Les entreprises en FranceÉdition 2020

Cet ouvrage offre une vue structurelle complète de notre système productif. Les résultats sur l’année 2018 sont analysés dans une vue d’ensemble qui rend compte de la diversité des situations des entreprises, en se basant sur la définition de l’entreprise au sens économique. Ensuite, un premier dossier étudie les disparités territoriales d’accès aux commerces. Le second analyse les fonds propres des très petites entreprises et leur risque de défaillance en 2019.
Enfin, des fiches thématiques et sectorielles présentent les chiffres de référence sur les entreprises.

Insee Références
Paru le : Paru le 10/12/2020
Les entreprises en France - Décembre 2020
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PME en France

Insee Références

Paru le : 10/12/2020

En 2018, la France compte 3,9 millions de petites et moyennes entreprises marchandes non agricoles et non financières, y compris microentreprises. Parmi celles‑ci, 3,8 millions sont des microentreprises, qui emploient 2,4 millions de salariés en équivalent temps plein (ETP) et réalisent 20 % de la valeur ajoutée. 148 000 PME hors microentreprises emploient 3,9 millions de salariés et réalisent 23 % de la valeur ajoutée. Au total, les PME emploient ainsi 6,3 millions de salariés (en ETP) et réalisent 43 % de la valeur ajoutée (figure 1).

Figure 1Principales caractéristiques des PME en 2018

Principales caractéristiques des PME en 2018
Microentreprises Part des microentreprises dans l’ensemble des entreprises (en %) PME hors microentreprises Part des PME hors microentreprises dans l’ensemble des entreprises (en %)
Secteurs marchands non agricoles et non financiers
Nombre d'entreprises 3 779 880 96,1 148 078 3,8
Nombre d'unités légales en France 3 831 207 91,4 276 442 6,6
Effectifs salariés en équivalent temps plein (ETP, en milliers) 2 421 18,6 3 849 29,5
Valeur ajoutée hors taxes (en milliards d'euros) 236 19,8 276 23,1
Secteurs principalement marchands non agricoles et non financiers
Nombre d'entreprises 2 135 424 93,6 139 286 6,1
Nombre d'unités légales en France 2 182 616 86,6 261 974 10,4
Effectifs salariés en ETP (en milliers) 2 248 18,4 3 584 29,3
Chiffre d'affaires (en milliards d'euros) 495 12,9 858 22,3
Chiffre d'affaires à l'export (en milliards d'euros) 19 2,5 87 11,4
Valeur ajoutée hors taxes (en milliards d'euros) 180 16,5 258 23,6
Immobilisations corporelles (en milliards d'euros) 252 9,6 398 15,2
Investissements corporels bruts hors apports (en milliards d'euros) 33 15,9 38 17,9
Total de bilan (en milliards d'euros) 601 8,4 1 035 14,4
  • Champ : France, entreprises des secteurs marchands non agricoles et non financiers et entreprises des secteurs principalement marchands non agricoles et non financiers, hors régime fiscal de la micro-entreprise et micro-entrepreneurs.
  • Source : Insee, Ésane 2018 (données individuelles).

Les microentreprises comptent 70 % de leurs effectifs salariés dans les activités tertiaires, contre 64 % pour l’ensemble des entreprises (secteurs marchands non agricoles et non financiers). 19 % de leurs salariés travaillent dans la construction contre 11 % en moyenne (figure 2). À l’inverse, l’industrie ne représente que 10 % des effectifs des microentreprises, contre 25 % en moyenne ; les industries alimentaires sont les plus représentées et dans une moindre mesure la fabrication de produits métalliques (excepté machines et équipements) et les activités proches des services (réparation, imprimerie). Très présentes dans le commerce de détail et l’hébergement‑restauration, un grand nombre de microentreprises s’adressent à un marché de proximité. 73 % d’entre elles n’ont aucun salarié (plus d’un tiers de celles‑ci sont des micro‑entrepreneurs ou des micro‑entreprises au sens fiscal), 13 % en ont un, à temps partiel ou à temps plein, seules 14 % ont plus d’un salarié (en ETP).

Figure 2Salariés en équivalent temps plein des PME par secteur d’activité en 2018

en %
Salariés en équivalent temps plein des PME par secteur d’activité en 2018 (en %)
Industrie Construction Commerce Transports Services marchands
Microentreprises (MIC) 10,4 19,4 24,8 3,4 42,0
PME hors MIC 21,5 14,0 22,3 6,8 35,4
PME 17,2 16,1 23,2 5,5 37,9
Ensemble des entreprises 25,3 11,0 21,9 9,8 32,1
  • Champ : France, entreprises des secteurs principalement marchands non agricoles et non financiers.
  • Source : Insee, Ésane 2018 (données individuelles).

Figure 2Salariés en équivalent temps plein des PME par secteur d’activité en 2018

  • Champ : France, entreprises des secteurs principalement marchands non agricoles et non financiers.
  • Source : Insee, Ésane 2018 (données individuelles).

