Emploi, chômage, revenus du travailÉdition 2020

L’Insee et la Dares présentent dans cette cinquième édition de l’Insee Références Emploi, chômage, revenus du travail un ensemble d’analyses et d’indicateurs portant sur le marché du travail.

Insee Références
Paru le : Paru le 02/07/2020
Emploi, chômage, revenus du travail - Juillet 2020
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Évolution de l’emploi

Insee Références

Paru le : 02/07/2020

Fin 2019, selon les Estimations d’emploi, 28,5 millions de personnes sont en emploi en France (figure 1) : 25,5 millions exercent une activité salariée et 3,0 millions sont non salariées. Les femmes occupent la moitié des emplois salariés, leur présence variant selon les secteurs d’activité : elles sont nettement moins présentes dans la construction (12 %), l’agriculture (29 %) et l’industrie (29 %) que dans le tertiaire marchand (48 %) ou non marchand (68 %). Elles n’occupent en revanche qu’un emploi non salarié sur trois.

Sur l’ensemble de l’année 2019, l’emploi augmente de 359 000, soit davantage qu’en 2018 (+ 225 000) et autant qu’en 2017 (+ 352 000). Cette accélération provient essentiellement de l’emploi salarié (+ 289 000 après + 154 000 en 2018) notamment dans le privé (+ 267 000 après + 156 000) malgré un ralentissement de l’activité : en moyenne sur l’année, le produit intérieur brut progresse en volume de 1,5 % en 2019 après + 1,8 %. Si l’effet sur l’emploi des politiques allégeant le coût du travail s’estompe, la bascule en 2019 du CICE vers un allégement général de cotisations permet un enrichissement supplémentaire de la croissance en emplois. Par ailleurs, l’emploi dans le secteur public rebondit (+ 21 000 après – 2 000), principalement parce que le nombre de bénéficiaires de contrats aidés baisse moins que les deux années précédentes.

Figure 1 – Évolution de l'emploi par statut et par secteur d'activité de 2014 à 2019

Figure 1 – Évolution de l'emploi par statut et par secteur d'activité de 2014 à 2019 - Lecture : l'emploi salarié augmente de 289 000 entre fin 2018 et fin 2019. Fin 2019, 25 458 000 personnes occupent un emploi salarié et 50 % sont des femmes.
2014 2015 2016 2017 2018 2019 2019
Glissement annuel (en milliers) Effectifs (en milliers) Part des femmes (en %)
Emploi salarié 12 102 194 333 154 289 25 458 50
Privé -31 99 164 359 156 267 19 626 nd
Public 43 3 29 -26 -2 21 5 832 nd
Agriculture 1 4 0 6 -1 3 257 29
Industrie -34 -35 -28 5 13 11 3 162 29
Construction -47 -37 -9 20 27 48 1 417 12
Tertiaire marchand 39 153 197 312 121 203 12 539 48
Commerce -4 22 17 33 21 41 3 214 49
Transport -5 -1 13 16 19 17 1 426 27
Hébergement-restauration 10 8 17 33 20 52 1 095 47
Information-communication 6 10 13 23 34 20 815 33
Services financiers 3 9 4 5 1 5 881 59
Services immobiliers -1 3 5 4 -2 0 247 59
Services aux entreprises 25 105 132 200 38 68 3 544 47
dont intérim -1 59 70 125 -27 -3 785 nd
Services aux ménages 5 -2 -4 -4 -10 0 1 318 70
Tertiaire non marchand 52 17 33 -10 -6 24 8 083 68
Emploi non salarié -6 10 9 19 71 70 3 016 35
Emploi total 6 112 203 352 225 359 28 474 48
  • nd : non disponible.
  • Note : les estimations d'emploi pour 2018 et 2019 sont provisoires.
  • Lecture : l'emploi salarié augmente de 289 000 entre fin 2018 et fin 2019. Fin 2019, 25 458 000 personnes occupent un emploi salarié et 50 % sont des femmes.
  • Champ : France hors Mayotte, personnes de 15 ans ou plus.
  • Source : Insee, Estimations d'emploi ; Insee, prévisions sur l'emploi non salarié en 2019.

