Activité touristique : impact de la crise sanitaire Covid19

Chiffres détaillés
Paru le : Paru le 17/03/2022
Florent Isel, Sophie Villaume (Insee)
- Mars 2022
Sommaire

Été 2020 : entre deux vagues épidémiques, une brève respiration pour le tourisme

Florent Isel, Sophie Villaume (Insee)

La crise sanitaire liée à l’épidémie de Covid-19 a eu de fortes conséquences sur l’activité touristique régionale. Après un brutal coup d’arrêt en mars, celle-ci a redémarré progressivement en juin, d’abord dans la restauration puis dans l’hôtellerie. Si les dépenses des résidents réalisées par carte bancaire dans les secteurs liés au tourisme ont retrouvé un niveau comparable à celui de 2019 à partir du mois de juillet, les chiffres d’affaires des secteurs de la restauration et surtout de l’hébergement sont inférieurs à ceux de l’an dernier.

En juillet et août 2020, le nombre de nuitées enregistrées dans les hôtels de la région est 30 % plus faible que celui des mêmes mois de 2019, soit le repli le plus important après l’Île-de-France. Il rechute à - 38 % en septembre. L’hôtellerie a été particulièrement affectée par le manque de fréquentation des touristes non résidents. Les départements alsaciens sont les plus touchés, tandis que les Vosges s’en sortent mieux.

L’emploi salarié du secteur hébergement-restauration baisse de 10 % au deuxième trimestre 2020, comparé au même trimestre de 2019.

Insee Analyses Grand Est

No 124

Paru le : 15/12/2020

À l’issue du premier confinement lié à l'épidémie de Covid-19, l’activité touristique a redémarré progressivement, puis de manière plus marquée au début de l’été. En mai et juin, les restrictions de déplacements et les fermetures d’établissements ont pesé sur la reprise de cette activité, qui s’est amorcée un peu plus tardivement que celle de l’ensemble de l’économie, en particulier dans l’hôtellerie.

Les dépenses touristiques des résidents sont quasi équivalentes à celles de 2019...

Les dépenses des résidents par carte bancaire donnent une première idée du rebond économique. Dans les activités liées au tourisme (hôtellerie, restauration, mais aussi échoppes de souvenirs, expositions, parcs d’attraction…), le montant des transactions n’atteint celui de 2019 que début juillet (figure 1). En août 2020, ces dépenses étaient même très légèrement supérieures à celles de l'année précédente dans le Grand Est (+ 3 % contre + 9 % au niveau national). Cela peut sans doute s’expliquer par un effet de rattrapage post-confinement, et par le fait que les résidents français ont probablement davantage choisi de passer leurs vacances en France. Le Sud et l’Ouest du pays ont connu des évolutions très positives, tandis que l’Île-de-France et les grandes métropoles régionales ont pâti des conséquences de la crise sanitaire. Dans la région, les dépenses touristiques des résidents en août ont dépassé leur niveau de l’an passé dans six départements, en particulier dans les Ardennes, les Vosges et la Marne. Elles sont restées équivalentes voire inférieures dans la Moselle, la Meuse, la Meurthe-et-Moselle et le Bas-Rhin.

Les évolutions des transactions par carte bancaire ne reflètent toutefois que partiellement celles de l’activité : d’une part, ce mode de paiement a pu être davantage utilisé lors de la crise sanitaire (en particulier avec le relèvement du plafond de paiement sans contact), d’autre part, les réservations par Internet et les dépenses des touristes étrangers ne sont pas couvertes (sources).

Figure 1A l’été 2020, les dépenses touristiques retrouvent leur niveau de 2019Évolution des montants des transactions par cartes bancaires entre 2019 et 2020, par semaine

en %
A l’été 2020, les dépenses touristiques retrouvent leur niveau de 2019 (en %)
Semaine Grand Est - tourisme Grand Est - toutes transactions France métropolitaine - tourisme France métropolitaine - toutes transactions
18 -70 -42 -72 -45
19 -62 -31 -64 -34
20 -52 8 -55 4
21 -55 0 -56 -1
22 -53 10 -56 3
23 -25 3 -29 2
24 -18 10 -21 4
25 -9 8 -9 7
26 -7 -6 -4 -4
27 -7 -2 -5 -1
28 1 7 3 6
29 0 8 6 9
30 3 13 5 12
31 -5 7 1 6
32 6 18 11 16
33 1 10 10 12
34 6 10 13 11
35 0 6 4 5
36 3 7 5 6
  • Avertissement : les données agrégées utilisées ici proviennent de Cartes Bancaires CB et couvrent l’essentiel des transactions par cartes bancaires. Elles sont tirées d’une extraction de transactions anonymisées et agrégées à l’échelle départementale afin de respecter les exigences de confidentialité. Ces informations sont sujettes à certaines limites et diffèrent des données nationales (voir Point de conjoncture du 7 mai 2020, p.21 et sources).
  • Sources : Cartes-Bancaires CB, calculs Insee.

