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Insee Conjoncture Guadeloupe · Juin 2023 · n° 24
Insee Conjoncture GuadeloupeBilan économique 2022 - Guadeloupe Une reprise d’activité entravée par les tensions inflationnistes

En 2022, avec l’allègement des restrictions sanitaires, l’activité économique guadeloupéenne se redresse. Toutefois, le renforcement des tensions inflationnistes entrave la reprise. La consommation des ménages repart à la hausse grâce aux mesures gouvernementales en faveur du pouvoir d’achat et aux augmentations salariales. Les entreprises guadeloupéennes continuent d’investir cette année malgré un climat national et international d’incertitude économique. Ces investissements dynamisent la création d’emplois et influent sur la demande d’emploi dans un contexte ou le taux de chômage est deux fois et demi supérieur à celui observé au niveau national. La création d’entreprise est à son plus haut niveau des 20 dernières années. Enfin, l’activité touristique se redresse nettement grâce au ralentissement de l’épidémie de Covid-19 sans pour autant retrouver son niveau de 2019.

Insee Conjoncture Guadeloupe
No 24
Paru le :Paru le01/06/2023

Ce bilan économique fait partie des 17 bilans économiques régionaux 2022 publiés par l'Insee.

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Emploi salarié - La tendance du marché de l’emploi reste favorable Bilan économique 2022

Éric Mével (Insee)

En Guadeloupe, en 2022, malgré un contexte international incertain et une économie ballottée entre pénurie et inflation, le marché de l’emploi fait mieux que résister. Si les effectifs salariés progressent dans toutes les régions de France, c’est en Guadeloupe et en Guyane que la hausse est la plus forte. En Guadeloupe, l’emploi progresse avec vitalité dans l’ensemble des grands secteurs d’activité.

Insee Conjoncture Guadeloupe

No 24

Paru le :01/06/2023

Avertissement

Dans cette publication, le concept d'emploi se réfère aux critères du Bureau international du travail (BIT). Sont comprises dans l'emploi à la fois les personnes ayant travaillé au moins une heure rémunérée pendant une période donnée, mais également les personnes en emploi n’ayant pas travaillé pour certaines raisons (en particulier celles en chômage partiel et en arrêt maladie).

L’introduction de la Déclaration sociale nominative (DSN) en remplacement du bordereau récapitulatif de cotisations (BRC) a pu transitoirement affecter les comportements déclaratifs des entreprises. Durant la phase de montée en charge de la DSN, des adaptations ont été réalisées dans la chaîne de traitement statistique des estimations d’emploi afin de tenir compte de ces changements. En particulier, au troisième trimestre 2022, une bascule vers la source DSN a été opérée pour la fonction publique de l’État. Ce changement de source a pu entraîner une rupture de la saisonnalité de la mesure de l’emploi public ; les ruptures les plus nettes ont été neutralisées, mais certaines moins évidentes et plus légères peuvent subsister.

Le nombre d’emplois salariés augmente

En Guadeloupe, le nombre d’emplois salariés s’élève à 127 370 au dernier trimestre 2022, soit 4 050 salariés de plus qu’en 2021. Cette hausse de 3,3 % fait suite à celle de 2,5 % enregistrée en 2021. Les créations d’emplois sont en grande partie réalisées dans le secteur privé où les effectifs augmentent de 4,6 %, soit 3 820 emplois de plus. Le nombre d’emplois salariés augmente également dans le secteur public mais plus légèrement (+0,6 %). Avec 230 postes supplémentaires, ce secteur emploie 39 830 salariés. En 2022, la Guadeloupe affiche avec la Guyane la plus forte hausse parmi l’ensemble des régions. La croissance de l’emploi salarié en France, (hors Mayotte) (+1,3 %) est plus modérée qu’en Guadeloupe (figure 1).

