L'économie et la société à l'ère du numériqueÉdition 2019

Cet ouvrage inédit rassemble les données de la statistique publique rendant compte des transformations de l’économie et de la société par le numérique.

Insee Références
Paru le : Paru le 04/11/2019
L'économie et la société à l'ère du numérique - Novembre 2019
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Nouveaux outils et technologies de travail dans les entreprises

Insee Références

Paru le : 04/11/2019

En 2017, l’utilisation d’outils pour partager électroniquement de l’information augmente avec la taille de la société et dépend fortement du secteur d’activité. Lorsqu’il s’agit de partager l’information en interne, ces outils sont toujours plus répandus dans les sociétés des secteurs des technologies, contenus et supports de l’information (TCSI), quelle que soit leur taille : 58 % d’entre elles utilisent un progiciel de gestion intégré (contre 38 % pour l’ensemble des sociétés de 10 personnes ou plus) et 59 % une application de gestion de la relation client (contre 28 %) (figure 1). Ces différences sont encore plus marquées lorsqu’il s’agit d’outils collaboratifs : 66 % des sociétés des secteurs des TCSI ont recours à des outils de travail collaboratif (vidéoconférences, groupware, etc.) et 25 % à des outils de conception collaborative (maquette numérique partagée, conception assistée par ordinateur, etc.), soit trois fois plus que pour l’ensemble des sociétés de 10 salariés ou plus. En revanche, le partage électronique d’information sur la chaîne logistique d’approvisionnement n’est pas plus fréquent dans les secteurs des TCSI : que ce soit dans ces secteurs ou pour l’ensemble des sociétés, 13 % des sociétés y ont recours. L’utilisation de ces outils de travail n’augmente pas entre 2012 et 2017. Cette stabilité peut toutefois refléter une mutation des pratiques : en effet, les entreprises ont de moins en moins besoin de déployer en interne ces outils, accessibles en tant que services sur Internet, comme le mode SaaS (software as a service, ou logiciel en tant que service en français).

Figure 1 – Partage électronique de l'information selon la taille de la société en 2017

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Figure 1 – Partage électronique de l'information selon la taille de la société en 2017 (en %) - Lecture : en 2017, 33 % des sociétés de 10 à 49 salariés utilisent un progiciel de gestion intégré.
Dans la société Sur la chaîne logistique d'approvisionnement Via des outils collaboratifs
Progiciel de gestion intégré Application de gestion de la relation client1 Outils de travail Outils de conception
De 10 à 49 salariés 33 24 11 17 7
  dont secteurs
  des TCSI
51 56 10 61 21
De 50 à 249 salariés 67 45 25 49 18
  dont secteurs
  des TCSI
81 71 21 81 37
250 salariés ou plus 80 61 39 78 36
  dont secteurs
  des TCSI
89 79 35 95 49
Ensemble 38 28 13 22 9
  dont secteurs
  des TCSI
58 59 13 66 25
  • 1. À l'exclusion des outils d'interaction en temps réel avec le consommateur (chat, messagerie instantanée, navigation en temps réel, partage d'écran, etc.).
  • Note : les sociétés des secteurs des TCSI représentent 5 % des sociétés de 10 personnes ou plus implantées en France et faisant partie du champ de l’enquête TIC-entreprises en 2017.
  • Lecture : en 2017, 33 % des sociétés de 10 à 49 salariés utilisent un progiciel de gestion intégré.
  • Champ : sociétés de 10 personnes ou plus, implantées en France, des secteurs principalement marchands, hors secteurs agricole, financier et d’assurance, déclarant avoir accès à Internet et utiliser au moins un ordinateur.
  • Source : Insee, enquête TIC-entreprises 2017.

En 2017, les technologies de radio-identification sont davantage utilisées par les sociétés des secteurs des TCSI pour identifier les personnes et contrôler les accès : 15 % y ont recours, contre 8 % pour l’ensemble des sociétés (figure 2). Cet usage augmente puisqu’en 2011, seulement 2 % des sociétés utilisaient ces technologies à cette fin. L’usage de technologies de radio-identification liées au processus de production n’est pas plus courant dans les sociétés des secteurs des TCSI que dans les autres secteurs. En 2017, comme pour l’ensemble des sociétés, elles sont 4 % à les utiliser pour suivre et contrôler le processus de production et de livraison et 2 % pour identifier les produits à l’issue de ce processus.