Figure 1A l’été 2020, les dépenses touristiques retrouvent leur niveau de 2019Évolution des montants des transactions par cartes bancaires entre 2019 et 2020, par semaine

  • Avertissement : les données agrégées utilisées ici proviennent de Cartes Bancaires CB et couvrent l’essentiel des transactions par cartes bancaires. Elles sont tirées d’une extraction de transactions anonymisées et agrégées à l’échelle départementale afin de respecter les exigences de confidentialité. Ces informations sont sujettes à certaines limites et diffèrent des données nationales (voir Point de conjoncture du 7 mai 2020, p.21 et sources).
  • Sources : Cartes-Bancaires CB, calculs Insee.

… mais le rebond est seulement partiel et plus lent dans l’hôtellerie que dans la restauration

Les évolutions des chiffres d’affaires dans l’hôtellerie et la restauration confirment la reprise progressive de l’activité, surtout dans certains départements, plus tardivement toutefois dans l’hôtellerie (figure 2).

En juillet et août 2020, le chiffre d’affaires des restaurants de la région est légèrement en deçà de celui de l’an passé à la même période (respectivement - 4 % et - 9 %). Il demeure encore nettement en retrait dans la Meuse, mais atteint des niveaux proches de l’été dernier dans les Ardennes, l’Aube et les Vosges.

Concernant le secteur hôtelier, son chiffre d’affaires reste inférieur à celui des mêmes mois en 2019 (- 25 % en juillet, - 20 % en août). Si l’activité s’est bien redressée dans les Ardennes et les Vosges, avec des gains de chiffre d’affaires par rapport à l’an dernier en juillet, elle est encore en berne dans les autres départements.

Figure 2Une reprise plus rapide dans la restauration que dans l’hôtellerieÉvolution du chiffre d'affaires par rapport au même mois de l'année précédente

en %
Une reprise plus rapide dans la restauration que dans l’hôtellerie (en %)
Grand Est – Hôtels France entière – Hôtels Grand Est – Restaurants France entière – Restaurants
2019M01 -1,0 4,5 -3,7 5,4
2019M02 4,8 5,3 3,7 11,4
2019M03 3,7 2,8 4,4 7,5
2019M04 8,0 6,2 1,0 7,0
2019M05 -1,7 -1,4 0,1 5,7
2019M06 6,2 10,5 0,7 8,3
2019M07 3,3 2,3 4,1 5,2
2019M08 5,9 4,8 3,8 9,0
2019M09 1,9 3,5 -1,1 4,4
2019M10 -0,4 0,2 1,6 6,4
2019M11 4,0 0,8 5,9 9,1
2019M12 2,3 5,0 1,1 4,7
2020M01 1,7 7,8 3,8 8,4
2020M02 -3,6 3,7 -1,1 3,2
2020M03 -62,3 -59,3 -58,3 -54,8
2020M04 -91,7 -89,4 -92,9 -89,8
2020M05 -87,6 -88,9 -76,3 -72,9
2020M06 -62,2 -71,9 -28,9 -29,0
2020M07 -25,2 -44,5 -4,0 -9,1
2020M08 -19,9 -25,4 -8,5 -6,2
  • Champ : entreprises monorégionales pérennes de 2017 à 2020, dont l’activité principale n’a pas bougé durant cette période.
  • Sources : DGFIP, Insee.

Figure 2Une reprise plus rapide dans la restauration que dans l’hôtellerieÉvolution du chiffre d'affaires par rapport au même mois de l'année précédente

  • Champ : entreprises monorégionales pérennes de 2017 à 2020, dont l’activité principale n’a pas bougé durant cette période.
  • Sources : DGFIP, Insee.

Une reprise fragile de la fréquentation hôtelière

Le début de l’année 2020 avait été prometteur pour la fréquentation touristique dans les hôtels du Grand Est, mais la crise sanitaire a brisé cette dynamique. Au mois d’avril, en plein confinement, seul un quart des établissements sont ouverts, et 27 % des chambres offertes sont occupées. Les hôtels de la région n’ont enregistré que 91 000 nuitées en avril, en baisse de 92 % par rapport au même mois de l’année précédente. Avec 430 000 nuitées au mois de juin, la fréquentation hôtelière reste inférieure de près de 70 % à celle observée un an auparavant (figure 3). La reprise s’accélère en juillet et en août, le retrait par rapport à 2019 s’établissant respectivement à - 34 % et - 27 %, mais en septembre le nombre de nuitées dans les hôtels de la région rechute légèrement avec la résurgence de l’épidémie (- 38 %).

Après le confinement de la population et les très fortes restrictions des déplacements internationaux au printemps, le rebond de l’activité s’avère inégal. Les touristes résidents, échaudés par la crise de la Covid-19 et certaines procédures sanitaires aux frontières, privilégient l’hexagone pour leurs vacances d’été, en particulier les zones littorales et de montagne. À l’inverse, les touristes étrangers sont très peu nombreux à venir en France.

