L'essentiel sur… la Bourgogne‑Franche‑Comté

L’essentiel sur… se compose de données clés, d'un jeu de questions-réponses apportant des éclairages plus spécifiques, des précisions méthodologiques et des liens vers des publications de l'Insee ou d'autres organismes pour aller plus loin.

Chiffres-clés
Paru le : Paru le 26/01/2022
 No 01 - Janvier 2022

Démographie

Au 1er janvier 2019, 2 805 580 personnes habitent en Bourgogne‑Franche‑Comté. Entre 2013 et 2019, la population de la région est globalement stable, en raison d’un solde migratoire et d’un solde naturel quasi nuls. La fécondité est plus faible qu’au niveau national, et la région est la plus âgée de la moitié nord de la France (100 personnes âgées de 65 ans ou plus pour 100 jeunes de moins de 20 ans).

La population est quasi stable en Bourgogne-Franche-Comté entre 2013 et 2019Évolution annuelle moyenne de la population entre 2013 et 2019

La population est quasi stable en Bourgogne-Franche-Comté entre 2013 et 2019
Population 2019 Évolution annuelle moyenne de la population entre 2013 et 2019 (en %)
France* 66 988 403 0,4
Martinique 364 508 -0,9
Guadeloupe 384 239 -0,8
Bourgogne-Franche-Comté 2 805 580 -0,1
Centre-Val de Loire 2 573 180 0,0
Normandie 3 325 032 0,0
Hauts-de-France 6 004 947 0,0
Grand Est 5 556 219 0,0
Île-de-France 12 262 544 0,4
Provence-Alpes-Côte d'Azur 5 081 101 0,4
La Réunion 861 210 0,5
Bretagne 3 354 854 0,5
Nouvelle-Aquitaine 6 010 289 0,5
Auvergne-Rhône-Alpes 8 042 936 0,6
Pays de la Loire 3 806 461 0,7
Occitanie 5 933 185 0,7
Corse 340 440 1,0
Guyane 281 678 2,4
Mayotte** 256 518 3,8
  • * Pour la comparaison nationale, la France correspond à la France hors Mayotte
  • ** Mayotte : données 2017 et évolution 2012-2017
  • Pour cartographier ces données, cliquer ici : Carte
  • Source : Insee, recensements de la population.

La population est quasi stable en Bourgogne-Franche-Comté entre 2013 et 2019Évolution annuelle moyenne de la population entre 2013 et 2019

  • * Pour la comparaison nationale, la France correspond à la France hors Mayotte
  • ** Mayotte : données 2017 et évolution 2012-2017
  • Pour cartographier ces données, cliquer ici : Carte
  • Source : Insee, recensements de la population.

Niveau de vie médian et pauvreté

Le niveau de vie médian des habitants de Bourgogne‑Franche‑Comté s’élève à 21 480 euros par an en 2018. Il est équivalent à celui de la France. Le niveau de vie médian dans le Doubs, de 22 590 euros, est supérieur à celui de la Nièvre de 2 300 euros. Le taux de pauvreté de la région est le quatrième plus faible de France (12,9 % en 2018), derrière les Pays de la Loire, la Bretagne et Auvergne‑Rhône‑Alpes. Cependant, le taux de pauvreté dans la Nièvre (15,7 %) est supérieur à la moyenne française (15,1 %).

Un niveau de vie médian équivalent à celui de la France Niveau de vie annuel médian en 2018

(en euros)
Un niveau de vie médian équivalent à celui de la France ((en euros))
Revenu médian
Île-de-France 23 860
Auvergne-Rhône-Alpes 22 480
Bretagne 21 750
Pays de la Loire 21 620
Grand Est 21 610
Centre-Val de Loire 21 560
Bourgogne-Franche-Comté 21 480
Provence-Alpes-Côte d'Azur 21 350
Nouvelle-Aquitaine 21 290
Normandie 21 200
Occitanie 20 740
Corse 20 670
Hauts-de-France 20 110
Martinique 17 880
La Réunion 15 440
France* 21 650
Guadeloupe** 15 770
Guyane** 10 990
Mayotte** 3 140
  • * Pour la comparaison nationale, la France correspond à la France métropolitaine plus la Martinique et la Réunion
  • ** Données issues de l'enquête Budget de famille 2017
  • Pour cartographier ces données, cliquer ici : Carte
  • Définition : niveau de vie médian
  • Sources : Insee, Fichier localisé social et fiscal (Filosofi), enquête Budget de famille 2017.