Le dynamisme de l’emploi salarié repose de nouveau principalement sur les secteurs tertiaires marchands (+ 203 000 en 2019 après + 121 000 en 2018). Les services aux entreprises (+ 68 000 emplois), l’hébergement restauration (+ 52 000) et le commerce (+ 41 000) créent environ deux fois plus d’emplois que l’année précédente. La création d’emploi dans l’information communication et les services de transport continue mais ralentit (+ 20 000 après + 34 000 et + 17 000 après + 19 000). Au sein des services aux entreprises, l’intérim résiste mieux en 2019 qu’en 2018 (– 3 000 emplois après – 27 000 emplois), très loin de son dynamisme de 2017 (+ 125 000 emplois). Le taux de recours à l’intérim des seuls secteurs marchands non agricoles se replie légèrement à 4,6 % fin 2019, 0,1 point au dessous de son niveau un an auparavant (figure 2). Il demeure au dessus des niveaux élevés qu’il avait atteints en 2007, avant la crise économique de 2008 2009.

Figure 2 - Emploi intérimaire par secteur utilisateur de 2000 à 2019

Figure 2 - Emploi intérimaire par secteur utilisateur de 2000 à 2019
Taux de recours à l’intérim du SMNA (en %) Industrie (en milliers) Construction (en milliers) Tertiaire (en milliers)
2000-T1 4,0 312,6 113,1 191,0
2000-T2 4,2 324,8 118,7 206,1
2000-T3 4,2 333,8 119,4 205,7
2000-T4 4,2 331,7 116,6 208,7
2001-T1 4,2 339,7 115,9 211,7
2001-T2 4,0 318,9 112,9 207,2
2001-T3 3,9 304,9 114,0 205,1
2001-T4 3,7 281,2 107,4 209,5
2002-T1 3,8 290,4 110,9 205,0
2002-T2 3,8 295,0 108,7 202,9
2002-T3 3,7 288,8 107,1 197,9
2002-T4 3,7 296,5 109,0 185,9
2003-T1 3,6 288,7 110,5 181,8
2003-T2 3,6 284,5 110,8 183,1
2003-T3 3,6 280,8 114,1 186,0
2003-T4 3,7 290,1 120,4 187,6
2004-T1 3,7 281,1 121,0 184,2
2004-T2 3,7 284,4 122,5 183,1
2004-T3 3,7 289,4 122,2 183,7
2004-T4 3,8 295,5 129,6 187,0
2005-T1 3,8 284,0 130,4 196,7
2005-T2 3,8 280,7 137,3 200,1
2005-T3 3,9 285,8 141,1 203,8
2005-T4 4,0 295,8 147,9 206,9
2006-T1 3,9 289,4 142,7 203,1
2006-T2 4,1 307,0 149,0 211,3
2006-T3 4,1 306,1 149,2 209,4
2006-T4 4,2 313,4 156,0 209,0
2007-T1 4,4 333,7 160,6 226,3
2007-T2 4,2 322,2 155,0 223,3
2007-T3 4,1 314,7 150,0 221,5
2007-T4 4,1 310,3 140,4 230,9
2008-T1 4,3 330,1 153,3 234,4
2008-T2 4,0 299,5 145,2 219,3
2008-T3 3,8 276,1 140,4 211,8
2008-T4 3,3 219,6 128,0 192,8
2009-T1 2,9 175,8 121,9 172,7
2009-T2 2,9 176,5 119,7 175,8
2009-T3 3,1 193,7 119,7 182,6
2009-T4 3,2 211,0 122,3 188,7
2010-T1 3,4 229,6 120,9 197,4
2010-T2 3,5 245,1 125,6 199,4
2010-T3 3,7 260,2 127,2 206,7
2010-T4 3,8 280,2 129,2 212,7
2011-T1 3,9 283,6 134,3 211,1
2011-T2 3,9 285,2 134,6 212,1
2011-T3 3,8 275,5 139,2 207,8
2011-T4 3,8 272,3 141,5 204,3
2012-T1 3,6 257,9 133,9 198,8
2012-T2 3,5 245,5 130,5 195,9
2012-T3 3,4 233,0 124,6 189,6
2012-T4 3,3 223,2 118,3 189,3
2013-T1 3,4 231,8 124,0 192,3
2013-T2 3,4 228,6 126,5 186,7
2013-T3 3,5 234,2 131,6 192,4
2013-T4 3,5 237,4 123,8 200,0
2014-T1 3,4 238,0 120,6 196,8
2014-T2 3,5 246,7 116,8 203,0
2014-T3 3,4 241,3 110,5 200,3
2014-T4 3,5 243,1 110,3 207,0
2015-T1 3,5 244,7 105,0 208,3
2015-T2 3,6 251,0 110,2 219,6
2015-T3 3,7 259,8 113,1 230,1
2015-T4 3,8 266,0 118,9 234,3
2016-T1 3,8 262,9 112,8 241,5
2016-T2 3,9 268,0 117,9 249,5
2016-T3 4,0 274,0 126,6 255,5
2016-T4 4,2 285,4 132,7 270,7
2017-T1 4,4 290,8 141,4 285,3
2017-T2 4,5 302,8 143,8 301,5
2017-T3 4,7 313,9 149,2 310,3
2017-T4 4,9 328,4 162,3 323,1
2018-T1 4,8 320,9 154,7 330,0
2018-T2 4,7 312,8 155,6 326,6
2018-T3 4,7 307,7 159,1 327,7
2018-T4 4,7 301,6 157,8 327,1
2019-T1 4,7 300,8 164,2 326,9
2019-T2 4,6 292,7 162,5 334,2
2019-T3 4,6 287,4 161,4 338,2
2019-T4 4,6 281,5 157,3 345,3
  • Note : le taux de recours à l’intérim est obtenu sur le champ dit « secteur marchand non agricole (SMNA) » (industrie, construction et tertiaire marchand).
  • Champ : France hors Mayotte.
  • Source : Dares, exploitation des déclarations sociales nominatives.

