France, portrait socialÉdition 2019

Une édition avec des éclairages consacrés à l’évolution de la société française depuis 40 ans : démographie, évolution du temps de travail, mobilité sociale, inégalités de niveau de vie et redistribution, opinions et préoccupations des Français.

Insee Références
Paru le : Paru le 19/11/2019
France, portrait social - novembre 2019
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Dépenses d’éducation

Insee Références

Paru le : 19/11/2019

En 2018, la dépense intérieure d’éducation (DIE) atteint 157,2 milliards d’euros, soit 6,7 % du PIB (figure 1). Elle représente en moyenne 8 810 euros par élève ou étudiant : 6 820 euros par élève du premier degré, 9 930 par élève du second degré et 11 470 par étudiant.

Figure 1 - Dépense intérieure d'éducation

en %
Figure 1 - Dépense intérieure d'éducation (en %)
1980 1990 2000 2010 2015 2017 2018p
Dépense intérieure d'éducation (DIE)
DIE en valeur (en milliards d'euros) 29,4 70,2 108,2 139,3 147,6 154,2 157,2
DIE en euros constants (en milliards d'euros 2018) 77,7 101,5 137,4 148,5 150,2 155,5 157,2
DIE par élève (en euros 2018) 4 770 5 970 7 940 8 600 8 560 8 730 8 810
Structure du financement initial de la DIE (en %)
État 67,9 62,4 64,0 57,9 57,2 57,5 57,4
dont MENJ-Mesri1 60,3 55,8 56,7 52,9 53,6 54,2 54,2
Collectivités territoriales 14,3 18,6 19,9 23,9 23,9 23,4 23,4
Autres administrations publiques et caisses d'allocations familiales 0,4 0,8 2,2 2,3 2,9 2,9 2,9
Entreprises 6,7 7,2 6,6 8,3 8,4 8,5 8,5
Ménages 10,7 11,0 7,3 7,6 7,6 7,7 7,8
  • p : provisoire.
  • 1. MENJ-Mesri : ministère de l'Éducation nationale et de la Jeunesse ; ministère de l'Enseignement supérieur, de la Recherche et de l'Innovation.
  • Champ : France.
  • Source : MENJ-Mesri-Depp, compte de l'éducation.

Entre 1980 et 2018, la dépense d’éducation a crû en euros constants légèrement plus vite que le PIB (+ 1,9 % contre + 1,8 % en moyenne annuelle) (figure 2). Mais sa part dans le PIB a fluctué : au début des années 1990, la part de la DIE dans le PIB augmente fortement et atteint 7,7 % en 1995 et 1996, progression due notamment à l’effort important des collectivités territoriales avec la mise en place des lois de décentralisation, ainsi qu’à la revalorisation de la rémunération des personnels enseignants. En revanche, cette part va décroître régulièrement la décennie suivante, jusqu’à atteindre 6,6 % en 2007. En 2009, sous l’effet de la récession, la part de la DIE dans le PIB remonte à 7,1 %, puis subit à nouveau une légère baisse et se stabilise autour de 6,7 % depuis.

Figure 2 - Dépense intérieure d'éducation et sa part dans le produit intérieur brut

Figure 2 - Dépense intérieure d'éducation et sa part dans le produit intérieur brut - Lecture : en 2018, la DIE s'élève à 157,2 milliards d'euros, ce qui représente 6,7 % du PIB.
Part de la DIE dans le PIB
(en %)
DIE
(en milliards d'euros 2018)
1980 6,5 77,7
1981 6,7 80,4
1982 6,8 84,6
1983 6,8 85,4
1984 6,9 87,0
1985 6,9 89,2
1986 6,8 89,3
1987 6,7 90,5
1988 6,6 93,2
1989 6,5 96,8
1990 6,7 101,5
1991 7,0 107,3
1992 7,4 115,2
1993 7,6 118,8
1994 7,7 122,0
1995 7,7 125,6
1996 7,7 127,2
1997 7,7 129,4
1998 7,6 132,4
1999 7,5 135,5
2000 7,3 137,4
2001 7,2 137,8
2002 7,2 139,4
2003 7,1 139,6
2004 7,0 140,4
2005 6,9 140,1
2006 6,8 141,7
2007 6,6 142,2
2008 6,7 143,5
2009 7,1 147,7
2010 7,0 148,5
2011 6,8 147,9
2012 6,7 146,9
2013 6,8 149,1
2014 6,8 150,3
2015 6,7 150,2
2016 6,7 151,9
2017 6,7 155,5
2018p 6,7 157,2
  • p : provisoire.
  • Lecture : en 2018, la DIE s'élève à 157,2 milliards d'euros, ce qui représente 6,7 % du PIB.
  • Champ : France.
  • Source : MENJ-Mesri-Depp, compte de l'éducation.

Figure 2 - Dépense intérieure d'éducation et sa part dans le produit intérieur brut

  • p : provisoire.
  • Lecture : en 2018, la DIE s’élève à 157,2 milliards d’euros (courbe avec échelle de droite), ce qui représente 6,7 % du PIB (bâtons avec échelle de gauche).
  • Champ : France.
  • Source : MENJ-Mesri-Depp, compte de l'éducation.

En 2018, l’État assure 57,4 % du financement initial de la DIE, très majoritairement sur le budget des ministères de l’Éducation nationale et de la Jeunesse et de l’Enseignement supérieur, de la Recherche et de l’Innovation (54,2 % de la DIE). Les collectivités territoriales en assurent 23,4 %. La part financée par ces dernières s’est accrue dans le second degré et le supérieur après 2006, en raison notamment du transfert aux régions et aux départements de nouvelles compétences (gestion des personnels adjoints techniques territoriaux des établissements d’enseignement (ATTEE) ; organisation de la formation sanitaire et sociale dans l’enseignement supérieur).

