Insee Conjoncture GuadeloupeBilan économique 2018 - Guadeloupe

La trajectoire positive de l'économie se confirme

En 2018, l'économie de la Guadeloupe reste sur une trajectoire positive amorcée en 2015. L’emploi salarié augmente, notamment dans le secteur marchand, mais pas suffisamment pour faire refluer le taux de chômage qui reste à un niveau élevé. Les autres indicateurs montrent des signes d'amélioration : la création d'entreprises retrouve le niveau record de 2012, l’investissement est en hausse, la consommation des ménages résiste malgré une légère reprise de l' inflation. La fréquentation hôtelière, la croisière et le trafic aérien profitent de la très forte embellie du tourisme.

Insee Conjoncture Guadeloupe
No 05
Paru le :Paru le06/06/2019
Auteur : Floraline Cratère
Insee Conjoncture Guadeloupe No 05- Juin 2019

Ce bilan économique fait partie des 17 bilans économiques régionaux 2018 publiés par l'Insee.
Retrouvez les bilans des autres régions ici.

Consulter

Emploi salarié - Des créations en hausse dans tous les secteurs Bilan économique 2018

Auteur : Floraline Cratère

En 2018, l’emploi salarié croît en Guadeloupe pour la quatrième année consécutive. Les créations d’emplois sont concentrées dans le secteur tertiaire, mais elles progressent également dans tous les autres secteurs d’activité.

Insee Conjoncture Guadeloupe

No 5

Paru le :06/06/2019

En Guadeloupe, la croissance de l’emploi salarié s’accélère en 2018 (+ 2,1 % après + 0,6 % en 2017). Avec 2 600 emplois supplémentaires, le niveau de l’emploi salarié dépasse celui de fin 2010, atteignant un effectif record de 120 100 salariés au 31 décembre 2018. L’essentiel de la hausse est concentré dans l’emploi privé. (+ 3,1 %). L’emploi public, qui représente 36,0 % des effectifs salariés en 2018, croit plus faiblement + 0,4 %). Le secteur tertiaire marchand, principal moteur de la croissance.

Le secteur tertiaire marchand, principal moteur de la croissance

En 2018, l’emploi salarié dans le secteur tertiaire marchand (hors intérim) augmente de 1,9 %. Il poursuit sa progression dans l’hôtellerie et la restauration (+ 5,5 %), bénéficiant de la hausse de la fréquentation touristique. Le transport et l’entreposage connaissent aussi une embellie avec une hausse de 5,0 % sur un an.

Les créations nettes d’emplois dans le commerce, le plus gros employeur dans la sphère privée, font augmenter les effectifs salariés de 1,9 % en 2018. Les effectifs salariés dans l’information et la communication, particulièrement volatiles à cause de la saisonnalité, restent en progression de 1,1 %. Dans les services aux entreprises (hors intérim), les emplois augmentent de + 3,4 %. Ils se maintiennent dans les services financiers, alors que leur nombre recule dans les services aux ménages (– 3,3 %) et dans les services immobiliers (– 4,4 %).

En 2018, les services non marchands contribuent également à la croissance de l’emploi salarié avec une progression annuelle de 0,6 %, principalement dans les activités liées à la santé.

Reprise dans la construction et l’industrie

Après avoir atteint son niveau le plus bas en 2017, l’emploi se redresse dans la construction avec une hausse de 8 % en 2018, malgré un repli au quatrième trimestre (– 0,6 %). Le secteur du bâtiment et des travaux publics » (BTP) a bénéficié de l’activité liée aux différents chantiers d’envergure en cours (centre hospitalier universitaire, nouveaux hôtels, extensions de l’aéroport, etc.).

Le nombre de permis de construire de logements est resté à un niveau élevé en 2018.Toutefois, la construction guadeloupéenne est un secteur structurellement fragilisé en raison de sa forte dépendance à la commande publique. Depuis le premier semestre 2013, elle peine à retrouver ses niveaux d’effectifs de 2010.

La bonne santé de l’industrie guadeloupéenne se confirme en 2018 (+ 6,2 %). Le secteur reste lié à celui du BTP qui se renforce depuis le début de l’année. Les activités liées à l’extraction, l’eau, la gestion des déchets et la dépollution contribuent principalement à la croissance de l’emploi salarié du secteur (+ 9,2 %). Depuis 2013, la progression continue de la valorisation des déchets dynamise la filière.