Figure 1Évolution trimestrielle de l'emploi salarié

(indice base 100 au 4ᵉ trimestre 2016)
Évolution trimestrielle de l'emploi salarié ((indice base 100 au 4ᵉ trimestre 2016))
Emploi salarié total - Guadeloupe Emploi salarié total - France hors Mayotte Emploi salarié privé - Guadeloupe Emploi salarié privé - France hors Mayotte
4ᵉ trim. 2016 100,0 100,0 100,0 100,0
1ᵉ trim. 2017 99,7 100,5 99,4 100,6
2ᵉ trim. 2017 99,6 100,9 99,4 101,1
3ᵉ trim. 2017 98,6 101,0 97,9 101,3
4ᵉ trim. 2017 98,3 101,3 98,3 101,8
1ᵉ trim. 2018 98,9 101,6 99,1 102,2
2ᵉ trim. 2018 98,1 101,6 98,2 102,4
3ᵉ trim. 2018 97,4 101,6 97,8 102,4
4ᵉ trim. 2018 97,5 101,8 98,0 102,6
1ᵉ trim. 2019 98,7 102,5 99,5 103,4
2ᵉ trim. 2019 98,6 102,7 99,5 103,7
3ᵉ trim. 2019 99,6 103,0 101,2 104,1
4ᵉ trim. 2019 100,5 103,3 102,3 104,4
1ᵉ trim. 2020 99,1 101,5 100,5 102,1
2ᵉ trim. 2020 97,6 101,3 98,8 102,1
3ᵉ trim. 2020 100,7 103,2 102,9 104,1
4ᵉ trim. 2020 101,6 103,0 104,5 103,9
1ᵉ trim. 2021 102,1 103,7 105,4 104,8
2ᵉ trim. 2021 103,0 105,0 107,2 106,3
3ᵉ trim. 2021 103,5 105,9 107,6 107,5
4ᵉ trim. 2021 104,1 106,6 108,5 108,5
1ᵉ trim. 2022 104,7 107,1 109,6 109,0
2ᵉ trim. 2022 106,3 107,5 111,8 109,5
3ᵉ trim. 2022 107,0 107,8 112,8 110,0
4ᵉ trim. 2022 107,5 108,0 113,5 110,2
  • Notes : données provisoires pour le dernier trimestre et révisées pour les trimestres précédents ; données CVS en fin de trimestre.
  • Champ : emploi salarié total.
  • Sources : Insee, estimations d'emploi ; estimations trimestrielles Urssaf, Dares, Insee.

Figure 1Évolution trimestrielle de l'emploi salarié

  • Notes : données provisoires pour le dernier trimestre et révisées pour les trimestres précédents ; données CVS en fin de trimestre.
  • Champ : emploi salarié total.
  • Sources : Insee, estimations d'emploi ; estimations trimestrielles Urssaf, Dares, Insee.

Le secteur tertiaire marchand contribue aux deux tiers des créations d’emplois dans la région

Le secteur tertiaire marchand hors intérim emploie 53 850 salariés fin 2022, soit 42,3 % de l’emploi salarié total. Avec une augmentation de 5,3 % de ses effectifs, il génère 2 730 emplois supplémentaires. Ce secteur est le principal contributeur à la hausse globale du nombre de salariés en 2022. Le commerce avec 740 postes supplémentaires (+4,6 %), l’hébergement et la restauration qui créent 700 emplois (+13,7 %) et le transport avec 500 emplois de plus (+8,7 %) sont les secteurs les plus dynamiques. Le secteur de l’information et de la communication est le seul où les effectifs diminuent (-1,8 %), soit une quarantaine d’emplois de moins. Le tertiaire marchand (hors intérim) progresse également au niveau national (+2,2 %) (figure 2 et figure 3).

En 2022, les effectifs du secteur de l’industrie sont plus nombreux de 390 postes (+4,1 %). Le secteur est portée par l’agroalimentaire qui crée 240 postes (+7,0 %). Les activités de cokéfaction, raffinage, gestion des déchets, de l’eau et de l’énergie contribuent à la bonne dynamique du secteur avec 160 postes supplémentaires (+5,7 %). L’industrie emploie 9 960 salariés, soit 7,8 % de l’emploi salarié en Guadeloupe. Au niveau national, le nombre de postes augmente de 1,2 %.

Les effectifs de la construction progressent de 4,8 % pour atteindre 7 550 emplois. C’est le plus grand nombre d’emplois salariés enregistrés dans ce secteur depuis plus de dix ans. La construction représente 5,9 % de l’emploi salarié en Guadeloupe. Depuis 2019, les effectifs y augmentent à un rythme supérieur au niveau national. En 2022, le nombre d’emplois du secteur progresse de 0,7 % en France (hors Mayotte).

