Insee
Insee Conjoncture Guadeloupe · Juin 2023 · n° 24
Insee Conjoncture GuadeloupeBilan économique 2022 - Guadeloupe Une reprise d’activité entravée par les tensions inflationnistes

En 2022, avec l’allègement des restrictions sanitaires, l’activité économique guadeloupéenne se redresse. Toutefois, le renforcement des tensions inflationnistes entrave la reprise. La consommation des ménages repart à la hausse grâce aux mesures gouvernementales en faveur du pouvoir d’achat et aux augmentations salariales. Les entreprises guadeloupéennes continuent d’investir cette année malgré un climat national et international d’incertitude économique. Ces investissements dynamisent la création d’emplois et influent sur la demande d’emploi dans un contexte ou le taux de chômage est deux fois et demi supérieur à celui observé au niveau national. La création d’entreprise est à son plus haut niveau des 20 dernières années. Enfin, l’activité touristique se redresse nettement grâce au ralentissement de l’épidémie de Covid-19 sans pour autant retrouver son niveau de 2019.

Insee Conjoncture Guadeloupe
No 24
Paru le :Paru le01/06/2023

Ce bilan économique fait partie des 17 bilans économiques régionaux 2022 publiés par l'Insee.

Retrouvez les bilans des autres régions.

Consulter

Démographie d’entreprises - La création d’entreprises continue d’augmenter Bilan économique 2022

Océane Lasnier (Insee)

En 2022, en Guadeloupe, le nombre de créations d’entreprises augmente de 16,3 % par rapport à 2021. Avec 7 849 nouvelles entreprises, les immatriculations sont à leur plus haut niveau des 20 dernières années. Cette évolution est essentiellement due à la croissance du nombre d’entreprises créées sous les régimes des sociétés et des micro-entrepreneurs. L’augmentation des créations d’entreprises individuelles est plus modérée. Tous les secteurs d’activités sont concernés par la hausse des immatriculations.

Insee Conjoncture Guadeloupe

No 24

Paru le :01/06/2023

Les immatriculations au plus haut

En Guadeloupe, 7 849 entreprises sont créées en 2022, soit une hausse de 16,3 % par rapport à 2021 et de 34,0 % par rapport à 2019. Le nombre de nouvelles entreprises dépasse le niveau record de 2021 qui comptait 6 751 immatriculations (figure 1). Les créations d’entreprises augmentent également en Martinique (+17,1 %), en Guyane (+4,6 %). En France, la croissance y est plus faible (+1,1 %).

Figure 1Créations d'entreprises - Guadeloupe

Créations d'entreprises - Guadeloupe
Sociétés Entreprises individuelles hors micro-entrepreneurs Micro-entrepreneurs
2016 1 986 1 032 1 202
2017 2 162 1 043 1 316
2018 2 764 1 244 1 584
2019 2 562 1 431 1 866
2020 2 355 980 2 270
2021 2 859 801 3 091
2022 3 161 815 3 873
  • Note : nombre de créations brutes.
  • Champ : ensemble des activités marchandes non agricoles.
  • Source : Insee, REE (Répertoire des Entreprises et des Établissements - Sirene).

Figure 1Créations d'entreprises - Guadeloupe

  • Note : nombre de créations brutes.
  • Champ : ensemble des activités marchandes non agricoles.
  • Source : Insee, REE (Répertoire des Entreprises et des Établissements - Sirene).

Croissance des régimes des micro-entrepreneurs et des sociétés

Les nouvelles entreprises sous le régime des micro-entrepreneurs sont celles qui connaissent la plus forte croissance (+25 %). Avec 3 873 créations, elles représentent la moitié de l’ensemble des immatriculations. Tous les secteurs d’activités sont concernés par cette progression. Les plus fortes augmentations concernent les secteurs de l’industrie (+50 %) et ceux des services aux particuliers (+32 %).

Les immatriculations des sociétés sont en hausse de 11 % en 2022 avec 3 161 créations soit 40 % de l’ensemble des nouvelles entreprises. Tous les secteurs d’activités sont concernés par cette progression, mais ce sont dans les secteurs de l’industrie (+28 %) et les services aux particuliers (+20 %) que les augmentations sont les plus importantes (figure 2).

La création d’entreprise individuelle classique progresse plus faiblement (+1,7 %) avec 815 créations, ce qui ne représente que 10 % de l’ensemble des immatriculations. La croissance dans les secteurs de la construction (+40,5 %) et des services aux particuliers (+14,3 %) est freinée par les baisses de créations dans les secteurs de l’industrie (-14,3 %), du commerce, transport, hébergement et restauration (-10,4 %), ainsi que des services aux entreprises (-9,6 %).