La hausse des effectifs salariés dans l’industrie agroalimentaire (+ 5,9 %) et dans les autres branches industrielles (+ 4,9 %) stimule également l’emploi en 2018. En revanche, la baisse des effectifs,observée dans les biens d’équipement (– 4,9 %) limite cette croissance.

Une croissance modérée depuis 2010

L’emploi salarié croît plus rapidement en Guadeloupe qu’en Martinique (+ 2,1 % contre + 1,4 %). Entre 2010 et 2018, sa croissance est modérée en Guadeloupe (+ 1,8 %), tandis qu’en Martinique, la tendance est à la baisse (– 1,2 %).

En Guyane l’emploi salarié est particulièrement dynamique en 2018 (+ 4,9 %), porté par l’accroissement de la population active. Dans ce département, les effectifs salariés ont augmenté de 17,6 % entre 2010 et 2018. Que ce soit aux Antilles ou en Guyane, la croissance de l’emploi est plus dynamique que dans les régions métropolitaines.

Avertissement

À partir des résultats du premier trimestre 2018, le champ des estimations trimestrielles d'emploi (ETE) localisées, réalisées en partenariat avec l'Acoss et les Urssaf (champ hors intérim) ainsi que la Dares (sur l'intérim), s’est étendu. En 2017, les ETE publiées au niveau localisé (région et département) portaient seulement sur les salariés du secteur marchand - hors agriculture et activité des particuliers employeurs - en France métropolitaine. Depuis 2018, le champ des ETE localisées comprend les départements d’outre-mer (hors Mayotte) et l’ensemble de l’emploi salarié, donc y compris les salariés de la fonction publique, de l’agriculture et de l’ensemble des particuliers employeurs.

De plus, une distinction des emplois « privé » et « public », établie à partir de la catégorie juridique des employeurs, est disponible au niveau régional. Les niveaux de l’emploi « privé » publiés par les Urssaf et par l’Insee diffèrent du fait d’écarts de champ et de concept, et de légères différences peuvent exister sur les taux d’évolution.

Parallèlement, l'introduction de la déclaration sociale nominative (DSN) en remplacement du bordereau récapitulatif de cotisations (BRC) peut entraîner des révisions accrues sur les données, en particulier durant la phase de montée en charge de la DSN.

Figure 1Le secteur tertiaire marchand, moteur de l'emploi salarié en 2018Emploi salarié total par secteurs d'activité en Guadeloupe

en %
Le secteur tertiaire marchand, moteur de l'emploi salarié en 2018 (en %)
Secteur d'activité - NAF rév. 2, 2008 2018 T4 (en milliers) Glissement annuel Glissement annuel moyen 2017/2012 ¹
Guadeloupe Guadeloupe France hors Mayotte Guadeloupe France hors Mayotte
Agriculture 1,6 8,9 1,9 -4,2 1,0
Industrie 9,5 6,2 0,3 1,1 -0,8
Industrie agro-alimentaire 3,3 5,9 0,4 1,1 0,4
Energie, eau, déchets, cokéfaction et raffinage 2,7 9,2 0,9 4,1 -0,6
Biens d'équipement 0,2 -4,9 0,1 -1,9 -1,4
Matériels de transport 0,0 2,4 0,1 18,5 -1,2
Autres branches industrielles 3,2 4,9 0,2 -0,9 -1,1
Construction 5,4 8,0 1,9 -4,0 -1,4
Tertiaire marchand 50,6 2,2 0,9 0,1 1,3
Commerce 15,0 1,9 0,6 -0,2 0,4
Transports 5,5 5,0 1,2 -1,5 0,2
Hébergement - restauration 5,2 5,5 1,8 1,3 1,7
Information - communication 2,1 1,1 4,3 0,1 1,3
Services financiers 3,1 -0,0 0,4 -1,1 0,5
Services immobiliers 0,7 -4,4 -0,7 1,4 0,4
Services aux entreprises hors intérim 10,1 3,4 2,4 0,2 1,9
Intérim 2,2 8,8 -3,3 15,9 8,9
Services aux ménages 6,7 -3,3 -1,0 -1,4 -0,2
Tertiaire non marchand 53,0 0,6 -0,1 0,6 0,6
Total 120,1 2,1 0,6 0,1 0,6
  • Notes : données CVS en fin de trimestre. Les données du dernier trimestre affiché sont provisoires. Pour l'agriculture, les données de la MSA ne sont plus disponibles depuis le 3ᵉ trimestre 2017 ; l'Insee réalise une estimation sur les trimestres suivants, en prolongeant les tendances récentes.
  • ¹ : glissement annuel qu'aurait connu l'emploi salarié total du secteur, si l'évolution avait été la même pour chaque année de la période considérée.
  • Champ : emploi salarié total.
  • Sources : Insee, estimations d'emploi ; estimations trimestrielles Acoss-Urssaf, Dares, Insee.