Un niveau de vie médian équivalent à celui de la France Niveau de vie annuel médian en 2018

  • * Pour la comparaison nationale, la France correspond à la France métropolitaine plus la Martinique et la Réunion
  • ** Données issues de l'enquête Budget de famille 2017
  • Pour cartographier ces données, cliquer ici : Carte
  • Définition : niveau de vie médian
  • Sources : Insee, Fichier localisé social et fiscal (Filosofi), enquête Budget de famille 2017.

Produit intérieur brut

Avec un produit intérieur brut (PIB) de 78 milliards d’euros en 2018, la Bourgogne‑Franche‑Comté est la troisième région métropolitaine la moins créatrice de richesse, derrière le Centre‑Val de Loire et la Corse. Le PIB par habitant, de 28 009 euros, est aussi parmi les plus faibles de métropole, en raison notamment de la présence plus importante de retraités. L’importance d’industries de main‑d’oeuvre explique en partie l’avant‑dernière place de la région pour le PIB par emploi, de 71 967 euros.

La Bourgogne-Franche-Comté contribue peu à la création de richesse nationale Produit intérieur brut en 2018

(en millions d’euros)
La Bourgogne-Franche-Comté contribue peu à la création de richesse nationale ((en millions d’euros))
PIB en 2018
Île-de-France 726 164
Auvergne-Rhône-Alpes 272 646
Nouvelle-Aquitaine 176 801
Occitanie 173 563
Hauts-de-France 166 519
Provence-Alpes-Côte d'Azur 166 443
Grand Est 160 929
Pays de la Loire 117 585
Bretagne 98 893
Normandie 95 064
Bourgogne-Franche-Comté 78 367
Centre-Val de Loire 74 286
La Réunion 19 163
Corse 9 443
Guadeloupe 9 390
Martinique 8 819
Guyane 4 164
Mayotte 2 449
France 2 360 687
France métropolitaine hors Île-de-France 1 590 538
  • Pour cartographier ces données, cliquer ici : Carte
  • Définition : produit intérieur brut
  • Source : Insee, comptes régionaux (données semi-définitives)

La Bourgogne-Franche-Comté contribue peu à la création de richesse nationale Produit intérieur brut en 2018

  • Pour cartographier ces données, cliquer ici : Carte
  • Définition : produit intérieur brut
  • Source : Insee, comptes régionaux (données semi-définitives)

Niveau d'éducation

En 2018, 41 % de la population non scolarisée âgée de 15 ans ou plus possède au minimum un diplôme de niveau Bac en Bourgogne-Franche-Comté. C’est en dessous de la moyenne de la France (47 %). La proportion de la population ayant un CAP ou un BEP (29 %) est plus élevée qu’en moyenne nationale (25 %). Les disparités entre les départements sont marquées pour les diplômés de l’enseignement supérieur, allant de 19 % dans la Nièvre à 30 % pour la Côte-d’Or.

Un quart de diplômés du supérieur en Bourgogne-Franche-Comté Diplôme le plus élevé des 15 ans ou plus non scolarisés en 2018