Figure 2Emploi salarié total par secteur d'activité - Guadeloupe

(en %)
Emploi salarié total par secteur d'activité - Guadeloupe ((en %))
Secteur d'activité Emploi au 31/12/2022 (milliers) Évolution entre fin 2021 et fin 2022 Évolution entre fin 2019 et fin 2022 Évolution annuelle moyenne entre fin 2016 et fin 2021 ¹
Guadeloupe Guadeloupe France hors Mayotte Guadeloupe France hors Mayotte Guadeloupe France hors Mayotte
Agriculture 1,6 1,6 1,4 9,2 5,8 -1,9 2,1
Industrie 10,0 4,1 1,2 13,8 1,6 3,1 0,3
Industrie agroalimentaire 3,6 7,0 0,6 18,8 6,0 3,3 1,8
Énergie, eau, déchets, cokéfaction et raffinage 3,0 5,7 1,7 19,7 4,0 5,0 0,6
Biens d'équipement 0,1 -10,4 1,9 -19,8 0,6 -3,3 0,0
Matériels de transport 0,1 28,6 0,6 35,0 -3,6 2,6 -0,8
Autres branches industrielles 3,1 -0,1 1,2 5,4 0,6 1,7 -0,0
Construction 7,6 4,8 0,7 20,3 7,8 5,0 3,0
Tertiaire marchand 56,3 5,2 2,0 9,6 6,5 1,4 2,0
Commerce 16,9 4,6 0,7 10,0 5,5 1,9 1,5
Transports 6,2 8,7 0,7 6,4 1,8 0,9 1,0
Hébergement - restauration 5,8 13,7 4,7 7,3 7,3 1,1 2,5
Information - communication 2,0 -1,8 5,3 -2,7 13,1 0,4 3,5
Services financiers 3,2 2,3 2,1 5,4 4,8 -0,5 0,9
Services immobiliers 0,9 0,1 0,0 9,6 3,3 0,9 1,5
Services aux entreprises hors intérim 11,1 4,2 2,8 13,1 8,4 3,2 2,7
Intérim 2,5 3,2 -1,2 13,7 4,7 10,4 3,7
Services aux ménages 7,7 4,2 2,7 12,9 8,5 -2,0 0,9
Tertiaire non marchand 51,9 0,9 0,3 1,6 2,0 -0,6 0,3
Total 127,4 3,3 1,3 7,0 4,5 0,8 1,3
  • ¹ : évolution qui aurait été observée pour l'emploi salarié total du secteur pour chaque année de la période considérée, en supposant une évolution identique chaque année.
  • Notes : données provisoires pour le dernier trimestre et révisées pour les trimestres précédents ; données CVS en fin de trimestre.
  • Champ : emploi salarié total.
  • Sources : Insee, estimations d'emploi ; estimations trimestrielles Urssaf, Dares, Insee.

Figure 3Évolutions trimestrielles de l'emploi salarié total par grand secteur d'activité - Guadeloupe

(indice base 100 au 4ᵉ trimestre 2016)
Évolutions trimestrielles de l'emploi salarié total par grand secteur d'activité - Guadeloupe ((indice base 100 au 4ᵉ trimestre 2016))
Construction Industrie Tertiaire marchand hors intérim Tertiaire non marchand
4ᵉ trim. 2016 100,0 100,0 100,0 100,0
1ᵉ trim. 2017 94,2 97,9 99,7 100,1
2ᵉ trim. 2017 95,7 99,0 99,3 99,9
3ᵉ trim. 2017 95,3 96,6 98,3 99,3
4ᵉ trim. 2017 99,7 97,9 97,9 98,0
1ᵉ trim. 2018 103,1 98,7 98,0 98,3
2ᵉ trim. 2018 103,5 97,9 97,3 97,7
3ᵉ trim. 2018 105,8 99,0 96,1 96,7
4ᵉ trim. 2018 101,3 100,3 96,6 96,7
1ᵉ trim. 2019 106,4 103,0 98,7 96,4
2ᵉ trim. 2019 110,6 101,9 98,5 96,2
3ᵉ trim. 2019 113,3 105,2 100,4 96,0
4ᵉ trim. 2019 111,4 106,4 101,7 96,5
1ᵉ trim. 2020 112,8 106,5 100,3 95,8
2ᵉ trim. 2020 114,1 106,7 97,4 94,6
3ᵉ trim. 2020 121,2 106,9 101,1 96,6
4ᵉ trim. 2020 121,5 108,3 102,5 96,7
1ᵉ trim. 2021 124,5 108,9 103,1 97,0
2ᵉ trim. 2021 126,3 111,8 104,5 96,6
3ᵉ trim. 2021 127,2 116,7 104,6 97,0
4ᵉ trim. 2021 127,9 116,4 105,6 97,1
1ᵉ trim. 2022 129,1 117,3 106,7 97,3
2ᵉ trim. 2022 132,9 119,9 109,0 97,7
3ᵉ trim. 2022 132,3 120,9 110,1 98,3
4ᵉ trim. 2022 134,0 121,1 111,3 98,0
  • Notes : données provisoires pour le dernier trimestre et révisées pour les trimestres précédents ; données CVS en fin de trimestre.
  • Champ : emploi salarié total.
  • Sources : Insee, estimations d'emploi ; estimations trimestrielles Urssaf, Dares, Insee.

