Insee Conjoncture Pays de la Loire ·
Juin 2025 · n° 54
Bilan économique 2024 - Pays de la Loire L’économie ligérienne fléchit, dans un contexte national incertain
En France, en 2024, l’activité ralentit : le PIB progresse de 1,1 %, après une croissance de 1,6 % en 2023. L’activité bénéficie notamment de la consommation publique, du commerce extérieur et de l’impact positif des Jeux Olympiques dans les services. En revanche, la demande intérieure privée s’essouffle, pénalisée par le recul de l’investissement des entreprises et des ménages. Cette situation s’inscrit dans une période d’incertitude économique marquée par une instabilité politique, des incertitudes budgétaires en France et de vives tensions commerciales au niveau mondial.
L’économie ligérienne n’échappe pas à ce climat d’incertitude et connaît un net ralentissement en 2024. L’activité salariée marque le pas, après trois années de reprise soutenue, et progresse faiblement, au même rythme qu’au niveau national. Le recours à l’activité partielle cesse de reculer, après trois années consécutives de baisse. Dans le sillage de l’activité, l’emploi salarié se stabilise, comme au niveau national, après une dynamique de croissance continue depuis 2015. Néanmoins, la région se maintient au premier rang des régions françaises ayant le plus faible taux de chômage, aux côtés de la Bretagne. La nette hausse des embauches en contrats à durée déterminée de moins de 31 jours atteste d’une précarisation du marché du travail. Les créations d’entreprises repartent à la hausse et atteignent un nouveau record, mais principalement grâce aux micro-entrepreneurs, dont l’impact en emploi et en investissement reste toutefois limité. Parallèlement, le nombre de défaillances d’entreprises continue de progresser, signe de fragilités économiques persistantes. Dans la région, le recul de l’investissement des entreprises et des ménages se traduit par un net ralentissement du crédit. Du côté des entreprises, la croissance des encours, majoritairement destinés au financement des investissements, ralentit et profite surtout aux plus petites structures. Du côté des ménages, la production de nouveaux crédits à l’habitat poursuit son recul, pénalisée par le resserrement des conditions de financement. Toutefois, les prix des logements neufs fléchissent sous l’effet d’un marché atone et les ventes repartent à la hausse. La crise perdure cependant dans la construction, avec une nouvelle baisse du nombre de permis de construire et de mises en chantier. Dans les transports, le recul des trafics routiers et portuaires de marchandises se poursuit et le marché des véhicules neufs rechute après l’embellie de 2023. Les échanges commerciaux dans les Pays de la Loire restent quasi stables, mais le déficit commercial se réduit. Le secteur agricole connaît une année contrastée, avec des productions végétales en difficulté et une filière animale dynamique. Le tourisme ligérien reste actif, malgré un repli de fréquentation, après deux années record. Dans la région, la consommation d’électricité et de gaz repart légèrement à la hausse, portée notamment par une baisse de l’inflation, tandis que la production d’énergie renouvelable progresse peu. La qualité de l’air s’améliore grâce à la poursuite de la baisse des principaux polluants atmosphériques.
Ce bilan économique fait partie des 17 bilans économiques régionaux 2024 publiés par l'Insee.
Chômage et politiques de l’emploi - Dans les Pays de la Loire, le taux de chômage reste stable sous la barre des 6 % Bilan économique 2024
Éric Craipeau (Direction régionale de l'économie, de l'emploi, du travail et des solidarités)
Avec un taux de chômage stable de 5,9 % fin 2024, les Pays de la Loire se situent au premier rang des régions françaises ayant le plus faible taux de chômage, aux côtés de la Bretagne. Cependant, le nombre de demandeurs d’emploi repart nettement à la hausse après trois années de baisse. Les entrées en apprentissage progressent faiblement pour la deuxième année consécutive, après plusieurs années de forte croissance. L’activité partielle reste stable, malgré des évolutions contrastées selon les secteurs.