Figure 2Évolution trimestrielle de l'emploi salarié total par grands secteurs d'activité en Guadeloupe

indice base 100 au 4ᵉ trimestre 2010
Évolution trimestrielle de l'emploi salarié total par grands secteurs d'activité en Guadeloupe (indice base 100 au 4ᵉ trimestre 2010)
Construction Industrie Tertiaire marchand hors intérim Tertiaire non marchand
4ᵉ trim. 2010 100 100 100 100
1ᵉʳ trim. 2011 100,6 101,7 99,3 100,5
2ᵉ trim. 2011 98,6 101,1 99,3 100,5
3ᵉ trim. 2011 101,2 101,7 100,6 101,1
4ᵉ trim. 2011 99,7 100,9 98,8 100,3
1ᵉʳ trim. 2012 98,8 100,8 98,4 100,1
2ᵉ trim. 2012 98,2 102,7 99,1 100,7
3ᵉ trim. 2012 96,4 100 98 100,2
4ᵉ trim. 2012 95,7 101,1 97,6 100,7
1ᵉʳ trim. 2013 96,8 104,2 98,1 100,3
2ᵉ trim. 2013 99,8 102,1 97,6 101,2
3ᵉ trim. 2013 91,4 99,3 95,4 101
4ᵉ trim. 2013 90,8 98,9 94,7 102
1ᵉʳ trim. 2014 89,8 97,3 94,7 102,7
2ᵉ trim. 2014 87,7 97,8 94,3 102,4
3ᵉ trim. 2014 85,9 98,4 93,5 102
4ᵉ trim. 2014 84,4 98,6 94 103
1ᵉʳ trim. 2015 83,1 98,9 93,9 102
2ᵉ trim. 2015 82,7 99,1 93,6 102,5
3ᵉ trim. 2015 84,1 98,6 94,5 103,4
4ᵉ trim. 2015 83,5 99,1 94,6 104
1ᵉʳ trim. 2016 82,6 100,5 94,5 104,3
2ᵉ trim. 2016 83,2 100,4 94,5 104,5
3ᵉ trim. 2016 81,6 100,8 94,2 104,8
4ᵉ trim. 2016 80,7 101,3 94,6 104,5
1ᵉʳ trim. 2017 76,7 101,3 94,5 104,8
2ᵉ trim. 2017 76,2 103,9 96,1 104,9
3ᵉ trim. 2017 75,5 104,2 95,3 104,7
4ᵉ trim. 2017 77,9 106,9 96 103,6
1ᵉʳ trim. 2018 82,5 108,8 96,9 104,3
2ᵉ trim. 2018 83,2 110 96,9 104,3
3ᵉ trim. 2018 84,6 111,1 97,5 104,2
4ᵉ trim. 2018 84,1 113,5 97,9 104,2
  • Notes : données CVS en fin de trimestre. Les données du dernier trimestre affiché sont provisoires.
  • Champ : emploi salarié total.
  • Sources : Insee, estimations d'emploi ; estimations trimestrielles Acoss-Urssaf, Dares, Insee.

Figure 2Évolution trimestrielle de l'emploi salarié total par grands secteurs d'activité en Guadeloupe

  • Notes : données CVS en fin de trimestre. Les données du dernier trimestre affiché sont provisoires.
  • Champ : emploi salarié total.
  • Sources : Insee, estimations d'emploi ; estimations trimestrielles Acoss-Urssaf, Dares, Insee.

Figure 3Évolution régionale de l'emploi salarié totalFrance hors Mayotte : 0,6 %

Glissement annuel 2018-2017 (en %)
Évolution régionale de l'emploi salarié total (Glissement annuel 2018-2017 (en %))
Zonage Valeur
Île-de-France 1,1
Centre - Val de Loire -0,4
Bourgogne-Franche-Comté -0,7
Normandie 0,3
Hauts-de-France -0,1
Grand Est -0,1
Pays-de-la-Loire 0,9
Bretagne 1,0
Nouvelle Aquitaine 0,7
Occitanie 0,9
Auvergne-Rhône-Alpes 0,7
Provence-Alpes-Côte d'Azur 0,7
Corse 1,6
Guadeloupe 2,1
Martinique 1,4
Guyane 4,9
La Réunion -1,3
0,0
  • Notes : données CVS en fin de trimestre. Les données du dernier trimestre affiché sont provisoires.
  • Champ : emploi salarié total.
  • Source : Insee, estimations d'emploi ; estimations trimestrielles Acoss-Urssaf, Dares, Insee.

