France, portrait socialÉdition 2019

Une édition avec des éclairages consacrés à l’évolution de la société française depuis 40 ans : démographie, évolution du temps de travail, mobilité sociale, inégalités de niveau de vie et redistribution, opinions et préoccupations des Français.

Insee Références
Paru le : Paru le 19/11/2019
France, portrait social - novembre 2019
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PIB, croissance et déficit public

Insee Références

Paru le : 19/11/2019

En 2018, le produit intérieur brut (PIB) croît de 1,7 % en volume, soit un rythme inférieur à celui de 2017 (+ 2,3 %) mais supérieur à celui de 2016 (+ 1,1 %) (figure 1).

Figure 1 - Contributions à l'évolution du PIB en volume

variation annuelle en %, contributions en points
Figure 1 - Contributions à l'évolution du PIB en volume (variation annuelle en %, contributions en points) - Lecture : en 2018, la consommation contribue pour + 0,7 point à la croissance du PIB.
Produit intérieur brut (PIB) Consommation Investissement Solde du commerce extérieur Variations de stocks
2009 – 2,9 0,7 – 2,1 – 0,3 – 1,1
2010 1,9 1,4 0,5 – 0,1 0,3
2011 2,2 0,6 0,5 0,1 1,1
2012 0,3 0,1 0,1 0,7 – 0,6
2013 0,6 0,6 – 0,2 – 0,1 0,2
2014 1 0,8 0 – 0,5 0,7
2015 1,1 1 0,2 – 0,4 0,3
2016 1,1 1,3 0,6 – 0,4 – 0,4
2017 2,3 1,1 1 – 0,1 0,2
2018 1,7 0,7 0,6 0,7 – 0,3
  • Lecture : en 2018, la consommation contribue pour + 0,7 point à la croissance du PIB.
  • Champ : France.
  • Source : Insee, comptes nationaux, base 2014.

Figure 1 - Contributions à l'évolution du PIB en volume

  • Lecture : en 2018, la consommation contribue pour + 0,7 point à la croissance du PIB.
  • Champ : France.
  • Source : Insee, comptes nationaux, base 2014.

La consommation contribue moins à la croissance en 2018 (+ 0,7 point) qu’en 2017 (+ 1,1 point). Il en est de même pour l’investissement des entreprises (+ 0,5 point après + 0,6 point) et celui des ménages (+ 0,1 point après + 0,3 point). À l’inverse, la contribution du commerce extérieur est en hausse (+ 0,7 point après – 0,1 point).

Les dépenses de consommation des ménages décélèrent nettement en volume en 2018 (+ 0,9 % en euros constants après + 1,4 % en 2017) (figure 2). Les dépenses alimentaires diminuent (– 1,3 % après + 0,2 %), comme celles en énergie et carburants (– 0,9 % après – 0,8 %). Les achats de biens fabriqués ralentissent (+ 0,8 % après + 2,6 %) : les dépenses en matériels de transport (principalement automobiles) sont moins dynamiques (+ 2,2 % après + 5,6 %), tandis que celles en « autres biens manufacturés » se contractent (– 0,3 % après + 1,3 %), notamment en textile et habillement. Les dépenses en services décélèrent également (+ 1,9 % après + 2,3 %), notamment dans le commerce (+ 3,9 % après + 5,5 %), l’hébergement et la restauration (+ 4,3 % après + 5,2 %) et surtout dans les services de transport (+ 0,8 % après + 3,0 %) en raison des grèves du printemps dans les transports ferroviaires.

Figure 2 - PIB et opérations sur biens et services

Figure 2 - PIB et opérations sur biens et services - Lecture : en 2018, l'investissement contribue à hauteur de 0,6 point à la croissance du PIB.
Évolution
en volume
aux prix
de l'année
précédente
(en %)
2018
2016 2017 2018 Évolution des prix par rapport
à 2017
(en %)
Valeur
(en milliards d’euros)
Contribution
à la
croissance
du PIB
en volume
(en point de %)
Produit intérieur brut (PIB) 1,1 2,3 1,7 0,8 2 353,1 1,7
Importations 2,9 3,9 1,2 2,0 755,6 0,4
Ensemble des emplois finals 1,5 2,7 1,6 1,1 3 108,7 2,1
Consommation effective des ménages 1,8 1,4 0,9 1,2 1 628,8 0,6
dont : dépenses de consommation :
des ménages1 1,8 1,4 0,9 1,5 1 219,8 0,5
individualisable des administrations publiques1 1,9 1,6 0,8 0,5 360,3 0,1
Consommation collective des administrations publiques 0,4 1,1 0,9 0,6 190,6 0,1
Investissement 2,7 4,7 2,8 1,4 537,9 0,6
dont : entreprises non financières 2,9 4,7 3,8 1,1 303,5 0,5
ménages 2,8 6,6 2,0 1,9 126,4 0,1
administrations publiques 0,0 0,3 2,4 1,8 79,9 0,1
Variations de stocks (en contribution au PIB)² – 0,4 0,2 – 0,3 /// 14,0 – 0,3
Exportations 1,8 3,9 3,5 0,8 737,4 1,1
  • /// : absence de résultat due à la nature des choses.
  • 1. La dépense de consommation des ménages correspond aux dépenses que les ménages supportent directement. La dépense de consommation individualisable des administrations publiques est celle dont les bénéficiaires peuvent être précisément définis. Elle correspond à des prestations en nature (biens ou services) dont bénéficient les ménages (dépenses pour l’éducation et pour la santé par exemple).
  • 2. Y compris « acquisitions moins cessions d'objets de valeurs ».
  • Lecture : en 2018, l'investissement contribue à hauteur de 0,6 point à la croissance du PIB.
  • Champ : France.
  • Source : Insee, comptes nationaux, base 2014.

