2027 : la statistique publique au service des débats

À l’approche des échéances électorales de 2027, les débats qui traversent notre société porteront sur de nombreuses questions économiques, sociales, environnementales, démographiques ou territoriales. Pour les comprendre, les mettre en perspective et en mesurer les évolutions, disposer de repères partagés est essentiel.
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Paru le :Paru le15/10/2026
- Octobre 2026
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Démographie : évolutions récentes et à venir Quelques questions

Chiffres détaillés

Paru le :15/10/2026

1. Comment la population a évolué dans le passé récent ? Comment pourrait-elle évoluer à l’avenir ?

Au 1ᵉʳ janvier 2026, la population résidant en France est estimée à 69,1 millions d’habitants : 66,8 millions en France métropolitaine et 2,3 millions dans les cinq départements d’outre-mer. Au 1ᵉʳ janvier 2024, la France représente 15 % de la population de l’Union européenne à 27 pays (UE) et en est le deuxième pays le plus peuplé derrière l’Allemagne (19 %). En 2025, la population continue de croître, au rythme de +0,25 % sur un an, rythme nettement inférieur à celui observé depuis plus de 50 ans (autour de +0,5 % en moyenne par an entre 1970 et 2026).
Depuis 2018, la croissance de la population est essentiellement portée par le solde migratoire, soit l’écart entre les entrées et les sorties sur le territoire (ces entrées et ces sorties concernant aussi bien des personnes que des personnes non immigrées). L’année 2025 marque cependant un tournant sur le plan démographique : pour la première fois depuis la fin de la Seconde Guerre mondiale, le , qui est l’écart entre le nombre de naissances et celui des décès, devient négatif : ‑3 900 personnes. La croissance de la population en 2025 devient ainsi exclusivement portée par le . Un solde naturel négatif avait déjà été observé lors des deux Guerres mondiales et certaines années avant 1939 (par exemple en 1929).
L’inversion du signe du solde naturel n’est en elle-même pas une surprise pour les démographes, qui se posaient la question du « quand » plutôt que la question du « si ». En effet, le solde naturel diminue régulièrement depuis 2007, mis à part quelques sursauts. Cependant, ce qui frappe, c’est la vitesse à laquelle il s’est réduit sur la période récente : en 2019, il était encore de +140 000. La baisse s’est poursuivie ensuite, sous l’effet combiné d’une chute des naissances, due à la baisse de la fécondité, et d’une hausse des décès, due au vieillissement des générations nombreuses du baby boom et temporairement à la surmortalité durant la crise sanitaire.
Les projections de population de l’Insee permettent d’explorer différents futurs démographiques possibles d’ici 2070, en fonction de différentes hypothèses de fécondité, de mortalité et de migrations. Le scénario central des projections de 2026 retient comme hypothèses : une poursuite de la baisse de l’ (ICF) jusqu’à 1,45 enfant par femme en 2028 (il était de 1,56 en 2025), puis une stabilisation ; une poursuite de la hausse de l’, jusqu’à 89,5 ans pour les femmes et 86,7 ans pour les hommes en 2070 (elle était en 2025 de 85,9 ans pour les femmes et de 80,3 ans pour les hommes) ; un solde migratoire constant à +150 000 personnes par an.
Selon ces hypothèses centrales, la France compterait 65,9 millions d’habitants en 2070, soit 3,2 millions de moins qu’en 2026. La population augmenterait légèrement jusqu’en 2037 pour atteindre 69,8 millions d’habitants. Cette croissance démographique tiendrait exclusivement au solde migratoire, le solde naturel étant négatif à partir de 2025. À partir de l’année 2037, le solde migratoire ne compenserait plus le déficit naturel et la population commencerait donc à diminuer.
L’évolution du nombre d’habitants en France d’ici 2070 dépend surtout des hypothèses de fécondité et de solde migratoire ; selon que l’on abaisse ou élève l’une ou l’autre de ces hypothèses, il y aurait entre 61 et 71 millions de personnes en France en 2070.

