Emploi, chômage, revenus du travailÉdition 2020

L’Insee et la Dares présentent dans cette cinquième édition de l’Insee Références Emploi, chômage, revenus du travail un ensemble d’analyses et d’indicateurs portant sur le marché du travail.

Insee Références
Paru le : Paru le 02/07/2020
Emploi, chômage, revenus du travail - Juillet 2020
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Évolutions conjoncturelles du coût du travail et des salaires

Insee Références

Paru le : 02/07/2020

L’indice du coût du travail permet d’apprécier les variations des dépenses encourues par les employeurs pour l’emploi des salariés. Exprimé en euros courants, il porte sur le secteur marchand non agricole (SMNA), hors services aux ménages. Après une progression voisine de 1 % par an en moyenne de 2015 à 2017, le coût du travail a augmenté de 2,6 % en 2018. En 2019, sa progression ralentit légèrement : + 1,9 % sur l’année (figure 1).

Figure 1 - Évolution du coût du travail selon le secteur d'activité, en euros courants, entre 2008 et 2019

glissement annuel, en %
Figure 1 - Évolution du coût du travail selon le secteur d'activité, en euros courants, entre 2008 et 2019 (glissement annuel, en %)
SMNA Industrie Services Construction
01/01/2008 2,5 3,4 2,4 1,9
01/04/2008 2,7 2,7 2,9 2,1
01/07/2008 3,0 3,2 3,4 2,1
01/10/2008 3,0 2,7 3,3 1,9
01/01/2009 0,7 0,2 0,9 0,9
01/04/2009 1,5 0,3 2,0 1,7
01/07/2009 1,6 1,2 1,8 0,9
01/10/2009 1,7 1,5 1,7 2,3
01/01/2010 2,8 3,6 2,6 3,2
01/04/2010 3,0 4,1 2,7 3,2
01/07/2010 2,6 3,4 2,2 4,0
01/10/2010 2,5 3,7 2,2 2,7
01/01/2011 3,6 4,0 3,5 4,4
01/04/2011 3,1 4,1 2,7 3,2
01/07/2011 3,0 3,5 3,0 2,5
01/10/2011 3,2 3,6 3,0 3,7
01/01/2012 2,0 2,9 1,7 0,7
01/04/2012 2,3 2,6 2,2 2,0
01/07/2012 2,5 2,8 2,3 2,4
01/10/2012 2,4 2,4 2,4 2,2
01/01/2013 0,4 0,2 0,5 0,2
01/04/2013 0,5 0,7 0,5 0,1
01/07/2013 0,6 0,8 0,6 0,3
01/10/2013 0,3 0,3 0,3 -0,1
01/01/2014 1,5 1,4 1,3 1,7
01/04/2014 0,7 0,8 0,7 0,4
01/07/2014 0,4 0,6 0,3 -0,1
01/10/2014 0,1 0,8 -0,1 0,0
01/01/2015 0,7 1,2 0,6 0,4
01/04/2015 0,8 1,1 0,6 0,7
01/07/2015 0,8 1,0 0,7 0,2
01/10/2015 1,0 1,2 0,9 1,2
01/01/2016 1,8 1,8 1,6 2,3
01/04/2016 1,1 1,1 0,9 1,9
01/07/2016 0,8 0,9 0,7 2,8
01/10/2016 0,6 0,7 0,4 1,8
01/01/2017 0,6 0,9 0,3 2,5
01/04/2017 1,0 1,8 0,6 3,0
01/07/2017 1,1 1,9 0,7 2,2
01/10/2017 1,5 1,6 1,3 3,9
01/01/2018 2,1 2,6 2,1 1,4
01/04/2018 2,6 2,4 2,7 2,3
01/07/2018 2,7 2,4 2,8 3,0
01/10/2018 3,0 2,6 3,4 1,1
01/01/2019 2,7 3,0 2,6 4,2
01/04/2019 1,6 1,7 1,7 1,9
01/07/2019 2,2 1,8 2,3 2,7
01/10/2019 0,9 1,1 0,6 2,0
  • Note : indices du coût du travail (ICT) – salaires et charges.
  • Champ : France hors Mayotte, secteurs marchands non agricoles (SMNA) hors services aux ménages.
  • Sources : Acoss ; Dares ; Insee.