Stabilité du taux de chômage
En 2024, le taux de chômage dans les Pays de la Loire reste stable. Il s’établit à 5,9 % de la population active au 4e trimestre, un des plus bas niveaux depuis 1982 (figure 1). En France hors Mayotte, il diminue de 0,2 point en un an. Fin 2024, les Pays de la Loire affichent ainsi le plus faible taux de chômage de France à égalité avec la Bretagne, inférieur de 1,4 point au taux national (7,3 %).
tableauFigure 1 – Évolution du taux chômage trimestriel
Période | Pays de la Loire | France hors Mayotte | France métropolitaine |
---|---|---|---|
4ᵉ trim. 2018 | 7,2 | 8,8 | 8,4 |
1ᵉ trim. 2019 | 7,2 | 8,8 | 8,5 |
2ᵉ trim. 2019 | 7,0 | 8,4 | 8,2 |
3ᵉ trim. 2019 | 7,0 | 8,3 | 8,1 |
4ᵉ trim. 2019 | 7,0 | 8,2 | 7,9 |
1ᵉ trim. 2020 | 6,8 | 7,9 | 7,7 |
2ᵉ trim. 2020 | 6,6 | 7,1 | 7,1 |
3ᵉ trim. 2020 | 7,8 | 9,0 | 8,7 |
4ᵉ trim. 2020 | 6,9 | 8,1 | 7,8 |
1ᵉ trim. 2021 | 6,9 | 8,2 | 8,0 |
2ᵉ trim. 2021 | 6,6 | 7,9 | 7,8 |
3ᵉ trim. 2021 | 6,5 | 7,9 | 7,7 |
4ᵉ trim. 2021 | 6,1 | 7,4 | 7,2 |
1ᵉ trim. 2022 | 6,0 | 7,4 | 7,1 |
2ᵉ trim. 2022 | 6,0 | 7,4 | 7,2 |
3ᵉ trim. 2022 | 5,9 | 7,2 | 7,0 |
4ᵉ trim. 2022 | 5,7 | 7,1 | 6,9 |
1ᵉ trim. 2023 | 5,6 | 7,1 | 6,9 |
2ᵉ trim. 2023 | 5,7 | 7,2 | 7,0 |
3ᵉ trim. 2023 | 5,8 | 7,4 | 7,2 |
4ᵉ trim. 2023 | 5,9 | 7,5 | 7,3 |
1ᵉ trim. 2024 | 5,9 | 7,5 | 7,3 |
2ᵉ trim. 2024 | 5,8 | 7,3 | 7,1 |
3ᵉ trim. 2024 | 6,0 | 7,4 | 7,2 |
4ᵉ trim. 2024 | 5,9 | 7,3 | 7,1 |
- Notes : Données provisoires pour le dernier trimestre et révisées pour les trimestres précédents ; données CVS.
- Source : Insee, taux de chômage localisés.
graphiqueFigure 1 – Évolution du taux chômage trimestriel

- Notes : Données provisoires pour le dernier trimestre et révisées pour les trimestres précédents ; données CVS.
- Source : Insee, taux de chômage localisés.
Entre fin 2023 et fin 2024, le taux de chômage est stable ou quasi stable dans tous les départements ligériens, à l’exception de la Mayenne, où il progresse de 0,4 point (figure 2). Il reste systématiquement inférieur à la moyenne nationale, même s’il s’en rapproche dans la Sarthe (7,1 %), suivi par le Maine-et-Loire (6,3 %). En revanche, la Mayenne (5,2 %) et la Vendée (5,3 %) figurent parmi les départements métropolitains les moins exposés au chômage, occupant respectivement la quatrième et la septième position au niveau national. En Loire-Atlantique, le chômage est proche de la moyenne régionale (5,6 %).