(en %)
Un quart de diplômés du supérieur en Bourgogne-Franche-Comté ((en %))
Enseignement supérieur Bac CAP ou BEP Peu ou pas diplômés*
Île-de-France 43,5 16,3 16,6 23,6
Auvergne-Rhône-Alpes 31,8 17,3 25,1 25,8
Provence-Alpes-Côte d'Azur 31,1 18,1 23,2 27,6
Occitanie 31,0 18,2 24,2 26,6
Bretagne 30,1 18,6 27,2 24,1
Pays de la Loire 27,9 17,2 28,7 26,1
Nouvelle-Aquitaine 27,7 17,7 27,8 26,8
Grand Est 26,2 16,6 29,3 27,8
Corse 26,0 22,2 20,9 30,9
Centre-Val de Loire 25,4 16,6 28,8 29,2
Hauts-de-France 25,1 16,9 26,3 31,7
Bourgogne-Franche-Comté 24,6 16,8 29,2 29,3
Normandie 23,9 16,4 28,9 30,8
Martinique 23,2 17,2 20,8 38,9
Guadeloupe 21,6 17,6 20,9 39,9
La Réunion 20,2 16,3 20,2 43,3
Guyane 17,5 13,2 16,7 52,7
France** 30,7 17,2 24,8 27,4
Mayotte*** 12,3 10,8 8,4 68,5
  • * sans diplôme ou détenant au plus le brevet des collèges
  • ** Pour la comparaison nationale, la France correspond à la France hors Mayotte
  • *** Pour Mayotte, données du Recensement de la Population de 2017
  • Pour cartographier ces données, cliquer ici : Carte
  • Définition : niveau de diplôme
  • Champ : personnes de 15 ans ou plus.
  • Source : Insee, recensement de la population.

Un quart de diplômés du supérieur en Bourgogne-Franche-Comté Diplôme le plus élevé des 15 ans ou plus non scolarisés en 2018

  • * sans diplôme ou détenant au plus le brevet des collèges
  • ** Pour la comparaison nationale, la France correspond à la France hors Mayotte
  • *** Pour Mayotte, données du Recensement de la Population de 2017
  • Pour cartographier ces données, cliquer ici : Carte
  • Définition : niveau de diplôme
  • Champ : personnes de 15 ans ou plus.
  • Source : Insee, recensement de la population.

Marché du travail

Emploi total

En 2019, l’emploi a augmenté de 0,3 % en Bourgogne‑Franche‑Comté et atteint 1,1 million d’emplois en fin d’année. Au niveau départemental, seul le territoire de Belfort perd des emplois en 2019 (− 0,8 %). Avec 16 % des emplois et une tradition dans le domaine, la part de l’industrie est la plus élevée de France, à égalité avec les Pays de la Loire et la Normandie. Dans le Jura et la Haute‑Saône, le poids du secteur industriel est particulièrement important, et représente plus d’un emploi sur cinq..

Légère progression de l’emploi entre 2018 et 2019 en Bourgogne-Franche-ComtéEmploi total en 2019 et évolution entre 2018 et 2019

Légère progression de l’emploi entre 2018 et 2019 en Bourgogne-Franche-Comté
Emploi total en 2019 (en milliers) Évolution entre 2018 et 2019 (%)
Île-de-France 6 494,3 1,9
Auvergne-Rhône-Alpes 3 479,4 1,4
Nouvelle-Aquitaine 2 453,4 1,3
Occitanie 2 369,9 2,0
Hauts-de-France 2 231,5 0,9
Grand Est 2 144,2 0,4
Provence-Alpes-Côte d'Azur 2 143,8 1,7
Pays de la Loire 1 639,1 1,6
Bretagne 1 393,0 1,7
Normandie 1 300,8 0,8
Bourgogne-Franche-Comté 1 094,9 0,3
Centre-Val de Loire 1 011,7 0,8
La Réunion 300,8 4,4
Martinique 132,1 2,5
Corse 131,4 1,8
Guadeloupe 129,4 3,0
Guyane 60,1 4,0
France* 28 509,7 1,4
  • * Pour la comparaison nationale, la France correspond à la France hors Mayotte
  • L'emploi non salarié agricole des DOM est sous-estimé. Il ne tient pas compte des affiliés à la Mutualité sociale agricole (MSA).
  • Champ : personnes de 15 ans ou plus, emploi salarié ou non salarié.
  • Source : Insee, estimations d’emploi.

Légère progression de l’emploi entre 2018 et 2019 en Bourgogne-Franche-ComtéEmploi total en 2019 et évolution entre 2018 et 2019

  • * Pour la comparaison nationale, la France correspond à la France hors Mayotte
  • L'emploi non salarié agricole des DOM est sous-estimé. Il ne tient pas compte des affiliés à la Mutualité sociale agricole (MSA).
  • Champ : personnes de 15 ans ou plus, emploi salarié ou non salarié.
  • Source : Insee, estimations d’emploi.