Figure 2 – Usages des technologies de radio-identification en 2017

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Figure 2 – Usages des technologies de radio-identification en 2017 (en %) - Lecture : en 2017, 8 % des sociétés utilisent des technologies de radio-identification pour identifier les personnes, contrôler les accès.
Ensemble Secteurs des TCSI
Identification des personnes, contrôle des accès 8 15
Suivi et contrôle du processus de production et de livraison 4 4
Identification de produits à l'issue du processus de production 2 2
  • Lecture : en 2017, 8 % des sociétés utilisent des technologies de radio-identification pour identifier les personnes, contrôler les accès.
  • Champ : sociétés de 10 personnes ou plus, implantées en France, des secteurs principalement marchands, hors secteurs agricole, financier et d’assurance, déclarant avoir accès à Internet et utiliser au moins un ordinateur.
  • Source : Insee, enquête TIC-entreprises 2017.

Figure 2 – Usages des technologies de radio-identification en 2017

  • Lecture : en 2017, 8 % des sociétés utilisent des technologies de radio-identification pour identifier les personnes, contrôler les accès.
  • Champ : sociétés de 10 personnes ou plus, implantées en France, des secteurs principalement marchands, hors secteurs agricole, financier et d’assurance, déclarant avoir accès à Internet et utiliser au moins un ordinateur.
  • Source : Insee, enquête TIC-entreprises 2017.

En 2017, les sociétés des secteurs des TCSI ont deux fois plus recours à l’impression 3D (8 %) que l’ensemble des sociétés (4 %). Comme les autres, elles utilisent surtout cette technologie pour réaliser des prototypes ou des maquettes, principalement pour un usage interne (figure 3). C’est le cas pour 71 % des sociétés utilisant l’impression 3D. Elles se servent également autant de leurs propres imprimantes que des services d’impression proposés par d’autres entreprises. Parmi l’ensemble des sociétés, 13 % pensent que leur utilisation de l’impression 3D pourrait augmenter entre 2016 et 2019, contre 20 % dans les secteurs des TCSI. Cette proportion est bien plus élevée pour les sociétés qui utilisent déjà cette technologie : qu’elles appartiennent ou non aux secteurs des TCSI, plus de la moitié d’entre elles pensent qu’elles intensifieront l’usage de cette technologie sur la même période.

Figure 3 – Réalisations des sociétés avec l'impression 3D en 2017

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Figure 3 – Réalisations des sociétés avec l'impression 3D en 2017 (en %) - Lecture : en 2017, 38 % des sociétés ayant recours à l'impression 3D utilisent cette technologie pour réaliser des prototypes ou des maquettes à vendre.
Ensemble Secteurs des TCSI
Prototypes ou maquettes à vendre 38 43
Prototypes ou maquettes pour un usage interne 71 78
Biens à vendre1 15 8
Biens utilisés dans les procédés de production de l'entreprise1 29 26
  • 1. Hors prototypes et maquettes.
  • Lecture : en 2017, 38 % des sociétés ayant recours à l'impression 3D utilisent cette technologie pour réaliser des prototypes ou des maquettes à vendre.
  • Champ : sociétés de 10 personnes ou plus, implantées en France, des secteurs principalement marchands, hors secteurs agricole, financier et d’assurance, déclarant avoir recours à l'impression 3D en 2017.
  • Source : Insee, enquête TIC-entreprises 2018.

Figure 3 – Réalisations des sociétés avec l'impression 3D en 2017

  • 1. Hors prototypes et maquettes.
  • Lecture : en 2017, 38 % des sociétés ayant recours à l'impression 3D utilisent cette technologie pour réaliser des prototypes ou des maquettes à vendre.
  • Champ : sociétés de 10 personnes ou plus, implantées en France, des secteurs principalement marchands, hors secteurs agricole, financier et d’assurance, déclarant avoir recours à l'impression 3D en 2017.
  • Source : Insee, enquête TIC-entreprises 2018.

