en hausse pendant la saison estivale. Entre juin et septembre 2020, La Loire à Vélo enregistre 321 500 passages de cyclistes, touristes (résidents et non-résidents) et excursionnistes confondus. Un chiffre en hausse de 15 % par rapport à la même période en 2019 (à panel constant de dix éco-compteurs). Post-confinement, les week-ends de la Pentecôte et le pont du 14 juillet se démarquent par des pics de fréquentation, avec respectivement 10 000 et 20 000 passages sur l’itinéraire. La fréquentation se concentre sur le mois d’août avec 108 000 passages, soit un tiers de la fréquentation de la véloroute pendant la saison, confortant ainsi la saisonnalité marquée de l’itinéraire. La période estivale de 2020 enregistre 68 % du trafic annuel de l’EuroVelo 6 dans les Pays de la Loire, contre 60 % en 2019. Cette hausse s’explique par le besoin d’escapades et par un engouement pour le vélo après le confinement du printemps.

Encadré Partenaire

Cette étude est issue d’un partenariat entre l’Observatoire régional du tourisme (ORT), Solutions&co et l’Insee.

Sources

L’enquête de fréquentation touristique est réalisée mensuellement par l’Insee en partenariat avec les comités régionaux et départementaux du tourisme. Compte tenu de la crise sanitaire liée à la Covid-19, cette enquête a été remplacée d’avril à juin par un dispositif d’enquête allégé portant uniquement sur les hôtels. L’enquête mensuelle de fréquentation dans les hôtels, campings et AHCT a repris en juillet 2020. Ces chiffres sont provisoires et amenés à être révisés.

Les données agrégées utilisées dans cette étude proviennent de Cartes Bancaires CB et couvrent l’essentiel des transactions par cartes bancaires. Elles sont tirées d’une extraction de transactions anonymisées et agrégées à l’échelle départementale afin de respecter les exigences de confidentialité. Ces informations sont sujettes à certaines limites et diffèrent des données nationales (cf. Insee Point de conjoncture du 7 mai 2020, p. 21).

Les données régionales de chiffre d’affaires sont issues des déclarations des unités légales dites mono-régionales (respectivement mono-départementales), c’est-à-dire dont tous les établissements constituant cette unité sont situés dans la même région (respectivement dans le même département). Les séries concernent les unités légales mono-régionales et mono-départementales pérennes de 2017 à 2020.

Les estimations trimestrielles d’emploi synthétisent plusieurs sources d’origine administrative. Elles s’appuient sur les déclarations sociales réalisées par les employeurs et constituent la source de référence sur l’emploi et ses évolutions.

Réseau StaRT (Statistiques régionales du tourisme) : enquête mensuelle de fréquentation dans les hébergements touristiques et activités de loisirs (2 000 établissements partenaires). Cette enquête est pilotée par Solutions&co en collaboration avec les territoires touristiques de la région.

Sur l’itinéraire « la Loire à Vélo » dans les Pays de la Loire, 13 compteurs automatiques installés le long de l’itinéraire et sur les principales boucles, permettent aux maîtres d’ouvrage d’obtenir quotidiennement et par horaire, le nombre de passages en un point donné en distinguant les usagers : cyclistes, piétons, etc.

Définitions

Le taux d’occupation est le rapport du nombre de chambres occupées au nombre de chambres effectivement offertes sur une période donnée (c’est-à-dire en excluant les fermetures saisonnières).

La fréquentation en nuitées correspond au nombre total de nuits passées par les clients dans un établissement touristique. Un couple séjournant trois nuits dans un établissement compte pour six nuitées, de même que six personnes ne séjournant qu’une nuit.

Le taux d’ouverture des hôtels est le nombre d’hôtels déclarés ouverts, rapporté au nombre total d’hôtels sur une période donnée.

Les résidents sont les personnes, quelle que soit leur nationalité, qui ont leur domicile principal en France.