Figure 2Nombre et évolution des créations d’entreprises par type

(en %)
Nombre et évolution des créations d’entreprises par type ((en %))
Zonage Nombre de créations en 2022 Évolution de l’ensemble (%)
Sociétés Entreprises individuelles hors micro-entrepreneurs Régime de micro-entrepreneur Ensemble 2021 - 2022 2019 - 2022 Évolution annuelle moyenne 2016 - 2021 ¹
Guadeloupe 3 161 815 3 873 7 849 16,3 34,0 9,9
France entière 293 158 121 705 647 106 1 061 969 1,1 22,8 11,7
  • ¹ : évolution qui aurait été observée pour les créations d'entreprises pour chaque année de la période considérée, en supposant une évolution identique chaque année.
  • Note : données brutes.
  • Champ : ensemble des activités marchandes non agricoles.
  • Source : Insee, REE (Répertoire des Entreprises et des Établissements - Sirene).

Les services sont à l’origine de plus de la moitié des créations d’entreprises

Parmi les entreprises créées, un tiers le sont dans le secteur des services aux entreprises. Les créations dans ce secteur augmentent de 17 %. Elles atteignent leur plus haut niveau avec 2 718 nouvelles entreprises. Les sociétés sont à l’origine de plus de la moitié des immatriculations des services aux entreprises. Leurs créations sont en hausse de 13 % dans ce secteur, pour atteindre le niveau record de 1 395 nouvelles entreprises. Ce sont les entreprises créées sous le régime des micro-entrepreneurs, qui progressent le plus dans le secteur des services aux entreprises (+25 %) elles représentent la moitié des nouvelles entreprises. Les créations d’entreprises individuelles classiques sont en diminution (-10 %) et ne représentent que 4 % des immatriculations des services aux entreprises (figure 3).

Un cinquième des nouvelles immatriculations proviennent du secteur des services aux particuliers, en augmentation de 26 %. La création de micro-entreprises, qui représente 60 % des créations du secteur, est toujours dynamique (+32 %). Dans le même temps, les immatriculations des sociétés du secteur croissent de 20 % et celles des entreprises individuelles classiques de 14 %.

Parmi les nouvelles immatriculations, 28 % proviennent du secteur du commerce, de l’hébergement, de la restauration et des transports. Dans ce secteur, les créations progressent de 7 % en lien avec la hausse des nouvelles entreprises créées sous le régime des micro-entrepreneurs (+19 %). Le nombre de création d’entreprises individuelles classiques recule (-10 %), tandis que celui des sociétés stagne (+1 %).

Les immatriculations du secteur de la construction augmentent de 15 % mais elles ne représentent qu’une création sur dix. Le nombre de nouvelles entreprises du secteur croit quel que soit le statut juridique. L’augmentation la plus forte concerne les entreprises individuelles classiques (+41 %), devant le régime des micro-entrepreneurs (+17 %) et celui des sociétés (+9 %).

Dans l’ensemble des secteurs, les créations d’entreprises industrielles progressent le plus fortement (+35 %) mais elles ne représentent que 7 % de l’ensemble des nouvelles immatriculations. Cette hausse des créations concernent majoritairement le régime des micro-entrepreneurs (+51 %). Les sociétés sont également en forte progression (+28 %). À l’inverse, les nouvelles entreprises individuelles dans le secteur de l’industrie diminuent (-14 %).

Figure 3Évolution entre 2021 et 2022 du nombre de créations d'entreprises par secteur - Guadeloupe

(en %)
Évolution entre 2021 et 2022 du nombre de créations d'entreprises par secteur - Guadeloupe ((en %))
Sociétés Entreprises individuelles hors micro-entrepreneurs Micro-entrepreneurs Ensemble
Ensemble 10,6 1,7 25,3 16,3
Industrie 28,4 -14,3 50,6 35,4
Construction 8,9 40,5 17,4 14,5
Commerce, transport, hébergement, restauration 0,8 -10,4 18,7 7,1
Services aux entreprises 12,6 -9,6 24,5 16,5
Services aux particuliers 20,2 14,3 31,9 25,5
  • Note : données brutes.
  • Champ : ensemble des activités marchandes non agricoles.
  • Source : Insee, REE (Répertoire des Entreprises et des Établissements - Sirene).