tableauFigure 2 – Taux de chômage trimestriel par département
Zonage | 2024 T1 | 2024 T2 | 2024 T3 | 2024 T4 | Évolution 2024 T4 / 2023 T4 (points de %) |
---|---|---|---|---|---|
Loire-Atlantique | 5,6 | 5,5 | 5,6 | 5,6 | 0,0 |
Maine-et-Loire | 6,4 | 6,3 | 6,4 | 6,3 | -0,1 |
Mayenne | 4,9 | 5,0 | 5,2 | 5,2 | 0,4 |
Sarthe | 7,2 | 7,2 | 7,4 | 7,1 | -0,1 |
Vendée | 5,3 | 5,3 | 5,4 | 5,3 | 0,0 |
Pays de la Loire | 5,9 | 5,8 | 6,0 | 5,9 | 0,0 |
France hors Mayotte | 7,5 | 7,3 | 7,4 | 7,3 | -0,2 |
- Notes : Données provisoires pour le dernier trimestre et révisées pour les trimestres précédents ; données CVS.
- Source : Insee, taux de chômage localisés.
Le taux de chômage est plus élevé dans les zones d’emploi du Mans (7,6 %), de Saumur (7,4 %) et de Redon - partie Pays de la Loire (7,6 %) (figure 3). À l’inverse, les zones d’emploi où les taux sont les plus faibles sont les Herbiers (3,8 %), Ancenis (4,2 %) et Château-Gontier (4,6 %).
tableauFigure 3 – Taux de chômage par zone d’emploi au 4e trimestre 2023 dans les Pays de la Loire
Zone d'emploi 2020 | Code de la zone d'emploi 2020 | 4e trimestre 2024 |
---|---|---|
5201 | Ancenis | 4,2 |
5202 | Angers | 6,9 |
5203 | Challans | 6,3 |
5204 | Château-Gontier | 4,6 |
5205 | Châteaubriant | 5,5 |
5206 | Cholet | 5,0 |
5207 | Fontenay-le-Comte | 6,4 |
5208 | La Ferté-Bernard | 5,9 |
5209 | La Flèche | 6,5 |
5210 | La Roche-sur-Yon | 5,3 |
5211 | Laval | 5,4 |
5212 | Le Mans | 7,6 |
5213 | Les Herbiers - Montaigu | 3,8 |
5214 | Les Sables-d'Olonne | 6,2 |
5215 | Mayenne | 5,1 |
5216 | Nantes | 5,5 |
5217 | Pornic | 5,5 |
5218 | Sablé-sur-Sarthe | 5,7 |
5219 | Saint-Nazaire | 5,9 |
5220 | Saumur | 7,4 |
5221 | Segré-en-Anjou Bleu | 5,9 |
0051 | Alençon - partie Pays de la Loire | 6,1 |
0062 | Redon - partie Pays de la Loire | 7,6 |
- Source : Insee, taux de chômage localisés.
graphiqueFigure 3 – Taux de chômage par zone d’emploi au 4e trimestre 2023 dans les Pays de la Loire

- Source : Insee, taux de chômage localisés.
Le nombre de demandeurs d’emploi repart nettement à la hausse
Au 4e trimestre 2024, dans les Pays de la Loire, 283 000 personnes sont inscrites à France Travail en catégorie A, B ou C et donc tenues de faire des actes positifs de recherche d’emploi. Leur nombre augmente de 1,9 % par rapport à fin 2023, après une baisse de 0,9 % l’année précédente. Au niveau national, la hausse est comparable (+1,8 %). En 2024, les demandeurs d’emploi inscrits depuis plus d’un an représentent 44 % de l’ensemble des demandeurs d’emplois A, B et C, comme en 2023.
Au sein des demandeurs d’emploi tenus de rechercher un emploi, 138 000 personnes sont inscrites en catégorie A (sans emploi) dans les Pays de la Loire. Leur nombre progresse de 6,0 % sur un an (après -1,6 % en 2023), une augmentation supérieure à celle enregistrée en France hors Mayotte (+3,5 %) (figure 4). Cette forte hausse de la demande d’emploi en catégorie A, concentrée au dernier trimestre (+4,5 %), s’explique notamment par la mise en place progressive de la loi Plein emploi adoptée fin 2023, dont l’objectif est de ramener vers l’emploi les publics qui en sont le plus éloignés.