Activité et chômage

La Bourgogne-Franche-Comté est la deuxième région de métropole la moins touchée par le chômage après la Bretagne. En 2020, le taux de chômage s’établit à 6,9 % de la population active régionale, soit 1,1 point de moins qu’en moyenne en France. C’est le Jura qui reste le département de Bourgogne-Franche-Comté le plus épargné en 2020 et figure parmi les moins touchés au niveau national, avec un taux 5,7 %. À l’opposé, le Territoire de Belfort est le département de la région où le taux de chômage est le plus élevé, 8,9 %.

Les actifs en emploi représentent près des deux tiers de la population en âge de travailler de la régionPopulation de 15 à 64 ans par statut d'activité et chômeurs au sens du recensement de la population en 2018

(en %)
Les actifs en emploi représentent près des deux tiers de la population en âge de travailler de la région ((en %))
Personnes en emploi Chômeurs au sens du recensement Retraités Élèves, étudiants et stagiaires non rémunérés Autres inactifs
Bourgogne-Franche-Comté 65,3 9,0 8,0 9,6 8,1
France* 64,2 10,0 6,4 10,7 8,8
  • * Pour la comparaison nationale, la France correspond à la France hors Mayotte
  • Définition : population active
  • Champ : personnes de 15 à 64 ans.
  • Source : Insee, recensement de la population exploitation principale.

Les actifs en emploi représentent près des deux tiers de la population en âge de travailler de la régionPopulation de 15 à 64 ans par statut d'activité et chômeurs au sens du recensement de la population en 2018

  • * Pour la comparaison nationale, la France correspond à la France hors Mayotte
  • Définition : population active
  • Champ : personnes de 15 à 64 ans.
  • Source : Insee, recensement de la population exploitation principale.

Définitions

Le solde naturel est la différence entre le nombre de naissances et le nombre de décès enregistrés au cours d'une période.

On parle d'accroissement naturel ou d'excédent naturel lorsque le nombre de naissances est supérieur à celui des décès.

Le solde apparent des entrées sorties approche la différence entre le nombre de personnes entrées sur un territoire donné et le nombre de personnes qui en sont sorties, au cours de la période considérée. Il est obtenu par différence entre la variation totale de la population au cours de la période considérée et le solde naturel.

L'indicateur conjoncturel de fécondité, ou somme des naissances réduites, mesure le nombre d'enfants qu'aurait une femme tout au long de sa vie, si les taux de fécondité observés l'année considérée à chaque âge demeuraient inchangés.

Remarque :

Il ne faut pas perdre de vue que les taux utilisés dans le calcul sont ceux observés au cours d'une année donnée dans l'ensemble de la population féminine (composée de plusieurs générations) et ne représentent donc pas les taux d'une génération réelle de femmes. Il est probable qu'aucune génération réelle n'aura à chaque âge les taux observés. L'indicateur conjoncturel de fécondité sert donc uniquement à caractériser d'une façon synthétique la situation démographique au cours d'une année donnée, sans qu'on puisse en tirer des conclusions certaines sur l'avenir de la population.

Le niveau de vie est égal au revenu disponible du ménage divisé par le nombre d'unités de consommation (UC). Le niveau de vie est donc le même pour tous les individus d'un même ménage.

Le niveau de vie correspond à ce qu’Eurostat nomme « revenu disponible équivalent ».

Les unités de consommation sont généralement calculées selon l'échelle d'équivalence dite de l'OCDE modifiée qui attribue 1 UC au premier adulte du ménage, 0,5 UC aux autres personnes de 14 ans ou plus et 0,3 UC aux enfants de moins de 14 ans.

Si on ordonne une distribution, la médiane partage cette distribution en deux parties d’effectifs égaux.

Ainsi, pour une distribution de salaires, 50 % des salaires se situent sous la médiane et 50 % au-dessus.

Remarque :

De nombreuses grandeurs économiques sont limitées vers le bas et non vers le haut. Par exemple, le salaire horaire est limité vers le bas par le SMIC alors que certains salaires peuvent être très élevés. La moyenne est tirée vers le haut par les salaires élevés, même s'ils sont peu nombreux, et elle est pour cette raison généralement supérieure à la médiane.

