Données sur les quartiers de la politique de la ville

Chiffres détaillés
Paru le : Paru le 02/09/2021
- Septembre 2021

Ce produit propose un ensemble de données sur les quartiers prioritaires de la politique de la ville définis par le décret n° 2015-1138 du 14 septembre 2015.

Ces données sont téléchargeables sous forme de bases de données :
- issues de différentes sources de données (Données par source) ;
- contenant une sélection des principaux indicateurs regroupés par thématique (Données par thématique).
Ces éléments sont également proposés sous forme de fiches thématiques par quartier (Fiches thématiques).
Vous pouvez retrouver les indicateurs par thématique dans un rapport synthétique pour tous les quartiers prioritaires de la politique de la ville sur le site Statistiques locales.

Sommaire

Estimations démographiques en 2010Quartiers de la politique de la ville 2015

Bases de données

Paru le : 09/09/2015

Les estimations démographiques pour les quartiers de la politique de la ville proposent des indicateurs calculés à partir de données 2010 du recensement de la population sur la répartition par âge, par activité, par diplôme et par nationalité ainsi que la répartitition des ménages et des logements.

Elles utilisent des méthodes d'estimation adaptées aux caractéristiques de la collecte des données du recensement.

Le champ est restreint à la France métropolitaine. La source est le recensement de la population 2010.

Estimations démographiques en 2010
(xls, 670 Ko)

Sources

La mise à disposition de résultats statistiques issus du Recensement de la population sur les quartiers de la politique de la ville (1) (QPV) demande des travaux spécifiques, qui diffèrent selon que les communes disposent ou non d’un répertoire d’immeubles localisés (RIL).

Les estimations démographiques proposent des indicateurs calculés à partir de données 2010 du recensement de la population. Ce sont de premières données élaborées sur les QPV. Elles seront révisées pour des millésimes plus récents, en particulier à la faveur de travaux de localisation supplémentaires, qui sont en cours à l'Insee.

Communes disposant d’un RIL

Dans ces communes, le plan de sondage est équilibré au niveau de l’IRIS, mais ne l’est pas au niveau des QPV. Le dispositif est fait en deux temps :

  • On effectue d’abord un calage sur le RIL, modifiant ainsi les pondérations de telle façon que le nombre de logements fournis par l’échantillon corresponde à celui du RIL médian. C’est la méthode utilisée dans Diaf-RP pour mettre à disposition de l’information sur des zonages à façon. La précision des estimateurs peut être calculée, à l’aide d’une procédure adaptée au mode de collecte de l’information (tirage d’échantillon par la méthode du CUBE, utilisation des résultats de cinq enquêtes annuelles de recensement). Lorsque le coefficient de variation (rapport de l’écart-type de l’estimateur à sa moyenne) est inférieur à 15%, on retient pour les QPV cette méthode de calcul.
  • Lorsque la précision n’est pas suffisante, on utilise un modèle régressant les données issues du RP sur des données de population issues d’une source administrative ( les données de la CNAM, quasi exhaustives) et les données de logement issues de la base de sondage adresse (BSA) du RP. L’introduction de variables auxiliaires est un des moyens d’améliorer la précision des estimations. Cette régression est effectuée sur des données regroupées au carreau, à l’aide d’une méthode appelée Régression géographique pondérée (RGP) qui prend en compte l’hétérogénéité spatiale. Les paramètres de la régression sont calculés sur chaque carreau, en prenant en compte les cent carreaux les plus proches, la pondération diminuant avec la distance. Le calcul de précision n’est pas possible de façon systématique, mais des tests numériques ont montré que la méthode améliore en général la précision, la contrepartie étant un temps de calcul important. La méthode n’est donc utilisée que lorsque le calage n’est pas assez précis.

Communes ne disposant pas d’un RIL

Dans ces communes, la collecte est exhaustive, et il n’y a donc pas de problèmes de précision. En revanche, l’information n’est pas géolocalisée, et il faut donc localiser les logements par appariement avec les fichiers de la taxe d’habitation.

