Données sur les quartiers de la politique de la ville

Chiffres détaillés
Paru le : Paru le 23/04/2020
- avril 2020

Ce produit propose un ensemble de données thématiques sur les quartiers prioritaires de la politique de la ville définis par le décret n° 2015-1138 du 14 septembre 2015.

Pour comprendre

FICHIERS DISPONIBLES

  • Données par source

Cette section propose des chiffres détaillés issus de différentes sources de données : Recensement de la population, Caisse nationale des allocations familiales, Pôle emploi, Caisse nationale d’assurance maladie, Dispositif sur les revenus localisés sociaux et fiscaux.

Les indicateurs sont donnés au niveau des quartiers prioritaires de la politique de la ville (QPV) et à des fins de comparaison, pour la plupart des sources, aux niveaux suivants :
- iris des communes de plus de 10 000 habitants ;
- communes de plus de 10 000 habitants et/ou contenant au moins un QPV ;
- EPCI contenant au moins un QPV ou une commune de plus de 10 000 habitants.

  • Données par thématique

Cette section propose des bases de données reprenant différents indicateurs statistiques sélectionnés dans le cadre du suivi des contrats de ville 2015-2020, par un groupe de travail national piloté par l'Agence nationale de la cohésion des territoires (ANCT), associant des acteurs locaux et nationaux de la politique de la ville.

Les indicateurs fournis sont regroupés par thématique. Ils sont issus des sources proposées dans la section Données par source, complétés par d’autres : Système d'identification du répertoire des entreprises (Sirene), Direction de l'Évaluation, de la Prospective et de la Performance (Depp) du ministère de l'Éducation nationale, Direction de l’Animation de la Recherche, des Études et des Statistiques (Dares) du ministère du Travail.

Les indicateurs sont donnés au niveau des quartiers prioritaires de la politique de la ville (QPV) et, à des fins de comparaison, aux niveaux suivants :
- communes contenant au moins un QPV ;
- EPCI contenant au moins un QPV.

Ces éléments sont également accessibles sous forme de fiches par quartier sur le site du Système d'information géographique de la politique de la ville.

LA GÉOGRAPHIE PRIORITAIRE DE LA POLITIQUE DE LA VILLE

La politique de la ville est une politique de cohésion urbaine et de solidarité envers les quartiers défavorisés et leurs habitants. Le contrat de ville est l'outil de gouvernance et de stratégie territoriale. Il repose sur trois piliers : le développement de l'activité économique et de l'emploi, la cohésion sociale, et l'amélioration du cadre de vie des habitants des quartiers. Il coordonne au niveau de chaque ville les orientations et les engagements des partenaires institutionnels, économiques et associatifs.

Les quartiers prioritaires de la politique de la ville (QPV) sont des territoires d'intervention du ministère de la Ville, définis par la loi de programmation pour la ville et la cohésion urbaine du 21 février 2014. Ces quartiers sont officiels depuis le 1ᵉʳ janvier 2015 : 1 296 quartiers sont situés en France métropolitaine, 140 dans les départements d'outre-mer et 78 en Polynésie française et à Saint-Martin.

Les travaux de définition ont été menés par le Commissariat général à l'égalité des territoires (CGET), devenu depuis le 1er janvier 2020 l'Agence nationale de la cohésion des territoires (ANCT). L'identification des quartiers prioritaires a été réalisée à partir de données carroyées de l'Insee issues de la source Revenus Fiscaux Localisés de 2011.

La cartographie officielle est accessible sur le site du Système d'information géographique de la politique de la ville.

En métropole, en Martinique et à La Réunion, les quartiers prioritaires ont été identifiés selon un critère unique, celui du revenu par habitants. Dans les autres départements d'Outre-Mer, l'identification s'est faite à partir des données du Recensement à l'Iris. Une fois l'identification opérée, des échanges ont eu lieu avec les élus locaux afin de s'assurer de la cohérence du périmètre réglementaire du quartier prioritaire et, le cas échéant, l'ajuster.

Les périmètres des QPV sont fixés par le décret n° 2014-1750 du 30 décembre 2014 pour la métropole et par le décret n° 2014-1751 du 30 décembre 2014 pour les départements et collectivités d’Outre-mer, rectifiés par le décret n°2015-1138 du 14 septembre 2015.

LA GÉOLOCALISATION

Pour produire des statistiques sur les quartiers de la politique de la ville, il est nécessaire de pouvoir localiser géographiquement des unités statistiques (allocataires, demandeurs d’emploi, entreprises...) à partir de leurs adresses postales.

La géolocalisation regroupe deux notions :
- le géocodage : associer à une unité statistique ses coordonnées géographiques XY ;
- le géoréférencement : associer à une unité statistique le code de la zone infra-communale à laquelle elle appartient (Iris, QPV, ...).

La géolocalisation réalisée par l'Insee s’appuie sur un référentiel d’adresses construit à partir :
- du RIL (répertoire d'immeubles localisés), répertoire d'adresses utilisé pour le recensement de la population pour les communes de 10 000 habitants ou plus ;
- des fichiers fiscaux (référentiels d'adresses « cadastraux ») pour les communes de moins de 10 000 habitants.

La géolocalisation s'effectue en plusieurs étapes :
- appariement automatique des adresses d’un fichier source avec celles du référentiel ;
- reprise des rejets pour les adresses non appariées en raison de leur ambiguïté ou absence du référentiel ;
- imputations statistiques pour le reliquat (dans la voie si la voie a été trouvée, dans la commune sinon).

PRÉCAUTIONS D'UTILISATION DES DONNÉES GÉOLOCALISÉES

Les coordonnées géographiques associées aux logements ne sont pas nécessairement positionnées exactement sur le logement (positionnement sur la voie au lieu de l’immeuble, positionnement au centre de la parcelle cadastrale). Ce décalage des coordonnées par rapport au logement peut entraîner un mauvais géocodage pour quelques logements situés en limite des quartiers.
De même pour les adresses qu’il n’a pas été possible de géolocaliser de façon certaine et auxquelles une coordonnée géographique a été imputée, il existe un décalage plus ou moins important avec la réalité. Les erreurs de géocodage résiduelles pourraient éventuellement avoir un impact sur les indicateurs des quartiers qui ont le moins d'habitants.
Des contrôles de qualité et de cohérence sont réalisés, permettant d’affecter des notes aux zonages diffusés, informant l’utilisateur du niveau de qualité de la donnée.

De manière générale, deux millésimes consécutifs d’une source ne doivent pas être utilisés pour mesurer des évolutions aux niveaux infra-communaux. En effet, les données sont géolocalisées à partir d'un référentiel d'adresses en évolution constante, des améliorations étant apportées régulièrement sur la localisation des adresses. Les évolutions entre deux millésimes ne reflètent donc pas uniquement l'évolution réelle, mais aussi l'évolution du référentiel. Les évolutions fournies pour certains indicateurs ont été calculées au moyen d’une méthode permettant de s’affranchir de ce biais.