Par ailleurs, l'incertitude qui affecte les valeurs extrêmes, en particulier les valeurs élevées, se reporte sur la moyenne mais n'affecte pas la médiane. Celle-ci est de ce point de vue un indicateur plus fiable.

Un individu (ou un ménage) est considéré comme pauvre lorsqu'il vit dans un ménage dont le niveau de vie est inférieur au seuil de pauvreté. En France et en Europe, le seuil est le plus souvent fixé à 60 % du niveau de vie médian.

L'Insee, comme Eurostat et les autres pays européens, mesure en effet la pauvreté monétaire de manière relative alors que d'autres pays (comme les États-Unis ou le Canada) ont une approche absolue.

Dans l'approche en termes relatifs, le seuil de pauvreté est déterminé par rapport à la distribution des niveaux de vie de l'ensemble de la population. Eurostat et les pays européens utilisent en général un seuil à 60 % de la médiane des niveaux de vie. La France privilégie également ce seuil, mais publie des taux de pauvreté selon d'autres seuils (40 %, 50 % ou 70 %), conformément aux recommandations du rapport du Cnis sur la mesure des inégalités.

Le produit intérieur brut aux prix du marché vise à mesurer la richesse créée par tous les agents, privés et publics, sur un territoire national pendant une période donnée. Agrégat clé de la comptabilité nationale, il repré­sente le résultat final de l’activité de production des unités productrices résidentes.

Le PIB aux prix du marché peut être mesuré de trois façons :

  • selon l’optique de la production, en faisant la somme des valeurs ajoutées de toutes les acti­vités de production de biens et de services et en y ajoutant les impôts moins les subventions sur les produits ;
  • selon l’optique des dépenses, en faisant la somme de toutes les dépenses finales (consacrées à la consommation ou à l’accroissement de la richesse) en y ajoutant les exportations moins les importations de biens et services ;
  • selon l’optique du revenu, en faisant la somme de tous les revenus obtenus dans le processus de production de biens et de services (revenus salariaux, excédent brut d’exploitation et revenu mixte) et en y ajou­tant les impôts sur la production et les importa­tions moins les subventions.

Le niveau de diplôme fait référence au diplôme le plus élevé déclaré par l'individu. Les catégories de diplôme utilisées sont les suivantes :

  • aucun diplôme dont :
    • pas de scolarité ou scolarité achevée avant la fin de l'école primaire ;
    • scolarité suivie jusqu'à la fin de l'école primaire ou achevée avant la fin du collège ;
    • scolarité jusqu'à la fin du collège ou au-delà ;
  • certificat d'études primaires (CEP) ;
  • BEPC, brevet élémentaire, brevet des collèges, DNB ;
  • CAP, BEP ou diplôme de niveau équivalent ;
  • baccalauréat, brevet professionnel dont :
    • baccalauréat général ou technologique, brevet supérieur, capacité en droit, DAEU, ESEU ;
    • baccalauréat professionnel, brevet professionnel, de technicien ou d'enseignement, diplôme équivalent ;
  • BTS, DUT, Deug, Deust, diplôme de la santé ou du social de niveau bac+2, diplôme équivalent ;
  • licence, licence professionnelle, maîtrise, diplôme équivalent de niveau bac+3 ou bac+4 ;
  • Master, DEA, DESS, diplôme de grande école de niveau bac+5, doctorat de santé ;
  • Doctorat de recherche (hors santé).

La population active regroupe la population active occupée (appelée aussi « population active ayant un emploi ») et les chômeurs.

La mesure de la population active diffère selon l'observation statistique qui en est faite. On peut actuellement distinguer trois approches principales : au sens du BIT, au sens du recensement de la population, au sens de la Comptabilité nationale.

Le taux de chômage est le pourcentage de chômeurs dans la population active (actifs occupés + chômeurs).

On peut calculer un taux de chômage par âge en mettant en rapport les chômeurs d'une classe d'âge avec les actifs de cette classe d'âge. De la même manière se calculent des taux de chômage par sexe, par PCS, par région, par nationalité, par niveau de diplôme...