Figure 1 - Évolution du coût du travail selon le secteur d'activité, en euros courants, entre 2008 et 2019

  • Note : indices du coût du travail (ICT) – salaires et charges.
  • Champ : France hors Mayotte, secteurs marchands non agricoles (SMNA) hors services aux ménages.
  • Sources : Acoss ; Dares ; Insee.

En 2017, plusieurs mesures législatives ont contribué, comme les années précédentes, à contenir la progression du coût du travail : le taux du crédit d’impôt pour la compétitivité et l’emploi (CICE) est passé de 6 % à 7 % en France métropolitaine, allégeant le coût du travail de 0,4 point ; la prime à l’embauche dans les PME, mise en place sur des CDI ou des CDD de plus de 6 mois signés jusqu’au 30 juin 2017, a contribué à abaisser le coût du travail de 0,3 point. En 2018 en revanche, les modifications des mesures d’allègement ont contribué à augmenter le coût du travail de 0,6 point : + 0,4 point lié à la réduction de 7 % à 6 % du taux de CICE appliqué en métropole et + 0,2 point lié aux sorties du dispositif de prime à l’embauche dans les PME.

Au 1er janvier 2019, le CICE a été transformé en une réduction pérenne de cotisations sociales employeurs d’assurance‑maladie d’un montant équivalent. Si cette transformation est quasiment neutre sur l’indice du coût du travail (elle rehausse l’évolution en moyenne annuelle de près de 0,1 point), elle contribue en revanche à augmenter la base imposable et, de ce fait, le montant de l’impôt sur les sociétés des entreprises. Pour compenser cet impact sur la trésorerie des entreprises, le dispositif de réduction générale de cotisations sociales applicable aux bas salaires a été renforcé au 1er octobre 2019 en intégrant dans son périmètre la cotisation patronale d’assurance‑chômage, ce qui a eu pour effet de diminuer le coût du travail de 0,5 point au quatrième trimestre 2019 et en année pleine, soit de 0,1 point en moyenne sur l’ensemble de l’année. À l’inverse, à la suite de la fusion des régimes Agirc et Arrco, les taux de cotisations de retraite complémentaire dans le privé ont été modifiés au 1er janvier 2019, rehaussant de 0,3 point en moyenne l’indice du coût du travail.

En 2019, le ralentissement du coût du travail concerne le secteur de l’industrie (+ 1,9 % après + 2,5 % en 2018) et celui des services (+ 1,8 % après + 2,7 %). En revanche, l’indice du coût du travail accélère dans la construction : + 2,7 % en 2019, après + 1,9 % en 2018.

Les salaires bruts versés par les employeurs représentent en moyenne 70 % du coût du travail. Depuis 2015, le salaire moyen par tête (SMPT) dans le secteur marchand non agricole, mesuré en euros courants (salaires nominaux), a fluctué entre + 1,5 % et + 2,0 % par an ; en 2019, il accélère légèrement (+ 2,0 % en 2019 après + 1,6 % en 2018 et 2017), notamment soutenu au premier trimestre par le dispositif de prime exceptionnelle de pouvoir d’achat (Pepa ; figure 2). En termes réels (i.e. une fois ôtée la hausse des prix), le SMPT a ralenti de 2015 à 2018, avant d’accélérer en 2019 à + 1,0 % en moyenne annuelle, après - 0,1 % en 2018, à la faveur d’un repli de l’inflation. Sa hausse en 2019 est nettement supérieure à l’évolution de la productivité apparente du travail dans les branches marchandes non agricoles : + 0,2 % en moyenne annuelle, après + 0,4 % en 2018 (figure 3).