L’investissement de l’ensemble des agents économiques décélère nettement en 2018 (+ 2,8 % après + 4,7 % en 2017). Il ralentit pour les ménages (+ 2,0 % après + 6,6 %), du fait du moindre dynamisme des achats de logements neufs. En revanche, l’investissement public accélère (+ 2,4 % après + 0,3 %), porté par l’investissement en construction des collectivités locales. L’investissement des entreprises non financières décélère (+ 3,8 % après + 4,7 %), pour les achats de biens manufacturés (+ 2,0 % après + 2,7 %) comme pour les dépenses en construction (+ 3,5 % après + 4,4 %) ; il reste vigoureux dans l’information et la communication (+ 7,8 % après + 10,4 %), ainsi que dans les services aux entreprises (+ 2,9 % après + 2,4 %).

En 2018, les exportations en volume ralentissent (+ 3,5 % après + 3,9 %), mais de façon beaucoup moins marquée que les importations (+ 1,2 % après + 3,9 %). De ce fait, le commerce extérieur contribue positivement à la croissance de l’activité, à hauteur de + 0,7 point de PIB. Les exportations ralentissent pour les produits manufacturés (+ 3,6 % après + 4,7 %), à l’exception des matériels de transport (+ 5,4 % après + 4,3 %). Les importations décélèrent fortement pour les biens d’équipement (+ 3,3 % après + 5,7 %) et les matériels de transport (+ 3,4 % après + 8,0 %). Elles baissent fortement en volume pour les produits énergétiques (– 4,0 % après + 4,0 %), mais augmentent en valeur en raison de la hausse des prix du pétrole. Enfin, les importations de services reculent nettement (– 2,1 % après + 1,2 %), tirées à la baisse par les services aux entreprises.

En 2018, le déficit public au sens de Maastricht s’établit à 59,5 milliards d’euros soit 2,5 % du PIB, en amélioration de 4,1 milliards d’euros par rapport à l’année 2017 (2,8 % du PIB) (figure 3). La part des recettes publiques dans le PIB recule de 0,1 point après + 0,6 point en 2017, tandis que celle des dépenses publiques diminue à nouveau de 0,4 point après – 0,2 point. Le déficit des administrations publiques centrales se dégrade de 2,1 milliards d’euros : le déficit de l’État se dégrade de 3,8 milliards d’euros, sous l’effet d’une forte décélération des recettes, et le déficit des organismes divers d’administration centrale s’améliore de 1,7 milliard d’euros. L’excédent des administrations publiques locales atteint + 2,3 milliards d’euros, les recettes étant plus dynamiques que les dépenses malgré un investissement soutenu. L’excédent des administrations de sécurité sociale augmente de 5,5 milliards d’euros pour atteindre + 10,8 milliards d’euros, notamment en raison du dynamisme des recettes. Le poids de la dette publique dans le PIB est stable à 98,4 % (2 315,3 milliards d’euros).

Figure 3 - Dette publique et déficit public

en % du PIB
Figure 3 - Dette publique et déficit public (en % du PIB)
Dette publique Déficit public
2001 58,3 1,4
2002 60,3 3,2
2003 64,4 4,0
2004 65,9 3,6
2005 67,4 3,4
2006 64,6 2,4
2007 64,5 2,6
2008 68,8 3,3
2009 83,0 7,2
2010 85,3 6,9
2011 87,8 5,2
2012 90,6 5,0
2013 93,4 4,1
2014 94,9 3,9
2015 95,6 3,6
2016 98,0 3,5
2017 98,4 2,8
2018 98,4 2,5
  • Champ : France.
  • Source : Insee, comptes nationaux, base 2014.

Figure 3 - Dette publique et déficit public

  • Champ : France.
  • Source : Insee, comptes nationaux, base 2014.

Définitions

Évolutions en volume : dans les comptes nationaux, les grandeurs exprimées en volume (c’est-à-dire corrigées de l’évolution générale des prix) sont publiées aux prix de l’année précédente chaînés. Ainsi, le poids de chaque composante élémentaire est réestimé chaque année. Le chaînage permet de prendre en compte la déformation de structure de l’économie (prix relatifs, poids des différents produits dans la consommation, etc.), ce qui est souhaitable en particulier dans le cas de séries longues ou de composantes connaissant une évolution rapide (matériel électronique par exemple).

Définitions

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