Les activités touristiques : les activités sont classées selon leur degré de « touristicité » tel que défini ci-après :

  • Les activités 100 % touristiques telles que l’hôtellerie, l’hébergement, la gestion des musées, des parcs d’attractions...
  • Les autres activités touristiques telles que la restauration, le transport, le commerce, la gestion des salles de spectacles...
  • Les activités non touristiques (par exemple, la construction, l’industrie, les services administratifs…)

Le secteur « hébergement et restauration » : un secteur regroupe des entreprises de fabrication, de commerce ou de service qui ont la même activité principale (au regard de la nomenclature d'activité économique considérée). L'activité d'un secteur n'est donc pas tout à fait homogène et comprend des productions ou services secondaires qui relèveraient d'autres items de la nomenclature que celui du secteur considéré.

Le secteur « hébergement et restauration » appartient au secteur tertiaire principalement marchand.

Les estimations d'emploi désignent une synthèse de sources permettant une couverture exhaustive de l'emploi total (salarié et non salarié), exprimé en nombre de personnes physiques (et non en nombre de postes de travail), et une ventilation à un niveau sectoriel et géographique assez fin. Elles ont pour objectif la couverture de l'emploi total et la cohérence entre les différents niveaux d'agrégation.

Les estimations d'emploi comportent des estimations annuelles, portant sur l'emploi total au 31 décembre, et des estimations infra-annuelles (trimestrielles), portant sur un champ plus restreint (emploi salarié des secteurs marchands et emploi salarié privé des secteurs non-marchands en France métropolitaine). Les estimations produites avant septembre 2009 se fondaient sur les niveaux d'emploi dans le recensement général de la population de 1999, auxquels sont appliqués des indices d'évolution de l'emploi issus de sources variées, notamment l'enquête Acemo de la Dares et les données des Urssaf (exploitées via les fichiers Epure) et de l'Unédic.

A partir de 2009, les estimations d'emploi annuelles sont calculées à partir du dispositif Estel (Estimations d'emploi localisées), qui se fondent sur l'utilisation des sources administratives en niveau. Pour les salariés, il s'agit des Déclarations Annuelles de Données Sociales (DADS « grand format ») contenant, en plus des DADS stricto sensu, les données du fichier de paye des agents de l'État et celles des particuliers employeurs). Pour les non salariés agricoles, les sources mobilisées sont les fichiers de la Mutualité Sociale Agricole (MSA) et pour les non salariés non agricoles, les fichiers de l'Agence Centrale des Organismes de Sécurité Sociale (ACOSS) qui est la Caisse Nationale des Unions de Recouvrement des Cotisations de Sécurité Sociale et d'Allocations Familiales (URSSAF).

Le passage à Estel permet d'améliorer les estimations d'emploi annuelles dans plusieurs dimensions : meilleure qualité des données (prise en compte explicite de la multiactivité, amélioration de la qualité des sources en amont, restriction du nombre de sources utilisées), double localisation au lieu de résidence et au lieu de travail, ventilation plus fine (au niveau géographique et au niveau des catégories de travailleurs), concept d'emploi « répertorié BIT » précis et stable dans le temps, homogénéisation des méthodes et traitements, délais plus courts.

Le concept central d'Estel- le nombre de personnes en emploi- est proche de celui du BIT. La mesure sera datée au 31 décembre de chaque année.

ESTEL estime un nombre de personnes en emploi. Mais à la différence du recensement, l'emploi d'Estel n'est pas déclaratif car appréhendé à partir des sources administratives afin de compter en emploi toute personne dès lors qu'elle a effectué un travail déclaré d'au moins une heure pendant la dernière semaine de l'année ou qu'elle a un lien formel avec son emploi (pour les salariés, il s'agit grosso modo de repérer les contrats de travail « actifs » fin décembre).

Sources

Enquête mensuelle de fréquentation touristique

L’enquête mensuelle de fréquentation touristique conduite par l’Insee auprès des hébergements collectifs de tourisme a été suspendue en mars 2020 compte tenu de la crise sanitaire liée à la Covid-19. Un dispositif d’enquête allégée a été mis en place d’avril à juin 2020 uniquement pour les hôtels, permettant de disposer d’un nombre restreint d’indicateurs et de connaître le type de personnes hébergées (touristes, personnels soignants, personnes confinées, personnes placées par les services sociaux du type Samu social).