Figure 3Évolutions trimestrielles de l'emploi salarié total par grand secteur d'activité - Guadeloupe

  • Notes : données provisoires pour le dernier trimestre et révisées pour les trimestres précédents ; données CVS en fin de trimestre.
  • Champ : emploi salarié total.
  • Sources : Insee, estimations d'emploi ; estimations trimestrielles Urssaf, Dares, Insee.

Les activités liées à la santé humaine recrutent

Le secteur tertiaire non marchand regroupe les administrations publiques, les activités d’enseignement, de la santé et de l’action sociale. Les effectifs salariés progressent en 2022 dans l’ensemble de ces activités. La hausse est de +0,9 %, soit 480 emplois supplémentaires. La création d’emplois est toujours aussi dynamique dans les activités liées à la santé humaine. Ces activités comptabilisent 320 postes supplémentaires en 2022, (+3,1 %). L’action sociale et l’administration publique créent respectivement 80 et 70 postes.

Avec ces hausses d’effectifs, le tertiaire non marchand affiche 51 950 emplois, soit 40,8 % de l’emploi salarié total. Le secteur tertiaire non marchand progresse légèrement au niveau national (+0,3 %).

L’intérim continue de progresser

En 2022, l’intérim emploie 2 450 personnes, soit une hausse de 3,2 % par rapport à 2021. L’intérim est sur une dynamique de création de postes depuis plusieurs années (figure 4). Entre 2010 et 2022, le nombre de contrats d’intérim a doublé, alors que sur la même période, le nombre total d’emplois salariés a augmenté de 4,7 %. Le secteur représente désormais 1,9 % du total des emplois salariés. En France (hors Mayotte), l’intérim diminue de 1,2 %. L’emploi intérimaire y est cependant plus fréquent et représente 3 % du total de l’emploi salarié.

Figure 4Évolution trimestrielle de l'emploi intérimaire

(indice base 100 au 4ᵉ trimestre 2016)
Évolution trimestrielle de l'emploi intérimaire ((indice base 100 au 4ᵉ trimestre 2016))
Guadeloupe France hors Mayotte
4ᵉ trim. 2016 100,0 100,0
1ᵉ trim. 2017 112,5 104,1
2ᵉ trim. 2017 116,8 108,9
3ᵉ trim. 2017 115,2 112,7
4ᵉ trim. 2017 129,7 116,8
1ᵉ trim. 2018 148,0 117,7
2ᵉ trim. 2018 134,9 115,7
3ᵉ trim. 2018 144,1 115,7
4ᵉ trim. 2018 148,9 112,8
1ᵉ trim. 2019 148,0 116,9
2ᵉ trim. 2019 153,2 115,7
3ᵉ trim. 2019 145,4 115,0
4ᵉ trim. 2019 148,7 113,0
1ᵉ trim. 2020 102,3 69,6
2ᵉ trim. 2020 111,5 84,7
3ᵉ trim. 2020 139,8 102,9
4ᵉ trim. 2020 150,0 106,7
1ᵉ trim. 2021 150,3 109,6
2ᵉ trim. 2021 167,8 112,7
3ᵉ trim. 2021 155,3 113,7
4ᵉ trim. 2021 163,8 119,7
1ᵉ trim. 2022 158,1 118,0
2ᵉ trim. 2022 165,5 115,3
3ᵉ trim. 2022 164,9 117,0
4ᵉ trim. 2022 169,1 118,3
  • Notes : données provisoires pour le dernier trimestre et révisées pour les trimestres précédents ; données CVS en fin de trimestre.
  • Champ : emploi intérimaire.
  • Sources : Insee, estimations d'emploi ; estimations trimestrielles Urssaf, Dares, Insee.

