L'essentiel sur... les entreprises

Combien y a-t-il d’entreprises en France ? Quelle est la valeur ajoutée réalisée ? Quelles sont les entreprises innovantes ? Le coût de la main-d’œuvre est-il plus élevé en France ?... L’essentiel sur… les entreprises fournit des éléments de cadrage pour aborder ces questions, à l’aide de chiffres clés représentés de manière visuelle et d’un court commentaire.

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Chiffres-clés
Paru le :Paru le19/02/2024
- Février 2024

4,5 millions d’entreprises dans les secteurs marchands non agricoles et non financiers

En 2021, en France, les secteurs marchands non agricoles et non financiers (incluant toutefois les exploitations forestières, les auxiliaires de services financiers et d’assurance et les holdings) comptent 4,5 millions d'entreprises. Ces entreprises emploient 14,8 millions de salariés en .
Dans le secteur agricole, l’usage est de compter plutôt des exploitations agricoles ; en 2020, la France en compte 416 100 et la France métropolitaine 390 000. La main d’œuvre agricole s’élève à 659 500 EQTP en France métropolitaine. Le secteur des activités financières et d’assurance compte par ailleurs 206 400 unités légales en 2020.

En 2021, 140 000 entreprises sont des exploitations forestières, des auxiliaires de services financiers et d’assurance et des holdings, et près de 700 000 relèvent de l’enseignement, de la santé, de l’action sociale ou des activités associatives, secteurs dans lesquels une partie importante de l’activité est réalisée par des structures non marchandes.

Ainsi, les secteurs principalement marchands, non agricoles et non financiers comptent 3,7 millions d’entreprises. Elles emploient 13,8 millions de salariés en EQTP : 29 % dans les 277  et 25 % dans les 6 200 , ainsi que 29 % dans les hors microentreprises et 17 % dans les .

Répartition des entreprises selon la catégorie d’entreprise en 2021

Répartition des entreprises selon la catégorie d’entreprise en 2021
Catégorie d’entreprise Nombre d’entreprises
Secteurs marchands non agricoles et non financiers 4 497 834
  dont :
  entreprises des secteurs enseignement, santé, action sociale ou associatifs 697 921
  exploitations forestières, auxiliaires de services financiers et d'assurances, holdings 138 458
    Grandes entreprises 294
    Entreprises de taille intermédiaire 6 608
    PME non microentreprises 158 566
    Microentreprises 4 332 366
  • Lecture : en 2021, 4 497 834 d'entreprises composent les secteurs marchands non agricoles et non financiers.
  • Champ : France, entreprises des secteurs marchands non agricoles (mais y compris les exploitations forestières) et non financiers (mais y compris auxiliaires de services financiers et d'assurance, sociétés holdings).
  • Source : Insee, Ésane.

Répartition des entreprises selon la catégorie d’entreprise en 2021

  • Lecture : en 2021, 4 497 834 d'entreprises composent les secteurs marchands non agricoles et non financiers.
  • Champ : France, entreprises des secteurs marchands non agricoles (mais y compris les exploitations forestières) et non financiers (mais y compris auxiliaires de services financiers et d'assurance, sociétés holdings).
  • Source : Insee, Ésane.

Les grandes entreprises et les entreprises de taille intermédiaire génèrent 58 % de la valeur ajoutée

En 2021, les 4,5 millions d’entreprises des secteurs marchands non agricoles et non financiers réalisent 1 296 milliards d’euros de

Le tissu productif est très concentré : les 6 902 grandes entreprises et entreprises de taille intermédiaire génèrent 58 % de la valeur ajoutée. À l’opposé, les 4,3 millions de microentreprises génèrent 19 % de la valeur ajoutée. Entre ces deux extrêmes, les PME hors microentreprises génèrent 23 % de la valeur ajoutée.