Dans les collectivités d’outre-mer, Saint-Pierre-et-Miquelon, les îles Wallis et Futuna, la Polynésie française, Saint-Barthélemy et Saint-Martin, ainsi qu’en Nouvelle-Calédonie, le nombre d’habitants s’élève à environ 600 000. Dans ces territoires, la responsabilité du service statistique public n’est pas la même que dans les départements et régions d’outre-mer, mais l’Insee y a une responsabilité explicite pour le recensement de la population et l’établissement des populations. En 2023, selon le dernier recensement de la population dont les résultats sont publiés chaque année en même temps que ceux de l’Hexagone, Saint-Martin compte 31 200 habitants, Saint-Barthélémy 10 700 et Saint-Pierre-et-Miquelon 5 800. En Polynésie française, en Nouvelle-Calédonie et à Wallis-et-Futuna, des recensements généraux de la population sont organisés tous les cinq ans par l’Insee en collaboration avec les instituts statistiques locaux. La Polynésie française compte 278 800 habitants en 2022, la Nouvelle-Calédonie 264 600 habitants en 2025 et Wallis-et-Futuna 11 200 habitants en 2023.

 

2. La baisse des naissances : une tendance durable ? Quelles conséquences ?

En 2025, 643 905 bébés sont nés en France, soit une baisse de 2,3 % par rapport à 2024. Depuis 2010, dernier point haut, les naissances diminuent. Sur le champ constant de la France hors Mayotte, le nombre de naissances en 2025 est inférieur de 24 % à son niveau de 2010, soit de -197 000.
Le nombre de bébés baisse depuis 15 ans en France parce que les gens ont moins d’enfants. En effet, les naissances sont liées à deux facteurs : le nombre de femmes en âge d’avoir des enfants et leur fécondité, c’est-à-dire les enfants qu’elles ont. La baisse du nombre de naissances s’explique principalement, et même uniquement depuis 2016, par le recul de la fécondité. En effet le nombre de femmes âgées de 20 à 40 ans est stable depuis 2016 et augmente même légèrement sur la période récente. La fécondité diminue en revanche depuis 2010, comme en atteste l’indicateur conjoncturel de fécondité (ICF), qui est le nombre d’enfants qu’aurait une femme (ou un homme) tout au long de sa vie dans les conditions de fécondité de l’année. Il s’établit à 1,56 enfant par femme en 2025, contre 2,03 en 2010 ; au plus haut du baby boom, il était à plus de 3 enfants par femme. Il faut remonter à la fin de la Première Guerre mondiale pour retrouver un ICF aussi bas qu’en 2025. L’ICF des hommes s’établit au même niveau que celui des femmes ; depuis le milieu des années 1960, l’ICF des hommes est très similaire à celui des femmes.
Pour les femmes, la baisse de la fécondité a d’abord concerné uniquement les mères les plus jeunes, reflet du recul de l’âge au premier enfant : en effet, en 2023, les femmes ont leur premier enfant à 29,1 ans en moyenne, soit 5,1 ans plus tard qu’en 1974. Cependant, depuis le début des années 2020, la fécondité de mères plus âgées marque également le pas.
La tendance à la baisse de la fécondité est-elle durable ? Un retournement semble peu probable. La baisse de la fécondité des femmes concerne la majeure partie des pays de l’Union européenne (UE) et du monde. La France est même plutôt bien située par rapport à ses voisins européens, en deuxième position en termes d’ICF. En 2024, dernière année où les données européennes sont disponibles, l’ICF moyen dans l’UE s’établit à 1,34 enfant par femme, contre 1,61 en France. En Allemagne par exemple, il s’établit à 1,36 enfant par femme. L’ICF le plus élevé est en Bulgarie (1,81).