Remarque :

Le taux de chômage diffère de la part du chômage qui, elle, mesure la proportion de chômeurs dans l'ensemble de la population.

Comment est répartie la population de la région ?
Comment est répartie la population de la région ?

La Bourgogne-Franche-Comté est la 1re région rurale de France. Au 1er janvier 2018, 1,5 million de personnes résident dans l’espace rural de la Bourgogne-Franche-Comté, soit plus de la moitié de ses habitants. Constitué de communes peu denses et très peu denses, cet espace est le plus prégnant de la région avec 95 % de la superficie, 95 % des communes et 55 % des logements.
Les communes rurales se définissent par leur faible densité. Elles sont aussi qualifiées par leurs liens, plus ou moins importants, en termes de déplacement domicile-travail avec les pôles d’emplois urbains environnants. Le rural sous influence des villes, présent autour des pôles urbains les plus importants de la région, compte en moyenne 45 hab/km². Cet espace est moins dense en Bourgogne-Franche-Comté qu’en moyenne nationale (61 hab/km²). Le rural autonome (hors influence des villes) avec 26 hab/km², est principalement présent au centre-ouest, au sud et à l’est de la région.
Entre 2013 à 2018, l'espace rural régional perd 1 300 habitants par an (- 0,1 %) alors qu’il en gagnait entre 2008 et 2013 (+ 0,4 %). En Bourgogne-Franche-Comté comme ailleurs, la périurbanisation au profit principalement du rural sous influence d’un pôle urbain gagne encore des habitants mais son attractivité s’essouffle. L’espace rural autonome est quant à lui devenu moins attractif et perd de la population.

Pour en savoir plus : Bourgogne-Franche-Comté - Première région rurale de France

Qui sont les habitants de la région et comment vivent-ils ?
Qui sont les habitants de la région et comment vivent-ils ?

En 2018, la Bourgogne-Franche-Comté compte 1,3 million de résidences principales dans lesquelles vivent plus de 2,7 millions de personnes. En 50 ans, le parc de résidences principales a progressé de 1 % par an, une croissance cinq fois supérieure à celle de la population.
Depuis 2013, la population diminue de 2 500 personnes par an. Cette baisse aurait pu limiter les besoins en nouveaux logements. Toutefois, sur la même période, 6 000 résidences principales sont construites chaque année, en raison de la diminution de la taille des ménages. Les comportements en matière de cohabitation évoluent. Il y a moins de familles nombreuses, davantage de ruptures conjugales, de personnes âgées seules dans leur logement ainsi que de familles monoparentales.
Le parc de résidences principales a évolué différemment au sein de la région selon le degré d’urbanisation, la proximité des pôles et leur dynamisme propre. Le nombre de résidences principales progresse davantage dans les couronnes des aires d’attraction des villes que dans les autres territoires.

Pour en savoir plus : Le parc de résidences principales croît plus vite que la population

Comment évolue la population de la région ?
Comment évolue la population de la région ?

La population régionale est estimée à 2 784 900 habitants au 1er janvier 2021. Sa tendance est à la baisse depuis 2015. En 45 ans, les naissances n’ont jamais été aussi peu nombreuses en Bourgogne-Franche-Comté et les décès aussi élevés. Le moteur naturel ne soutient plus la croissance démographique. Le nombre de femmes en âge d’avoir des enfants et le nombre d’enfants par femme ne cessent de diminuer. En 2020, 33 650 personnes sont décédées, soit une hausse de 11,5 % par rapport à 2019. Conséquence de la surmortalité au printemps et à l'automne, l'espérance de vie a fortement chuté par rapport à 2019.
Dans tous les départements de la région le moteur naturel se dégrade. Le Doubs est le seul département à bénéficier encore d’un accroissement naturel. Pour la première fois, en 2020, les décès sont plus nombreux que les naissances en Côte d’Or et dans le Territoire de Belfort. Dans tous les autres départements, les naissances continuent de diminuer et les décès d’augmenter.