Les données du premier trimestre 2020 ont été produites dans le contexte très particulier de la crise sanitaire. À partir du 18 mars, l'enquête de fréquentation touristique a été suspendue. De ce fait, seules les réponses spontanées des hébergements ont été prises en compte, les services d'enquêtes n'étant plus en capacité de relancer les hébergements.

L’enquête mensuelle de fréquentation touristique a été remise en œuvre en juillet 2020.

 

Chiffre d'affaires

Les résultats sont construits à partir d’une source fiscale, le formulaire « CA3 », que les entreprises remplissent pour le paiement de la taxe sur la valeur ajoutée (TVA). Ce formulaire comprend le chiffre d’affaires hors TVA, toutes activités confondues, de l’entreprise déclarante, classée selon son activité principale.

Au niveau national l'Insee diffuse mensuellement des indices de chiffres, pour plus d'information consulter : https://www.insee.fr/fr/metadonnees/source/indicateur/p1669/description et https://www.insee.fr/fr/statistiques/4772485

Pour les niveaux régionaux et départementaux, les résultats sont construits à partir des unités légales dites mono-régionales (resp. monodépartementales), c'est-à-dire dont tous les établissements constituant cette unité sont situés dans la même région (resp. dans le même département). Ils sont ventilés selon les activités : 100 % touristiques, autres activités touristiques et non touristiques.

Les séries régionales et départementales concernent les unités légales monorégionales et monodépartementales pérennes de 2017 à 2021, les secteurs d'étude sont :

  • L'hôtellerie, comprenant les unités relevant des codes NAF "5510Z - Hôtels et hébergement similaire" et "5520Z - Hébergement touristique et autres services d'hébergement de courte durée" ;
  • L’hôtellerie de plein air, comprenant les unités relevant du code NAF "5530Z - Terrains de campings et parcs pour caravances ou véhicules de loisirs" ;
  • La restauration, comprenant les unités relevant du code NAF "5610A - Restauration traditionnelle", 5610B - Cafétérias et autres libres-services" et "5610C - restauration de type rapide".

On élimine les unités qui ont changé de secteur sur la période.

Les séries nationales portent également sur ces 3 secteurs d'étude mais sans condition sur la pérennité, la régionalité et le changement de secteur d'activité.

 

Cartes bancaires

L’évolution des achats opérés peut être appréciée par les données de transactions par carte bancaire. Les données utilisées concernent tout détenteur de Carte Bancaire CB sur le territoire français, ce qui, outre les ménages, peut recouvrir aussi des entreprises. Ces données ne recouvrent pas les transactions réalisées par d’autres moyens de paiement (espèces, chèque, ticket restaurant, etc.). De plus, à l’inverse des données utilisées à l’échelle nationale, notamment dans l’estimation de la perte de consommation des ménages, les données départementales intègrent certaines transactions non assimilables à de la consommation (dons à des associations, achat de timbres fiscaux, etc.). Enfin, les transactions à distance (notamment celles sur internet) ne sont pas prises en compte dans les données départementales (données régionales pour la Corse).

La nomenclature d’activités utilisée sur les données de carte bancaire CB (nomenclature MCC, Merchant Category Code) ne coïncide pas avec la NAF. En outre, il n’existe pas de définition précise de ce que serait un « secteur tourisme », les activités touristiques étant transverses, ce qui complique leur mesure. Pour les données de transactions bancaires, ce seront vingt-cinq items de la nomenclature MCC qui seront agrégés pour approcher les activités touristiques, recouvrant des activités parfois purement touristiques (échoppes de souvenirs et cartes postales, expositions touristiques, parcs d’attractions…), et des activités qui en dépendent partiellement (restauration et bars notamment).

 

Emploi

Le fichier source utilisé est issu des Fichiers « Tous Salariés » 2017 (anciennement appelés DADS-Grand format).

Ces fichiers couvrent l’ensemble des employeurs et des salariés. Ils sont constitués à partir des Déclarations Annuelles de Données Sociales (DADS), des Déclarations Sociales Nominatives (DSN), de données provenant du Système d’Information sur les Agents des Services Publics (SIASP) et des déclarations des particuliers employeurs.