Calcul des indicateurs

La comparaison entre les valeurs des indicateurs doit tenir compte des différences qui peuvent exister pour les dénominateurs.

Définition des parts :

  • pour les variables de premier rang (par exemple femme, étranger ou tranches d'âge), la part est calculée par rapport à la population totale.
  • pour les variables de second rang, c’est à dire celles qui sont croisées (par exemple femme (ou étranger) et de 0 à 14 ans.), la part des femmes de 0 à 14 (ou des étrangers) est calculée par rapport à la population des femmes (ou des étrangers).
  • pour les variables de taux de scolarité, de taux de personne en emploi, les indices de jeunesses, les rapports sont calculés sur la population considérée. Taux de scolarité des femmes : tx_f_scol = nombre de femmes scolarisées sur le nombre de femmes de 16 à 24 ans.
  • pour les variables portant sur les ménages on rapporte à l’ensemble des ménages le nombre de ménage d’une personne, de ménages nombreux… En revanche, le calcul est différent pour le détail pour les femmes et pour les étrangers. On donne la part des ménages d’une personne femme (ou étranger) parmi l’ensemble des ménages d’une personne.

Définitions


Les périmètres des quartiers de la politique de la ville :

Les périmètres des quartiers de la politique de la ville sont fixés par le décret n° 2014-1750 du 30 décembre 2014 pour la métropole et par le décret n° 2014-1751 du 30 décembre 2014 pour les départements d’outre-mer, à Saint-Martin et en Polynésie française.

    • Liste des variables

      • Part de la population de 0 à 14 ans dans la population
      • Part de la population de 15 à 24 ans dans la population
      • Part de la population de 25 à 59 ans dans la population
      • Part de la population de 60 à 74 ans dans la population
      • Part de la population de 75 ans et plus dans la population
      • Indice de jeunesse
      • Part des femmes dans la population
      • Part de la population de 0 à 14 ans pour les femmes
      • Part de la population de 15 à 24 ans pour les femmes
      • Part de la population de 25 à 59 ans pour les femmes
      • Part de la population de 60 à 74 ans pour les femmes
      • Part de la population de 75 ans et plus pour les femmes
      • Indice de jeunesse, pour les femmes
      • part des étrangers dans la population
      • Part de la population de 0 à 14 ans pour les étrangers
      • Part de la population de 15 à 24 ans pour les étrangers
      • Part de la population de 25 à 59 ans pour les étrangers
      • Part de la population de 60 à 74 ans pour les étrangers
      • Part de la population de 75 ans et plus pour les étrangers
      • Indice de jeunesse, pour les étrangers
      • Part des étrangères parmi les femmes
      • Part des personnes de 15 à 64 ans ayant un emploi
      • Part des emplois précaires parmi les emplois
      • Taux d’emploi des femmes
      • Part des emplois précaires parmi les femmes ayant un emploi
      • Taux d’emploi des étrangers
      • Part des emplois précaires parmi les étrangers ayant un emploi
      • Part de la population sans diplôme ou avec un diplôme niveau inférieur au BAC
      • Part de la population avec un diplôme niveau BAC
      • Part de la population avec un diplôme niveau BAC+2 ou supérieur
      • Taux de scolarisation des 16-24 ans
      • Part de la population sans diplôme ou avec un diplôme niveau inférieur au BAC parmi les femmes
      • Part de la population avec un diplôme niveau BAC parmi les femmes
      • Part de la population avec un diplôme niveau BAC+2 ou supérieur parmi les femmes
      • Taux de scolarisation des 16-24 ans, femmes
      • Part de la population sans diplôme ou avec un diplôme niveau inférieur au BAC parmi les étrangers
      • Part de la population avec un diplôme niveau BAC parmi les étrangers
      • Part de la population avec un diplôme niveau BAC+2 ou supérieur parmi les étrangers
      • Taux de scolarisation des 16-24 ans, étrangers
      • Part des ménages d'une personne
      • Part des ménages d'une personne de 60 à 74 ans
      • Part des ménages d'une personne de 75 ans et plus
      • Part des ménages de 6 personnes et plus
      • Part des familles monoparentales
      • Ménages d'une personne, part des femmes
      • Ménages d'une personne de 60 à 74 ans, part des femmes
      • Ménages d'une personne de 75 ans et plus, part des femmes
      • Familles monoparentales, part des femmes
      • Ménages, part des étrangers
      • Ménages d'une personne, part des étrangers
      • Ménages d'une personne de 60 à 74 ans, part des étrangers
      • Ménages d'une personne de 75 ans et plus, part des étrangers
      • Ménages de 6 personnes et plus, étrangers
      • Familles monoparentales, étrangers
      • Part des logements d'une adresse de plus de 20 logements
      • Part des logements d'une ou deux pièces
      • Part des logements de 5 pièces ou plus
      • Nombre de personnes par résidence principale
      • Taux de vacance des logements