tableauFigure 4 – Demandeurs d'emploi en fin de mois
Décomposition | Demandeurs d'emploi au quatrième trimestre 2024 | Évolution 2024 T4 / 2023 T4 | ||||
---|---|---|---|---|---|---|
Catégories A, B, C | Catégorie A | Catégories A, B, C (% de l'ensemble) | Catégorie A (% de l'ensemble) | Catégories A, B, C (%) | Catégorie A (%) | |
Hommes | 132 980 | 69 850 | 47,0 | 50,7 | 3,0 | 7,0 |
Femmes | 150 180 | 67 880 | 53,0 | 49,3 | 1,0 | 5,0 |
Moins de 25 ans | 42 330 | 22 910 | 14,9 | 16,6 | 4,6 | 9,7 |
De 25 à 49 ans | 167 070 | 79 080 | 59,0 | 57,4 | 1,3 | 5,8 |
50 ans ou plus | 73 760 | 35 740 | 26,0 | 25,9 | 1,7 | 4,1 |
Inscrits depuis un an ou plus | 123 640 | nd | 43,7 | nd | 1,4 | nd |
dont inscrits depuis 2 ans ou plus | 69 410 | nd | 24,5 | nd | -0,7 | nd |
Pays de la Loire | 283 160 | 137 730 | 100,0 | 100,0 | 1,9 | 6,0 |
France hors Mayotte | 5 491 700 | 3 135 000 | 100,0 | 100,0 | 1,8 | 3,5 |
- nd : Données non disponibles.
- Note : Données CVS-CJO.
- Avertissement : Le nombre de demandeurs d'emploi au quatrième trimestre est une moyenne des stocks de demandeurs d'emploi à la fin des mois d'octobre, novembre et décembre afin de mieux dégager les évolutions tendancielles.
- Source : France Travail-Dares, STMT.
La hausse des demandeurs d’emploi en catégorie A est plus prononcée en Mayenne (+13,1 %) que dans les autres départements (de +4,1 % dans la Sarthe à +6,9 % en Vendée). Elle s’observe pour toutes les tranches d’âge, mais est plus marquée chez les moins de 25 ans (+9,7 %), suivis des 25 à 49 ans (+5,8 %) et des 50 ans et plus (+4,1 %).
Le nombre de personnes en catégorie B (ayant exercé une activité réduite de 78 heures maximum par mois) diminue de 1,0 % sur un an, après une hausse de 2,1 % en 2023. Le nombre de personnes en catégorie C (ayant exercé une activité réduite de plus de 78 heures par mois) diminue également de 2,0 %, après une baisse de 1,5 % en 2023.
Dans le cadre de la mise en œuvre de la loi pour le plein emploi, les demandeurs et bénéficiaires du RSA, les jeunes en recherche d'emploi accompagnés par les missions locales et les personnes en situation de handicap suivies par Cap emploi sont systématiquement inscrits à France Travail à compter de janvier 2025. Pour tenir compte de ces évolutions, la Dares et France Travail mettent en œuvre les recommandations du groupe de travail du Conseil national de l’information statistique (Cnis) : en particulier des indicateurs complémentaires (hors bénéficiaires du RSA et jeunes en CEJ, Pacea ou AIJ) sont mis à disposition pour appréhender les évolutions conjoncturelles.
Ces séries alternatives sur les inscrits à France Travail sont diffusées pour l’année 2025 dans les tableaux de bord de la conjoncture et notes trimestrielles ; cependant, pour le bilan économique portant sur 2024, les séries alternatives ne sont pas retenues, afin de garder un niveau de détail plus fin des données, et en raison d’un impact limité de la loi pour le plein emploi, à l’échelle de l’année 2024.
Sur le dernier trimestre de 2024, une évolution dans le formulaire d’actualisation a conduit à augmenter le nombre de demandeurs d’emploi en catégorie A d’environ 36 000 au niveau national, et à réduire d’autant le nombre de demandeurs d’emploi en catégories B et C.