Figure 2 - Évolution des salaires nominaux et des prix entre 2008 et 2019

glissement annuel, en %
Figure 2 - Évolution des salaires nominaux et des prix entre 2008 et 2019 (glissement annuel, en %)
Indice des prix à la consommation Salaire mensuel de base SMNA Salaire moyen par tête SMNA Salaire moyen par tête APU
01/01/2008 2,9 2,8 2,9 1,7
01/04/2008 3,3 3,0 2,8 1,8
01/07/2008 3,3 3,0 2,8 1,9
01/10/2008 1,8 3,0 2,1 2,2
01/01/2009 0,6 2,7 0,8 2,0
01/04/2009 -0,2 2,2 1,0 1,8
01/07/2009 -0,4 2,0 1,3 2,3
01/10/2009 0,4 1,9 2,3 2,3
01/01/2010 1,3 1,8 3,5 2,2
01/04/2010 1,6 1,9 4,1 1,9
01/07/2010 1,6 1,7 3,5 1,5
01/10/2010 1,6 1,8 2,8 1,4
01/01/2011 1,8 2,0 2,1 1,6
01/04/2011 2,1 2,1 1,2 2,2
01/07/2011 2,1 2,2 1,0 2,2
01/10/2011 2,4 2,2 1,2 2,3
01/01/2012 2,3 2,2 1,4 2,4
01/04/2012 2,0 2,1 1,7 2,5
01/07/2012 2,0 2,2 2,2 2,2
01/10/2012 1,5 2,1 2,0 1,6
01/01/2013 1,1 1,9 1,7 1,0
01/04/2013 0,8 1,8 2,0 0,5
01/07/2013 0,9 1,6 1,7 0,2
01/10/2013 0,7 1,6 1,5 0,4
01/01/2014 0,7 1,4 1,2 0,5
01/04/2014 0,6 1,4 0,9 0,6
01/07/2014 0,4 1,5 0,8 0,9
01/10/2014 0,2 1,4 0,8 1,1
01/01/2015 -0,2 1,3 1,4 1,2
01/04/2015 0,2 1,3 1,5 1,0
01/07/2015 0,1 1,2 1,6 0,5
01/10/2015 0,1 1,2 1,9 0,1
01/01/2016 0,0 1,2 1,9 -0,1
01/04/2016 0,0 1,1 1,5 -0,1
01/07/2016 0,3 1,2 1,7 1,2
01/10/2016 0,5 1,2 1,5 1,8
01/01/2017 1,2 1,2 2,0 2,4
01/04/2017 0,9 1,3 2,2 3,1
01/07/2017 0,9 1,3 2,0 2,6
01/10/2017 1,2 1,3 2,1 2,6
01/01/2018 1,3 1,5 1,3 2,7
01/04/2018 1,9 1,5 1,6 2,3
01/07/2018 2,2 1,5 1,7 2,0
01/10/2018 1,8 1,6 1,9 1,7
01/01/2019 1,3 1,6 2,4 1,2
01/04/2019 1,2 1,7 1,8 1,3
01/07/2019 1,0 1,7 2,0 1,7
01/10/2019 1,1 1,7 1,6 2,1
  • Champ : France pour l'indice des prix à la consommation et le salaire moyen par tête (SMPT) du secteur marchand non agricole (SMNA) hors services aux ménages et administrations publiques (APU) ; France métropolitaine, entreprises de 10 salariés ou plus des secteurs marchands non agricole + santé, action sociale et enseignement privé, pour le salaire mensuel de base (SMB).
  • Sources : Dares, enquête sur l'Activité et les conditions d'emploi de la main-d'œuvre (Acemo) ; Insee, comptes nationaux.

Figure 2 - Évolution des salaires nominaux et des prix entre 2008 et 2019

  • Champ : France pour l'indice des prix à la consommation et le salaire moyen par tête (SMPT) du secteur marchand non agricole (SMNA) hors services aux ménages et administrations publiques (APU) ; France métropolitaine, entreprises de 10 salariés ou plus des secteurs marchands non agricole + santé, action sociale et enseignement privé, pour le salaire mensuel de base (SMB).
  • Sources : Dares, enquête sur l'Activité et les conditions d'emploi de la main-d'œuvre (Acemo) ; Insee, comptes nationaux.