Figure 3Évolution entre 2021 et 2022 du nombre de créations d'entreprises par secteur - Guadeloupe

  • Note : données brutes.
  • Champ : ensemble des activités marchandes non agricoles.
  • Source : Insee, REE (Répertoire des Entreprises et des Établissements - Sirene).
Avertissement sur les créations d'entreprises

Les données utilisées pour cette publication diffèrent de celles de la publication annuelle nationale. Elles sont cohérentes avec celles de la publication portant sur les créations d’entreprises en février 2023. En effet, Les créations d’entreprises enregistrées en 2022 ont été révisées à l’occasion de cette publication, en retirant du décompte environ 10 000 créations qui avaient finalement été invalidées.

Les défaillances de nouveau en hausse

En 2022, le nombre de défaillances d’entreprises, qui était sur une tendance à la baisse depuis 2017, repart à la hausse en Guadeloupe. Au cours de l’année, 260 entreprises ont fait l’objet d’une liquidation, soit une augmentation de 48 % par rapport à 2021. En France entière, alors qu’il était en baisse depuis plus de cinq ans le nombre de défaillances est également en forte croissance (+50 %) ce qui représente 41 298 entreprises de moins (figure 4).

Figure 4Évolution des défaillances d'entreprises

(indice base 100 en décembre 2016)
Évolution des défaillances d'entreprises ((indice base 100 en décembre 2016))
Guadeloupe France entière
déc. 2016 100,0 100,0
janv. 2017 99,0 99,7
févr. 2017 98,7 98,8
mars 2017 100,3 98,6
avr. 2017 100,6 97,3
mai 2017 99,0 97,2
juin 2017 101,6 96,1
juil. 2017 105,8 95,7
août 2017 111,2 95,7
sept. 2017 100,0 94,6
oct. 2017 101,0 94,3
nov. 2017 98,4 93,6
déc. 2017 105,4 93,8
janv. 2018 107,7 93,0
févr. 2018 107,3 92,5
mars 2018 111,5 91,4
avr. 2018 113,4 91,6
mai 2018 115,7 90,7
juin 2018 115,3 90,8
juil. 2018 117,9 91,2
août 2018 116,6 91,7
sept. 2018 113,7 92,0
oct. 2018 109,3 92,9
nov. 2018 112,5 92,8
déc. 2018 103,2 92,9
janv. 2019 103,8 93,6
févr. 2019 102,2 93,6
mars 2019 94,6 93,2
avr. 2019 94,9 93,4
mai 2019 91,4 93,1
juin 2019 89,5 92,3
juil. 2019 85,9 92,2
août 2019 81,8 91,1
sept. 2019 84,3 90,4
oct. 2019 83,7 89,3
nov. 2019 80,5 88,5
déc. 2019 76,0 87,9
janv. 2020 67,4 85,8
févr. 2020 67,1 84,6
mars 2020 66,1 81,1
avr. 2020 61,7 75,8
mai 2020 54,6 71,3
juin 2020 53,7 69,0
juil. 2020 54,3 66,2
août 2020 54,3 65,4
sept. 2020 56,5 62,8
oct. 2020 57,2 59,4
nov. 2020 54,6 56,6
déc. 2020 55,0 53,7
janv. 2021 60,1 51,3
févr. 2021 59,4 48,4
mars 2021 61,7 48,2
avr. 2021 59,4 49,4
mai 2021 62,6 50,4
juin 2021 59,1 49,7
juil. 2021 56,2 48,3
août 2021 56,2 48,2
sept. 2021 52,1 47,3
oct. 2021 52,4 46,9
nov. 2021 51,8 46,9
déc. 2021 56,2 47,5
janv. 2022 55,6 48,4
févr. 2022 58,8 50,1
mars 2022 61,3 52,1
avr. 2022 59,1 54,1
mai 2022 65,8 55,8
juin 2022 69,6 57,8
juil. 2022 69,0 60,2
août 2022 72,2 61,4
sept. 2022 78,0 64,3
oct. 2022 83,4 66,8
nov. 2022 84,0 69,3
déc. 2022 83,1 71,0
  • Notes : données brutes, en date de jugement. Chaque point correspond au cumul des 12 derniers mois.
  • Source : Fiben, Banque de France.

Figure 4Évolution des défaillances d'entreprises

  • Notes : données brutes, en date de jugement. Chaque point correspond au cumul des 12 derniers mois.
  • Source : Fiben, Banque de France.
Avertissement sur les défaillances d'entreprises

Les défaillances ne recouvrent pas l’ensemble des cessations d’activité. Pour faire l’objet d’une procédure judiciaire en liquidation, l’entreprise doit avoir des actifs comme des moyens de production ou des salariés. Les défaillances ne concernent par conséquent qu’une infime partie des cessations d’entreprises.