Figure 4Évolution trimestrielle de l'emploi intérimaire

  • Notes : données provisoires pour le dernier trimestre et révisées pour les trimestres précédents ; données CVS en fin de trimestre.
  • Champ : emploi intérimaire.
  • Sources : Insee, estimations d'emploi ; estimations trimestrielles Urssaf, Dares, Insee.

L’emploi salarié augmente en Guyane et en Martinique

Entre 2021 et 2022, La Guyane affiche avec la Guadeloupe la plus forte progression de l’emploi salarié (figure 5). Les effectifs de salariés guyanais progressent de 3,3 %, soit 2 260 postes supplémentaires. Les créations d’emplois sont essentiellement dans le secteur privé. Les effectifs salariés progressent de 2 % en Martinique, ce qui représente 2 630 emplois supplémentaires. Ces nouveaux emplois sont enregistrés dans le privé comme en Guyane et en Guadeloupe.

Figure 5Évolution régionale de l'emploi salarié total entre fin 2021 et fin 2022

Évolution de l'emploi salarié total entre fin 2021 et fin 2022 (en %)
Évolution régionale de l'emploi salarié total entre fin 2021 et fin 2022 (Évolution de l'emploi salarié total entre fin 2021 et fin 2022 (en %))
Évolution de l'emploi salarié total entre fin 2021 et fin 2022 (en %)
Auvergne-Rhône-Alpes 1,4
Bourgogne-Franche-Comté 0,5
Bretagne 1,6
Centre-Val de Loire 0,8
Corse 1,8
France hors Mayotte 1,3
Grand Est 0,5
Guadeloupe 3,3
Guyane 3,3
Hauts-de-France 0,4
Île-de-France 1,9
La Réunion 2,2
Martinique 2,0
Normandie 0,7
Nouvelle-Aquitaine 1,1
Occitanie 1,4
Pays de la Loire 1,4
Provence-Alpes-Côte d'Azur 1,2
  • Lecture : les bornes comprennent une limite correspondant à l'évolution au niveau national (+1,3 % entre fin décembre 2021 et fin décembre 2022), ce qui permet de visualiser si les régions ont évolué plus ou moins vite comparativement au niveau national.
  • Notes : données provisoires pour le dernier trimestre et révisées pour les trimestres précédents ; données CVS en fin de trimestre.
  • Champ : emploi salarié total ; France hors Mayotte.
  • Sources : Insee, estimations d'emploi ; estimations trimestrielles Urssaf, Dares, Insee.

Figure 5Évolution régionale de l'emploi salarié total entre fin 2021 et fin 2022

  • Lecture : les bornes comprennent une limite correspondant à l'évolution au niveau national (+1,3 % entre fin décembre 2021 et fin décembre 2022), ce qui permet de visualiser si les régions ont évolué plus ou moins vite comparativement au niveau national.
  • Notes : données provisoires pour le dernier trimestre et révisées pour les trimestres précédents ; données CVS en fin de trimestre.
  • Champ : emploi salarié total ; France hors Mayotte.
  • Sources : Insee, estimations d'emploi ; estimations trimestrielles Urssaf, Dares, Insee.
Publication rédigée par :Éric Mével (Insee)

Avertissement

Les données chiffrées sont parfois arrondies (selon les règles mathématiques). Le résultat arrondi d'une combinaison de données chiffrées (qui fait intervenir leurs valeurs réelles) peut se trouver légèrement différent de celui que donnerait la combinaison de leurs valeurs arrondies.

Pour comprendre

Emploi salarié

Par rapport aux bilans économique publiés en 2022, les Estimations trimestrielles d’emploi (ETE) sont révisées sur le passé à partir de l’année 2020 : elles ont été calées sur les Estimations annuelles d’emploi de fin 2020, elles-mêmes révisées en janvier 2023, avec pour principal impact de réhausser le niveau de l’emploi salarié en 2020 (voir l’Insee Focus no 288 « En 2021, l’emploi augmente de façon inédite » et la note méthodologique des ETE). Par ailleurs les séries sur l’alternance dans le secteur privé ont été révisées, en raison notamment d’une nouvelle correction des variations saisonnières, avec pour conséquence une légère révision de la dynamique infra-annuelle de l’emploi salarié privé depuis 2020.

Nomenclature

Définitions

Les salariés sont les personnes qui travaillent, aux termes d’un contrat, pour une autre entité résidente en échange d’un salaire ou d’une rétribution équivalente, avec un lien de subordination.