Pour comprendre

FICHIERS DISPONIBLES

  • Table d’appartenance géographique des QPV

Cette section propose pour chaque millésime géographique une table de correspondance entre chaque QPV et son rattachement à différents territoires : commune(s), EPCI, unité urbaine, département, région.
Le champ porte sur l'ensemble des QPV de France métropolitaine et des DOM.

  • Données par source

Cette section propose des chiffres détaillés issus de différentes sources de données : Recensement de la population, Caisse nationale des allocations familiales, Pôle emploi, Caisse nationale d’assurance maladie, Dispositif sur les revenus localisés sociaux et fiscaux.

Les indicateurs sont donnés au niveau des quartiers prioritaires de la politique de la ville (QPV) et à des fins de comparaison, pour la plupart des sources, aux niveaux suivants :
- iris des communes de plus de 10 000 habitants ;
- communes de plus de 10 000 habitants et/ou contenant au moins un QPV ;
- EPCI contenant au moins un QPV ou une commune de plus de 10 000 habitants.

  • Données par thématique

Cette section propose des bases de données reprenant différents indicateurs statistiques sélectionnés dans le cadre du suivi des contrats de ville 2015-2021, par un groupe de travail national piloté par l'Agence nationale de la cohésion des territoires (ANCT), associant des acteurs locaux et nationaux de la politique de la ville.

Les indicateurs fournis sont regroupés par thématique. Ils sont issus des sources proposées dans la section Données par source, complétés par d’autres : Système d'identification du répertoire des entreprises (Sirene), Direction de l'Évaluation, de la Prospective et de la Performance (Depp) du ministère de l'Éducation nationale, Direction de l’Animation de la Recherche, des Études et des Statistiques (Dares) du ministère du Travail.

Les indicateurs sont donnés au niveau des quartiers prioritaires de la politique de la ville (QPV) et, à des fins de comparaison, aux niveaux suivants :
- communes contenant au moins un QPV ;
- EPCI contenant au moins un QPV.

Ces éléments sont également accessibles :
- sous forme de rapports par thématique sur le site Statistiques locales, pour l’ensemble des données des QPV ;
- sous forme de fiches par quartier dans la rubrique « Fiches thématiques » du sommaire de ce produit pour l’ensemble des données des QPV et de leurs zones englobantes.

   

LA GÉOGRAPHIE PRIORITAIRE DE LA POLITIQUE DE LA VILLE

La politique de la ville est une politique de cohésion urbaine et de solidarité envers les quartiers défavorisés et leurs habitants. Le contrat de ville est l'outil de gouvernance et de stratégie territoriale. Il repose sur trois piliers : le développement de l'activité économique et de l'emploi, la cohésion sociale, et l'amélioration du cadre de vie des habitants des quartiers. Il coordonne au niveau de chaque ville les orientations et les engagements des partenaires institutionnels, économiques et associatifs.

Les quartiers prioritaires de la politique de la ville (QPV) sont des territoires d'intervention du ministère de la Ville, définis par la loi de programmation pour la ville et la cohésion urbaine du 21 février 2014. Ces quartiers sont officiels depuis le 1ᵉʳ janvier 2015 : 1 296 quartiers sont situés en France métropolitaine, 140 dans les départements d'outre-mer et 78 en Polynésie française et à Saint-Martin.