Figure 3 - Salaires réels et productivité apparente du travail entre 2012 et 2019

indice base 100 au 1er trimestre
Figure 3 - Salaires réels et productivité apparente du travail entre 2012 et 2019 (indice base 100 au 1er trimestre)
Salaire moyen par tête SMNA Salaire moyen par tête APU Productivité apparente du travail (SMNA)
T1 2012 100,0 100,0 100,0
T2 2012 100,1 100,4 99,9
T3 2012 100,7 100,7 100,3
T4 2012 100,9 100,5 100,5
T1 2013 100,8 100,1 100,6
T2 2013 101,5 100,3 101,5
T3 2013 101,7 100,2 101,6
T4 2013 102,0 100,4 101,9
T1 2014 101,7 100,4 101,9
T2 2014 102,2 100,8 101,9
T3 2014 102,6 101,1 102,6
T4 2014 102,8 101,5 102,7
T1 2015 103,3 101,7 103,2
T2 2015 103,3 101,4 103,1
T3 2015 103,8 101,2 103,3
T4 2015 104,4 101,1 103,2
T1 2016 105,0 101,4 103,9
T2 2016 104,9 101,2 103,3
T3 2016 105,3 102,3 103,2
T4 2016 105,6 102,6 103,4
T1 2017 106,1 102,8 104,0
T2 2017 106,4 103,7 104,3
T3 2017 106,7 104,2 104,5
T4 2017 106,7 104,2 105,0
T1 2018 106,2 104,4 104,7
T2 2018 106,3 104,2 104,6
T3 2018 106,4 104,1 104,8
T4 2018 106,9 104,2 105,3
T1 2019 107,5 104,4 105,4
T2 2019 107,2 104,6 105,3
T3 2019 107,7 105,0 105,1
T4 2019 107,7 105,5 104,5
  • Note : pour obtenir le SMPT en termes réels, leurs valeurs nominales sont déflatées par l'indice des prix de la consommation des ménages (comptes nationaux).
  • Champ : France, les SMNA sont ici les secteurs marchands non agricoles (SMNA) hors services aux ménages.
  • Source : Insee, comptes nationaux.

Figure 3 - Salaires réels et productivité apparente du travail entre 2012 et 2019

  • Note : pour obtenir le SMPT en termes réels, leurs valeurs nominales sont déflatées par l'indice des prix de la consommation des ménages (comptes nationaux).
  • Champ : France, les SMNA sont ici les secteurs marchands non agricoles (SMNA) hors services aux ménages.
  • Source : Insee, comptes nationaux.

Dans les administrations publiques (APU), le SMPT nominal progresse de 1,6 % en 2019, soit un léger ralentissement après 2018 (+ 1,7 %), année où il avait été soutenu par les mesures visant à compenser la hausse de 2,2 point de la CSG, et 2017 (+ 2,7 %), année dynamisée par les revalorisations de l’indice de traitement brut.

Définitions


Coût du travail : le coût du travail comprend l’ensemble des dépenses encourues par les employeurs pour l’emploi de salariés. Il comprend, en plus des salaires et traitements bruts : les cotisations sociales à la charge de l’employeur (sécurité sociale, chômage, retraite, prévoyance, indemnités de départ) que celles‑ci soient obligatoires, conventionnelles ou facultatives, nettes d’exonérations comme les allègements de cotisations sociales ; les frais de formation professionnelle (taxe d’apprentissage, contributions patronales au financement de la formation professionnelle) ; d’autres dépenses liées à l’emploi de salariés comme les frais de recrutement ; les taxes et les impôts relatifs à l’emploi et aux salariés, déduction faite des subventions perçues par l’employeur et destinées à favoriser l’emploi (CICE notamment).


Crédit d’impôt pour la compétitivité et l’emploi (CICE) : entré en vigueur en janvier 2013, ce crédit d’impôt allège le coût du travail au titre d’une subvention au bénéfice de l’employeur à hauteur de 4 % de l’ensemble de la masse salariale inférieure à 2,5 Smic en 2013, de 6 % à partir de janvier 2014, de 7 % à partir de janvier 2017, et, dans les DOM uniquement, de 7,5 % à partir de janvier 2015 et de 9 % à partir de janvier 2016. En janvier 2018, son taux est ramené à 6 % en métropole. Enfin, en janvier 2019, le CICE est remplacé par une exonération générale de cotisations sociales de 6 points sur les bas salaires, excepté à Mayotte où il reste en vigueur avec un taux de 9 %.