Pour en savoir plus : En Bourgogne-Franche-Comté, une population encore en baisse au 1ᵉʳ janvier 2021

Naissances, décès de 1975 à 2020

Naissances, décès de 1975 à 2020
Années Décès - Bourgogne-Franche-Comté Naissances - Bourgogne-Franche-Comté
1975 29 781 37 629
1976 29 144 36 030
1977 28 345 37 307
1978 29 077 36 014
1979 28 273 37 512
1980 28 700 39 328
1981 29 003 38 781
1982 28 216 38 634
1983 29 244 35 502
1984 27 952 35 946
1985 28 807 35 700
1986 28 404 35 828
1987 27 432 34 806
1988 27 184 34 530
1989 27 499 34 262
1990 27 098 33 694
1991 27 028 33 405
1992 26 989 32 313
1993 27 993 30 798
1994 26 723 30 747
1995 27 302 31 718
1996 27 924 31 850
1997 27 447 31 323
1998 27 215 31 520
1999 28 058 31 955
2000 27 431 32 981
2001 27 287 32 188
2002 27 515 31 601
2003 28 319 31 693
2004 26 020 32 140
2005 27 175 31 939
2006 26 728 32 805
2007 26 578 32 428
2008 27 143 32 629
2009 27 587 32 085
2010 27 348 32 164
2011 27 812 31 436
2012 28 392 31 219
2013 28 203 30 505
2014 27 698 30 214
2015 29 481 29 349
2016 29 499 28 301
2017 30 195 27 409
2018 30 092 26 840
2019 30 190 26 114
2020 (p) 33 650 25 691
  • (p) : données provisoires
  • Source : Insee, statistiques de l’état civil

Naissances, décès et solde naturel de 1975 à 2020

  • (p) : données provisoires
  • Source : Insee, statistiques de l’état civil
Quelles disparités économiques et sociales existent dans la région ?
Quelles disparités économiques et sociales existent dans la région ?

La Bourgogne-Franche-Comté présente un profil socio-économique plutôt favorable. Le niveau de vie médian de la population de la région est comparable à la moyenne de France métropolitaine mais les inégalités sont moins marquées. La région est aussi la 4e où la pauvreté monétaire est la moins répandue. Le taux de chômage y est relativement contenu.
En revanche, le niveau éducatif des jeunes apparaît plus en retrait. En Bourgogne-Franche-Comté, les jeunes participant à la Journée défense et citoyenneté présentent plus souvent des difficultés en lecture, qu’au niveau national, 12,1 contre 10,5 %. Néanmoins, les jeunes de 20 à 24 ans sortis d’étude sont plus souvent diplômés que la moyenne. Ceux âgés de 30-34 ans ont toutefois un niveau moins élevé. Ainsi, 40 % sont diplômés de l’enseignement supérieur dans la région, contre 46 % en France métropolitaine. Ils s’éloignent souvent de la région pour poursuivre des études supérieures, à Paris et Lyon où l’offre de formation est plus diversifiée, ou pour accéder à des territoires proposant davantage d’opportunités d’emplois plus qualifiés.
La Bourgogne-Franche-Comté est un territoire vaste et dispose d’une armature urbaine composée de villes de taille souvent modeste. Elles offrent les équipements nécessaires et rapidement accessibles au plus grand nombre des habitants. Néanmoins, ceux qui en sont éloignés sont assez nombreux. Ils sont 7 % à résider à plus de 7 minutes par la route de l’ensemble des équipements de proximité contre 2 % au niveau national.

Pour en savoir plus : Des fragilités socio-économiques plus contenues qu’au niveau national

Quelles sont les spécificités économiques de la région ?
Quelles sont les spécificités économiques de la région ?

La Bourgogne-Franche-Comté compte 21 zones d’emploi. Ce découpage vise à constituer des territoires dans lesquels la plupart des actifs résident et travaillent, et où les établissements peuvent trouver l’essentiel de la main-d’œuvre nécessaire pour occuper les emplois offerts. Ces nouveaux zonages permettent d’actualiser l’analyse du fonctionnement du marché du travail, notamment les caractéristiques du tissu économique (activités présentes, taille des établissements, etc.) et de la population active.
Trois d’entre elles sont centrées autour des grandes agglomérations de la région qui sont parmi les plus pourvoyeuses d’emplois de la région, Dijon, Besançon et Belfort. L’activité économique de certaines zones se caractérise par une orientation spécifique, industrielle pour Montbéliard et le Creusot-Montceau. Cette empreinte se retrouve également dans des zones plus résidentielles à Saint-Claude, Dole, Pontarlier et Sens. Pour d’autres, l’agriculture joue un rôle important comme à Beaune, Cosne-Cours-sur-Loire et Avallon. Enfin, neuf autres zones d’emploi de la région se caractérisent par une économie plus diversifiée. À l’image de l’ensemble de la Bourgogne-Franche-Comté, ces zones restent plus industrielles et agricoles que les zones de même catégorie sur le reste de la France.

