Les départements de Nouvelle-Aquitaine à grands traits

Chiffres détaillés
Paru le :Paru le02/12/2021
Laurent Zambon (Insee)
- Décembre 2021

Lot-et-Garonne, confluence de l’agriculture et de l’industrie Les départements de Nouvelle-Aquitaine à grands traits

Laurent Zambon (Insee)

Département le moins étendu de la région Nouvelle-Aquitaine, le Lot-et-Garonne occupe une position favorisant les échanges, entre les métropoles de Bordeaux et de Toulouse. Avec 332 000 habitants au 1er janvier 2018, la population ne progresse plus : le territoire attire moins de nouveaux arrivants, les décès restent supérieurs aux naissances.

L’agriculture maraîchère et fruitière joue un rôle important dans l’économie locale et le département fait partie des premiers producteurs nationaux. En plus de l’agroalimentaire, majeur pour l’emploi, l’industrie renforce l’identité du territoire grâce à une diversité d’activités. Dans la moyenne de la région, le tertiaire représente trois emplois sur quatre. Le niveau de vie est l’un des plus faibles de la Nouvelle-Aquitaine, avec un Lot-et-Garonnais sur six en situation de pauvreté.

Insee Analyses Nouvelle-Aquitaine

No 108

Paru le :02/12/2021

Cette étude fait partie d'une série de publications sur « Les départements de Nouvelle-Aquitaine à grands traits ».

Le plus petit département de la Nouvelle-Aquitaine

S'étendant sur 5 361 km², le Lot-et-Garonne est le plus petit département de la région. Sa superficie représente 6 % du territoire de la Nouvelle-Aquitaine. Espace de transition entre les plaines landaises et armagnacaises, le Périgord noir et les causses du Quercy, le département se caractérise par une mosaïque de paysages constituée de vallées, de serres, de coteaux ou de pechs. C’est d’ailleurs depuis l'un de ces derniers, le Pech-de-Berre, que s’offre la meilleure vue sur la confluence entre le Lot et la Garonne, les deux rivières qui donnent leur nom au département.

L'A62 reliant Bordeaux à Toulouse en Occitanie, traverse le département à proximité de Marmande et d’Agen. Cet axe de communication majeur, parallèle au cours de la Garonne, est redoublé par la ligne de chemin de fer reliant Bordeaux aux villes du littoral méditerranéen via Toulouse. Le Villeneuvois, en retrait de cet axe, est desservi par la RN21, orientée du nord au sud, et qui relie Agen à Bergerac et Périgueux.

Les liaisons ferroviaires sont principalement organisées autour d'Agen, préfecture du département. Elles desservent Bordeaux, permettant des déplacements domicile-travail jusqu’à la capitale régionale, Toulouse mais aussi Périgueux. Le canal de Garonne, voie navigable appréciée des touristes, mène à des sites emblématiques tels que Buzet-sur-Baïse, ou encore Meilhan-sur-Garonne.

Un tiers des Lot-et-Garonnais résident dans l'aire d'Agen et 14 % hors de l’attraction des villes

Un habitant sur sept vit dans une commune hors de l’influence d’une ville. Ce chiffre, légèrement supérieur à la moyenne régionale, traduit le caractère rural du Lot-et-Garonne. Cette population réside au nord du département, dans la vallée du Dropt – du Pays de Duras jusqu'aux bastides de Castillonnès et de Villeréal –, et au centre du département, entre les trois principales .

Néanmoins, la majorité de la population vit dans les aires d’attraction des villes, même si les Lot-et-Garonnais habitent moins fréquemment dans les pôles de ces aires que les Néo-Aquitains. L’aire d’Agen, composée de 81 communes autour de la préfecture du département, concentre un tiers des habitants, soit 118 100 individus (figure 1). Une trentaine de kilomètres au nord, celle de Villeneuve-sur-Lot, accueille 58 500 habitants. À l’ouest du département, sur la Garonne, résident 49 400 personnes dans l'aire de Marmande.

Le reste de la population se répartit dans cinq aires plus petites, dont trois anciennes cités industrielles : celles de Tonneins (peu après la confluence du Lot et de la Garonne), Fumel (en amont de Villeneuve-sur-Lot, sur le Lot) et Miramont-de-Guyenne. Aux portes des Landes, 8 200 Lot-et-Garonnais vivent dans les 14 communes de l'aire de Casteljaloux au sud-ouest. Entre les Landes de Gascogne et l'Agenais, Nérac en Albret polarise 15 500 habitants au sud du département.

Figure 1Aires d’attraction des villes du Lot-et-Garonne

  • Retrouvez les données de cette carte dans le fichier en téléchargement.
  • Source : Insee, zonage en aires d’attraction des villes 2020, recensement de la population 2018

La population reste stable depuis 2013

Au 1er janvier 2018, le Lot-et-Garonne compte 332 000 habitants, soit 5,6 % de la population régionale. Avec 62 habitants par km², la densité de population est deux fois moins élevée qu’en France métropolitaine.

Troisième département le moins peuplé de Nouvelle-Aquitaine après la Corrèze et la Creuse, sa croissance démographique entre 2008 et 2018 est plus faible que dans la région (+ 0,2 % par an, contre + 0,5 %). Les nouveaux arrivants sur le territoire (+ 0,3 %) compensent encore la perte de population occasionnée par le surcroît de décès sur les naissances (– 0,1 %).