Si à l’échelle nationale, la fréquentation hôtelière des résidents retrouve en août son niveau de l’année précédente, elle demeure néanmoins 11 % inférieure à celle de 2019 dans le Grand Est. La baisse de la clientèle non résidente est en revanche un peu moins forte à l’échelle régionale : elle atteint la moitié de son volume d’août 2019, contre un tiers dans l’ensemble de la France. Au final, le retour des touristes résidents ne compense pas l’absence des non-résidents et le repli de la fréquentation hôtelière est de 30 % sur les deux mois cumulés de juillet et août. Le Grand Est est la région où cette diminution s’avère la plus conséquente après l’Île-de-France (- 69 %), tandis que la Bretagne est celle qui s’en sort le mieux (- 8 %).

En septembre, la situation se détériore, le nombre de nuitées des résidents et davantage encore celui des non-résidents repart à la baisse (respectivement - 25 % et - 63 % dans le Grand Est, et - 19 % et - 81 % en France). Le Grand Est se révèle à nouveau la région où le nombre de nuitées des résidents en septembre a le plus chuté par rapport à l’an dernier, après l’Île-de-France. En revanche, il fait partie des trois régions (avec Pays-de-Loire et Bourgogne-Franche-Comté) où la fréquentation non résidente a le moins diminué.

Lors de la première phase aiguë de la crise sanitaire (entre avril et juin 2020), les hôtels haut de gamme (de 3 à 5 étoiles) ont plus souffert que les hôtels économiques (1 ou 2 étoiles et non classés) (figure 4), dans le Grand Est comme dans l’ensemble du territoire français. Mais contrairement à la situation nationale, à partir du mois de juillet, la fréquentation régionale se redresse davantage dans l’hôtellerie haut de gamme que dans l’hôtellerie économique. À l’échelle de la France de province, le déficit de fréquentation est équivalent dans les deux types de gamme en juillet et en août.

Figure 3Les touristes résidents reviennent lentement, les non-résidents s’abstiennent largementÉvolution des nuitées des résidents et non-résidents entre 2019 et 2020 par mois dans le Grand Est

en %
Les touristes résidents reviennent lentement, les non-résidents s’abstiennent largement (en %)
Nuitées résidents Nuitées non-résidents Nuitées totales
Jan 2,6 -4,2 0,9
Fév 5,9 -1,3 4,0
Mar -56,3 -79,3 -63,5
Avr -92,5
Mai -88,3
Juin -69,4
Juil -23,5 -49,2 -34,3
Aoû -11,1 -48,2 -27,0
Sep -24,8 -62,7 -38,3
  • Note : un dispositif d’enquête allégée a été mis en place d’avril à juin 2020, permettant de disposer d’un nombre restreint d’indicateurs.
  • Source : Insee, en partenariat avec les comités régionaux du tourisme (CRT).

Figure 3Les touristes résidents reviennent lentement, les non-résidents s’abstiennent largementÉvolution des nuitées des résidents et non-résidents entre 2019 et 2020 par mois dans le Grand Est

  • Note : un dispositif d’enquête allégée a été mis en place d’avril à juin 2020, permettant de disposer d’un nombre restreint d’indicateurs.
  • Source : Insee, en partenariat avec les comités régionaux du tourisme (CRT).

Figure 4L’hôtellerie économique résiste mieux à la criseÉvolution des nuitées entre 2019 et 2020 par mois selon la catégorie d'hôtels dans le Grand Est

en %
L’hôtellerie économique résiste mieux à la crise (en %)
Hôtels 1*, 2* et non classés Hôtels 3*, 4* et 5* Total
Jan -11,3 11,4 0,9
Fév -6,0 12,6 4,0
Mar -59,5 -66,7 -63,5
Avr -86,0 -97,2 -92,5
Mai -79,8 -94,5 -88,3
Juin -64,4 -73,1 -69,4
Juil -37,3 -32,2 -34,3
Aoû -29,4 -25,4 -27,0
Sep -39,3 -37,5 -38,3
  • Note : un dispositif d’enquête allégée a été mis en place d’avril à juin 2020, permettant de disposer d’un nombre restreint d’indicateurs.
  • Source : Insee, en partenariat avec les comités régionaux du tourisme (CRT).

Figure 4L’hôtellerie économique résiste mieux à la criseÉvolution des nuitées entre 2019 et 2020 par mois selon la catégorie d'hôtels dans le Grand Est

  • Note : un dispositif d’enquête allégée a été mis en place d’avril à juin 2020, permettant de disposer d’un nombre restreint d’indicateurs.
  • Source : Insee, en partenariat avec les comités régionaux du tourisme (CRT).