Figure 2 - Emploi intérimaire par secteur utilisateur de 2000 à 2019

  • Note : le taux de recours à l’intérim est obtenu sur le champ dit « secteur marchand non agricole (SMNA) » (industrie, construction et tertiaire marchand).
  • Champ : France hors Mayotte.
  • Source : Dares, exploitation des déclarations sociales nominatives.

Entre fin 2018 et fin 2019, au sein des services non marchands, l’emploi privé continue de croître et l’emploi public rebondit. Au total, l’emploi salarié augmente de 24 000, après une légère baisse l’année précédente (– 6 000).

Dans l’industrie, l’emploi salarié augmente de 11 000 en 2019, dans la continuité de 2018 (+ 13 000) : l’emploi industriel renoue avec la croissance après une baisse quasi ininterrompue entre fin 2001 et début 2017 (figure 3). Dans la construction, après un rebond en 2017 alors qu’il diminuait de manière quasi continue depuis fin 2008, l’emploi accélère de nouveau en 2019 (+ 48 000 après + 27 000 en 2018), dynamisé notamment par les chantiers réalisés par les collectivités locales l’année précédant les élections municipales de 2020.

Enfin, l’emploi non salarié augmenterait de nouveau en 2019 (+ 70 000), comme en 2018. Ce dynamisme au cours des deux dernières années est notamment porté par les micro-entrepreneurs, dont le statut a bénéficié de plusieurs mesures favorables : doublement du plafond de chiffre d’affaires en 2018, élargissement de l’aide à la création d’entreprise (ACRE) des seuls chômeurs à tous les créateurs en 2019.