Hors microentreprises, la moitié des PME des secteurs principalement marchands non agricoles et non financiers génèrent une valeur ajoutée supérieure à 1 million d’euros (figure 3). Elles comptent en moyenne 26 salariés (en ETP), 62 % ont moins de 20 salariés et seules 11 % emploient au moins 50 salariés. Les activités exercées sont plus diversifiées que pour les autres catégories d’entreprises. Néanmoins, la construction et les industries de type traditionnel (textile, cuir, bois, imprimerie, fabrication de produits métalliques) y sont davantage représentées qu’en moyenne (14 % et 6 % contre 11 % et 4 %). Enfin, les activités scientifiques et techniques et de services administratifs et de soutien sont également plus présentes : 18 % des effectifs de ces PME contre 15 % en moyenne, notamment dans les activités juridiques et comptables, les services relatifs aux bâtiments et aménagement paysager et les activités d’architecture et d’ingénierie.

Figure 3Dispersion de la valeur ajoutée des PME hors microentreprises en 2018

en million(s) d'euros
Dispersion de la valeur ajoutée des PME hors microentreprises en 2018 (en million(s) d'euros)
1ᵉʳ quartile Médiane 3ᵉ quartile
Industrie 0,7 1,2 2,5
Construction 0,6 0,9 1,5
Commerce 0,6 0,9 1,8
Transports 0,6 1,0 1,9
Services marchands 0,6 1,1 2,1
Ensemble 0,6 1,0 2,0
  • Champ : France, PME (hors microentreprises) des secteurs principalement marchands non agricoles et non financiers, hors régime fiscal de la micro-entreprise et micro-entrepreneurs.
  • Source : Insee, Ésane 2018 (données individuelles).

Figure 3Dispersion de la valeur ajoutée des PME hors microentreprises en 2018

  • Champ : France, PME (hors microentreprises) des secteurs principalement marchands non agricoles et non financiers, hors régime fiscal de la micro-entreprise et micro-entrepreneurs.
  • Source : Insee, Ésane 2018 (données individuelles).

Les PME industrielles hors microentreprises ont davantage d’immobilisations corporelles que les autres PME et disposent en général de plus de ressources (en excluant les entreprises de l’immobilier, atypiques par la nature de leurs actifs) ; leur taux de marge est parmi les plus élevés au sein des PME (figure 4). Le taux d’exportation des PME industrielles est deux fois moins élevé que celui des ETI industrielles : alors que les grandes entreprises et les ETI de l’industrie manufacturière sont pratiquement toutes exportatrices, seules 55 % des PME industrielles le sont.

Figure 4Ratios sur les PME hors microentreprises en 2018

Ratios sur les PME hors microentreprises en 2018
Nombre d'entreprises Effectifs salariés en ETP Effectif salarié moyen en ETP VAHT par salarié Immobilisations corporelles par salarié Total des ressources par salarié en ETP Salaire annuel moyen Taux de marge (EBE/VAHT) Taux d'exportation
(en milliers) (en milliers d'euros par ETP) (en %)
Industrie 24 772 32 71 140 272 38 22 19
dont industrie manufacturière 23 728 32 68 95 220 38 19 21
Construction 23 501 22 64 51 220 35 17 1
Commerce 35 799 23 72 66 289 39 23 9
Transports 8 243 32 55 81 138 36 13 13
Services marchands 45 1 213 27 73 61 236 44 16 10
Ensemble 136 3 529 26 70 79 247 40 19 10
  • Champ : France, PME (hors microentreprises) des secteurs principalement marchands non agricoles, non financiers et non immobiliers (les actifs immobiliers sont atypiques, ce qui biaise les ratios au regard du capital productif des autres activités), hors régime fiscal de la micro-entreprise et micro-entrepreneurs.
  • Source : Insee, Ésane 2018 (données individuelles).

Définitions

Les petites et moyennes entreprises (PME) sont celles qui, d’une part, occupent moins de 250 personnes, d’autre part, ont un chiffre d’affaires annuel n’excédant pas 50 millions d’euros ou un total de bilan n’excédant pas 43 millions d’euros ; parmi elles, les microentreprises (MIC) occupent moins de 10 personnes, et ont un chiffre d’affaires annuel ou un total de bilan n’excédant pas 2 millions d’euros.

Micro‑entrepreneur (régime du)

Ce régime est la nouvelle dénomination pour celui de l’auto‑entrepreneur depuis le 19 décembre 2014. Il a été mis en place par la loi de modernisation de l’économie (LME) d’août 2008 et est entré en vigueur au 1ᵉʳ janvier 2009. Pour les entrepreneurs individuels qui en font la demande, les formalités de création d’entreprises sont allégées, et le mode de calcul et de paiement des cotisations sociales et de l’impôt sur le revenu est simplifié. L’entrepreneur bénéficie ainsi notamment du régime fiscal de la micro‑entreprise et du régime micro‑social. Depuis le 1ᵉʳ janvier 2018, le régime peut s’appliquer aux entreprises dont le chiffre d’affaires pour une année civile complète n’excède pas :

  • 170 000 euros HT pour une activité de vente de marchandises, d’objets, d’aliments à emporter ou à consommer sur place, ou de fourniture de logement ;
  • 70 000 euros HT pour une activité de services.