Forte baisse de la fréquentation hôtelière dans les départements alsaciens

Entre juillet et septembre, l’évolution de la fréquentation hôtelière n’est pas homogène au niveau départemental. Les hôtels bas-rhinois, qui accueillaient en 2019 plus de 30 % de la clientèle régionale en nombre de nuitées, accusent une chute de la fréquentation de 44 % à 47 % entre juillet et septembre (figure 5). L’Eurométropole de Strasbourg a été particulièrement affectée : la fréquentation touristique y a reculé de moitié par rapport aux mêmes mois de l’année précédente. Les annulations des sessions du Parlement Européen, déplacées à Bruxelles depuis le début de la crise sanitaire, ont sans doute contribué à cette baisse. Dans le Haut-Rhin, deuxième destination touristique de la région (avec 20 % de la clientèle régionale), les nuitées sont également en fort retrait sur la récente période estivale (de - 33 % à - 43 % selon le mois). Les départements alsaciens pèsent ainsi sur la reprise du tourisme régional, et avec la deuxième vague épidémique, les perspectives pour la fin d’année ne semblent pas favorables (encadré).

En revanche, les départements de l’Aube et des Vosges, qui cumulaient 12 % des nuitées du Grand Est en 2019, réussissent à atteindre les chiffres de l’année précédente en juillet-août. Comme on l’a vu, septembre est beaucoup moins bon et la baisse de fréquentation dépasse 25 % dans tous les départements, excepté celui des Vosges (- 11 %).

Figure 5Les Vosges retrouvent une fréquentation hôtelière quasi normale à l’été 2020Évolution du nombre de nuitées entre 2019 et 2020 par département et par mois

en %
Les Vosges retrouvent une fréquentation hôtelière quasi normale à l’été 2020 (en %)
Juillet Août Septembre
Ardennes -30 -21 -38
Aube -12 8 -30
Marne -31 -10 -43
Haute-Marne -19 -11 -29
Meurthe-et-Moselle -21 -17 -25
Meuse -36 -23 -30
Moselle -36 -32 -30
Bas-Rhin -47 -44 -47
Haut-Rhin -39 -32 -43
Vosges -3 -3 -11
Grand Est -34 -27 -38
France -36 -24 -42
  • Source : Insee, en partenariat avec les comités régionaux du tourisme (CRT).

Figure 5Les Vosges retrouvent une fréquentation hôtelière quasi normale à l’été 2020Évolution du nombre de nuitées entre 2019 et 2020 par département et par mois

  • Source : Insee, en partenariat avec les comités régionaux du tourisme (CRT).

De nombreux salariés encore en activité partielle dans l’hébergement-restauration

En août 2020, un salarié du secteur de l’hébergement-restauration sur dix était encore en activité partielle dans la région ; ils étaient sept sur dix en avril et trois sur dix en juin. Le Bas-Rhin s’avère le département le plus concerné, avec 38 % de salariés en activité partielle en juin, et 14 % en août.

Au deuxième trimestre 2020, le Grand Est compte environ 69 400 salariés dans le secteur de l’hébergement-restauration, en baisse de 8 % par rapport au premier trimestre, et de 10 % par rapport au même trimestre de l’an passé.

Encadré - Des perspectives assez sombres pour le tourisme de fin d’année

Dans la région et en particulier dans les départements alsaciens, l’activité touristique connaît un rebond en fin d’année, à l’occasion de la saison des marchés de Noël. Ainsi, c’est au mois de décembre que la capitale alsacienne attire le plus grand nombre de touristes. Depuis 2016, les hôtels de l’Eurométropole de Strasbourg enregistrent plus de 300 milliers de nuitées en décembre (341 milliers en 2019), soit 26 % de la fréquentation régionale de ce mois, contre environ 20 % le reste du temps. Le Bas-Rhin et le Haut-Rhin représentent à eux seuls plus de 60 % des nuitées passées dans la région à cette période, soit 10 points de plus qu’habituellement.

La fin de l’année 2020 est marquée par la seconde vague de l’épidémie, avec un nouveau confinement et l’annulation de la plupart des marchés de Noël alsaciens. Les perspectives sont donc moroses pour les activités touristiques régionales.

Les départements alsaciens représentent plus de 60 % des nuitées en décembreNuitées totales par mois en 2019

en milliers
Les départements alsaciens représentent plus de 60 % des nuitées en décembre (en milliers)
Strasbourg Eurométropole Bas-Rhin hors Eurométropole Haut-Rhin Reste du Grand-Est Grand-Est Part des nuitées passées dans les départements alsaciens (en %)
Jan 163 66 119 423 771 45
Fév 163 70 137 466 836 44
Mar 212 90 178 533 1 013 47
Avr 260 121 242 591 1 214 51
Mai 246 124 246 593 1 209 51
Juin 271 135 293 706 1 405 50
Juil 289 134 315 716 1 454 51
Aoû 308 155 347 720 1 530 53
Sep 264 141 297 672 1 374 51
Oct 264 128 265 612 1 269 52
Nov 243 104 208 505 1 060 52
Déc 341 144 329 491 1 305 62
  • Source : Insee, en partenariat avec les comités régionaux du tourisme (CRT).

Les départements alsaciens représentent plus de 60 % des nuitées en décembreNuitées totales par mois en 2019

  • Source : Insee, en partenariat avec les comités régionaux du tourisme (CRT).

