La France et ses territoiresÉdition 2021

Cet ouvrage offre un panorama des questions économiques, sociales et environnementales au niveau territorial. En utilisant les zonages d’études actualisés en 2020, l’ouvrage fait le point sur les disparités géographiques en France, sur les forces et faiblesses des divers territoires ainsi que sur les conditions de vie de la population.

Insee Références
Paru le : Paru le 29/04/2021
La France et ses territoires - Avril 2021
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Sommaire

Bourgogne‑Franche‑Comté

Insee Références

Paru le : 29/04/2021

Au 1er janvier 2018, 2 807 807 personnes habitent en Bourgogne‑Franche‑Comté (figure 1). Entre 2013 et 2018, la population de la région est globalement stable, en raison d’un solde migratoire et d’un solde naturel quasi nuls. La population augmente uniquement dans les départements du Doubs et de la Côte‑d’Or (figure 2), du fait d’un solde naturel toujours positif lié à la jeunesse de la population. La fécondité est plus faible qu’au niveau national, et la région est la plus âgée de la moitié nord de la France (97 personnes âgées de 65 ans ou plus pour 100 jeunes de moins de 20 ans).

Figure 1Démographie

Démographie - Lecture : la population de la Bourgogne-Franche-Comté a baissé en moyenne de 0,1 % par an sur la période de 2013 à 2018, contre 0,4 % d’augmentation au niveau national.
Population en 2018 Taux d’évolution annuel moyen de la population entre 2013 et 2018 (en %) Nombre d’enfants par femme en 2019 Indice de vieillissement de la population en 2017 1
Ensemble Dû au solde naturel Dû au solde migratoire apparent
Bourgogne-Franche-Comté 2 807 807 -0,1 0,0 -0,1 1,78 96,9
France hors Mayotte 66 732 538 0,4 0,3 0,0 1,872 79,9
  • 1. Nombre de personnes de 65 ans ou plus pour 100 personnes de moins de 20 ans.
  • 2. France y compris Mayotte.
  • Lecture : la population de la Bourgogne-Franche-Comté a baissé en moyenne de 0,1 % par an sur la période de 2013 à 2018, contre 0,4 % d’augmentation au niveau national.
  • Source : Insee, recensements de la population ; état civil, estimations de population.

Figure 2Évolution annuelle moyenne de la population entre 2013 et 2018

Évolution annuelle moyenne de la population entre 2013 et 2018
Les données détaillées sont disponibles dans le lien de téléchargement.

Figure 2Évolution annuelle moyenne de la population entre 2013 et 2018

  • Lecture : la population de la communauté d’agglomération Grand Belfort a baissé en moyenne de 0,4 % par an sur la période de 2013 à 2018.
  • Source : Insee, recensements de la population.

Avec un produit intérieur brut (PIB) de 78 milliards d’euros en 2018, la Bourgogne‑Franche‑Comté est la troisième région métropolitaine la moins créatrice de richesse, derrière le Centre‑Val de Loire et la Corse (figure 4). Le PIB par habitant, de 28 009 euros, est aussi parmi les plus faibles de métropole, en raison notamment de la présence plus importante de retraités. L’importance d’industries de main‑d’œuvre explique en partie l’avant‑dernière place de la région pour le PIB par emploi, de 71 967 euros.

Figure 3Répartition de l’emploi par secteur en 2019

en %
Répartition de l’emploi par secteur en 2019 (en %) - Lecture : en 2019, en Bourgogne-Franche-Comté, le secteur industriel regroupe 16 % des emplois, contre 12 % au niveau national.
Bourgogne-Franche-Comté France hors Mayotte
Agriculture 4 2
Industrie 16 12
Construction 6 6
Tertiaire marchand 41 50
Tertiaire non marchand 33 30
Ensemble 100 100
  • Note : l'emploi non salarié agricole des DOM est sous-estimé. Il ne tient pas compte des affiliés à la Mutualité sociale agricole (MSA).
  • Lecture : en 2019, en Bourgogne-Franche-Comté, le secteur industriel regroupe 16 % des emplois, contre 12 % au niveau national.
  • Champ : personnes de 15 ans ou plus, emploi salarié et non salarié.
  • Source : Insee, estimations d’emploi 2019 (première estimation).

Figure 3Répartition de l’emploi par secteur en 2019

  • Note : l'emploi non salarié agricole des DOM est sous-estimé. Il ne tient pas compte des affiliés à la Mutualité sociale agricole (MSA).
  • Lecture : en 2019, en Bourgogne-Franche-Comté, le secteur industriel regroupe 16 % des emplois, contre 12 % au niveau national.
  • Champ : personnes de 15 ans ou plus, emploi salarié et non salarié.
  • Source : Insee, estimations d’emploi 2019 (première estimation).