Pour en savoir plus : 21 zones d’emploi 2020 en Bourgogne-Franche-Comté, à l’économie spécialisée, diversifiée ou à dominante résidentielle

Quelle est l'influence de la Suisse dans la bande frontalière de la région ?
Quelle est l'influence de la Suisse dans la bande frontalière de la région ?

La Suisse constitue un pôle d’emploi externe important pour la région.
À l’est de la région Bourgogne-Franche-Comté s’étend un territoire frontalier où 36 % des actifs travaillent en Suisse. Ici, la moitié des couples, qu’ils comptent un ou deux actifs, sont concernés par le travail frontalier. Les rémunérations élevées des frontaliers en font un des territoires les plus aisés de l’Hexagone.
Très attractif, sa croissance démographique est atypique au sein d’une région qui perd désormais des habitants. Par conséquent, l’économie locale devient de plus en plus résidentielle. La bande frontalière est un territoire où le taux de chômage est parmi les plus faibles de la région : il était de 5,8 % fin 2019 dans les zones d’emploi de Pontarlier et de Morteau contre 7,2 % en moyenne dans l’ensemble de la région. La population de la bande frontalière dispose de nombreux emplois de part et d’autre de la frontière. En particulier, ce marché du travail est très favorable aux jeunes : en 2016, 55 % des 15-24 ans sont actifs contre 45 % en moyenne dans la région.

Pour en savoir plus : La bande frontalière : un territoire lié à l’économie suisse

Les principales sources pour analyser les territoires

(*) En raison du report de l’enquête annuelle 2021 lié à la situation sanitaire de la Covid-19, les résultats du millésime 2019 du recensement doivent exceptionnellement être comparés avec ceux de millésimes antérieurs distants d’au moins 6 ans (au lieu de 5 ans habituellement).

Les zonages pour les études territoriales

Les zonages d’études s’appuient sur des méthodologies harmonisées au niveau européen, facilitant ainsi les comparaisons.

L'Insee présent dans les territoires

Les directions régionales de l’Insee réalisent des études pour éclairer les enjeux et spécificités locales. Souvent menées en partenariat avec les acteurs publics locaux, ces études sont diffusées sur insee.fr. Par ailleurs, l’Insee accompagne les acteurs locaux pour qu’ils puissent utiliser et interpréter les données.

Quelques définitions complémentaires des concepts utilisés dans ces essentiels régionaux

L'indice de vieillissement de la population est le nombre de personnes âgées de 65 ans ou plus pour 100 personnes âgées de moins de 20 ans. Il permet de mesurer le degré de vieillissement de la population. Plus l'indice est élevé, plus le vieillissement est important.

Le PIB par habitant est calculé en rapportant le PIB de la région à la population résidant dans la région. Les différences régionales de PIB par habitant peuvent s’éclairer en prenant en compte deux indicateurs, le PIB par emploi et le taux d’emploi. En effet : PIB/habitant = PIB/emploi * Taux d’emploi

Le taux d’emploi est défini comme le rapport du nombre d’emplois de la région rapporté à la population. Ce taux d’emploi dépend de plusieurs paramètres : le poids des jeunes et des retraités, le chômage et le taux d’activité féminin, le poids relatif des personnes résidentes allant travailler dans une autre région et des personnes venant travailler d’une autre région.

Le PIB par emploi est calculé en rapportant le PIB de la région à l’emploi régional défini par l’ensemble des actifs travaillant dans la région qu’ils y résident ou non. Cet indicateur est aussi appelé productivité apparente du travail.