La baisse de la fécondité en France est probablement appelée à se prolonger, car le nombre d’enfants souhaité par les moins de 30 ans a diminué entre 2005 et 2024, comme le montre l’ 2 conduite en 2024 par l’Ined. Cette baisse touche tous les groupes sociaux, mais plus fortement les jeunes. Elle tient en partie à la manière dont les individus conçoivent la famille et les rôles de genre dans la société, ainsi qu’à la manière dont ils appréhendent l’avenir, notamment le changement climatique ; ce sont des facteurs de nature plutôt structurelle, a priori peu susceptibles de se retourner à court terme.
Enfin, la descendance à 30 ans des femmes nées après la Seconde Guerre mondiale baisse de génération en génération. Pour celles nées jusqu’en 1985, cela reflète surtout le décalage de l’âge à la maternité. En effet, pour toutes ces générations, la , donc le nombre d’enfants qu’elles ont eus à 50 ans, atteint, voire dépasse, 2 enfants par femme. Pour celles nées après 1985, la descendance à 30 ans continue de baisser : à 30 ans, les femmes nées en 1995 ont eu 0,85 enfant en moyenne, contre 1,10 pour celles nées en 1985 et 1,30 pour celles nées en 1965.
D’après les experts ayant répondu à la consultation lancée par l’Insee dans le cadre de ses projections de population réalisées en 2026, l’ICF continuera probablement de diminuer ; le scénario central des projections de population de l’Insee retient ainsi une poursuite de la baisse de la fécondité jusqu’à 1,45 enfant par femme en 2028, puis une stabilisation d’ici 2070, avec comme corollaire une descendance finale de moins de deux enfants par femme (1,93 pour la génération des femmes nées en 1990, 1,74 pour la génération des femmes nées en 1995).
Quelles conséquences de la baisse de la fécondité ? D’après le scénario central des projections de population, le nombre de naissances devrait diminuer jusqu’en 2028, puis se stabiliser autour de 600 000 naissances par an jusqu’au milieu des années 2040. À compter de cette date, le nombre de naissances diminuerait malgré la stabilité de l’ICF projeté, par effet « boule de neige » : la baisse du nombre de bébés d’aujourd’hui engendre une baisse du nombre de parents potentiels de demain ; en 2070, 476 000 naissances auraient lieu en France, soit 168 000 de moins qu’en 2025. À l’inverse, les décès ne cesseraient d’augmenter et leur nombre dépasserait 800 000 dès le début des années 2040, selon le scenario central des projections démographiques. Au total, en un siècle, le solde naturel s’inverserait, passant de +308 000 en 1970 à -4 000 en 2025 et -343 000 en 2070.
Ces projections annoncent une évolution profonde de la société française. La population devrait diminuer à partir de l’année 2037, le solde migratoire – de 150 000 par an dans le scénario central – ne compensant plus le déficit naturel. La structure par âge serait complètement modifiée : en 2025, les personnes âgées de moins de 20 ans sont aussi nombreuses que celles âgées de 65 ans ou plus ; en 2070, elles seraient deux fois moins nombreuses. Le nombre de personnes d’âge actif, de 20 à 64 ans, se stabiliserait jusqu’au milieu des années 2040 avant de diminuer.
De telles évolutions démographiques devraient avoir des conséquences sur les services publics ou privés (accueil des jeunes enfants, nombre et taille des classes sur le territoire, hébergement des personnes âgées et prise en charge de la perte d’autonomie notamment). Elles pourraient engendrer des tensions sur le marché du travail (moins d’actifs) et auraient un impact notable sur le financement du modèle social, notamment les retraites.

Bien sûr, ces projections démographiques ne sont pas des prévisions. Tout dépendra à l’avenir de la façon dont la fécondité va effectivement évoluer, ainsi que l’immigration. Toutefois, si la baisse de la population d’ici 2070 n’est que probable, son vieillissement est quant à lui certain.