Répartition de différents agrégats selon la catégorie d'entreprises en 2021

en %
Répartition de différents agrégats selon la catégorie d'entreprises en 2021 (en %)
Caractéristique Grandes entreprises Entreprises de taille intermédiaire PME hors microentreprises Microentreprises
Nombre d'entreprises 0,01 0,1 3,5 96,3
Effectif salarié en EQTP¹ 28,3 25,2 29,0 17,5
Valeur ajoutée hors taxes 32,9 25,2 23,1 18,8
  • 1. Équivalent temps plein (EQTP).
  • Lecture : en 2021, les grandes entreprises regroupent 28,3 % des effectifs salariés en EQTP et génèrent 32,9 % de la valeur ajoutée hors taxes.
  • Champ : France, entreprises des secteurs marchands non agricoles (mais y compris les exploitations forestières) et non financiers (mais y compris auxiliaires de services financiers et d'assurance, sociétés holdings).
  • Source : Insee, Ésane.

Répartition de différents agrégats selon la catégorie d'entreprises en 2021

  • 1. Équivalent temps plein (EQTP).
  • Lecture : en 2021, les grandes entreprises regroupent 28,3 % des effectifs salariés en EQTP et génèrent 32,9 % de la valeur ajoutée hors taxes.
  • Champ : France, entreprises des secteurs marchands non agricoles (mais y compris les exploitations forestières) et non financiers (mais y compris auxiliaires de services financiers et d'assurance, sociétés holdings).
  • Source : Insee, Ésane.

Les services principalement marchands réalisent un tiers de la valeur ajoutée

En 2021, les services principalement marchands réalisent 395 milliards d’euros de valeur ajoutée et 109 milliards d’euros d’investissement (respectivement 34 % et 44 % de l’ensemble des secteurs principalement marchands non agricoles et non financiers).

L’industrie compte relativement peu d’entreprises (7 % des entreprises des secteurs principalement marchands non agricoles et non financiers). Elle a en revanche un poids bien plus important en matière d’emploi salarié (23 %), de valeur ajoutée (28 %), d’investissement (28 %) et surtout de chiffre d’affaires à l’exportation (62 %).

Le commerce est le troisième secteur en matière de valeur ajoutée (21 %), suivi par la construction (10 %).

Répartition de la valeur ajoutée hors taxes par secteur d’activité en 2021

Répartition de la valeur ajoutée hors taxes par secteur d’activité en 2021
Secteur d’activité Valeur ajoutée hors taxes
(en milliards d’euros) (en %)
Services principalement marchands 394,9 33,5
Industrie 324,6 27,5
Commerce 249,9 21,2
Construction 114,4 9,7
Transports et entreposage 95,1 8,1
Ensemble 1 178,9 100,0
  • Lecture : en 2021, les services principalement marchands génèrent 33,5 % de la valeur ajoutée hors taxes.
  • Champ : France, entreprises des secteurs principalement marchands non agricoles et non financiers.
  • Source : Insee, Ésane.

Répartition de la valeur ajoutée hors taxes par secteur d’activité en 2021

  • Lecture : en 2021, les services principalement marchands génèrent 33,5 % de la valeur ajoutée hors taxes.
  • Champ : France, entreprises des secteurs principalement marchands non agricoles et non financiers.
  • Source : Insee, Ésane.

Huit entreprises sur dix sont encore actives trois ans après leur création

Parmi les entreprises créées au premier semestre 2018 en France, hors régime de l’auto-entrepreneur, 82 % sont encore actives trois ans après leur création.

Les demeurent plus pérennes que les . La pérennité d'une entreprise dépend également du secteur d'activité. Pour les sociétés, elle est plus importante pour les entreprises du secteur des activités financières et d'assurance, et moins dans le commerce. Les moyens financiers investis au démarrage et l’expérience dans le métier favorisent également la pérennité.

Après trois ans d'activité, 39 % des entreprises créées au premier semestre 2018 emploient au moins un salarié en plus du chef d'entreprise, contre 27 % l'année de leur création.