Sur longue période, la croissance de la DIE s’explique moins par l’accroissement du nombre d’élèves que par celui du coût de chaque élève qui, tous niveaux confondus, augmente en moyenne de 1,6 % par an en euros constants depuis 1980 (figure 3). Néanmoins, depuis 1999, la dépense par élève progresse plus modérément (+ 0,6 % par an). C’est dans le premier degré que la dépense par élève a le plus augmenté sur 38 ans : + 1,9 % par an en euros constants (contre + 1,4 % dans le second degré), notamment en raison d’une hausse du taux d’encadrement et de la création du corps des professeurs des écoles. La hausse pour le premier degré est particulièrement marquée en 2017 (+ 4,9 %) et 2018 (+ 2,2 %), reflétant la priorité politique accordée à ce niveau à partir de 2017, notamment avec le dédoublement des classes de CP et de CE1 en réseau d’éducation prioritaire renforcée (REP+) et réseau d’éducation prioritaire (REP). En revanche, la dépense par étudiant n’a augmenté que de 0,8 % en moyenne par an entre 1980 et 2018 : l’essentiel de la progression des crédits consacrés à l’enseignement supérieur a permis d’absorber la forte hausse des effectifs de la période. De 2010 à 2018, seule la dépense moyenne pour un élève du premier degré croît chaque année (+ 1,7 % en moyenne par an en euros constants) ; celle du second degré recule entre 2010 et 2013 et fluctue ensuite pour augmenter en 2017 et 2018, sans toutefois retrouver son niveau de 2010. Dans l’enseignement supérieur, les évolutions annuelles sont irrégulières entre 2010 et 2014, mais la tendance est à la baisse depuis (– 0,8 % en moyenne annuelle en euros constants entre 2010 et 2018).

Figure 3 - Dépense intérieure d'éducation par élève ou étudiant en euros constants selon le niveau d'enseignement

en euros 2018
Figure 3 - Dépense intérieure d'éducation par élève ou étudiant en euros constants selon le niveau d'enseignement (en euros 2018)
Ensemble Premier degré Second degré Supérieur
1980 4 770 3 290 5 970 8 500
1981 4 950 3 460 6 130 8 540
1982 5 210 3 660 6 410 8 750
1983 5 260 3 710 6 400 8 690
1984 5 360 3 850 6 400 8 760
1985 5 440 3 910 6 380 9 100
1986 5 400 3 800 6 370 9 090
1987 5 450 3 850 6 410 9 130
1988 5 590 3 960 6 590 9 170
1989 5 750 4 050 6 840 9 030
1990 5 970 4 110 7 170 9 370
1991 6 200 4 270 7 440 9 510
1992 6 520 4 430 7 860 9 600
1993 6 730 4 600 8 080 9 620
1994 6 870 4 760 8 230 9 530
1995 7 040 4 900 8 440 9 680
1996 7 160 4 990 8 570 9 820
1997 7 330 5 140 8 750 10 060
1998 7 530 5 330 8 950 10 330
1999 7 800 5 550 9 240 10 670
2000 7 940 5 650 9 410 10 820
2001 7 990 5 670 9 500 10 850
2002 8 040 5 630 9 600 11 050
2003 8 120 5 810 9 630 10 970
2004 8 150 5 860 9 630 10 980
2005 8 120 5 800 9 630 11 020
2006 8 200 5 830 9 790 11 110
2007 8 240 5 800 9 750 11 550
2008 8 320 5 730 9 900 11 990
2009 8 560 5 930 10 160 12 340
2010 8 600 5 970 10 200 12 260
2011 8 520 5 990 9 960 12 280
2012 8 470 6 080 9 820 12 010
2013 8 580 6 280 9 800 12 110
2014 8 620 6 320 9 840 12 100
2015 8 560 6 330 9 790 11 800
2016 8 560 6 360 9 800 11 680
2017 8 730 6 670 9 900 11 560
2018p 8 810 6 820 9 930 11 470
  • p : provisoire.
  • Champ : France.
  • Source : MENJ-Mesri-Depp, compte de l'éducation.

Figure 3 - Dépense intérieure d'éducation par élève ou étudiant en euros constants selon le niveau d'enseignement

  • p : provisoire.
  • Champ : France.
  • Source : MENJ-Mesri-Depp, compte de l'éducation.

Définitions


La dépense intérieure d’éducation (DIE) rassemble toutes les dépenses effectuées par l’ensemble des agents économiques (administrations publiques centrales et locales, entreprises et ménages) pour les activités d’éducation : enseignement scolaire et extrascolaire de tous niveaux, organisation du système éducatif (administration générale, orientation, documentation pédagogique et recherche sur l’éducation), activités destinées à favoriser la fréquentation scolaire (cantines et internats, médecine scolaire, transports) et dépenses demandées par les institutions (fournitures, livres, habillement).


Le financement initial de la DIE représente le financement avant prise en compte des transferts entre les différents agents économiques. C’est donc ce qui est à la charge effective de chacun des agents. Par exemple, les bourses versées par l’État aux ménages sont comptées comme dépenses de l’État, financeur initial, tandis que les dépenses réalisées par les ménages avec les bourses reçues ne sont pas comptées.

Définitions

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