 

3. Le vieillissement de la population : une fatalité ? Quelles conséquences ?

Entre 2026 et 2070, le nombre d’habitants de 65 ans ou plus augmenterait de 5,8 millions ; il passerait de 15,3 millions en 2026 à 21,1 millions en 2070, selon le scénario central des dernières projections de population de l’Insee qui table sur une poursuite de la baisse des risques de décès par sexe et âge observée de 2005 à 2025 (hors les années 2020-2022 marquées par une surmortalité exceptionnelle). Le nombre d’habitants de moins de 45 ans diminuerait de 8,9 millions, en lien avec la baisse des naissances, passant de 36,3 millions en 2026 à 27,3 millions en 2070. Enfin, la population âgée de 45 à 64 ans serait quasiment stable, avec 17,5 millions de personnes en 2026, comme en 2070. Au total, en 2026, 22 % de la population a 65 ans ou plus, soit presque autant que les moins de 20 ans ; en 2070, 32 % de la population aurait 65 ans ou plus, soit le double des moins de 20 ans.
Cet élargissement du sommet de la pyramide des âges s’explique notamment par les progrès passés et à venir de l’espérance de vie, ainsi que, dans une moindre mesure, par le solde migratoire positif et l’avancée en âge d’immigrés souvent arrivés sur le territoire aux âges actifs. En 2070, l’espérance de vie à la naissance pourrait atteindre 89,5 ans pour les femmes et 86,7 ans pour les hommes d’après le scénario central des projections de population. De 2025 à 2070, elle augmenterait en moyenne de 0,8 an tous les dix ans pour les femmes et 1,4 an pour les hommes, soit un rythme nettement moins soutenu que lors des 45 dernières années (de 1981 à 2025), où les gains moyens respectifs étaient de 1,7 an et 2,2 ans tous les dix ans.

La hausse du nombre de personnes âgées serait essentiellement portée par celle des personnes de 80 ans ou plus, dont le nombre augmenterait de 4,6 millions, contre 1,2 million pour les personnes âgées de 65 à 79 ans. Il y aurait ainsi 8,9 millions de personnes de 80 ans ou plus en 2070, contre 4,3 millions en 2026. La hausse notable des personnes âgées de 80 ans ou plus s’explique aussi par le fait que ces générations sont peu nombreuses en 2026, car elles sont nées avant le baby-boom.
En 2026, le nombre de centenaires en France est estimé à 37 000. En 2070, selon le scénario central, la France pourrait en compter 160 000, soit 4 fois plus. Si la hausse de l’espérance de vie s’avérait plus forte et si le solde migratoire était plus élevé que dans le scénario central, jusqu’à 360 000 centenaires pourraient vivre en France en 2070, contre 90 000 dans le cas contraire.

Le vieillissement de la population française n’est pas un phénomène nouveau. Depuis 1926, le nombre de 65 ans ou plus double tous les 50 ans : la France comptait 3,7 millions de seniors en 1926, 7,1 millions en 1976 et 15,3 millions en 2026. Le rythme de croissance à venir jusqu’en 2070, d’après le scénario central des projections de population, serait cependant un peu inférieur à celui constaté par le passé : le nombre de seniors serait multiplié par 1,4 entre 2026 et 2070, contre 2,0 sur une durée identique entre 1982 et 2026.
L’augmentation du nombre de seniors ne signifie pas nécessairement que la France vieillit. Elle vieillit seulement si l’effectif des seniors augmente plus rapidement que celui des 0-64 ans, c’est-à-dire si la part des seniors dans la population augmente. C’est le cas depuis la fin du 19ᵉ siècle en France. La part de seniors était de 7 % en 1870. Elle est passée à 9 % en 1920, 13 % en 1970, puis 22 % en 2026 et pourrait être de 32 % en 2070.