Figure 3Évolution régionale de l'emploi salarié totalFrance hors Mayotte : 0,6 %

  • Notes : données CVS en fin de trimestre. Les données du dernier trimestre affiché sont provisoires.
  • Champ : emploi salarié total.
  • Source : Insee, estimations d'emploi ; estimations trimestrielles Acoss-Urssaf, Dares, Insee.

Figure 4Évolution de l'emploi salarié

indice base 100 au 4ᵉ trimestre 2010
Évolution de l'emploi salarié (indice base 100 au 4ᵉ trimestre 2010)
Emploi salarié total - Guadeloupe Emploi salarié total - France hors Mayotte Emploi salarié privé - Guadeloupe Emploi salarié privé - France hors Mayotte
4ᵉ trim. 2010 100 100 100 100
1ᵉʳ trim. 2011 99,7 100,2 99,3 100,3
2ᵉ trim. 2011 100,1 100,3 99,7 100,4
3ᵉ trim. 2011 101 100,3 100,9 100,4
4ᵉ trim. 2011 99,8 100,3 99,6 100,4
1ᵉʳ trim. 2012 99,2 100,3 98,8 100,4
2ᵉ trim. 2012 100,1 100,3 99,7 100,3
3ᵉ trim. 2012 99,2 100,2 98,3 100,1
4ᵉ trim. 2012 99,1 100 98 99,9
1ᵉʳ trim. 2013 99,7 100 99 99,8
2ᵉ trim. 2013 99,7 99,9 98,4 99,6
3ᵉ trim. 2013 98,2 100 96,2 99,7
4ᵉ trim. 2013 98,2 100,3 95,5 99,9
1ᵉʳ trim. 2014 98,3 100,4 95,1 99,9
2ᵉ trim. 2014 97,7 100,4 94,4 99,9
3ᵉ trim. 2014 97,3 100,3 93,9 99,7
4ᵉ trim. 2014 97,8 100,4 94,4 99,8
1ᵉʳ trim. 2015 97,3 100,3 94,2 99,7
2ᵉ trim. 2015 97,4 100,6 93,9 100
3ᵉ trim. 2015 98,3 100,7 94,8 100,1
4ᵉ trim. 2015 98,7 100,9 95,1 100,3
1ᵉʳ trim. 2016 99,1 101,1 95,6 100,6
2ᵉ trim. 2016 99 101,3 95,4 100,9
3ᵉ trim. 2016 99,1 101,6 95,4 101,3
4ᵉ trim. 2016 99,1 101,8 95,4 101,4
1ᵉʳ trim. 2017 98,9 102,2 94,9 101,9
2ᵉ trim. 2017 99,9 102,6 96,3 102,4
3ᵉ trim. 2017 99,2 102,8 95,2 102,6
4ᵉ trim. 2017 99,7 103,2 96,6 103,2
1ᵉʳ trim. 2018 100,8 103,4 97,7 103,5
2ᵉ trim. 2018 101 103,4 98,2 103,6
3ᵉ trim. 2018 101,5 103,5 99,3 103,8
4ᵉ trim. 2018 101,8 103,8 99,6 104,1
  • Notes : données CVS en fin de trimestre. Les données du dernier trimestre affiché sont provisoires.
  • Champ : emploi salarié total.
  • Sources : Insee, estimations d'emploi ; estimations trimestrielles Acoss-Urssaf, Dares, Insee.

Figure 4Évolution de l'emploi salarié

  • Notes : données CVS en fin de trimestre. Les données du dernier trimestre affiché sont provisoires.
  • Champ : emploi salarié total.
  • Sources : Insee, estimations d'emploi ; estimations trimestrielles Acoss-Urssaf, Dares, Insee.

Avertissement

Les données chiffrées sont parfois arrondies (selon les règles mathématiques). Le résultat arrondi d'une combinaison de données chiffrées (qui fait intervenir leurs valeurs réelles) peut se trouver légèrement différent de celui que donnerait la combinaison de leurs valeurs arrondies.