Micro‑entreprise au sens fiscal

Il s’agit d’un régime d’imposition des bénéfices pour les entreprises individuelles (EI), l’Entreprise Individuelle à Responsabilté Limitée (EIRL) à l’impôt sur le revenu et les EURL soumises à l’impôt sur le revenu et dont le gérant est l’associé unique. Ce régime d’imposition nécessite la soumission à l’impôt sur le revenu (IR).

Il se caractérise par :

  • une franchise en base de TVA dans la limite d’un chiffre d’affaires de 82 800 ou 33 200 euros : les entreprises ne facturent pas la TVA à leurs clients et ne récupèrent pas cette TVA payée à leurs fournisseurs ;
  • un abattement forfaitaire lors du calcul du résultat de l’entreprise ;
  • des obligations comptables et déclaratives simplifiées ;
  • pas de déficit possible : l’exploitant individuel ne peut pas l’imputer sur son revenu global.

Peuvent en bénéficier les petites entreprises individuelles et les EURL dont le gérant est l’associé unique et qui sont soumises à l’impôt sur le revenu, dont le chiffre d’affaires est inférieur à 170 000 euros hors taxes pour les exploitants dont le commerce principal est de vendre des marchandises, objets, fournitures et denrées à emporter ou à consommer sur place ou de fourniture de logement, et à 70 000 euros hors taxes pour les prestataires de services (seuils applicables depuis le 1er janvier 2018, alors que les seuils de chiffre d’affaires de la franchise de TVA restent fixés à 82 800 et 33 200 euros).

Taux de marge : excédent brut d’exploitation (EBE) / valeur ajoutée au coût des facteurs (VACF).

Taux d’exportation : chiffre d’affaires (CA) à l’export / chiffre d’affaires (CA).

Pour en savoir plus

Définitions

Les petites et moyennes entreprises (PME) sont celles qui, d’une part, occupent moins de 250 personnes, d’autre part, ont un chiffre d’affaires annuel n’excédant pas 50 millions d’euros ou un total de bilan n’excédant pas 43 millions d’euros ; parmi elles, les microentreprises (MIC) occupent moins de 10 personnes, et ont un chiffre d’affaires annuel ou un total de bilan n’excédant pas 2 millions d’euros.

Micro‑entrepreneur (régime du)

Ce régime est la nouvelle dénomination pour celui de l’auto‑entrepreneur depuis le 19 décembre 2014. Il a été mis en place par la loi de modernisation de l’économie (LME) d’août 2008 et est entré en vigueur au 1ᵉʳ janvier 2009. Pour les entrepreneurs individuels qui en font la demande, les formalités de création d’entreprises sont allégées, et le mode de calcul et de paiement des cotisations sociales et de l’impôt sur le revenu est simplifié. L’entrepreneur bénéficie ainsi notamment du régime fiscal de la micro‑entreprise et du régime micro‑social. Depuis le 1ᵉʳ janvier 2018, le régime peut s’appliquer aux entreprises dont le chiffre d’affaires pour une année civile complète n’excède pas :

  • 170 000 euros HT pour une activité de vente de marchandises, d’objets, d’aliments à emporter ou à consommer sur place, ou de fourniture de logement ;
  • 70 000 euros HT pour une activité de services.

Micro‑entreprise au sens fiscal

Il s’agit d’un régime d’imposition des bénéfices pour les entreprises individuelles (EI), l’Entreprise Individuelle à Responsabilté Limitée (EIRL) à l’impôt sur le revenu et les EURL soumises à l’impôt sur le revenu et dont le gérant est l’associé unique. Ce régime d’imposition nécessite la soumission à l’impôt sur le revenu (IR).

Il se caractérise par :

  • une franchise en base de TVA dans la limite d’un chiffre d’affaires de 82 800 ou 33 200 euros : les entreprises ne facturent pas la TVA à leurs clients et ne récupèrent pas cette TVA payée à leurs fournisseurs ;
  • un abattement forfaitaire lors du calcul du résultat de l’entreprise ;
  • des obligations comptables et déclaratives simplifiées ;
  • pas de déficit possible : l’exploitant individuel ne peut pas l’imputer sur son revenu global.

Peuvent en bénéficier les petites entreprises individuelles et les EURL dont le gérant est l’associé unique et qui sont soumises à l’impôt sur le revenu, dont le chiffre d’affaires est inférieur à 170 000 euros hors taxes pour les exploitants dont le commerce principal est de vendre des marchandises, objets, fournitures et denrées à emporter ou à consommer sur place ou de fourniture de logement, et à 70 000 euros hors taxes pour les prestataires de services (seuils applicables depuis le 1er janvier 2018, alors que les seuils de chiffre d’affaires de la franchise de TVA restent fixés à 82 800 et 33 200 euros).

Taux de marge : excédent brut d’exploitation (EBE) / valeur ajoutée au coût des facteurs (VACF).

Taux d’exportation : chiffre d’affaires (CA) à l’export / chiffre d’affaires (CA).