Trois ans après la création, plus de la moitié des entrepreneurs désirent avant tout accroître le niveau d'activité de leur entreprise ; 32 % des créateurs d'entreprise visent le maintien de leur activité à son niveau actuel et 15 % ont pour objectif de parvenir à sauvegarder leur entreprise.

Taux de pérennité des entreprises créées aux premiers semestres 2010, 2014 et 2018, 1 à 5 ans après leur création

en %
Taux de pérennité des entreprises créées aux premiers semestres 2010, 2014 et 2018, 1 à 5 ans après leur création (en %)
Taux de pérennité à … Entreprises créées en …
2010 2014 2018
1 an 91,1 91,3 94,8
2 ans 81,1 82,4 88,4
3 ans 71,8 73,6 82,0
4 ans 64,6 66,6 ///
5 ans 60,4 61,3 ///
  • /// : absence de résultat due à la nature des choses.
  • Lecture : 94,8 % des entreprises créées au premier semestre 2018 sont pérennes au moins un an.
  • Champ : entreprises des secteurs marchands non agricoles créées au premier semestre de l'année de référence, hors auto-entrepreneurs.
  • Source : Insee, enquêtes SINE 2010 (interrogations 2010, 2013 et 2015), 2014 (interrogations 2014, 2017 et 2019) et 2018 (interrogations 2018 et 2021).

Taux de pérennité des entreprises créées aux premiers semestres 2010, 2014 et 2018, 1 à 5 ans après leur création

  • Lecture : 94,8 % des entreprises créées au premier semestre 2018 sont pérennes au moins un an.
  • Champ : entreprises des secteurs marchands non agricoles créées au premier semestre de l'année de référence, hors auto-entrepreneurs.
  • Source : Insee, enquêtes SINE 2010 (interrogations 2010, 2013 et 2015), 2014 (interrogations 2014, 2017 et 2019) et 2018 (interrogations 2018 et 2021).
Combien de salariés sont employés à l'étranger dans les firmes multinationales sous contrôle français ?
Combien de salariés sont employés à l'étranger dans les firmes multinationales sous contrôle français ?

En 2021, les firmes multinationales sous contrôle français (hors services non marchands et banques) emploient 6,9 millions de salariés dans leurs filiales à l’étranger, soit plus de la moitié de leurs effectifs totaux.

À l’étranger, 33 % des salariés des firmes multinationales sous contrôle français travaillent dans l’Union européenne (UE) et 67 % dans le reste du monde. Les filiales en Allemagne, en Espagne et en Italie représentent 51 % des effectifs des firmes multinationales sous contrôle français dans l’UE. Au niveau mondial, les États-Unis regroupent les effectifs les plus importants devant l'Inde et le Brésil.

43 % des salariés des filiales sous contrôle français implantées à l’étranger travaillent dans les services et 36 % dans l’industrie.

43 % des filiales des multinationales sous contrôle français appartiennent à des grandes firmes. Elles emploient 76 % des effectifs des filiales françaises à l’étranger, soit 5,3 millions de salariés.

Réciproquement, les entreprises sous contrôle étranger (filiale américaine, japonaise, chinoise, etc.) emploient 2,2 millions de personnes (salariés et non-salariés) en France en 2021.

Pour en savoir plus, vous pouvez consulter cette publication.

Nombre de firmes multinationales sous contrôle français en 2021 et effectif salarié, selon leur taille

en milliers
Nombre de firmes multinationales sous contrôle français en 2021 et effectif salarié, selon leur taille (en milliers)
Firmes multinationales Nombre de filiales Effectifs salariés
Grandes firmes multinationales 22,0 5 254
Firmes multinationales de taille intermédiaire 18,8 1 436
Firmes multinationales de taille petite et moyenne 10,3 210
Ensemble 51,0 6 900
  • Lecture : en 2021, parmi les filiales à l’étranger de firmes multinationales sous contrôle français, 18 800 sont de taille intermédiaire et emploient 1,44 million de salariés.
  • Champ : firmes multinationales sous contrôle français, hors services non marchands et filiales bancaires.
  • Source : Insee, enquête Ofats.
L'emploi augmente-t-il dans les petites et moyennes entreprises ?
L'emploi augmente-t-il dans les petites et moyennes entreprises ?

