Bilan économique 2015 - Bretagne

Les perspectives encourageantes observées début 2015 se sont confirmées. L'emploi redémarre en Bretagne et les indicateurs conjoncturels pour la démographie d'entreprises, la construction et le tourisme sont mieux orientés qu'en moyenne nationale. Toutefois, quelques points noirs subsistent avec des secteurs d'activité toujours en difficulté face à l'emploi, une demande d'emploi qui a continué de croître et une crise agricole qui s'est poursuivie.

Insee Conjoncture Bretagne
Paru le : 31/05/2016
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Transports : reprise des immatriculations et du trafic aérien de passagers

Auteur : Pascal Lauzier, Dreal

En 2015, le trafic repart à la hausse dans les aéroports bretons. Il est porté par l'augmentation des vols low-cost qui représentent près du tiers des vols. Les immatriculations de véhicules sont également en progression. Le dynamisme des échanges internes à la région limite la diminution globale de volume du transport routier de marchandises.

Insee Conjoncture Bretagne
No 10
Paru le : 31/05/2016

Le trafic passager aérien breton progresse grâce aux vols low-cost

Le trafic aérien breton représente 1 943 800 passagers en 2015. Après deux années consécutives de baisse, il est en augmentation de 3,6 % en Bretagne (3,1 % en France métropolitaine) (figure 1). Avec près de 67 000 passagers supplémentaires en 2015, le volume de passagers se rapproche du niveau élevé atteint en 2007. Représentant 78,8 % de l’ensemble, le trafic des lignes nationales est en progression de 2,2 % sur un an. Avec plus de 400 000 passagers en 2015, le trafic des lignes internationales augmente plus fortement (9 %).

Figure 1 – Passagers des aéroports

en %
Passagers des aéroports
Bretagne France métropolitaine
Passagers 2015 (nombre) Évolution 2015/2014 Évolution annuelle moyenne 2014/2009 (1) Évolution 2015/2014 Évolution annuelle moyenne 2014/2009 (1)
Lignes nationales 1 531 052 2,2 1,6 0,9 1,4
Lignes internationales 401 778 9,0 -0,7 4,0 3,9
Transit 10 976 12,4 -17,0 2,5 -11,2
Total 1 943 806 3,6 0,9 3,1 3,1
dont lignes à bas coût (low cost) 566 414 13,3 6,3 9,4 10,3
Part des lignes à bas coût (low cost)(en %) 29,1 /// /// /// ///
  • Note : données brutes.
  • (1) : taux d'évolution annuel qu'aurait connu le trafic passager si l'évolution avait été la même pour chaque année de la période considérée.
  • /// : absence de donnée due à la nature des choses.
  • Source : Union des aéroports français.

Le trafic low-cost poursuit sa progression avec près de 240 000 voyageurs supplémentaires depuis 2007 dont plus de la moitié lors des deux dernières années (figure 2).

Figure 2 – Évolution du nombre de passagers des aéroports dans la région Bretagne

en indice base 100 en 2009
Évolution du nombre de passagers des aéroports dans la région Bretagne
National International Low cost
2009 100 100 100
2010 100,39 95,51 106,61
2011 113,87 79,31 115,52
2012 118,81 83,43 128,27
2013 114,95 85,24 119,75
2014 108,16 96,58 135,84
2015 110,51 105,23 153,9
  • Source : Union des aéroports français.

Figure 2 – Évolution du nombre de passagers des aéroports dans la région Bretagne

Nette reprise des immatriculations de véhicules neufs

Après une légère croissance en 2014, le nombre d’immatriculations de véhicules neufs en Bretagne repart nettement à la hausse en 2015 (+ 5 %, soit 4 700 véhicules supplémentaires) (figures 3 et 4). Cette évolution touche tous les types de véhicules, en particulier les transports collectifs (+ 32,5 %) et les camions (+ 19,3 %).

Les voitures particulières représentent 78,1 % du total des immatriculations, loin devant les camionnettes (18,5 %), les camions (3,1 %) et les véhicules destinés au transport collectif (0,3 %).

La hausse des immatriculations est perceptible dans chaque département breton. L'augmentation concerne en particulier les transports en commun et les camionnettes dans les Côtes-d'Armor, les camionnettes dans le Finistère, les camions en Ille-et-Vilaine et les transports en commun dans le Morbihan.