D’ici 2040, la poursuite du vieillissement de la population est inéluctable et son ampleur connue. En effet, elle dépend surtout du passé, c’est-à-dire de l’augmentation de l’espérance de vie qui s’est déjà produite, ainsi que du passage à 65 ans des générations de la fin du baby-boom (nées de 1961 à 1974), bien plus que de l’augmentation de l’espérance de vie à venir. Selon le scénario central des projections de population, le rapport de dépendance démographique passerait de 40 personnes de 65 ans ou plus pour 100 personnes de 20 à 64 ans en 2026 à 49 en 2040. Même dans les scénarios de moindre vieillissement, ce rapport augmenterait presque autant d’ici 2040 : il atteindrait 48 dans le scénario où l’espérance de vie resterait identique à son niveau de 2025, ou encore 47 dans le scénario de « population jeune », qui combine de faibles progrès d’espérance de vie avec une fécondité et un solde migratoire élevés. Dans le scénario inverse de « population âgée », le rapport de dépendance démographique en 2040 serait également proche de celui du scénario central (51).
Entre 2040 et 2070, l’évolution du rapport de dépendance démographique est plus incertaine. Il pourrait rester quasi stable selon le scénario de « population jeune » (50 en 2070), croître à un rythme un peu moins soutenu qu’auparavant selon le scénario central (62) ou à un rythme plus soutenu selon le scénario de « population âgée » (78).

La hausse inéluctable des personnes âgées aura un impact sur le financement du modèle social, notamment les retraites et la prise en charge de la perte d’autonomie. Si les tendances démographiques observées sur la période 2010-2019 pour les risques de décès se poursuivaient et si l’état de santé continuait de s’améliorer, le nombre de personnes âgées de 60 ans ou plus en perte d’autonomie pourrait atteindre son maximum en 2052, avec 2,8 millions de personnes. Le vieillissement de la population entre 2021 et 2052 se traduit à la fois par une hausse du nombre de seniors et par une augmentation de leur âge moyen, qui passerait de 72,4 ans à 75,1 ans. Ces deux effets poussent à la hausse le nombre de seniors en perte d’autonomie, mais ils sont compensés en partie par l’amélioration de l’état de santé à âge donné.
La France compterait ainsi 700 000 seniors en perte d’autonomie de plus au début des années 2050 qu’en 2021.
Sur ce sujet, cf. également Santé, perte d’autonomie et vieillissement.

 

4. Comment évolue la vie en couple et en famille ? Dans quelles familles vivent les enfants mineurs ?

En 2025, la France compte, d’après l’enquête annuelle de recensement, 15,4 millions de couples cohabitants qu’ils soient mariés, pacsés ou en union libre, qu’ils unissent des personnes de sexe différent ou de même sexe, qu’ils aient ou non des enfants. Parmi l’ensemble des couples, 69,5 % sont mariés, 11,9 % sont pacsés et 18,6 % sont en concubinage ou en union libre ; 1,5 % unissent des personnes de même sexe et 47,4 % résident avec un ou plusieurs enfants, quel que soit leur âge.
Parmi les 10,7 millions de familles vivant avec au moins un enfant dans leur logement, la majorité (68,5 %) ont à leur tête un couple ; dans 60,7 % des cas tous les enfants sont issus du couple et, dans 7,8 % des cas la famille est recomposée avec au moins un enfant qui est celui d’un seul membre du couple. Les autres (31,5 %) sont des familles monoparentales ; huit fois sur dix, une femme est à leur tête. Parmi les familles avec enfant, 1,7 million sont des familles nombreuses, c’est-à-dire avec au moins 3 enfants, et 2,2 millions sont des familles avec au moins un enfant de moins de 3 ans.