Entre 2009 et 2020, les microentreprises, les PME et les ETI créent 936 000 emplois salariés en France sur la période, mais beaucoup d’entre elles changent de catégorie à la suite de leur croissance ou de leur rachat par des entreprises plus grandes.

Hors l'effet des changements de catégorie, les créations nettes d'emplois des ETI atteignent 220 000 emplois entre 2009 et 2020. Ces créations sont concentrées sur les années les plus récentes (à partir de 2014), après les destructions nettes d'emplois dues à la crise économique de 2008 dans ces entreprises.

Les PME et les microentreprises créent quant à elles respectivement 322 000 et 395 000 emplois entre 2009 et 2020. Seules les grandes entreprises suppriment des emplois (– 276 000), l'évolution de leurs effectifs reposant surtout sur le rachat d'entreprises plus petites.

Pour en savoir plus, vous pouvez consulter cette publication.

Créations ou suppressions d’emplois salariés entre 2009 et 2020

  • Lecture : entre 2009 et 2020, 395 000 emplois salariés sont créés par les microentreprises : 252 000 sont créés dans les établissements pérennes (solde des emplois créés et disparus) et 143 000 dans les établissements créés ou disparus.
  • Champ : France hors Mayotte, établissements marchands non agricoles, emploi salarié hors interim, hors groupes multinationaux dont le centre de décision est situé à l'étranger.
  • Source : Insee, Sirus, Clap, Flores, Lifi.
Qui sont les créateurs d'entreprises ?
Qui sont les créateurs d'entreprises ?

Au premier semestre 2018, les entreprises (y compris régime du micro-entrepreneur) créées l’ont été en premier lieu par des salariés du secteur privé (33 %), puis des chômeurs (24 %). Les indépendants et chefs d’entreprise représentent respectivement 11 % et 6 % des créateurs d’entreprises.

Si l'on définit un créateur-type d'entreprise comme une personne fictive qui possède les caractéristiques les plus fréquemment observées parmi l'ensemble des créateurs ayant démarré leur activité en 2018, il s'agit d'un homme (65 % des créateurs) de moins de 40 ans (56 %). Sans expérience dans l'entreprenariat (72 %), il était, juste avant la création de son entreprise, salarié du secteur privé ou de la fonction publique (38 %). L'activité de sa nouvelle entreprise est devenue sa seule activité professionnelle rémunérée (74 %) et correspond au métier qu'il a exercé le plus longtemps (56 %).

Au-delà de ce portrait-type, les créateurs d'entreprise 2018 ont des profils très variés. Ceux qui sont à la recherche d'un complément de revenu profitent généralement du régime du micro-entrepreneur qui simplifie les formalités administratives. C'est l'optique de salariés souhaitant diversifier leur activité tout en conservant leur poste, mais également de jeunes retraités et surtout d'étudiants, de plus en plus nombreux.

Pour en savoir plus, vous pouvez consulter cette publication.

Répartition des créateurs d’entreprise du premier semestre 2018 selon leur situation antérieure

  • Lecture : 11 % des créateurs d’entreprises au premier semestre 2018 étaient indépendants ou à leur compte juste avant la création.
  • Champ : entreprises des secteurs marchands non agricoles créées au premier semestre de l'année de référence, ayant démarré leur activité en novembre 2018.
  • Source : Insee, dispositif Sine, enquête SINE et Micro-entrepreneurs 2018, première interrogation.
Le coût de la main-d’œuvre est-il plus élevé en France ?
Le coût de la main-d’œuvre est-il plus élevé en France ?

