Femmes et hommes, l’égalité en questionÉdition 2022

Cet ouvrage fait le point sur l’égalité entre les femmes et les hommes aujourd’hui en France. Cette édition succède à celle de 2017.

Insee Références
Paru le : Paru le 03/03/2022
Femmes et hommes – L’égalité en question - Mars 2022
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Population et famille en Europe

Insee Références

Paru le : 03/03/2022

Au 1er janvier 2021, l’Union européenne à 27 (UE) compte 447 millions d’habitants, dont 51 % de femmes (figure 1). Le solde naturel de l’UE étant négatif depuis 2012, la croissance de la population, de 1,5 % entre 2012 et 2021, est uniquement portée par les flux migratoires. Toutefois, certains pays comme l’Irlande, la Suède et la France se distinguent par un excédent de naissances par rapport aux décès. Dans l’ensemble de l’UE, l’indicateur conjoncturel de fécondité (ICF) a baissé entre 2010 et 2013 (de 1,57 à 1,51 enfant par femme), puis a augmenté jusqu’à atteindre 1,57 en 2016. Il s’établit à 1,53 en 2019.

Figure 1 - Indicateurs démographiques européens

Figure 1 - Indicateurs démographiques européens
Population1 (en milliers) Part des femmes2 (en %) Part des femmes parmi les 65 ans ou plus2 (en %) Indicateur conjoncturel de fécondité3 Espérance de vie à la naissance
des femmes3 (en années) des hommes3 (en années) Écart3 (en années)
Allemagne 83 155 50,7 56,2 1,54 83,7 79,0 4,7
Autriche 8 933 50,8 56,5 1,46 84,2 79,7 4,5
Belgique 11 566 50,7 55,8 1,60 84,3 79,8 4,5
Bulgarie 6 917 51,5 59,9 1,58 78,8 71,6 7,2
Chypre 896 51,1 53,9 1,33 84,4 80,3 4,1
Croatie 4 036 51,4 59,1 1,47 81,6 75,5 6,1
Danemark 5 840 50,2 54,0 1,70 83,5 79,5 4,0
Espagne 47 394 51,0 56,5 1,23 86,7 81,1 5,6
Estonie 1 330 52,6 65,3 1,66 83,0 74,5 8,5
Finlande 5 534 50,6 56,0 1,35 84,8 79,3 5,5
France 67 626 51,6 56,9 1,86 85,6 79,7 5,9
Grèce 10 683 51,3 55,6 1,34 84,2 79,2 5,0
Hongrie 9 731 52,1 61,8 1,55 79,7 73,1 6,6
Irlande 5 007 50,5 53,0 1,71 84,7 80,8 3,9
Italie 59 258 51,3 56,4 1,27 85,7 81,4 4,3
Lettonie 1 893 53,8 66,9 1,61 80,1 70,9 9,2
Lituanie 2 796 53,3 66,2 1,61 81,2 71,6 9,6
Luxembourg 635 49,7 54,7 1,34 85,2 80,2 5,0
Malte 516 48,4 54,3 1,14 84,6 81,2 3,4
Pays-Bas 17 475 50,3 53,7 1,57 83,7 80,6 3,1
Pologne 37 840 51,6 60,2 1,44 81,9 74,1 7,8
Portugal 10 298 52,8 58,2 1,43 84,8 78,7 6,1
République tchèque 10 702 50,7 57,9 1,71 82,2 76,4 5,8
Roumanie 19 186 51,1 59,6 1,77 79,5 71,9 7,6
Slovaquie 5 460 51,2 60,2 1,57 81,2 74,3 6,9
Slovénie 2 109 49,9 57,1 1,61 84,5 78,7 5,8
Suède 10 379 49,7 53,4 1,71 84,8 81,5 3,3
UE 447 194 51,1 57,0 1,53 84,0 78,5 5,5
  • 1. Données au 1er janvier 2021.
  • 2. Données au 1er janvier 2020.
  • 3. Données 2019.
  • Champ : Union européenne à 27 pays.
  • Sources : Eurostat (extraction des données en décembre 2021), sauf France (Insee, estimations de population et statistiques de l'état civil), et population Union européenne (calcul Insee).