Formant leur première union et ayant leur premier enfant en moyenne plus tôt que les hommes, les femmes vivent plus souvent que les hommes en couple à l’âge de 18-29 ans (30,7 % en 2025, contre 21,8 % pour les hommes de même âge) et sont aussi plus souvent à la tête d’une famille monoparentale (3,6 %, contre 0,4 %). Les jeunes hommes vivent quant à eux plus souvent chez leurs parents (45,5 %, contre 35,8 %).
De 30 à 64 ans, environ deux tiers des femmes comme des hommes vivent en couple. Jusqu’à 45 ans environ, les femmes sont plus souvent que les hommes en couple avec enfant(s) alors que ceux-ci sont davantage en couple sans enfant ; au-delà, la situation s’inverse. À ces âges, les femmes sont plus souvent que les hommes à la tête d’une famille monoparentale (13,4 % des femmes de 30 à 64 ans, contre 4,3 % des hommes de ces âges). En revanche, elles vivent moins souvent qu’eux seules dans leur logement (19,4 %, contre 21,9 %) ou avec leurs parents, des proches ou hors logement ordinaire (2,8 %, contre 4,1 %).
Au-delà de 65 ans, les hommes vivent nettement plus souvent en couple que les femmes (69,3 %, contre 45,5 %), en raison de l’écart d’âge entre conjoints et de la mortalité moins élevée des femmes. Après l’âge de 85 ans, 54,4 % des hommes vivent encore en couple, contre seulement 15,6 % des femmes. Marginale jusqu’à l’âge de 85 ans, la vie hors logement ordinaire (essentiellement en établissement d’hébergement pour personnes âgées dépendantes, Ehpad, à ces âges) augmente ensuite rapidement avec l’âge : elle concerne 5,0 % des 80-84 ans, 11,2 % des 85-89 ans, 22,7 % des 90-94 ans et 39,5 % des 95-100 ans. Vivre avec des personnes autres que son conjoint (ses enfants la plupart du temps) augmente également avec l’âge, mais de façon plus modérée et reste une situation peu fréquente, même aux âges les plus avancés : 6,4 % des 65-69 ans et 8,8 % des personnes de 95-100 ans sont dans cette situation. Vivre en couple à un âge avancé est plus fréquent aujourd’hui qu’hier. À l’inverse, vivre avec des proches est beaucoup moins courant. Aux âges les plus avancés, vivre seul à son domicile ou résider en établissement est désormais plus répandu que par le passé.

En 2025, parmi les 13,7 millions d’enfants mineurs, 69,8 % vivent avec leurs deux parents (66,2 % seul ou avec des frères et sœurs et 3,6 % avec des demi-frères ou demi-sœurs) et 30,2 % vivent avec un seul de leurs parents (23,5 % dans une famille monoparentale et 6,7 % avec un de leurs parents et un beau-parent). La part d’enfants vivant avec un seul de ses parents augmente avec l’âge de l’enfant.

Références :
Ménages et familles en 2022 et en séries longues, Insee Résultats, septembre 2025
En 2021, une personne de 65 ans ou plus sur trois vit seule dans son logement, Insee Première no 2040, février 2025
En 2023, trois enfants sur dix vivent avec un seul de leurs parents, Insee Première no 2032, janvier 2025

Selon la définition adoptée par le Haut Conseil à l’Intégration, un immigré est une personne née étrangère à l’étranger et résidant en France. Les personnes nées Françaises à l’étranger et vivant en France ne sont donc pas comptabilisées. Certains immigrés ont pu devenir Français, les autres restant étrangers. Les populations étrangère et immigrée ne se recoupent que partiellement : un immigré n’est pas nécessairement étranger et réciproquement, certains étrangers sont nés en France (essentiellement des mineurs). La qualité d’immigré est permanente : un individu continue à appartenir à la population immigrée même s’il devient Français par acquisition. C’est le pays de naissance, et non la nationalité à la naissance, qui définit l'origine géographique d’un immigré.

Le solde naturel est la différence entre le nombre de naissances et le nombre de décès enregistrés au cours d'une période.
On parle d'accroissement naturel ou d'excédent naturel lorsque le nombre de naissances est supérieur à celui des décès.