Sources

Cartes bancaires

L’évolution des achats opérés peut être appréciée par les données de transactions par carte bancaire. Les données utilisées concernent tout détenteur de carte bancaire CB sur le territoire français, ce qui, outre les ménages, peut recouvrir aussi des entreprises. Le logo CB est présent sur quasiment toutes les cartes de paiements des résidents en France, mais quasiment jamais sur celles des étrangers. Ces données ne recouvrent pas les transactions réalisées par d’autres moyens de paiement (espèces, chèque, ticket restaurant, etc.) ni celles ne donnant pas lieu à compensation entre établissements bancaires. De plus, à l’inverse des données utilisées à l’échelle nationale, les données départementales intègrent certaines transactions non assimilables à de la consommation (dons à des associations, achat de timbres fiscaux, etc.). Enfin, les transactions à distance (notamment celles sur internet) ne sont pas prises en compte dans les données départementales.

Diverses activités ont été agrégées pour approcher les activités touristiques, recouvrant des activités purement touristiques (échoppes de souvenirs, parcs d’attractions,...) et des activités qui en dépendent partiellement (bars et restaurant notamment). Les activités retenues correspondent à 25 items d’une nomenclature spécifique (MCC : merchant category code), non emboîtable avec la NAF. Ces items sont : Duty-free shops, traiteurs, restaurants, bar night club, restauration rapide, Gift-card-novelty-souvenir shops, Cigar shop and stand, hôtel, timeshare, centre sportif, camping, location de voitures, location de caravanes, production théâtrale, orchestre, club sportifs exposition touristique, golf public, Gaj jx video, Paris mutuel, Parc attrac, Club loisir, Aquarium, Sces Loisir.

Chiffres d’affaires

Les résultats sont construits à partir d’une source fiscale, le formulaire « CA3 », que les entreprises remplissent pour le paiement de la taxe sur la valeur ajoutée (TVA). Ce formulaire comprend le chiffre d’affaires hors TVA, toutes activités confondues, de l’entreprise déclarante, classée selon son activité principale.

Pour les niveaux régionaux et départementaux, les résultats sont construits à partir des unités légales dites monorégionales (resp. monodépartementales), c'est-à-dire dont tous les établissements constituant cette unité sont situés dans la même région (resp. dans le même département).

Enquête mensuelle de fréquentation touristique

L’enquête mensuelle de fréquentation touristique conduite par l’Insee auprès des hébergements collectifs de tourisme a été suspendue en mars 2020 compte tenu de la crise sanitaire liée à la Covid-19. Un dispositif d’enquête allégée a été mis en place d’avril à juin 2020 uniquement pour les hôtels, permettant de disposer d’un nombre restreint d’indicateurs.

Les données du premier trimestre 2020 ont été produites dans le contexte très particulier de la crise sanitaire. À partir du 18 mars, l’enquête de fréquentation touristique a été suspendue. De ce fait, seules les réponses spontanées des hébergements ont été prises en compte, les services d’enquêtes n’étant plus en capacité de relancer les hébergements. L’enquête mensuelle de fréquentation touristique a été remise en œuvre en juillet 2020.

Définitions

Le taux d’occupation est le rapport du nombre de chambres occupées au nombre de chambres effectivement offertes sur une période donnée (c’est-à-dire en excluant les fermetures saisonnières).

La fréquentation en nuitées correspond au nombre total de nuits passées par les clients dans un établissement touristique. Un couple séjournant trois nuits dans un établissement compte pour six nuitées, de même que six personnes ne séjournant qu’une nuit.

Le taux d’ouverture des hôtels est le nombre d’hôtels déclarés ouverts, rapporté au nombre total d’hôtels sur une période donnée.

Les résidents sont les personnes, quelle que soit leur nationalité, qui ont leur domicile principal en France.

Les activités touristiques : les activités sont classées selon leur degré de « touristicité » tel que défini ci-après :

  • Les activités 100 % touristiques telles que l’hôtellerie, l’hébergement, la gestion des musées, des parcs d’attractions...
  • Les autres activités touristiques telles que la restauration, le transport, le commerce, la gestion des salles de spectacles...
  • Les activités non touristiques (par exemple, la construction, l’industrie, les services administratifs…)

Le secteur « hébergement et restauration » : un secteur regroupe des entreprises de fabrication, de commerce ou de service qui ont la même activité principale (au regard de la nomenclature d'activité économique considérée). L'activité d'un secteur n'est donc pas tout à fait homogène et comprend des productions ou services secondaires qui relèveraient d'autres items de la nomenclature que celui du secteur considéré.

Le secteur « hébergement et restauration » appartient au secteur tertiaire principalement marchand.

Les estimations d'emploi désignent une synthèse de sources permettant une couverture exhaustive de l'emploi total (salarié et non salarié), exprimé en nombre de personnes physiques (et non en nombre de postes de travail), et une ventilation à un niveau sectoriel et géographique assez fin. Elles ont pour objectif la couverture de l'emploi total et la cohérence entre les différents niveaux d'agrégation.