Figure 3 - Emploi salarié par secteur d'activité de 1989 à 2019

en millions
Figure 3 - Emploi salarié par secteur d'activité de 1989 à 2019 (en millions)
Agriculture Industrie Construction Tertiaire marchand Tertiaire non marchand
1989 0,22 4,58 1,40 8,11 6,07
1990 0,22 4,57 1,41 8,25 6,17
1991 0,23 4,46 1,38 8,30 6,33
1992 0,24 4,29 1,32 8,29 6,47
1993 0,24 4,10 1,25 8,34 6,59
1994 0,25 4,07 1,25 8,56 6,70
1995 0,26 4,08 1,24 8,72 6,78
1996 0,27 4,02 1,19 8,88 6,82
1997 0,28 4,01 1,18 9,15 6,86
1998 0,30 4,02 1,19 9,50 6,99
1999 0,29 4,01 1,22 9,93 7,13
2000 0,28 4,10 1,28 10,39 7,23
2001 0,27 4,09 1,31 10,64 7,28
2002 0,27 4,01 1,31 10,76 7,42
2003 0,27 3,91 1,32 10,78 7,44
2004 0,27 3,82 1,35 10,88 7,49
2005 0,26 3,73 1,40 11,02 7,57
2006 0,26 3,68 1,46 11,22 7,67
2007 0,25 3,63 1,52 11,49 7,75
2008 0,24 3,56 1,53 11,37 7,78
2009 0,23 3,39 1,49 11,32 7,82
2010 0,23 3,31 1,47 11,47 7,82
2011 0,24 3,29 1,46 11,55 7,83
2012 0,24 3,27 1,44 11,48 7,87
2013 0,24 3,23 1,42 11,52 7,97
2014 0,25 3,20 1,37 11,55 8,02
2015 0,25 3,16 1,33 11,71 8,04
2016 0,25 3,13 1,32 11,90 8,07
2017 0,26 3,14 1,34 12,22 8,06
2018 0,25 3,15 1,37 12,34 8,06
2019 0,26 3,16 1,42 12,54 8,08
  • Champ : France hors Mayotte, personnes de 15 ans ou plus.
  • Source : Insee, Estimations d'emploi.

Figure 3 - Emploi salarié par secteur d'activité de 1989 à 2019

  • Champ : France hors Mayotte, personnes de 15 ans ou plus.
  • Source : Insee, Estimations d'emploi.

Définitions

Emplois salariés : les salariés sont les personnes qui travaillent, aux termes d’un contrat, pour une autre entité résidente en échange d’un salaire ou d’une rétribution équivalente, avec un lien de subordination.

Emploi non salarié : les non‑salariés sont les personnes qui travaillent mais sont rémunérées sous une autre forme qu’un salaire. En pratique, les non‑salariés sont des personnes affiliées à un régime de protection sociale des travailleurs non salariés : régime social des indépendants (RSI), Urssaf ou Mutualité sociale agricole (MSA). Sont concernés les micro‑entrepreneurs d’une part et les non‑salariés « classiques » de l’autre ; ces derniers sont pour l’essentiel des entrepreneurs individuels « classiques » ou des gérants majoritaires de sociétés à responsabilité limitée (SARL ou SELARL).

Crédit d’impôt pour la compétitivité et l’emploi (CICE) : entré en vigueur en janvier 2013, ce crédit d’impôt allège le coût du travail au titre d’une subvention au bénéfice de l’employeur à hauteur de 4 % de l’ensemble de la masse salariale inférieure à 2,5 Smic en 2013, de 6 % à partir de janvier 2014, de 7 % à partir de janvier 2017, et, dans les DOM uniquement, de 7,5 % à partir de janvier 2015 et de 9 % à partir de janvier 2016. En janvier 2018, son taux est ramené à 6 % en métropole. Enfin, en janvier 2019, le CICE est remplacé par une exonération générale de cotisations sociales de 6 points sur les bas salaires, excepté à Mayotte où il reste en vigueur avec un taux de 9 %.

Taux de recours à l’intérim : le taux de recours à l’intérim est le rapport entre le nombre d’intérimaires et l’ensemble des salariés (intérimaires ou non) en fin de trimestre.

Contrat aidé : contrat de travail dérogatoire au droit commun pour lequel l’employeur bénéficie d’aides, qui peuvent prendre la forme de subventions à l’embauche, d’exonérations de certaines cotisations sociales ou d’aides à la formation. L’accès à ces contrats est réservé aux personnes rencontrant des difficultés particulières d’accès à l’emploi et leur nombre est piloté par les pouvoirs publics.

Micro-entrepreneurs : un micro-entrepreneur (auto-entrepreneur avant 2014) bénéficie d’un régime dit « microsocial », mis en place en 2009 pour les entreprises individuelles qui relèvent du régime fiscal de la micro-entreprise. Ce régime offre des formalités de création d’entreprise allégées ainsi qu’un mode de calcul et de paiement simplifié des cotisations et contributions sociales. À partir de 2015, la réforme du régime impose de nouvelles obligations (comme l’immatriculation au régime du commerce et des sociétés ou au répertoire des métiers) et met fin à l’exonération à la taxe pour frais de chambre consulaire. Enfin, le paiement de la cotisation foncière des entreprises est désormais exigé dès la deuxième année d’activité et non plus à partir de la quatrième année. Par ailleurs, pour bénéficier de ce statut en 2015, le micro-entrepreneur doit avoir réalisé moins de 82 200 euros de chiffre d’affaires pour une activité commerciale et moins de 32 900 euros pour des prestations de services ou activités libérales. Ces plafonds ont doublé en 2018, et ont de nouveau été revus à la hausse en 2020. Les micro-entrepreneurs sont considérés comme économiquement actifs s’ils déclarent un chiffre d’affaires non nul dans l’année ou, en cas d’affiliation en cours d’année, s’ils ont déclaré un chiffre d’affaires positif au moins un des quatre premiers trimestres suivant l’affiliation.