Le solde migratoire est la différence entre le nombre de personnes qui sont entrées sur le territoire et le nombre de personnes qui en sont sorties au cours de l'année. Ce concept est indépendant de la nationalité.

L'indicateur conjoncturel de fécondité, ou somme des naissances réduites, mesure le nombre d'enfants qu'aurait une femme tout au long de sa vie, si les taux de fécondité observés l'année considérée à chaque âge demeuraient inchangés.

L'espérance de vie à la naissance représente la durée de vie moyenne d'une génération fictive soumise aux conditions de mortalité par âge de l'année considérée.

L'enquête sur les relations familiales et intergénérationnelles (Erfi) est de décrire et d'expliquer la dynamique de la construction de la famille (fécondité, unions, ruptures, recomposition familiale) ainsi que les relations entre générations, les relations hommes-femmes.
L'enquête permet d'établir des comparaisons internationales, de recueillir des informations détaillées sur l'histoire génésique et l'histoire des unions, et sur de nombreuses caractéristiques individuelles (diplôme, profession, origine familiale,...) susceptibles d'influer sur ces comportements.

La descendance finale est le nombre moyen d’enfants des femmes (hommes) appartenant à une même génération lorsqu’elles (ils) parviennent en fin de vie féconde (de 15 à 50 ans pour les femmes et de 18 à 60 ans pour les hommes), en ne tenant pas compte de leur mortalité. C'est la somme des taux de fécondité par âge d'une génération.

Selon la définition adoptée par le Haut Conseil à l’Intégration, un immigré est une personne née étrangère à l’étranger et résidant en France. Les personnes nées Françaises à l’étranger et vivant en France ne sont donc pas comptabilisées. Certains immigrés ont pu devenir Français, les autres restant étrangers. Les populations étrangère et immigrée ne se recoupent que partiellement : un immigré n’est pas nécessairement étranger et réciproquement, certains étrangers sont nés en France (essentiellement des mineurs). La qualité d’immigré est permanente : un individu continue à appartenir à la population immigrée même s’il devient Français par acquisition. C’est le pays de naissance, et non la nationalité à la naissance, qui définit l'origine géographique d’un immigré.

Le solde naturel est la différence entre le nombre de naissances et le nombre de décès enregistrés au cours d'une période.
On parle d'accroissement naturel ou d'excédent naturel lorsque le nombre de naissances est supérieur à celui des décès.

Le solde migratoire est la différence entre le nombre de personnes qui sont entrées sur le territoire et le nombre de personnes qui en sont sorties au cours de l'année. Ce concept est indépendant de la nationalité.

L'indicateur conjoncturel de fécondité, ou somme des naissances réduites, mesure le nombre d'enfants qu'aurait une femme tout au long de sa vie, si les taux de fécondité observés l'année considérée à chaque âge demeuraient inchangés.

L'espérance de vie à la naissance représente la durée de vie moyenne d'une génération fictive soumise aux conditions de mortalité par âge de l'année considérée.

L'enquête sur les relations familiales et intergénérationnelles (Erfi) est de décrire et d'expliquer la dynamique de la construction de la famille (fécondité, unions, ruptures, recomposition familiale) ainsi que les relations entre générations, les relations hommes-femmes.
L'enquête permet d'établir des comparaisons internationales, de recueillir des informations détaillées sur l'histoire génésique et l'histoire des unions, et sur de nombreuses caractéristiques individuelles (diplôme, profession, origine familiale,...) susceptibles d'influer sur ces comportements.

La descendance finale est le nombre moyen d’enfants des femmes (hommes) appartenant à une même génération lorsqu’elles (ils) parviennent en fin de vie féconde (de 15 à 50 ans pour les femmes et de 18 à 60 ans pour les hommes), en ne tenant pas compte de leur mortalité. C'est la somme des taux de fécondité par âge d'une génération.