En 2022, dans l’Union européenne (UE), la France occupe la cinquième position des pays ayant les coûts horaires de la main-d’œuvre les plus élevés. Avec 41,1 euros dans le secteur marchand non agricole hors services aux ménages, elle se situe en dessous du Danemark, mais au‑dessus de l’Allemagne. Dans l’industrie (hors construction), le coût horaire en France est néanmoins inférieur à celui de l’Allemagne (43,5 euros contre 44,3 euros).

De 2013 à 2021, la hausse du coût horaire de la main-d’œuvre a été modérée en France grâce à la mise en place de diverses mesures comme, par exemple, le crédit d’impôt pour la compétitivité et l’emploi (CICE) en 2013, l’extension de la réduction générale de cotisations sociales applicable aux bas salaires en 2019 ou, plus récemment, les dispositifs adoptés en 2020 et 2021 pour faire face à la crise sanitaire liée à l’épidémie de Covid-19 (exonérations et aide au paiement de cotisations sociales, plan « 1 jeune 1 solution »).

En 2022 toutefois, avec la nette hausse des salaires dans un contexte de forte inflation, le coût du travail horaire a accéléré, en France comme dans la plupart des autres pays de l’UE.

Pour en savoir plus, vous pouvez consulter cette publication.

Coût horaire de la main-d’œuvre en Europe en 2022

  • 1. Hors administration publique, défense et sécurité sociale obligatoire.
  • Note : tous les pays ne sont pas représentés, la France occupe le 5e rang par ordre décroissant des coûts horaires dans l'UE à 27.
  • Lecture : en 2022, le coût horaire de la main-d'œuvre dans l'industrie est de 43,5 euros en France ; il est de 44,3 euros en Allemagne.
  • Champ : entreprises de 10 salariés ou plus du secteur marchand non agricole (SMNA), hors services aux ménages.
  • Source : Instituts nationaux de statistiques, Eurostat, Labour cost survey, annual data.
Quelles sont les entreprises innovantes ?
Quelles sont les entreprises innovantes ?

Dans les secteurs marchands non agricoles, 47 % des entreprises de 10 salariés ou plus implantées en France ont déclaré avoir innové entre 2018 et 2020. L’innovation est entendue ici au sens large ; elle comprend les innovations de produits (biens et services) ou de procédés de production, y compris des modes d’organisation et des méthodes de marketing, ainsi que le développement d’activités de recherche et développement (R&D).

Le secteur de l’information-communication se déclare le plus actif en matière d’innovation : 74 % des entreprises de ce secteur indiquent avoir innové entre 2018 et 2020. Il est suivi par les activités spécialisées, scientifiques et techniques avec 56 % d’entreprises innovantes, puis de l’industrie (54 %) et des activités financières et d’assurance (52 %). À l’inverse, la construction (37 %), les transports et l’entreposage (40 %) et l’hébergement-restauration (43 %) sont les secteurs parmi lesquels la proportion d’entreprises déclarant des innovations est la plus faible.

Pour en savoir plus, vous pouvez consulter cette publication.

Taux d’innovation par secteur entre 2018 et 2020

  • 1. Y compris holdings financières.
  • Note : une même entreprise peut cumuler plusieurs innovations et plusieurs types d’innovation.
  • Lecture : entre 2018 et 2020, 47 % des sociétés sont innovantes au sens large.
  • Champ : sociétés actives de 10 salariés ou plus, implantées en France, divisions 05 à 81 de la NAF rév. 2 sauf 75.
  • Source : Insee, enquête Capacité à innover et stratégie (CIS) 2020.
Les investissements des entreprises pour protéger l'environnement augmentent-ils ?
Les investissements des entreprises pour protéger l'environnement augmentent-ils ?