Publication rédigée par :Océane Lasnier (Insee)

Avertissement

Les données chiffrées sont parfois arrondies (selon les règles mathématiques). Le résultat arrondi d'une combinaison de données chiffrées (qui fait intervenir leurs valeurs réelles) peut se trouver légèrement différent de celui que donnerait la combinaison de leurs valeurs arrondies.

Définitions

Une création d'entreprise correspond à la mise en œuvre d'une nouvelle combinaison de facteurs de production avec pour restriction qu'aucune autre entreprise ne soit impliquée dans cet évènement.

Il s'agit de l'arrêt total de l'activité économique de l'entreprise.

Il ne faut pas confondre la notion de défaillance avec la notion plus large de cessation. Les liquidations qui font suite à une défaillance ne représentent qu'une partie, variable avec le temps et le secteur d'activité, de l'ensemble des cessations.

Une unité légale est en situation de défaillance ou de dépôt de bilan à partir du moment où une procédure de redressement judiciaire est ouverte à son encontre.

Un micro-entrepreneur bénéficie du régime de même nom (appelé auto-entrepreneur jusque 2014), qui offre des formalités de création d'entreprise allégées et un mode de calcul et de paiement simplifié des cotisations sociales et de l'impôt sur le revenu. Il s’applique aux entrepreneurs individuels qui en font la demande, sous certaines conditions.

Les services rendus aux entreprises regroupent globalement les activités scientifiques et techniques et les services administratifs et de soutien.

Les services aux particuliers se caractérisent par la mise à disposition d'une prestation technique ou intellectuelle principalement à destination des particuliers (ou ménages), même si certains d’entre eux concernent également les entreprises.

La nomenclature des activités économiques en vigueur en France depuis le 1er janvier 2008 est la nomenclature d'activités française (NAF rév. 2). La NAF a la même structure que de la nomenclature d'activités de la Communauté européenne (NACE rév. 2) mais elle comporte un niveau supplémentaire, spécifique à la France, celui des sous-classes.

La NAF rév. 2 comporte cinq niveaux comprenant respectivement : 21, 88, 272, 615 et 732 postes.

La NAF rév. 2 s'est substituée à la NAF rév. 1 datant de 2003 (entrée en vigueur au 1er janvier 2003). La NAF rév. 1 comporte cinq niveaux ayant respectivement 17, 31, 62, 224, et 712 postes .

La NAF rév. 1 avait succédé à la NAF qui était en vigueur depuis le 1er janvier 1993.

Avec le passage à la NAF rév. 2 (nomenclature d'activités française révisée au 1er janvier 2008), la nomenclature économique de synthèse (NES) associée à la NAF rév. 1 disparaît en tant que telle. En effet, cette nomenclature strictement française ne permettait pas de comparaisons internationales car elle ne s'emboîtait pas dans l'arborescence de la CITI et de la NACE.

La NAF rév. 2 contient deux niveaux agrégés « standard » : les sections et divisions en, respectivement, 21 et 88 postes. Ces niveaux sont communs à la nomenclature internationale d'activités CITI rév. 4, à la nomenclature européenne d'activités NACE rév. 2 et à la NAF rév. 2.

Il était toutefois nécessaire de disposer de niveaux de regroupements supplémentaires pour répondre aux besoins de l'analyse économique et de la diffusion en matière de données de synthèse.

Sept niveaux d'agrégation sont ainsi associés à la NAF rév. 2, dénommés « A xx » où xx représente le nombre de postes du niveau. Ils constituent la nomenclature agrégée (NA) :

· A 10 : niveau international, regroupement de sections ;

· A 17 : niveau français intermédiaire entre les niveaux A 10 et A 38.

Au niveau des sections (A 21), l'industrie manufacturière est détaillée en cinq postes et, inversement, certaines activités de services sont regroupées.

· A 21 : sections, niveau standard de l'arborescence de la NAF rév. 2 ;

· A 38 : niveau international, intermédiaire entre sections et divisions ;

· A 64 : niveau européen, intermédiaire entre les niveaux A 38 et divisions (A 88), provisoire ;

· A 88 : divisions, niveau standard de l'arborescence de la NAF rév. 2 ;

· A 129 : niveau français intermédiaire entre les niveaux divisions (A 88) et groupes.

L'entreprise est la plus petite combinaison d'unités légales qui constitue une unité organisationnelle de production de biens et de services jouissant d'une certaine autonomie de décision, notamment pour l'affectation de ses ressources courantes.