Depuis 2012, la France reste le pays le plus fécond de l’UE (1,86 enfant par femme en 2019). Elle est suivie par la Roumanie (1,77). Aussi fécondes que la France il y a quelques années, l’Irlande et la Suède ont un ICF désormais plus bas : 1,71 en 2019, comme la République tchèque. La fécondité est généralement plus faible dans les pays du Sud (Grèce, Italie, Espagne, Portugal) que dans le reste de l’UE. Parmi les pays de l’Europe de l’Est, seules la Pologne et la Croatie ont un ICF inférieur à la moyenne européenne. Entre 2008 et 2013, la fécondité a beaucoup diminué dans les pays de l’Europe du Sud les plus durement touchés par la crise financière de 2008. Les ICF italien et espagnol ont continué de diminuer après 2013 pour atteindre respectivement 1,27 et 1,23 enfant par femme en 2019. Au contraire, celui du Portugal est remonté à 1,43 en 2019.

L’espérance de vie à la naissance progresse d’année en année pour les deux sexes. En 2019, elle est la plus élevée pour les femmes en Espagne (86,7 ans), suivie de l’Italie (85,7 ans) et de la France (85,6 ans). Pour les hommes, elle est la plus élevée en Suède (81,5 ans), suivie de l’Italie (81,4 ans) puis de Malte (81,2 ans). La France est en dixième position à égalité avec l'Autriche (79,7 ans). L’espérance de vie est la plus faible en Europe de l’Est, en particulier pour les femmes en Bulgarie, Roumanie et Hongrie (moins de 80 ans) et pour les hommes en Lettonie, Bulgarie, Lituanie et Roumanie (moins de 72 ans).

En 2019, dans l’ensemble de l’UE, l’écart d’espérance de vie entre les femmes et les hommes est de 5,5 ans en moyenne. Cet écart est très variable selon les pays : les femmes peuvent espérer vivre entre 8 et 10 ans de plus que les hommes dans les pays baltes, mais moins de 4 ans de plus aux Pays‑Bas, en Suède, à Malte et en Irlande. En France, cet écart est un peu supérieur à la moyenne européenne (5,9 ans).

En moyenne dans l’UE, 57 % des personnes âgées de 65 ans ou plus sont des femmes au 1er janvier 2020. Cette part est très variable selon les pays et suit les écarts d’espérance de vie entre les deux sexes : de 53 % en Irlande à plus de 65 % dans les pays baltes. En France, elle est identique à la moyenne européenne (57 %).

En 2020, dans l’UE, parmi les ménages comportant au moins un enfant de moins de 25 ans, 14 % sont constitués uniquement d’une famille monoparentale sans autre personne (figure 2). Ces ménages sont plus fréquents au Danemark, en Suède, dans les pays baltes (25 % ou plus), et dans une moindre mesure en France (21 %). Ils sont plus rares en Slovaquie, en Grèce, en Finlande, en Roumanie et en Croatie (moins de 9 %). L’importance des ménages composés de trois générations dans les pays de l’Est explique en partie ces faibles proportions. 18 % des ménages monoparentaux européens ont un homme à leur tête. Cette part est inférieure à 10 % en Slovaquie, en Grèce, en Pologne et à Malte. Elle dépasse le quart en Suède, au Danemark et en Estonie (23 % en France).