Pour comprendre

Les emplois intérimaires sont comptabilisés du point de vue de l’établissement de travail temporaire dont dépend le salarié et non du point de vue de l’établissement utilisateur. Par conséquent, l’intérim est comptabilisé dans le secteur tertiaire marchand, quel que soit le secteur d’activité de l’établissement utilisateur.

Définitions

Les salariés sont les personnes qui travaillent, aux termes d’un contrat, pour une autre entité résidente en échange d’un salaire ou d’une rétribution équivalente, avec un lien de subordination.

A partir de 2009, les estimations d'emploi annuelles sont calculées à partir du dispositif Estel (Estimations d'emploi localisées), qui se fondent sur l'utilisation des sources administratives en niveau.

Pour les salariés, il s'agit des Déclarations Annuelles de Données Sociales (DADS « grand format ») contenant, en plus des DADS stricto sensu, les données du fichier de paye des agents de l'État et celles des particuliers employeurs).

Pour les non salariés agricoles, les sources mobilisées sont les fichiers de la Mutualité Sociale Agricole (MSA) et pour les non salariés non agricoles, les fichiers de l'Agence Centrale des Organismes de Sécurité Sociale (ACOSS) qui est la Caisse Nationale des Unions de Recouvrement des Cotisations de Sécurité Sociale et d'Allocations Familiales (URSSAF).

Le concept central d'Estel est une synthèse ascendante des sources administratives utilisées avec prise en compte de la multi-activité. Estel mesure l'emploi selon un concept « BIT répertorié » : l'emploi est mesuré sur la dernière semaine de l'année et tout emploi déclaré est comptabilisé.

Le passage à Estel permet la production des estimations d'emploi annuelles à un niveau géographique et sectoriel plus fin que l'ancien système (celui de la zone d'emploi croisée avec le niveau A38 de la nouvelle nomenclature d'activités au lieu du niveau départemental) ; de plus on disposera chaque année de la double localisation au lieu de résidence et au lieu de travail pour les salariés et d'informations sur le sexe et la tranche d'âge quinquennale des travailleurs salariés et non salariés.

L' intérim (ou travail intérimaire ou travail temporaire) consiste à mettre à disposition provisoire d’entreprises clientes, des salariés qui, en fonction d'une rémunération convenue, sont embauchés et rémunérés à cet effet par l'entreprise de travail temporaire.

L'intérim se caractérise donc par une relation triangulaire entre l’entreprise de travail temporaire, l’entreprise cliente et le salarié, et implique la conclusion de deux contrats : un contrat de mise à disposition (entre l’entreprise de travail temporaire et l’entreprise cliente) et un contrat de mission (entre l’entreprise de travail temporaire et le salarié).

Le contrat ne peut être conclu que pour l’exécution d’une tâche précise et temporaire, dénommée mission, et seulement dans les cas énumérés par la loi. Quel que soit le motif pour lequel il est conclu, un tel contrat ne peut avoir ni pour objet ni pour effet de pourvoir durablement un emploi lié à l’activité normale et permanente de l’entreprise utilisatrice.

La correction des variations saisonnières permet d’éliminer l'effet de fluctuations périodiques infra-annuelles dues au calendrier et aux saisons, de manière à faire ressortir les évolutions les plus significatives de la série. Celles-ci sont contenues dans la tendance et la composante irrégulière.

Par exemple, les ventes de jouets augmentent toujours fortement entre novembre et décembre, en raison de Noël. Sur les données brutes, cet effet périodique masque l’évolution conjoncturelle sous-jacente pour une année donnée. Une fois la série désaisonnalisée, c’est-à-dire l’effet Noël retiré, les ventes peuvent s’avérer en baisse, signe d’une moins bonne année.

La nomenclature des activités économiques en vigueur en France depuis le 1er janvier 2008 est la nomenclature d'activités française (NAF rév. 2). La NAF a la même structure que de la nomenclature d'activités de la Communauté européenne (NACE rév. 2) mais elle comporte un niveau supplémentaire, spécifique à la France, celui des sous-classes.

La NAF rév. 2 comporte cinq niveaux comprenant respectivement : 21, 88, 272, 615 et 732 postes.

La NAF rév. 2 s'est substituée à la NAF rév. 1 datant de 2003 (entrée en vigueur au 1er janvier 2003). La NAF rév. 1 comporte cinq niveaux ayant respectivement 17, 31, 62, 224, et 712 postes .