Prime à l’embauche dans les PME : l’aide à l’embauche dans les petites et moyennes entreprises (PME) de moins de 250 salariés a été instaurée en janvier 2016 et a pris fin en juin 2017. Cette aide offrait à ces entreprises une prime pour toute nouvelle embauche en contrat à durée indéterminée (CDI) ou en contrat à durée déterminée (CDD) d’au moins 6 mois et dont la rémunération n’excédait pas 1,3 Smic. Cette mesure s’inscrivait dans la continuité des politiques de baisse du coût du travail à proximité du Smic ; elle s’en distinguait toutefois en ciblant les PME et en privilégiant les emplois stables aux contrats courts.


Agirc-Arrco : au 1er janvier 2019, les régimes de retraites complémentaires des cadres (Agirc) et des non‑cadres (Arrco) ont fusionné et ont unifié leur taux de cotisations. C’est l’achèvement d’un processus de convergence entamé depuis la fin des années 1990.


Prime exceptionnelle de pouvoir d’achat (Pepa) : les mesures d’urgence économiques et sociales votées en décembre 2018 en réponse au mouvement des « gilets jaunes » offrent la possibilité aux entreprises de verser une prime exceptionnelle de pouvoir d’achat aux salariés dont la rémunération en 2018 n’excède pas trois Smic annuels. Cette prime est exonérée, jusqu’à 1 000 euros, d’impôt sur le revenu et de toutes cotisations et contributions sociales. Elle a été versée entre le 11 décembre 2018 et le 31 mars 2019. Ce dispositif a été à nouveau reconduit au premier semestre 2020, sous des conditions plus restrictives.


Salaire moyen par tête (SMPT) : le salaire moyen par tête (SMPT) rapporte les masses salariales brutes versées par l’ensemble des entreprises au nombre de salariés en personnes physiques. Il est calculé dans les comptes nationaux annuels à partir des sources fiscales d’entreprises au numérateur et des Estimations d’emploi au dénominateur. Il est calculé dans les comptes nationaux trimestriels à partir des assiettes de cotisations salariales fournies par l’Acoss et des Estimations trimestrielles d’emploi pour les effectifs. Les assiettes de cotisations salariales couvrent pratiquement l’ensemble des rémunérations, notamment les primes et les heures supplémentaires mais pas l’épargne salariale (intéressement, participation) que les masses salariales sont censées couvrir. La méthode d’étalonnage‑calage des comptes trimestriels permet de corriger ce biais. L’évolution du SMPT reflète l’évolution des qualifications et de la quotité du travail (effets de structure) et celle de la rémunération des heures supplémentaires et des primes (effets saisonniers et liés à la conjoncture).


Productivité apparente du travail : la productivité apparente du travail rapporte la valeur ajoutée, évaluée en volume, au facteur travail mesuré par le volume d’emploi en personnes physiques ou en équivalent temps plein. Elle est qualifiée d’apparente car elle ne tient compte que du travail comme facteur de production.


Salaire mensuel de base (SMB) : disponible plus rapidement mais sur un concept et un champ plus réduits que le salaire moyen par tête (SMPT), le salaire mensuel de base (SMB) est estimé à partir de l’enquête trimestrielle Acemo de la Dares (enquête sur l’Activité et les conditions d’emploi de la main‑d’œuvre) qui couvre les entreprises de 10 salariés ou plus, hors agriculture et secteurs non marchands, de France métropolitaine. Dans cette enquête, chaque établissement ou entreprise déclare les salaires de base (c’est‑à‑dire hors primes et hors rémunération pour heures supplémentaires ou complémentaires et hors avantages en nature) de postes de travail considérés comme représentatifs de 12 catégories professionnelles. Contrairement au SMPT, l’évolution du SMB est à structure constante et ne reflète pas l’évolution de la structure des emplois par niveau de qualification, ni ne couvre les rémunérations correspondant aux heures supplémentaires et aux primes.

Pour en savoir plus

Insee, coll. « Note de conjoncture ».

« Indice du coût du travail dans l’industrie, la construction et le tertiaire », Informations Rapides, Insee.

« Prime exceptionnelle de pouvoir d’achat : entre hausse des salaires et aubaine pour les entreprises », in « Le marché du travail en 2019 », Emploi, chômage, revenus du travail, coll. « Insee Références », édition 2020.

Définitions