La déclaration sociale nominative (DSN) est un fichier mensuel produit à partir des données de paie des salariés. Elle a notamment pour but de remplacer un grand nombre de déclarations administratives qui étaient adressées jusqu’alors à des acteurs différents (CPAM, Urssaf, AGIRC ARRCO, Organismes complémentaires, Pôle emploi, Centre des impôts, Caisses régimes spéciaux, etc.). La DSN regroupe des informations sur le salarié dans une déclaration unique pour communiquer ensuite les informations nécessaires à la gestion de la protection sociale des salariés aux organismes concernés.

Le millésime 2017 est un millésime mixte, dont les données sur le champ privé proviennent de deux sources distinctes : Déclarations sociales Nominatives (DSN) et Déclarations annuelles de données sociales (DADS), les premières se substituant progressivement aux secondes. Il s’agit du deuxième millésime de transition. Cette transition peut entraîner des différences de niveau par rapport aux millésimes antérieurs. Le passage à la DSN permet notamment de mieux capter les courtes périodes d’emploi.

 

Activité partielle

Le dispositif de l’activité partielle (dénomination légale du chômage partiel) permet aux établissements confrontés à des difficultés temporaires de diminuer ou de suspendre leur activité tout en assurant aux salariés une indemnisation égale à 70 % du salaire brut (environ 84 % du net) pour compenser leur perte de salaire. Tous les salariés de droit privé sont concernés, y compris dans les entreprises publiques. Les indemnités d’activité partielle sont remboursées intégralement par l'État et l'Unédic, jusqu’à un plafond de 70 % de 4,5 Smic. Les demandes d’indemnisation sont déposées par les entreprises auprès de la Direccte.

Les arrêts de travail pour maladie sont pris en charge par l’Assurance maladie. Au début du confinement, l’Assurance maladie finance également le dispositif exceptionnel des arrêts de travail dérogatoires pour garde d’enfant (ou pour les personnes vulnérables), lorsque le télétravail est impossible. À partir du 1er mai, les salariés en situation de garde d’enfant ou les personnes vulnérables basculent vers le dispositif d’activité partielle, dans la mesure où ils sont toujours dans l’impossibilité d’exercer leur activité professionnelle.

Ces indicateurs sont calculés à partir de la Déclaration Sociale Nominative (DSN). La DSN remplace la majorité des déclarations sociales imposées aux entreprises en automatisant leur transmission à partir des données de paie. La DSN regroupe des informations sur les établissements et les salariés. Elle est renseignée chaque mois par les entreprises et contient des informations relatives aux salariés de droit privé, notamment sur l’activité partielle et les arrêts de travail.

 

Estimations trimestrielles d’emploi

Les estimations trimestrielles d’emploi sont obtenues par application d’évolutions trimestrielles aux niveaux annuels. Ces évolutions trimestrielles sont calculées à partir de sources administratives. Depuis le premier trimestre 2017, les données sont établies en coproduction avec l'Acoss (champ privé hors intérim) et la Dares (sur l'intérim). L’introduction de la Déclaration sociale nominative (DSN) en remplacement du bordereau récapitulatif de cotisations (BRC) peut transitoirement affecter les comportements déclaratifs des entreprises et générer des révisions accrues sur les données. À partir de la validité du premier trimestre 2018, le champ des estimations trimestrielles d’emploi localisé (ETE) est étendu à l’ensemble de l’emploi salarié et aux départements d’outre-mer (hors Mayotte). Sont ainsi ajoutés les salariés de la fonction publique, de l’agriculture et de l’ensemble des particuliers employeurs.

Définitions

Le taux d’occupation est le rapport du nombre de chambres occupées au nombre de chambres effectivement offertes sur une période donnée (c’est-à-dire en excluant les fermetures saisonnières).

La fréquentation en nuitées correspond au nombre total de nuits passées par les clients dans un établissement touristique. Un couple séjournant trois nuits dans un établissement compte pour six nuitées, de même que six personnes ne séjournant qu’une nuit.