L'établissement est une unité de production géographiquement individualisée, mais juridiquement dépendante de l'unité légale. Il produit des biens ou des services : ce peut être une usine, une boulangerie, un magasin de vêtements, un des hôtels d'une chaîne hôtelière, la « boutique » d'un réparateur de matériel informatique...

Définitions

Une création d'entreprise correspond à la mise en œuvre d'une nouvelle combinaison de facteurs de production avec pour restriction qu'aucune autre entreprise ne soit impliquée dans cet évènement.

Il s'agit de l'arrêt total de l'activité économique de l'entreprise.

Il ne faut pas confondre la notion de défaillance avec la notion plus large de cessation. Les liquidations qui font suite à une défaillance ne représentent qu'une partie, variable avec le temps et le secteur d'activité, de l'ensemble des cessations.

Une unité légale est en situation de défaillance ou de dépôt de bilan à partir du moment où une procédure de redressement judiciaire est ouverte à son encontre.

Un micro-entrepreneur bénéficie du régime de même nom (appelé auto-entrepreneur jusque 2014), qui offre des formalités de création d'entreprise allégées et un mode de calcul et de paiement simplifié des cotisations sociales et de l'impôt sur le revenu. Il s’applique aux entrepreneurs individuels qui en font la demande, sous certaines conditions.

Les services rendus aux entreprises regroupent globalement les activités scientifiques et techniques et les services administratifs et de soutien.

Les services aux particuliers se caractérisent par la mise à disposition d'une prestation technique ou intellectuelle principalement à destination des particuliers (ou ménages), même si certains d’entre eux concernent également les entreprises.

La nomenclature des activités économiques en vigueur en France depuis le 1er janvier 2008 est la nomenclature d'activités française (NAF rév. 2). La NAF a la même structure que de la nomenclature d'activités de la Communauté européenne (NACE rév. 2) mais elle comporte un niveau supplémentaire, spécifique à la France, celui des sous-classes.

La NAF rév. 2 comporte cinq niveaux comprenant respectivement : 21, 88, 272, 615 et 732 postes.

La NAF rév. 2 s'est substituée à la NAF rév. 1 datant de 2003 (entrée en vigueur au 1er janvier 2003). La NAF rév. 1 comporte cinq niveaux ayant respectivement 17, 31, 62, 224, et 712 postes .

La NAF rév. 1 avait succédé à la NAF qui était en vigueur depuis le 1er janvier 1993.

Avec le passage à la NAF rév. 2 (nomenclature d'activités française révisée au 1er janvier 2008), la nomenclature économique de synthèse (NES) associée à la NAF rév. 1 disparaît en tant que telle. En effet, cette nomenclature strictement française ne permettait pas de comparaisons internationales car elle ne s'emboîtait pas dans l'arborescence de la CITI et de la NACE.

La NAF rév. 2 contient deux niveaux agrégés « standard » : les sections et divisions en, respectivement, 21 et 88 postes. Ces niveaux sont communs à la nomenclature internationale d'activités CITI rév. 4, à la nomenclature européenne d'activités NACE rév. 2 et à la NAF rév. 2.

Il était toutefois nécessaire de disposer de niveaux de regroupements supplémentaires pour répondre aux besoins de l'analyse économique et de la diffusion en matière de données de synthèse.

Sept niveaux d'agrégation sont ainsi associés à la NAF rév. 2, dénommés « A xx » où xx représente le nombre de postes du niveau. Ils constituent la nomenclature agrégée (NA) :

· A 10 : niveau international, regroupement de sections ;

· A 17 : niveau français intermédiaire entre les niveaux A 10 et A 38.

Au niveau des sections (A 21), l'industrie manufacturière est détaillée en cinq postes et, inversement, certaines activités de services sont regroupées.

· A 21 : sections, niveau standard de l'arborescence de la NAF rév. 2 ;

· A 38 : niveau international, intermédiaire entre sections et divisions ;

· A 64 : niveau européen, intermédiaire entre les niveaux A 38 et divisions (A 88), provisoire ;

· A 88 : divisions, niveau standard de l'arborescence de la NAF rév. 2 ;

· A 129 : niveau français intermédiaire entre les niveaux divisions (A 88) et groupes.

L'entreprise est la plus petite combinaison d'unités légales qui constitue une unité organisationnelle de production de biens et de services jouissant d'une certaine autonomie de décision, notamment pour l'affectation de ses ressources courantes.

L'établissement est une unité de production géographiquement individualisée, mais juridiquement dépendante de l'unité légale. Il produit des biens ou des services : ce peut être une usine, une boulangerie, un magasin de vêtements, un des hôtels d'une chaîne hôtelière, la « boutique » d'un réparateur de matériel informatique...