Le ralentissement des entrées en apprentissage se confirme
En 2024, le nombre d’entrées en apprentissage augmente de 1,3 % (contre +3,4 % en France métropolitaine), soit 51 668 nouveaux contrats signés dans la région (figure 5). La hausse est légèrement supérieure à celle de l’année précédente (+0,7 % en 2023), mais reste nettement inférieure aux fortes hausses enregistrées entre 2019 et 2022 (de +12,4 % à +38,8 %).
tableauFigure 5 – Entrées dans les dispositifs de contrats aidés, d'alternance et d'accompagnement des jeunes - Pays de la Loire
Type d'aide | 2023 | 2024 |
---|---|---|
Aides à l'emploi (p) | 81 982 | 78 693 |
dont contrats aidés (p) | 21 779 | 19 530 |
Parcours emploi compétences (PEC) | 1 763 | 1 395 |
Contrats initiative emploi (CUI-CIE) (p) | 1 679 | 264 |
Insertion par l'activité économique (IAE) (p) | 18 337 | 17 871 |
dont contrats en alternance | 60 203 | 59 163 |
Apprentissage | 50 981 | 51 668 |
Contrats de professionnalisation | 9 222 | 7 495 |
Accompagnement des jeunes | 27 294 | 27 359 |
Parcours contractualisé d'accompagnement vers l'emploi et l'autonomie (PACEA) | 7 158 | 5 985 |
Contrat d’engagement jeune | 20 136 | 21 374 |
dont premières entrées | 13 379 | 12 385 |
Emplois francs (p) | 918 | 906 |
- (p) : Année 2024 provisoire.
- Note : Extraction du 31/03/2025. Les entrées comprennent les conventions initiales et les reconductions de contrats.
- Source : Dares.
Parallèlement, le nombre de contrats de professionnalisation diminue fortement (-18,7 %, après -0,7 % en 2023), mais moins qu’en France métropolitaine (-24,0 %). Ces évolutions différenciées pourraient s’expliquer par le maintien en 2024 de l’aide exceptionnelle pour l’embauche d’un jeune en apprentissage, tandis que les contrats de professionnalisation ne bénéficient plus de cette aide depuis mai 2024. La saturation de l’offre de formations en alternance et la moindre demande d’alternants par les employeurs pourraient expliquer le ralentissement de la hausse de l’apprentissage observée ces deux dernières années.
Les contrats aidés sont de nouveau en baisse en 2024 (-10,3 %, après -4,9 % en 2023), conséquence de la réduction de l’enveloppe allouée à ces dispositifs. La diminution est particulièrement marquée pour les parcours emplois compétences (PEC) et les contrats initiative emplois (CUI-CIE), en recul de 51,4 %, (après -29,1 % en 2023). Le nombre d’emplois francs diminue en 2024 de 1,3 %, après -14,7 % en 2023. L’insertion par l’activité économique (IAE) recule elle aussi : -2,5 % en 2024, après +1,4 % en 2023.
En 2024, 27 400 jeunes ont signé un engagement d’accompagnement, une quasi stabilité (+0,2 %) qui tranche avec la forte hausse de 21,2 % en 2023. Le parcours contractualisé d’accompagnement vers l’emploi et l’autonomie est en diminution de 16,4 % (après -7,5 % en 2023). Enfin, le contrat d’engagement jeunes, qui a remplacé la garantie jeune en mars 2022, continue de progresser (+6,1 %), mais à un rythme moins soutenu (+36,3 % en 2023).
L’activité partielle cesse de reculer
En 2024, le nombre d’heures consommées dans la région dans le cadre de l’activité partielle s’élève à 1,8 million, stable par rapport à 2023, après trois années de forte baisse. Il demeure toutefois nettement supérieur à son niveau d’avant-crise (470 000 heures en 2019). Le recours à l’activité partielle diminue de 51 % dans le tertiaire et de 39 % dans le commerce. À l’inverse, il augmente de 63 % dans l’industrie, une hausse portée en grande partie par la construction de bateaux de plaisance, qui représente à elle seule 55 % de l’ensemble des heures consommées au niveau régional. Le recours à l’activité partielle s’envole dans la construction, avec un volume d’heures multiplié par six. Cette hausse traduit la forte dégradation de l’activité dans le secteur.