Les estimations d'emploi comportent des estimations annuelles, portant sur l'emploi total au 31 décembre, et des estimations infra-annuelles (trimestrielles), portant sur un champ plus restreint (emploi salarié des secteurs marchands et emploi salarié privé des secteurs non-marchands en France métropolitaine). Les estimations produites avant septembre 2009 se fondaient sur les niveaux d'emploi dans le recensement général de la population de 1999, auxquels sont appliqués des indices d'évolution de l'emploi issus de sources variées, notamment l'enquête Acemo de la Dares et les données des Urssaf (exploitées via les fichiers Epure) et de l'Unédic.

A partir de 2009, les estimations d'emploi annuelles sont calculées à partir du dispositif Estel (Estimations d'emploi localisées), qui se fondent sur l'utilisation des sources administratives en niveau. Pour les salariés, il s'agit des Déclarations Annuelles de Données Sociales (DADS « grand format ») contenant, en plus des DADS stricto sensu, les données du fichier de paye des agents de l'État et celles des particuliers employeurs). Pour les non salariés agricoles, les sources mobilisées sont les fichiers de la Mutualité Sociale Agricole (MSA) et pour les non salariés non agricoles, les fichiers de l'Agence Centrale des Organismes de Sécurité Sociale (ACOSS) qui est la Caisse Nationale des Unions de Recouvrement des Cotisations de Sécurité Sociale et d'Allocations Familiales (URSSAF).

Le passage à Estel permet d'améliorer les estimations d'emploi annuelles dans plusieurs dimensions : meilleure qualité des données (prise en compte explicite de la multiactivité, amélioration de la qualité des sources en amont, restriction du nombre de sources utilisées), double localisation au lieu de résidence et au lieu de travail, ventilation plus fine (au niveau géographique et au niveau des catégories de travailleurs), concept d'emploi « répertorié BIT » précis et stable dans le temps, homogénéisation des méthodes et traitements, délais plus courts.

Le concept central d'Estel- le nombre de personnes en emploi- est proche de celui du BIT. La mesure sera datée au 31 décembre de chaque année.

ESTEL estime un nombre de personnes en emploi. Mais à la différence du recensement, l'emploi d'Estel n'est pas déclaratif car appréhendé à partir des sources administratives afin de compter en emploi toute personne dès lors qu'elle a effectué un travail déclaré d'au moins une heure pendant la dernière semaine de l'année ou qu'elle a un lien formel avec son emploi (pour les salariés, il s'agit grosso modo de repérer les contrats de travail « actifs » fin décembre).

Sources

Enquête mensuelle de fréquentation touristique

L’enquête mensuelle de fréquentation touristique conduite par l’Insee auprès des hébergements collectifs de tourisme a été suspendue en mars 2020 compte tenu de la crise sanitaire liée à la Covid-19. Un dispositif d’enquête allégée a été mis en place d’avril à juin 2020 uniquement pour les hôtels, permettant de disposer d’un nombre restreint d’indicateurs et de connaître le type de personnes hébergées (touristes, personnels soignants, personnes confinées, personnes placées par les services sociaux du type Samu social).

Les données du premier trimestre 2020 ont été produites dans le contexte très particulier de la crise sanitaire. À partir du 18 mars, l'enquête de fréquentation touristique a été suspendue. De ce fait, seules les réponses spontanées des hébergements ont été prises en compte, les services d'enquêtes n'étant plus en capacité de relancer les hébergements.

L’enquête mensuelle de fréquentation touristique a été remise en œuvre en juillet 2020.

 

Chiffre d'affaires

Les résultats sont construits à partir d’une source fiscale, le formulaire « CA3 », que les entreprises remplissent pour le paiement de la taxe sur la valeur ajoutée (TVA). Ce formulaire comprend le chiffre d’affaires hors TVA, toutes activités confondues, de l’entreprise déclarante, classée selon son activité principale.

Au niveau national l'Insee diffuse mensuellement des indices de chiffres, pour plus d'information consulter : https://www.insee.fr/fr/metadonnees/source/indicateur/p1669/description et https://www.insee.fr/fr/statistiques/4772485

Pour les niveaux régionaux et départementaux, les résultats sont construits à partir des unités légales dites mono-régionales (resp. monodépartementales), c'est-à-dire dont tous les établissements constituant cette unité sont situés dans la même région (resp. dans le même département). Ils sont ventilés selon les activités : 100 % touristiques, autres activités touristiques et non touristiques.

Les séries régionales et départementales concernent les unités légales monorégionales et monodépartementales pérennes de 2017 à 2021, les secteurs d'étude sont :

  • L'hôtellerie, comprenant les unités relevant des codes NAF "5510Z - Hôtels et hébergement similaire" et "5520Z - Hébergement touristique et autres services d'hébergement de courte durée" ;
  • L’hôtellerie de plein air, comprenant les unités relevant du code NAF "5530Z - Terrains de campings et parcs pour caravances ou véhicules de loisirs" ;
  • La restauration, comprenant les unités relevant du code NAF "5610A - Restauration traditionnelle", 5610B - Cafétérias et autres libres-services" et "5610C - restauration de type rapide".

On élimine les unités qui ont changé de secteur sur la période.