En 2021, les établissements industriels de 20 salariés ou plus ont investi 1,8 milliard d’euros pour la protection de l’environnement. Trois établissements sur dix en ont réalisé en 2021.

Entre 2008 et 2017, les investissements des établissements industriels de 20 salariés ou plus ont baissé. Ils ont ensuite augmenté entre 2017 et 2019. Si la crise sanitaire a freiné les investissements en 2020, la tendance à la hausse de ces investissements s’est poursuivie en 2021.

En 2021, un quart des montants antipollution investis visent à consommer une énergie plus propre ou moins d'énergie (460 millions d’euros) ; 207 millions d'euros ont notamment été investis par les établissements industriels dans des systèmes d’énergies renouvelables. 23 % des investissements antipollution visent à limiter les émissions de gaz à effet de serre (416 millions d’euros), 14 % à traiter les eaux usées et à améliorer la gestion de l’eau (258 millions d’euros) et 14 % à mieux protéger la qualité de l’air (252 millions d’euros).

Pour en savoir plus, vous pouvez consulter cette publication.

Dépenses antipollution par domaine en 2021

  • Lecture : En 2021, les établissements industriels ont dépensé 139 millions d’euros d’investissements et 22 millions d’euros d’études pour la protection des sols, eaux souterraines et de surface.
  • Champ : France, industries extractive et manufacturière (y compris artisanat commercial) et énergie, établissements de 20 salariés ou plus.
  • Source : Insee, enquête sur les investissements pour protéger l'environnement (Antipol) 2021.

Quelle définition de « l'entreprise » ?

Dans les statistiques, la notion d’entreprise a souvent été associée à sa définition juridique, à savoir l’unité légale inscrite au répertoire Sirene de l’Insee. Cette approche permet de disposer de nombreuses données administratives et de réduire ainsi la charge d’enquête pour les entreprises. Toutefois, avec l’émergence des groupes de sociétés notamment, les unités légales détenues par d’autres peuvent perdre tout ou partie de leur autonomie et ne sont donc pas des entreprises au sens économique. C’est pourquoi l’Insee appuie désormais ses statistiques structurelles sur les entreprises au sens économique, afin de disposer d’une vision plus pertinente du tissu productif.

Selon le règlement européen de 1993 et la loi de modernisation de l’économie (LME) de 2008, « l’entreprise correspond à la plus petite combinaison d’unités légales qui constitue une unité organisationnelle de production de biens et de services jouissant d’une certaine autonomie de décision, notamment pour l’affectation de ses ressources courantes. Une entreprise exerce une ou plusieurs activités dans un ou plusieurs lieux ». Une entreprise peut correspondre à une seule unité légale. Un nouveau processus de production a été mis en œuvre pour identifier au sein des groupes les entreprises au sens économique, puis collecter et calculer des statistiques sur ces nouveaux contours.

Comment l’Insee recense les entreprises ?

Les articles R123-220 à R123-234 du Code de commerce instituent un système national d'identification des personnes physiques et morales et de leurs établissements articulé autour du répertoire des entreprises et des établissements (Sirene : système informatique pour le répertoire des entreprises et des établissements).

Le répertoire enregistre l'état civil de toutes les entreprises et de leurs établissements :

  • quelle que soit leur forme juridique ;
  • quel que soit leur secteur d'activité (industriels, commerçants, artisans, professions libérales, agriculteurs, collectivités territoriales, banques, assurances, associations, etc.) ;
  • situés en France métropolitaine, ainsi qu'en Guadeloupe, Martinique, Guyane, La Réunion, Mayotte, Saint-Barthélémy, Saint-Martin et Saint-Pierre-et-Miquelon.