En 2024, 17,5 millions d’euros sont versés aux entreprises des Pays de la Loire au titre de l’activité partielle, soit 2,8 % de moins qu’en 2023. La Vendée concentre à elle seule 47 % de ce montant, en lien avec l’augmentation marquée de l’activité partielle dans la construction de bateaux de plaisance, secteur particulièrement développé dans ce département. Viennent ensuite la Loire-Atlantique (25 %), le Maine-et-Loire (13 %), la Sarthe (11 %), et la Mayenne (3 %).
Avertissement
Les données chiffrées sont parfois arrondies (selon les règles mathématiques). Le résultat arrondi d'une combinaison de données chiffrées (qui fait intervenir leurs valeurs réelles) peut se trouver légèrement différent de celui que donnerait la combinaison de leurs valeurs arrondies.
Sources
Définitions
Le contrat d'apprentissage est un contrat de travail conclu entre un employeur et
un jeune de 16 à
29 ans ayant satisfait à l'obligation scolaire, des dérogations étant possibles.
Le contrat de professionnalisation est un contrat de travail destiné à permettre aux jeunes de 16 à 25 ans, aux demandeurs d’emploi et aux bénéficiaires de certaines allocations ou contrats, d’acquérir une qualification professionnelle ou de compléter leur formation initiale au moyen d’une formation en alternance.
Depuis janvier 2018, les contrats aidés du secteur non-marchand (CUI-CAE) sont transformés en parcours emploi compétences.
Dans le cadre du parcours emploi compétences, le montant de l’aide accordée aux employeurs, exprimé en pourcentage du Smic brut, est modulé selon le type de public (PEC « tout public », PEC QPV-ZRR, PEC Jeunes).
Expérimenté à partir du 1er avril 2018 puis généralisé à la France entière au 1er janvier 2020, le dispositif d’emploi franc est un dispositif qui permet à un employeur de bénéficier d’une aide financière lorsqu’il embauche un habitant résidant dans un quartier prioritaire de la politique de la ville (QPV), en CDI ou en CDD d’au moins six mois.
L’insertion par l’activité économique (IAE) consiste en un accompagnement dans l’emploi destiné à aider les personnes très éloignées de l’emploi et rencontrant des difficultés sociales et professionnelles afin de faciliter leur insertion sur le marché du travail. La spécificité du parcours d’insertion consiste à proposer un contrat de travail, doublé d’un accompagnement social et professionnel personnalisé, de façon à lever les principaux freins d’accès à l’emploi. En complément de l’accompagnement dispensé, les salariés peuvent bénéficier de formations adaptées à leurs besoins.
Mis en place à partir de 2017, le PACEA est le cadre contractuel de l’accompagnement des jeunes par les missions locales. Il concerne tous les jeunes de 16 à 25 ans révolus. Le PACEA est constitué de phases d’accompagnement successives qui peuvent s’enchaîner pour une durée maximale de 24 mois consécutifs.
En fonction de la situation et des besoins de l’intéressé, le bénéfice d’une allocation peut être accordé à un jeune en PACEA, destinée à soutenir ponctuellement la démarche d’insertion du jeune vers et dans l’emploi et l’autonomie.
Le contrat d’engagement jeune (CEJ) s’adresse à tous les jeunes âgés de 16 à 25 ans révolus (ou 29 ans révolus lorsqu’ils disposent de la reconnaissance de travailleur handicapé), qui rencontrent des difficultés d'accès à l'emploi durable. Mis en œuvre à la fois par France Travail et les missions locales depuis le 1er mars 2022, il propose à ces jeunes éloignés de l’emploi un programme d’accompagnement intensif (avec un objectif de 15 à 20 heures d’accompagnement par semaine), et une mise en activité régulière. Le parcours est prévu pour durer de 6 à 12 mois. Le bénéficiaire peut toutefois quitter le dispositif de façon anticipée ou au contraire le prolonger jusqu’à 18 mois maximum. Les jeunes peuvent percevoir une allocation mensuelle pouvant aller jusqu’à 520 euros, en fonction de ses ressources et sous condition de respecter ses engagements. Contrairement à la Garantie jeunes qui s’inscrivait nécessairement dans un Pacea, le CEJ ne peut pas être concomitant avec un Pacea.