Définitions

Emplois salariés : les salariés sont les personnes qui travaillent, aux termes d’un contrat, pour une autre entité résidente en échange d’un salaire ou d’une rétribution équivalente, avec un lien de subordination.

Emploi non salarié : les non‑salariés sont les personnes qui travaillent mais sont rémunérées sous une autre forme qu’un salaire. En pratique, les non‑salariés sont des personnes affiliées à un régime de protection sociale des travailleurs non salariés : régime social des indépendants (RSI), Urssaf ou Mutualité sociale agricole (MSA). Sont concernés les micro‑entrepreneurs d’une part et les non‑salariés « classiques » de l’autre ; ces derniers sont pour l’essentiel des entrepreneurs individuels « classiques » ou des gérants majoritaires de sociétés à responsabilité limitée (SARL ou SELARL).

Crédit d’impôt pour la compétitivité et l’emploi (CICE) : entré en vigueur en janvier 2013, ce crédit d’impôt allège le coût du travail au titre d’une subvention au bénéfice de l’employeur à hauteur de 4 % de l’ensemble de la masse salariale inférieure à 2,5 Smic en 2013, de 6 % à partir de janvier 2014, de 7 % à partir de janvier 2017, et, dans les DOM uniquement, de 7,5 % à partir de janvier 2015 et de 9 % à partir de janvier 2016. En janvier 2018, son taux est ramené à 6 % en métropole. Enfin, en janvier 2019, le CICE est remplacé par une exonération générale de cotisations sociales de 6 points sur les bas salaires, excepté à Mayotte où il reste en vigueur avec un taux de 9 %.

Taux de recours à l’intérim : le taux de recours à l’intérim est le rapport entre le nombre d’intérimaires et l’ensemble des salariés (intérimaires ou non) en fin de trimestre.

Contrat aidé : contrat de travail dérogatoire au droit commun pour lequel l’employeur bénéficie d’aides, qui peuvent prendre la forme de subventions à l’embauche, d’exonérations de certaines cotisations sociales ou d’aides à la formation. L’accès à ces contrats est réservé aux personnes rencontrant des difficultés particulières d’accès à l’emploi et leur nombre est piloté par les pouvoirs publics.

Micro-entrepreneurs : un micro-entrepreneur (auto-entrepreneur avant 2014) bénéficie d’un régime dit « microsocial », mis en place en 2009 pour les entreprises individuelles qui relèvent du régime fiscal de la micro-entreprise. Ce régime offre des formalités de création d’entreprise allégées ainsi qu’un mode de calcul et de paiement simplifié des cotisations et contributions sociales. À partir de 2015, la réforme du régime impose de nouvelles obligations (comme l’immatriculation au régime du commerce et des sociétés ou au répertoire des métiers) et met fin à l’exonération à la taxe pour frais de chambre consulaire. Enfin, le paiement de la cotisation foncière des entreprises est désormais exigé dès la deuxième année d’activité et non plus à partir de la quatrième année. Par ailleurs, pour bénéficier de ce statut en 2015, le micro-entrepreneur doit avoir réalisé moins de 82 200 euros de chiffre d’affaires pour une activité commerciale et moins de 32 900 euros pour des prestations de services ou activités libérales. Ces plafonds ont doublé en 2018, et ont de nouveau été revus à la hausse en 2020. Les micro-entrepreneurs sont considérés comme économiquement actifs s’ils déclarent un chiffre d’affaires non nul dans l’année ou, en cas d’affiliation en cours d’année, s’ils ont déclaré un chiffre d’affaires positif au moins un des quatre premiers trimestres suivant l’affiliation.