En plus de la gestion de ce répertoire, l'Insee assure une mission de coordination et d'information inter-administrative :

  • attribution d’un identifiant unique, le numéro Siren aux personnes morales et physiques et le numéro Siret à chacun de leurs établissements ;
  • codification de leurs activités principales exercées ;
  • information en permanence des associés et partenaires de Sirene auxquels sont communiqués les mouvements enregistrés dans le répertoire (créations, modifications, cessations) ;
  • transmission du certificat d'inscription par l'Insee à l'entreprise, association ou organisme du secteur public à la suite du traitement des formulaires transmis par le centre de formalités des entreprises (CFE) ou les organismes associés pour les cas de créations et modifications.

Comment l’Insee mesure l’utilisation des TIC par les entreprises ou encore l’innovation ?

L’Insee réalise différentes enquêtes thématiques auprès des entreprises afin de connaître leurs pratiques en matière d’innovation, d’utilisation du numérique, etc.

L'enquête communautaire sur l'utilisation des technologies de l'information et de la communication (TIC) et le commerce électronique dans les entreprises s'inscrit dans un dispositif d'enquêtes européennes. Elle vise à mieux connaître l'informatisation et la diffusion des technologies de l'information et de la communication dans les entreprises. Elle cherche notamment à apprécier la place des nouveaux outils dans les relations externes de l'entreprise (internet, commerce électronique) et dans leur fonctionnement interne (réseaux, systèmes intégrés de gestion).

L’enquête Capacité à innover et stratégie (CIS) sur l’innovation est coordonnée dans le cadre européen. Elle s’appuie sur le manuel d’Oslo, élaboré sous l’autorité de l’OCDE et qui définit la méthodologie des enquêtes et les notions de l’innovation.

Définitions

L'équivalent temps plein (EQTP) est une unité de mesure d'une capacité de travail ou de production. Un EQTP pour une période donnée correspond à un travail (ou une production) qui nécessite une personne à plein temps pour le réaliser pendant la période considérée.

Une grande entreprise (GE) est une entreprise qui vérifie au moins une des deux conditions suivantes :
- avoir au moins 5 000 salariés ;
- avoir plus de 1,5 milliard d'euros de chiffre d'affaires et plus de 2 milliards d'euros de total de bilan.

Une entreprise de taille intermédiaire (ETI) est une entreprise qui a entre 250 et 4 999 salariés, et soit un chiffre d'affaires n'excédant pas 1,5 milliard d'euros soit un total de bilan n'excédant pas 2 milliards d'euros.

Les petites et moyennes entreprises (PME) sont celles qui occupent moins de 250 personnes, et qui ont un chiffre d'affaires annuel n'excédant pas 50 millions d'euros ou un total de bilan n'excédant pas 43 millions d'euros. Elles incluent la catégorie des microentreprises.

Une microentreprise est une entreprise occupant moins de 10 personnes, et qui a un chiffre d'affaires annuel ou un total de bilan n'excédant pas 2 millions d'euros. Les microentreprises font partie des petites et moyennes entreprises (PME).

La valeur ajoutée est égale à la valeur de la production diminuée de la consommation intermédiaire.

Une société est une entité dotée de la personnalité juridique. Elle est créée dans un but marchand : produire des biens ou des services pour le marché (source de profit ou d'autres gains financiers pour ses propriétaires). Elle est la propriété collective de ses actionnaires qui désignent les administrateurs responsables de sa direction générale.

Une entreprise individuelle est une entreprise en nom propre ou en nom personnel. L'identité de l'entreprise correspond à celle du dirigeant, qui est responsable sur ses biens propres.

L'unité de travail annuel (UTA) est l'unité de mesure de la quantité de travail humain fourni sur chaque exploitation agricole.
Cette unité équivaut au travail d'une personne travaillant à temps plein pendant une année.

Un micro-entrepreneur bénéficie du régime de même nom (appelé auto-entrepreneur jusqu'en 2014), qui offre des formalités de création d'entreprise allégées et un mode de calcul et de paiement simplifié des cotisations sociales et de l'impôt sur le revenu. Il s’applique aux entrepreneurs individuels qui en font la demande, sous certaines conditions.