Le taux d’ouverture des hôtels est le nombre d’hôtels déclarés ouverts, rapporté au nombre total d’hôtels sur une période donnée.

Les résidents sont les personnes, quelle que soit leur nationalité, qui ont leur domicile principal en France.

Les activités touristiques : les activités sont classées selon leur degré de « touristicité » tel que défini ci-après :

  • Les activités 100 % touristiques telles que l’hôtellerie, l’hébergement, la gestion des musées, des parcs d’attractions...
  • Les autres activités touristiques telles que la restauration, le transport, le commerce, la gestion des salles de spectacles...
  • Les activités non touristiques (par exemple, la construction, l’industrie, les services administratifs…)

Le secteur « hébergement et restauration » : un secteur regroupe des entreprises de fabrication, de commerce ou de service qui ont la même activité principale (au regard de la nomenclature d'activité économique considérée). L'activité d'un secteur n'est donc pas tout à fait homogène et comprend des productions ou services secondaires qui relèveraient d'autres items de la nomenclature que celui du secteur considéré.

Le secteur « hébergement et restauration » appartient au secteur tertiaire principalement marchand.

Les estimations d'emploi désignent une synthèse de sources permettant une couverture exhaustive de l'emploi total (salarié et non salarié), exprimé en nombre de personnes physiques (et non en nombre de postes de travail), et une ventilation à un niveau sectoriel et géographique assez fin. Elles ont pour objectif la couverture de l'emploi total et la cohérence entre les différents niveaux d'agrégation.

Les estimations d'emploi comportent des estimations annuelles, portant sur l'emploi total au 31 décembre, et des estimations infra-annuelles (trimestrielles), portant sur un champ plus restreint (emploi salarié des secteurs marchands et emploi salarié privé des secteurs non-marchands en France métropolitaine). Les estimations produites avant septembre 2009 se fondaient sur les niveaux d'emploi dans le recensement général de la population de 1999, auxquels sont appliqués des indices d'évolution de l'emploi issus de sources variées, notamment l'enquête Acemo de la Dares et les données des Urssaf (exploitées via les fichiers Epure) et de l'Unédic.

A partir de 2009, les estimations d'emploi annuelles sont calculées à partir du dispositif Estel (Estimations d'emploi localisées), qui se fondent sur l'utilisation des sources administratives en niveau. Pour les salariés, il s'agit des Déclarations Annuelles de Données Sociales (DADS « grand format ») contenant, en plus des DADS stricto sensu, les données du fichier de paye des agents de l'État et celles des particuliers employeurs). Pour les non salariés agricoles, les sources mobilisées sont les fichiers de la Mutualité Sociale Agricole (MSA) et pour les non salariés non agricoles, les fichiers de l'Agence Centrale des Organismes de Sécurité Sociale (ACOSS) qui est la Caisse Nationale des Unions de Recouvrement des Cotisations de Sécurité Sociale et d'Allocations Familiales (URSSAF).

Le passage à Estel permet d'améliorer les estimations d'emploi annuelles dans plusieurs dimensions : meilleure qualité des données (prise en compte explicite de la multiactivité, amélioration de la qualité des sources en amont, restriction du nombre de sources utilisées), double localisation au lieu de résidence et au lieu de travail, ventilation plus fine (au niveau géographique et au niveau des catégories de travailleurs), concept d'emploi « répertorié BIT » précis et stable dans le temps, homogénéisation des méthodes et traitements, délais plus courts.

Le concept central d'Estel- le nombre de personnes en emploi- est proche de celui du BIT. La mesure sera datée au 31 décembre de chaque année.

ESTEL estime un nombre de personnes en emploi. Mais à la différence du recensement, l'emploi d'Estel n'est pas déclaratif car appréhendé à partir des sources administratives afin de compter en emploi toute personne dès lors qu'elle a effectué un travail déclaré d'au moins une heure pendant la dernière semaine de l'année ou qu'elle a un lien formel avec son emploi (pour les salariés, il s'agit grosso modo de repérer les contrats de travail « actifs » fin décembre).