Le dispositif de l’activité partielle (ou chômage partiel) permet aux établissements confrontés à des difficultés temporaires de diminuer ou suspendre leur activité tout en assurant aux salariés une indemnisation pour compenser leur perte de salaire. L’activité partielle fait l’objet de demandes d’autorisation préalables (DAP) déposées par les établissements souhaitant recourir à l’activité partielle en raison de la crise sanitaire, ainsi que les demandes d’indemnisation (DI). Lors de la phase d’indemnisation, il est possible que le nombre d’heures effectivement consommé soit inférieur à celui qui avait été demandé. L’ensemble des données présentées sur l’activité partielle sont susceptibles d’être révisées.
Lorsqu'une entreprise réduit son activité au-dessous de l'horaire légal ou arrête momentanément tout ou partie de son activité et qu'elle n'entend pas rompre les contrats de travail qui la lient à ses salariés, elle peut avoir recours au chômage partiel.
Les inscrits à France Travail regroupent l’ensemble des personnes inscrites sur les listes de France Travail. L’inscription sur ces listes est soumise à certaines conditions. Selon leur situation vis‑à‑vis de l’obligation de recherche d’emploi et de l’exercice ou non d’une activité, les inscrits à France Travail sont regroupés en cinq catégories.
Un chômeur au sens du BIT est une personne âgée de 15 ans ou plus qui répond simultanément à trois conditions :
- être sans emploi durant une semaine donnée
- être disponible pour prendre un emploi dans les deux semaines
- avoir cherché activement un emploi au cours des quatre dernières semaines ou en avoir trouvé un qui commence dans moins de trois mois.
Le contrat unique d'insertion a pour objet de faciliter l'insertion professionnelle des personnes sans emploi rencontrant des difficultés sociales et professionnelles d'accès à l'emploi.
La correction des variations saisonnières permet d’éliminer l’effet de fluctuations périodiques infra-annuelles dues au calendrier et aux saisons, de manière à faire ressortir les évolutions les plus significatives de la série. Celles-ci sont contenues dans la tendance et la composante irrégulière.
Les demandeurs d'emploi en fin de mois (DEFM) sont les personnes inscrites à France Travail et ayant une demande en cours au dernier jour du mois.
Les demandeurs d'emploi de longue durée (DELD) sont ceux inscrits en catégories A, B, C, depuis un an ou plus.
Les demandeurs d'emploi de très longue durée (DETLD) sont ceux inscrits depuis deux ans ou plus.
La population active au sens du Bureau International du Travail (BIT) comprend les personnes en emploi au sens du BIT et les chômeurs au sens du BIT.
Une personne en emploi au sens du Bureau International du Travail (BIT) est une personne de 15 ans ou plus ayant effectué au moins une heure de travail rémunéré au cours d’une semaine donnée ou absente de son emploi sous certaines conditions de motif (congés annuels, maladie, maternité,etc.) et de durée.
Le taux de chômage est le pourcentage de chômeurs dans la population active (actifs occupés + chômeurs).
On peut calculer un taux de chômage par âge en mettant en rapport les chômeurs d'une classe d'âge avec les actifs de cette classe d'âge. De la même manière se calculent des taux de chômage par sexe, par PCS, par région, par nationalité, par niveau de diplôme...
Le taux de chômage diffère de la part du chômage qui, elle, mesure la proportion de chômeurs dans l'ensemble de la population.
Le taux de chômage est le rapport entre le nombre de chômeurs et le nombre d’actifs (en emploi ou au chômage).
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