Les séries nationales portent également sur ces 3 secteurs d'étude mais sans condition sur la pérennité, la régionalité et le changement de secteur d'activité.

 

Cartes bancaires

L’évolution des achats opérés peut être appréciée par les données de transactions par carte bancaire. Les données utilisées concernent tout détenteur de Carte Bancaire CB sur le territoire français, ce qui, outre les ménages, peut recouvrir aussi des entreprises. Ces données ne recouvrent pas les transactions réalisées par d’autres moyens de paiement (espèces, chèque, ticket restaurant, etc.). De plus, à l’inverse des données utilisées à l’échelle nationale, notamment dans l’estimation de la perte de consommation des ménages, les données départementales intègrent certaines transactions non assimilables à de la consommation (dons à des associations, achat de timbres fiscaux, etc.). Enfin, les transactions à distance (notamment celles sur internet) ne sont pas prises en compte dans les données départementales (données régionales pour la Corse).

La nomenclature d’activités utilisée sur les données de carte bancaire CB (nomenclature MCC, Merchant Category Code) ne coïncide pas avec la NAF. En outre, il n’existe pas de définition précise de ce que serait un « secteur tourisme », les activités touristiques étant transverses, ce qui complique leur mesure. Pour les données de transactions bancaires, ce seront vingt-cinq items de la nomenclature MCC qui seront agrégés pour approcher les activités touristiques, recouvrant des activités parfois purement touristiques (échoppes de souvenirs et cartes postales, expositions touristiques, parcs d’attractions…), et des activités qui en dépendent partiellement (restauration et bars notamment).

 

Emploi

Le fichier source utilisé est issu des Fichiers « Tous Salariés » 2017 (anciennement appelés DADS-Grand format).

Ces fichiers couvrent l’ensemble des employeurs et des salariés. Ils sont constitués à partir des Déclarations Annuelles de Données Sociales (DADS), des Déclarations Sociales Nominatives (DSN), de données provenant du Système d’Information sur les Agents des Services Publics (SIASP) et des déclarations des particuliers employeurs.

La déclaration sociale nominative (DSN) est un fichier mensuel produit à partir des données de paie des salariés. Elle a notamment pour but de remplacer un grand nombre de déclarations administratives qui étaient adressées jusqu’alors à des acteurs différents (CPAM, Urssaf, AGIRC ARRCO, Organismes complémentaires, Pôle emploi, Centre des impôts, Caisses régimes spéciaux, etc.). La DSN regroupe des informations sur le salarié dans une déclaration unique pour communiquer ensuite les informations nécessaires à la gestion de la protection sociale des salariés aux organismes concernés.

Le millésime 2017 est un millésime mixte, dont les données sur le champ privé proviennent de deux sources distinctes : Déclarations sociales Nominatives (DSN) et Déclarations annuelles de données sociales (DADS), les premières se substituant progressivement aux secondes. Il s’agit du deuxième millésime de transition. Cette transition peut entraîner des différences de niveau par rapport aux millésimes antérieurs. Le passage à la DSN permet notamment de mieux capter les courtes périodes d’emploi.

 

Activité partielle

Le dispositif de l’activité partielle (dénomination légale du chômage partiel) permet aux établissements confrontés à des difficultés temporaires de diminuer ou de suspendre leur activité tout en assurant aux salariés une indemnisation égale à 70 % du salaire brut (environ 84 % du net) pour compenser leur perte de salaire. Tous les salariés de droit privé sont concernés, y compris dans les entreprises publiques. Les indemnités d’activité partielle sont remboursées intégralement par l'État et l'Unédic, jusqu’à un plafond de 70 % de 4,5 Smic. Les demandes d’indemnisation sont déposées par les entreprises auprès de la Direccte.

Les arrêts de travail pour maladie sont pris en charge par l’Assurance maladie. Au début du confinement, l’Assurance maladie finance également le dispositif exceptionnel des arrêts de travail dérogatoires pour garde d’enfant (ou pour les personnes vulnérables), lorsque le télétravail est impossible. À partir du 1er mai, les salariés en situation de garde d’enfant ou les personnes vulnérables basculent vers le dispositif d’activité partielle, dans la mesure où ils sont toujours dans l’impossibilité d’exercer leur activité professionnelle.

Ces indicateurs sont calculés à partir de la Déclaration Sociale Nominative (DSN). La DSN remplace la majorité des déclarations sociales imposées aux entreprises en automatisant leur transmission à partir des données de paie. La DSN regroupe des informations sur les établissements et les salariés. Elle est renseignée chaque mois par les entreprises et contient des informations relatives aux salariés de droit privé, notamment sur l’activité partielle et les arrêts de travail.