Figure 4PIB, niveau de vie et pauvreté en 2018

PIB, niveau de vie et pauvreté en 2018 - Lecture : en Bourgogne-Franche-Comté, le taux de pauvreté s’élève à 12,9 % de la population en 2018.
PIB (en euros) Niveau de vie médian (en euros) Taux de pauvreté (en %)
En millions Par habitant Par emploi
Bourgogne-Franche-Comté 78 367 28 009 71 967 21 480 12,9
France 2 360 687 35 252 83 204 21 6501 15,11
France métropolitaine hors Île-de-France 1 590 539 30 266 74 843 21 380 14,4
  • 1. Hors Guadeloupe, Guyane et Mayotte.
  • Lecture : en Bourgogne-Franche-Comté, le taux de pauvreté s’élève à 12,9 % de la population en 2018.
  • Source : Insee, comptes régionaux (données 2018 semi-définitives) ; fichier localisé social et fiscal (Filosofi 2018).

Le niveau de vie médian des habitants de Bourgogne‑Franche‑Comté s’élève à 21 480 euros par an en 2018. Il est équivalent à celui de la France métropolitaine hors Île‑de‑France. Le niveau de vie médian dans le Doubs, de 22 590 euros, est supérieur à celui de la Nièvre de 2 300 euros. Le taux de pauvreté de la région est le quatrième plus faible de France (12,9 % en 2018), derrière les Pays de la Loire, la Bretagne et Auvergne‑Rhône‑Alpes. Cependant, le taux de pauvreté dans la Nièvre (15,7 %) est supérieur à la moyenne française (15,1 %).

En Bourgogne‑Franche‑Comté, en 2017, 49 % de la population non scolarisée âgée de 15 à 64 ans possède au minimum un diplôme de niveau baccalauréat, soit moins que la moyenne française (54 %). La proportion de la population ayant un CAP ou un BEP (31 %) est plus élevée qu’en moyenne nationale (26 %), en revanche, la part des peu ou pas diplômés est similaire (20 %) (figure 5). Les disparités entre les départements sont marquées pour la part des diplômés de l’enseignement supérieur, allant de 24 % dans la Nièvre et dans l’Yonne à 35 % en Côte‑d’Or. 

Figure 5Absence de diplôme et chômage

en %
Absence de diplôme et chômage (en %) - Lecture : dans le Doubs, en 2019, 7,6 % de la population active est au chômage, en moyenne sur l’année. 19,4 % des personnes de 15 à 64 ans et non scolarisées sont peu ou pas diplômées en 2017 (détenant au plus le brevet des collèges).
Part des peu ou pas diplômés parmi les 15 à 64 ans non scolarisés en 2017 Taux de chômage en 2019
Côte-d'Or 17,8 6,8
Doubs 19,4 7,6
Jura 19,5 6,1
Nièvre 21,6 7,1
Haute-Saône 22,5 7,8
Saône-et-Loire 20,6 7,6
Yonne 24,3 7,9
Territoire de Belfort 19,7 8,9
Bourgogne-Franche-Comté 20,4 7,4
France hors Mayotte 19,8 8,4
  • Lecture : dans le Doubs, en 2019, 7,6 % de la population active est au chômage, en moyenne sur l’année. 19,4 % des personnes de 15 à 64 ans et non scolarisées sont peu ou pas diplômées en 2017 (détenant au plus le brevet des collèges).
  • Source : Insee, taux de chômage localisés, recensement de la population 2017.

Figure 5Absence de diplôme et chômage

  • Lecture : dans le Doubs, en 2019, 7,6 % de la population active est au chômage, en moyenne sur l’année. 19,4 % des personnes de 15 à 64 ans et non scolarisées sont peu ou pas diplômées en 2017 (détenant au plus le brevet des collèges).
  • Source : Insee, taux de chômage localisés, recensement de la population 2017.

La Bourgogne‑Franche‑Comté est la quatrième région de métropole la moins touchée par le chômage après la Bretagne, les Pays de la Loire et Auvergne‑Rhône‑Alpes. En 2019, le taux de chômage s’établit à 7,4 % de la population active régionale, soit 1 point de moins qu’au niveau national. Le Jura est le département de Bourgogne‑Franche‑Comté le plus épargné et figure parmi les moins touchés au niveau national, avec un taux de 6,1 %. À l’opposé, le Territoire de Belfort est le département de la région où le taux de chômage est le plus élevé, 8,9 %.

En 2019, l’emploi a augmenté de 0,3 % en Bourgogne‑Franche‑Comté et atteint 1,1 million d’emplois en fin d’année. Au niveau départemental, seul le territoire de Belfort perd des emplois en 2019 (− 0,8 %). Avec 16 % des emplois et une tradition dans le domaine, la part de l’industrie est la plus élevée de France, à égalité avec les Pays de la Loire et la Normandie (figure 3). Dans le Jura et la Haute‑Saône, le poids du secteur industriel est particulièrement important.