La NAF rév. 1 avait succédé à la NAF qui était en vigueur depuis le 1er janvier 1993.

Définitions

Les salariés sont les personnes qui travaillent, aux termes d’un contrat, pour une autre entité résidente en échange d’un salaire ou d’une rétribution équivalente, avec un lien de subordination.

A partir de 2009, les estimations d'emploi annuelles sont calculées à partir du dispositif Estel (Estimations d'emploi localisées), qui se fondent sur l'utilisation des sources administratives en niveau.

Pour les salariés, il s'agit des Déclarations Annuelles de Données Sociales (DADS « grand format ») contenant, en plus des DADS stricto sensu, les données du fichier de paye des agents de l'État et celles des particuliers employeurs).

Pour les non salariés agricoles, les sources mobilisées sont les fichiers de la Mutualité Sociale Agricole (MSA) et pour les non salariés non agricoles, les fichiers de l'Agence Centrale des Organismes de Sécurité Sociale (ACOSS) qui est la Caisse Nationale des Unions de Recouvrement des Cotisations de Sécurité Sociale et d'Allocations Familiales (URSSAF).

Le concept central d'Estel est une synthèse ascendante des sources administratives utilisées avec prise en compte de la multi-activité. Estel mesure l'emploi selon un concept « BIT répertorié » : l'emploi est mesuré sur la dernière semaine de l'année et tout emploi déclaré est comptabilisé.

Le passage à Estel permet la production des estimations d'emploi annuelles à un niveau géographique et sectoriel plus fin que l'ancien système (celui de la zone d'emploi croisée avec le niveau A38 de la nouvelle nomenclature d'activités au lieu du niveau départemental) ; de plus on disposera chaque année de la double localisation au lieu de résidence et au lieu de travail pour les salariés et d'informations sur le sexe et la tranche d'âge quinquennale des travailleurs salariés et non salariés.

L' intérim (ou travail intérimaire ou travail temporaire) consiste à mettre à disposition provisoire d’entreprises clientes, des salariés qui, en fonction d'une rémunération convenue, sont embauchés et rémunérés à cet effet par l'entreprise de travail temporaire.

L'intérim se caractérise donc par une relation triangulaire entre l’entreprise de travail temporaire, l’entreprise cliente et le salarié, et implique la conclusion de deux contrats : un contrat de mise à disposition (entre l’entreprise de travail temporaire et l’entreprise cliente) et un contrat de mission (entre l’entreprise de travail temporaire et le salarié).

Le contrat ne peut être conclu que pour l’exécution d’une tâche précise et temporaire, dénommée mission, et seulement dans les cas énumérés par la loi. Quel que soit le motif pour lequel il est conclu, un tel contrat ne peut avoir ni pour objet ni pour effet de pourvoir durablement un emploi lié à l’activité normale et permanente de l’entreprise utilisatrice.

La correction des variations saisonnières permet d’éliminer l'effet de fluctuations périodiques infra-annuelles dues au calendrier et aux saisons, de manière à faire ressortir les évolutions les plus significatives de la série. Celles-ci sont contenues dans la tendance et la composante irrégulière.

Par exemple, les ventes de jouets augmentent toujours fortement entre novembre et décembre, en raison de Noël. Sur les données brutes, cet effet périodique masque l’évolution conjoncturelle sous-jacente pour une année donnée. Une fois la série désaisonnalisée, c’est-à-dire l’effet Noël retiré, les ventes peuvent s’avérer en baisse, signe d’une moins bonne année.

La nomenclature des activités économiques en vigueur en France depuis le 1er janvier 2008 est la nomenclature d'activités française (NAF rév. 2). La NAF a la même structure que de la nomenclature d'activités de la Communauté européenne (NACE rév. 2) mais elle comporte un niveau supplémentaire, spécifique à la France, celui des sous-classes.

La NAF rév. 2 comporte cinq niveaux comprenant respectivement : 21, 88, 272, 615 et 732 postes.

La NAF rév. 2 s'est substituée à la NAF rév. 1 datant de 2003 (entrée en vigueur au 1er janvier 2003). La NAF rév. 1 comporte cinq niveaux ayant respectivement 17, 31, 62, 224, et 712 postes .

La NAF rév. 1 avait succédé à la NAF qui était en vigueur depuis le 1er janvier 1993.