En 2017, dans l’Union européenne (UE), comme en France, 4 % des sociétés de 10 personnes ou plus utilisent l’impression 3D (figure 4). Cette proportion varie de 1 % à Chypre et en Lettonie à 7 % en Finlande. En 2018, dans l’UE, 7 % des sociétés utilisent des robots. Globalement, l’usage de la robotique est plus répandu en Espagne, au Danemark et en Finlande, où une entreprise sur dix utilise cette technologie.

Figure 4 – Utilisation de l'impression 3D en 2017 et de la robotique en 2018 dans l'Union européenne

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Figure 4 – Utilisation de l'impression 3D en 2017 et de la robotique en 2018 dans l'Union européenne (en %) - Lecture : dans l'Union européenne, en 2017, 4 % des sociétés ont recours à l'impression 3D. En 2018, 7 % des sociétés utilisent des robots.
Impression 3D Robots1
Chypre 1 1
Lettonie 1 nd
Bulgarie 2 4
Estonie 2 3
Grèce 2 3
Hongrie 2 3
Pologne 2 6
Roumanie 2 3
Croatie 3 nd
Espagne 3 11
Irlande 3 nd
Slovaquie 3 5
Autriche 4 5
France 4 8
Italie 4 9
Lituanie 4 3
Luxembourg 4 nd
Portugal 4 8
Slovénie 4 7
République tchèque 4 6
UE 4 7
Allemagne 5 5
Pays-Bas 5 8
Suède 5 7
Belgique 6 nd
Danemark 6 10
Malte 6 4
Royaume-Uni 6 nd
Finlande 7 10
  • nd : non disponible.
  • 1. À l'exclusion des agents logiciels automatiques (bots) ou semi-automatiques (robots d'indexation, robots IRC, etc.).
  • Note : données sur la robotique en 2018 non disponibles pour la Lettonie, la Croatie, l'Irlande, le Luxembourg, la Belgique et le Royaume-Uni.
  • Lecture : dans l'Union européenne, en 2017, 4 % des sociétés ont recours à l'impression 3D. En 2018, 7 % des sociétés utilisent des robots.
  • Champ : sociétés de 10 personnes ou plus, implantées dans l'UE, des secteurs principalement marchands, hors secteurs agricole, financier et d’assurance.
  • Source : Eurostat, enquête TIC-entreprises 2018.

Figure 4 – Utilisation de l'impression 3D en 2017 et de la robotique en 2018 dans l'Union européenne

  • 1. À l'exclusion des agents logiciels automatiques (bots) ou semi-automatiques (robots d'indexation, robots IRC, etc.).
  • Note : données sur la robotique en 2018 non disponibles pour la Lettonie, la Croatie, l'Irlande, le Luxembourg, la Belgique et le Royaume-Uni.
  • Lecture : dans l'Union européenne, en 2017, 4 % des sociétés ont recours à l'impression 3D. En 2018, 7 % des sociétés utilisent des robots.
  • Champ : sociétés de 10 personnes ou plus, implantées dans l'UE, des secteurs principalement marchands, hors secteurs agricole, financier et d’assurance.
  • Source : Eurostat, enquête TIC-entreprises 2018.

Sources

Enquête communautaire sur les technologies de l’information et de la communication dans les entreprises (TIC-entreprises) : cette enquête s’inscrit dans le dispositif d’enquêtes européennes, en application du règlement européen n° 1006/2009 du 16 septembre 2009 amendant le règlement du 21 avril 2004. Ce dispositif permet d’évaluer la progression de l’usage des TIC dans les entreprises en Europe. L’enquête TIC vise à mieux connaître l’informatisation et la diffusion des technologies de l’information et de la communication dans les entreprises. Elle cherche notamment à apprécier la place des outils nouveaux dans les relations externes de l’entreprise (Internet, commerce électronique) et dans leur fonctionnement interne (réseaux, systèmes intégrés de gestion).