Figure 3 – Immatriculations de véhicules neufs

Immatriculations de véhicules neufs
Véhicules particuliers Véhicules utilitaires légers (1) Véhicules industriels à moteur (2) Ensemble immatriculations (3)
2015 (nombre) Évolution 2015/2014 (en %) 2015 (nombre) Évolution 2015/2014 (en %) 2015 (nombre) Évolution 2015/2014 (en %) 2015 (nombre) Évolution 2015/2014 (en %)
Côtes-d'Armor 13 971 4,6 3 118 6,0 442 14,2 17 559 5,2
Finistère 22 040 3,2 4 768 8,7 544 22,8 27 393 4,5
Ille-et-Vilaine 22 658 6,0 6 369 -1,8 1 416 28,8 30 599 5,1
Morbihan 18 188 5,9 3 944 1,2 667 3,6 22 900 5,2
Bretagne 76 857 4,9 18 199 2,8 3 069 19,3 98 451 5,0
France métropolitaine 1 886 233 6,8 377 326 1,9 42 981 10,5 2 313 885 6,1
  • Note : données brutes.
  • (1) : camionnettes et véhicules automoteurs spécialisés <= 3,5 t de PTAC.
  • (2) : camions, véhicules automoteurs spécialisés > 3,5 t de PTAC et tracteurs routiers.
  • (3) : y compris immatriculations de transports en commun.
  • Source : SOeS, SIDIV.

Figure 4 – Évolution du nombre d'immatriculations de véhicules particuliers neufs

en indice base 100 en 2006
Évolution du nombre d'immatriculations de véhicules particuliers neufs
Bretagne France métropolitaine
2006 100 100
2007 107,53 103,21
2008 109,37 102,49
2009 134,53 113,39
2010 124,69 110,44
2011 117,91 108
2012 95,99 92,81
2013 93,31 87,81
2014 94,06 88,26
2015 98,68 94,28
  • Note : données brutes.
  • Source : SOeS, Fichier central des automobiles, SIDIV.

Figure 4 – Évolution du nombre d'immatriculations de véhicules particuliers neufs

Le recul du trafic routier de marchandises est moins important qu’en 2014

En Bretagne, la diminution du trafic constatée en 2014 (– 4,4 %) se poursuit en 2015, mais la baisse est moins prononcée (– 3,6 %) (figure 5). Ce recul représente 530 millions de tonnes-kilomètres sur un an. Les flux internationaux, pour leur part, diminuent plus fortement (– 6,5 %).

Figure 5 – Évolution du transport routier de marchandises dans la région Bretagne

en indice base 100 en 2009
Évolution du transport routier de marchandises dans la région Bretagne
Entrées dans la région Sorties de la région Intérieur de la région
2009 100 100 100
2010 104,05 111,7 101,63
2011 104,44 107,4 114,54
2012 92,41 100,07 109,13
2013 92,99 90,45 111,57
2014 85,68 91,42 105,36
2015 78,72 79,67 116,85
  • p : données provisoires.
  • Champ : hors transport international.
  • Source : SOeS, Enquête Transport routier de marchandises.

Figure 5 – Évolution du transport routier de marchandises dans la région Bretagne

À l’instar de ce qui s'observe au niveau national, le volume transporté en 2015 en Bretagne (14,3 milliards de tonnes-kilomètres) est le plus faible enregistré sur la période 2008-2015. Depuis sept ans, l’ensemble des échanges routiers bretons a perdu environ 5 milliards de tonnes-kilomètres.

La baisse du trafic du transport routier de marchandises s'observe surtout sur les marchandises exportées, en retrait de 12,9 % en un an alors que celles importées reculent plus faiblement (– 8,1 %). Par contre, les flux internes à la région retrouvent une progression à deux chiffres (+ 11 %), dépassant en 2015 ceux comptabilisés en 2008.

Au final, en Bretagne, les marchandises transportées par la route se répartissent presque également entre celles importées (35 %), celles exportées (29 %) et celles transportées à l'intérieur de la région (36 %) (figure 6).

Figure 6 – Transport de marchandises par la route

en %
Transport de marchandises par la route
Bretagne 2015 (p) (millions de tonnes - kilomètres) Évolution annuelle moyenne 2015/2010 (1)
Entrées dans la région 4 961 -5,4
Sorties de la région 4 111 -6,5
Intérieur de la région 5 217 2,8
  • p : données provisoires.
  • (1) : taux d'évolution annuel qu'aurait connu le transport de marchandises si l'évolution avait été la même pour chaque année de la période considérée.
  • Champ : France métropolitaine hors Corse. Données hors transport international.
  • Source : SOeS, Enquête Transport routier de marchandises.

Sources

Avertissement : les données chiffrées sont parfois arrondies (selon les règles mathématiques). Le résultat arrondi d'une combinaison de données chiffrées (qui fait intervenir leurs valeurs réelles) peut se trouver légèrement différent de celui que donnerait la combinaison de leurs valeurs arrondies.