Le concept central d'Estel est une synthèse ascendante des sources administratives utilisées avec prise en compte de la multi-activité. Estel mesure l'emploi selon un concept « BIT répertorié ».

L' intérim (ou travail intérimaire ou travail temporaire) consiste à mettre à disposition provisoire d’entreprises clientes, des salariés qui, en fonction d'une rémunération convenue, sont embauchés et rémunérés à cet effet par l'entreprise de travail temporaire.

La correction des variations saisonnières permet d’éliminer l’effet de fluctuations périodiques infra-annuelles dues au calendrier et aux saisons, de manière à faire ressortir les évolutions les plus significatives de la série. Celles-ci sont contenues dans la tendance et la composante irrégulière.

La nomenclature des activités économiques en vigueur en France depuis le 1er janvier 2008 est la nomenclature d'activités française (NAF rév. 2). La NAF a la même structure que de la nomenclature d'activités de la Communauté européenne (NACE rév. 2) mais elle comporte un niveau supplémentaire, spécifique à la France, celui des sous-classes.

La NAF rév. 2 comporte cinq niveaux comprenant respectivement : 21, 88, 272, 615 et 732 postes.

La NAF rév. 2 s'est substituée à la NAF rév. 1 datant de 2003 (entrée en vigueur au 1er janvier 2003). La NAF rév. 1 comporte cinq niveaux ayant respectivement 17, 31, 62, 224, et 712 postes .

La NAF rév. 1 avait succédé à la NAF qui était en vigueur depuis le 1er janvier 1993.

Une personne en emploi au sens du Bureau International du Travail (BIT) est une personne de 15 ans ou plus ayant effectué au moins une heure de travail rémunéré au cours d’une semaine donnée ou absente de son emploi sous certaines conditions de motif (congés annuels, maladie, maternité,etc.) et de durée.

Lorsqu'une entreprise réduit son activité au-dessous de l'horaire légal ou arrête momentanément tout ou partie de son activité et qu'elle n'entend pas rompre les contrats de travail qui la lient à ses salariés, elle peut avoir recours au chômage partiel.

Définitions

Les salariés sont les personnes qui travaillent, aux termes d’un contrat, pour une autre entité résidente en échange d’un salaire ou d’une rétribution équivalente, avec un lien de subordination.

Le concept central d'Estel est une synthèse ascendante des sources administratives utilisées avec prise en compte de la multi-activité. Estel mesure l'emploi selon un concept « BIT répertorié ».

L' intérim (ou travail intérimaire ou travail temporaire) consiste à mettre à disposition provisoire d’entreprises clientes, des salariés qui, en fonction d'une rémunération convenue, sont embauchés et rémunérés à cet effet par l'entreprise de travail temporaire.

La correction des variations saisonnières permet d’éliminer l’effet de fluctuations périodiques infra-annuelles dues au calendrier et aux saisons, de manière à faire ressortir les évolutions les plus significatives de la série. Celles-ci sont contenues dans la tendance et la composante irrégulière.

La nomenclature des activités économiques en vigueur en France depuis le 1er janvier 2008 est la nomenclature d'activités française (NAF rév. 2). La NAF a la même structure que de la nomenclature d'activités de la Communauté européenne (NACE rév. 2) mais elle comporte un niveau supplémentaire, spécifique à la France, celui des sous-classes.

La NAF rév. 2 comporte cinq niveaux comprenant respectivement : 21, 88, 272, 615 et 732 postes.

La NAF rév. 2 s'est substituée à la NAF rév. 1 datant de 2003 (entrée en vigueur au 1er janvier 2003). La NAF rév. 1 comporte cinq niveaux ayant respectivement 17, 31, 62, 224, et 712 postes .

La NAF rév. 1 avait succédé à la NAF qui était en vigueur depuis le 1er janvier 1993.

Une personne en emploi au sens du Bureau International du Travail (BIT) est une personne de 15 ans ou plus ayant effectué au moins une heure de travail rémunéré au cours d’une semaine donnée ou absente de son emploi sous certaines conditions de motif (congés annuels, maladie, maternité,etc.) et de durée.

Lorsqu'une entreprise réduit son activité au-dessous de l'horaire légal ou arrête momentanément tout ou partie de son activité et qu'elle n'entend pas rompre les contrats de travail qui la lient à ses salariés, elle peut avoir recours au chômage partiel.