Les travaux de définition ont été menés par le Commissariat général à l'égalité des territoires (CGET), devenu depuis le 1ᵉʳ janvier 2020 l'Agence nationale de la cohésion des territoires (ANCT). L'identification des quartiers prioritaires a été réalisée à partir de données carroyées de l'Insee issues de la source Revenus Fiscaux Localisés de 2011.

La cartographie officielle est accessible sur le site du Système d'information géographique de la politique de la ville.

En métropole, en Martinique et à La Réunion, les quartiers prioritaires ont été identifiés selon un critère unique, celui du revenu par habitants. Dans les autres départements d'Outre-Mer, l'identification s'est faite à partir des données du Recensement à l'Iris. Une fois l'identification opérée, des échanges ont eu lieu avec les élus locaux afin de s'assurer de la cohérence du périmètre réglementaire du quartier prioritaire et, le cas échéant, l'ajuster.

Les périmètres des QPV sont fixés par le décret n° 2014-1750 du 30 décembre 2014 pour la métropole et par le décret n° 2014-1751 du 30 décembre 2014 pour les départements et collectivités d’Outre-mer, rectifiés par le décret n° 2015-1138 du 14 septembre 2015.

   

LA GÉOLOCALISATION

Pour produire des statistiques sur les quartiers de la politique de la ville, il est nécessaire de pouvoir localiser géographiquement des unités statistiques (allocataires, demandeurs d’emploi, entreprises...) à partir de leurs adresses postales.

La géolocalisation regroupe deux notions :
- le géocodage : associer à une unité statistique ses coordonnées géographiques XY ;
- le géoréférencement : associer à une unité statistique le code de la zone infra-communale à laquelle elle appartient (Iris, QPV, ...).

La géolocalisation réalisée par l'Insee s’appuie sur un référentiel d’adresses construit à partir :
- du RIL (répertoire d'immeubles localisés), répertoire d'adresses utilisé pour le recensement de la population pour les communes de 10 000 habitants ou plus ;
- des fichiers fiscaux (référentiels d'adresses « cadastraux ») pour les communes de moins de 10 000 habitants.

La géolocalisation s'effectue en plusieurs étapes :
- appariement automatique des adresses d’un fichier source avec celles du référentiel ;
- reprise des rejets pour les adresses non appariées en raison de leur ambiguïté ou absence du référentiel ;
- imputations statistiques pour le reliquat (dans la voie si la voie a été trouvée, dans la commune sinon).

   

PRÉCAUTIONS D'UTILISATION DES DONNÉES GÉOLOCALISÉES

Les coordonnées géographiques associées aux logements ne sont pas nécessairement positionnées exactement sur le logement (positionnement sur la voie au lieu de l’immeuble, positionnement au centre de la parcelle cadastrale). Ce décalage des coordonnées par rapport au logement peut entraîner un mauvais géocodage pour quelques logements situés en limite des quartiers.
De même pour les adresses qu’il n’a pas été possible de géolocaliser de façon certaine et auxquelles une coordonnée géographique a été imputée, il existe un décalage plus ou moins important avec la réalité. Les erreurs de géocodage résiduelles pourraient éventuellement avoir un impact sur les indicateurs des quartiers qui ont le moins d'habitants.
Des contrôles de qualité et de cohérence sont réalisés, permettant d’affecter des notes aux zonages diffusés, informant l’utilisateur du niveau de qualité de la donnée.

De manière générale, deux millésimes consécutifs d’une source ne doivent pas être utilisés pour mesurer des évolutions aux niveaux infra-communaux. En effet, les données sont géolocalisées à partir d'un référentiel d'adresses en évolution constante, des améliorations étant apportées régulièrement sur la localisation des adresses. Les évolutions entre deux millésimes ne reflètent donc pas uniquement l'évolution réelle, mais aussi l'évolution du référentiel. Les évolutions fournies pour certains indicateurs ont été calculées au moyen d’une méthode permettant de s’affranchir de ce biais.

Définitions