Définitions


Technologies, contenus et supports de l’information (TCSI) : elles désignent les activités économiques correspondant aux codes de la nomenclature d’activités française (NAF) suivants et les produits associés : fabrication de produits informatiques, électroniques et optiques (26), commerce de gros d’équipements de l’information et de la communication (46.5), édition – livres, périodiques, logiciels (58), production de films cinématographiques, de vidéo et de programmes de télévision : enregistrement sonore et édition musicale (59), programmation et diffusion – radio, télévision (60), télécommunications (61), programmation, conseil et autres activités informatiques (62), services d’information dont traitement de données, hébergement et portails internet (63). Ce champ correspond approximativement aux « technologies de l’information et de la communication » (TIC) et aux « contenus et supports » définis par l’OCDE.


Progiciel de gestion intégré : logiciel professionnel (PGI ou ERP) permettant de gérer les processus d’une entreprise et de partager les informations entre les métiers via une base de données unique (SAP, PeopleSoft, Oracle, etc.). Il intègre les fonctions suivantes : planning, achats, ventes, marketing, relation client, finances et ressources humaines, etc.


Application de gestion de la relation client : progiciel (GRC ou CRM) permettant de gérer l’ensemble des relations avec les clients dans un même processus en regroupant la gestion des campagnes marketing, l’informatisation des forces de vente, le suivi de la relation client au quotidien, etc. Sont ici exclus les outils d’interaction en temps réel avec le consommateur (chat, messagerie instantanée, navigation en temps réel, partage d’écran, etc.).


Partage électronique d’information sur la chaîne logistique d’approvisionnement : ce partage signifie l’échange de tous types d’informations avec les fournisseurs ou les clients concernant la disponibilité, la production, le développement et la distribution des biens ou services. L’information peut être échangée via des sites web, des réseaux ou d’autres moyens de transfert électronique de données (de type EDI). Les messages électroniques tapés manuellement ou ne permettant pas de traitements automatiques sont exclus.


Radio-identification : cette méthode d’identification automatique permet de mémoriser et de récupérer des données à distance via les ondes radio en utilisant des marqueurs appelés radio-étiquettes ou transpondeurs qui peuvent être collés ou incorporés à un produit ou un objet. Elle inclut le standard de communication en champ proche (CCP) qui permet une communication entre appareils à courte distance (10 cm ou moins).

Champ

Technologies, contenus et supports de l’information (TCSI) : elles désignent les activités économiques correspondant aux codes de la nomenclature d’activités française (NAF) suivants et les produits associés : fabrication de produits informatiques, électroniques et optiques (26), commerce de gros d’équipements de l’information et de la communication (46.5), édition – livres, périodiques, logiciels (58), production de films cinématographiques, de vidéo et de programmes de télévision : enregistrement sonore et édition musicale (59), programmation et diffusion – radio, télévision (60), télécommunications (61), programmation, conseil et autres activités informatiques (62), services d’information dont traitement de données, hébergement et portails internet (63). Ce champ correspond approximativement aux « technologies de l’information et de la communication » (TIC) et aux « contenus et supports » définis par l’OCDE.

Faute de données disponibles dans la comptabilité nationale et les estimations d’emploi, il exclut la réparation d’ordinateurs et d’équipements de communication (95.1). À l’inverse, il inclut des technologies connexes aux TIC : la fabrication d’instruments et d’appareils de mesure, d’essai et de navigation, l’horlogerie (26.5), la fabrication d’équipements d’irradiation médicale, d’équipements médicaux et électro-thérapeutiques (26.6), ainsi que la fabrication de matériels optiques et photographiques (26.7). Pour l’analyse en valeur ajoutée dans la fiche 3.5, le secteur du commerce de gros d’équipement de l’information et de la communication (46.5) est ajouté à partir des données du compte du commerce aux données des autres branches des TCSI, la donnée par branche étant indisponible à ce niveau de détail de la NAF en comptabilité nationale. De même, pour des raisons de comparabilité internationale, les activités de commerce de gros d’équipements de l’information et de la communication (46.5) ne sont pas prises en compte dans la fiche 5.3.

Ce champ n’identifie pas l’ensemble de l’économie numérique. Conformément à leur objectif de décrire des activités, indépendamment de leur mode d’exercice, les nomenclatures statistiques disponibles agrègent les activités économiques sans tenir compte de leur degré de numérisation. En particulier, elles ne permettent pas d’isoler le commerce électronique et les plateformes sur Internet.

Définitions

Pour en savoir plus