 

Estimations trimestrielles d’emploi

Les estimations trimestrielles d’emploi sont obtenues par application d’évolutions trimestrielles aux niveaux annuels. Ces évolutions trimestrielles sont calculées à partir de sources administratives. Depuis le premier trimestre 2017, les données sont établies en coproduction avec l'Acoss (champ privé hors intérim) et la Dares (sur l'intérim). L’introduction de la Déclaration sociale nominative (DSN) en remplacement du bordereau récapitulatif de cotisations (BRC) peut transitoirement affecter les comportements déclaratifs des entreprises et générer des révisions accrues sur les données. À partir de la validité du premier trimestre 2018, le champ des estimations trimestrielles d’emploi localisé (ETE) est étendu à l’ensemble de l’emploi salarié et aux départements d’outre-mer (hors Mayotte). Sont ainsi ajoutés les salariés de la fonction publique, de l’agriculture et de l’ensemble des particuliers employeurs.

Définitions

Le taux d’occupation est le rapport du nombre de chambres occupées au nombre de chambres effectivement offertes sur une période donnée (c’est-à-dire en excluant les fermetures saisonnières).

La fréquentation en nuitées correspond au nombre total de nuits passées par les clients dans un établissement touristique. Un couple séjournant trois nuits dans un établissement compte pour six nuitées, de même que six personnes ne séjournant qu’une nuit.

Le taux d’ouverture des hôtels est le nombre d’hôtels déclarés ouverts, rapporté au nombre total d’hôtels sur une période donnée.

Les résidents sont les personnes, quelle que soit leur nationalité, qui ont leur domicile principal en France.

Les activités touristiques : les activités sont classées selon leur degré de « touristicité » tel que défini ci-après :

  • Les activités 100 % touristiques telles que l’hôtellerie, l’hébergement, la gestion des musées, des parcs d’attractions...
  • Les autres activités touristiques telles que la restauration, le transport, le commerce, la gestion des salles de spectacles...
  • Les activités non touristiques (par exemple, la construction, l’industrie, les services administratifs…)

Le secteur « hébergement et restauration » : un secteur regroupe des entreprises de fabrication, de commerce ou de service qui ont la même activité principale (au regard de la nomenclature d'activité économique considérée). L'activité d'un secteur n'est donc pas tout à fait homogène et comprend des productions ou services secondaires qui relèveraient d'autres items de la nomenclature que celui du secteur considéré.

Le secteur « hébergement et restauration » appartient au secteur tertiaire principalement marchand.

Les estimations d'emploi désignent une synthèse de sources permettant une couverture exhaustive de l'emploi total (salarié et non salarié), exprimé en nombre de personnes physiques (et non en nombre de postes de travail), et une ventilation à un niveau sectoriel et géographique assez fin. Elles ont pour objectif la couverture de l'emploi total et la cohérence entre les différents niveaux d'agrégation.

Les estimations d'emploi comportent des estimations annuelles, portant sur l'emploi total au 31 décembre, et des estimations infra-annuelles (trimestrielles), portant sur un champ plus restreint (emploi salarié des secteurs marchands et emploi salarié privé des secteurs non-marchands en France métropolitaine). Les estimations produites avant septembre 2009 se fondaient sur les niveaux d'emploi dans le recensement général de la population de 1999, auxquels sont appliqués des indices d'évolution de l'emploi issus de sources variées, notamment l'enquête Acemo de la Dares et les données des Urssaf (exploitées via les fichiers Epure) et de l'Unédic.

A partir de 2009, les estimations d'emploi annuelles sont calculées à partir du dispositif Estel (Estimations d'emploi localisées), qui se fondent sur l'utilisation des sources administratives en niveau. Pour les salariés, il s'agit des Déclarations Annuelles de Données Sociales (DADS « grand format ») contenant, en plus des DADS stricto sensu, les données du fichier de paye des agents de l'État et celles des particuliers employeurs). Pour les non salariés agricoles, les sources mobilisées sont les fichiers de la Mutualité Sociale Agricole (MSA) et pour les non salariés non agricoles, les fichiers de l'Agence Centrale des Organismes de Sécurité Sociale (ACOSS) qui est la Caisse Nationale des Unions de Recouvrement des Cotisations de Sécurité Sociale et d'Allocations Familiales (URSSAF).

Le passage à Estel permet d'améliorer les estimations d'emploi annuelles dans plusieurs dimensions : meilleure qualité des données (prise en compte explicite de la multiactivité, amélioration de la qualité des sources en amont, restriction du nombre de sources utilisées), double localisation au lieu de résidence et au lieu de travail, ventilation plus fine (au niveau géographique et au niveau des catégories de travailleurs), concept d'emploi « répertorié BIT » précis et stable dans le temps, homogénéisation des méthodes et traitements, délais plus courts.

Le concept central d'Estel- le nombre de personnes en emploi- est proche de celui du BIT. La mesure sera datée au 31 décembre de chaque année.

ESTEL estime un nombre de personnes en emploi. Mais à la différence du recensement, l'emploi d'Estel n'est pas déclaratif car appréhendé à partir des sources administratives afin de compter en emploi toute personne dès lors qu'elle a effectué un travail déclaré d'au moins une heure pendant la dernière semaine de l'année ou qu'elle a un lien formel avec son emploi (pour les salariés, il s'agit grosso modo de repérer les contrats de travail « actifs » fin décembre).