Figure 2 - Familles monoparentales dans les pays de l’Union européenne en 2020

en %
Figure 2 - Familles monoparentales dans les pays de l’Union européenne en 2020 (en %) - Lecture : au Danemark, 28,7 % des ménages comprenant au moins un enfant de moins de 25 ans sont monoparentaux, et dans 28,1 % des cas, le parent du ménage est un homme.
Pays Part de pères parmi les parents des ménages monoparentaux Part des ménages monoparentaux parmi les ménages avec enfants
Suède 36,3 25,6
Danemark 28,1 28,7
Estonie 27,3 28,3
Croatie 24,1 4,6
France 23,4 21,3
Luxembourg 23,3 10
Belgique 19,2 18,6
Pays-Bas 18,9 15,3
Lituanie 18,1 25,1
Slovénie 17,9 9,5
UE 17,7 14
Bulgarie 16,7 10,2
Lettonie 16,4 25,3
Roumanie 16,3 7
Espagne 16,3 9,4
Irlande 15,7 17,9
Finlande 15 7,6
Portugal 14,6 13,6
Allemagne 13,7 15,4
Italie 12,9 10,4
Chypre 12,7 10,2
Rép. tchèque 12,7 15,4
Hongrie 12 11,1
Autriche 10,5 11
Slovaquie 9,9 8,9
Grèce 9,3 8,5
Pologne 9,3 9,4
Malte 7,6 9
  • Note : ménages avec au moins un enfant de moins de 25 ans.
  • Lecture : au Danemark, 28,7 % des ménages comprenant au moins un enfant de moins de 25 ans sont monoparentaux, et dans 28,1 % des cas, le parent du ménage est un homme.
  • Champ : Union européenne à 27 pays.
  • Source : Eurostat, données des enquêtes emploi (LFS) de 2020 (extraction en août 2021).

Figure 2 - Familles monoparentales dans les pays de l’Union européenne en 2020

  • Note : ménages avec au moins un enfant de moins de 25 ans.
  • Lecture : au Danemark, 28,7 % des ménages comprenant au moins un enfant de moins de 25 ans sont monoparentaux, et dans 28,1 % des cas, le parent du ménage est un homme.
  • Champ : Union européenne à 27 pays.
  • Source : Eurostat, données des enquêtes emploi (LFS) de 2020 (extraction en août 2021).

Définitions

Le solde naturel est la différence entre le nombre de naissances et le nombre de décès enregistrés au cours d’une période. Lorsque le nombre de naissances est supérieur à celui des décès, il s’agit d’accroissement naturel ou d’excédent naturel.

L'indicateur conjoncturel de fécondité, ou somme des naissances réduites, mesure le nombre d'enfants qu'aurait une femme tout au long de sa vie, si les taux de fécondité observés l'année considérée à chaque âge demeuraient inchangés.

L’espérance de vie à la naissance représente la durée de vie moyenne d’une génération fictive soumise aux conditions de mortalité par âge de l’année considérée. Elle caractérise la mortalité indépendamment de la structure par âge.
Elle est un cas particulier de l’espérance de vie à l’âge x, c’est‑à‑dire le nombre moyen d’années restant à vivre au‑delà de cet âge x dans les conditions de mortalité par âge de l’année considérée.

La famille monoparentale comprend un parent isolé et un ou plusieurs enfants célibataires (n'ayant pas d'enfant).

Définitions

Le solde naturel est la différence entre le nombre de naissances et le nombre de décès enregistrés au cours d’une période. Lorsque le nombre de naissances est supérieur à celui des décès, il s’agit d’accroissement naturel ou d’excédent naturel.

L'indicateur conjoncturel de fécondité, ou somme des naissances réduites, mesure le nombre d'enfants qu'aurait une femme tout au long de sa vie, si les taux de fécondité observés l'année considérée à chaque âge demeuraient inchangés.

L’espérance de vie à la naissance représente la durée de vie moyenne d’une génération fictive soumise aux conditions de mortalité par âge de l’année considérée. Elle caractérise la mortalité indépendamment de la structure par âge.
Elle est un cas particulier de l’espérance de vie à l’âge x, c’est‑à‑dire le nombre moyen d’années restant à vivre au‑delà de cet âge x dans les conditions de mortalité par âge de l’année considérée.

La famille monoparentale comprend un parent isolé et un ou plusieurs enfants célibataires (n'ayant pas d'enfant).