Cependant, sur la période récente, les flux migratoires sont stables (+ 0,1 % par an) et le déficit naturel se creuse (– 0,2 % par an). La stabilité de la population concerne l'ensemble du département, à l’exception de la basse vallée de la Garonne et du pays de Duras. Cet affaiblissement démographique est identique à celui observé dans les limitrophes, du Périgord noir aux Landes d’Armagnac jusqu’au Quercy lotois.

La moitié de la population lot-et-garonnaise a plus de 47 ans, soit davantage qu’en Nouvelle-Aquitaine (45 ans) et qu’en France métropolitaine (41 ans). Plus d’un quart a 65 ans et plus, et ils sont plus nombreux que les jeunes : 119 pour 100 jeunes âgés de moins de 20 ans (figure 2).

Les personnes âgées de 65 ans et plus représentent plus de 30 % de la population dans le nord du département, plus éloigné de l'attraction des villes, et à l’ouest, autour de Casteljaloux, porte de la forêt des Landes. La population est plus jeune dans les grandes aires de Marmande, Villeneuve-sur-Lot et Agen où sont concentrés collèges, lycées, centres de formation professionnelle ou encore le campus universitaire agenais. Les 20-30 ans sont néanmoins nombreux à quitter le département pour poursuivre leurs études supérieures dans une des villes universitaires du grand Sud-Ouest (Bordeaux et Toulouse principalement), ou accéder à un marché du travail offrant davantage d’opportunités professionnelles.

Figure 2Pyramide des âges du Lot-et-Garonne

en % du total
Pyramide des âges du Lot-et-Garonne (en % du total)
Âge Lot-et-Garonne – Femmes Lot-et-Garonne – Hommes Nouvelle-Aquitaine – Femmes Nouvelle-Aquitaine – Hommes France métropolitaine – Femmes France métropolitaine – Hommes
0-4 2,26 2,46 2,33 2,41 2,73 2,85
5-9 2,72 2,80 2,70 2,82 3,00 3,13
10-14 2,87 2,95 2,81 2,95 3,01 3,16
15-19 2,82 2,93 2,85 3,03 3,00 3,17
20-24 2,04 2,18 2,55 2,66 2,79 2,90
25-29 2,23 2,21 2,44 2,45 2,85 2,82
30-34 2,54 2,44 2,72 2,62 3,09 2,96
35-39 2,82 2,66 2,98 2,85 3,20 3,07
40-44 2,81 2,68 3,04 2,95 3,14 3,08
45-49 3,22 3,09 3,42 3,32 3,40 3,34
50-54 3,54 3,35 3,46 3,32 3,39 3,29
55-59 3,60 3,39 3,47 3,26 3,34 3,17
60-64 3,72 3,34 3,55 3,23 3,23 2,96
65-69 3,78 3,46 3,62 3,28 3,15 2,83
70-74 3,34 2,98 3,11 2,73 2,68 2,34
75-79 2,46 2,11 2,17 1,78 1,88 1,52
80-84 2,25 1,77 2,04 1,48 1,75 1,22
85-89 1,87 1,16 1,73 1,01 1,43 0,80
90-94 1,17 0,54 1,05 0,45 0,83 0,35
95-99 0,41 0,13 0,37 0,11 0,28 0,08
100 0,02 0,00 0,02 0,00 0,01 0,00
  • Source : Insee, Recensement de la population 2018

Figure 2Pyramide des âges du Lot-et-Garonne

  • Source : Insee, Recensement de la population 2018

Des taux de résidences principales et de logements vacants relativement élevés

Les 186 500 logements du Lot-et-Garonne sont, pour 82 % d’entre eux, occupés à titre de résidence principale, une proportion supérieure de 2 points à celle de la région. Les résidences principales sont particulièrement fréquentes dans les aires d’attraction de Marmande (87 %), d’Agen (85 %) et de Villeneuve-sur-Lot (82 %), et notamment dans leurs couronnes où résident les familles et la population active.

En revanche, les résidences secondaires ne constituent que 6 % des logements, soit 2 à 3 fois moins que dans les départements voisins de la Dordogne, du Lot et des Landes, plus touristiques. La part des résidences secondaires atteint néanmoins 18 % autour des bastides médiévales de Castillonnès, Villeréal et Monflanquin. Dans les Pays de Duras, de Lauzun et des Bastides, leur proportion importante est étroitement liée à la présence des ressortissants du Royaume-Uni.

Les logements vacants représentent 12 % du parc, 2 points de plus que la moyenne régionale. Cette part a augmenté de 2,3 points lors de la dernière décennie, pendant que les résidences principales ont reculé de 2,7 points. Le taux de vacance est élevé dans l’ensemble du département, y compris dans les aires d’attraction peuplées, et plus particulièrement dans l’Albret, autour de Nérac (14 %). Il en est de même dans les communes-centres des petites aires, peu attractives : plus de 15 % des logements dans les communes de Nérac, Fumel et Casteljaloux, 18,5 % à Miramont-de-Guyenne.

Un département agricole tourné vers la culture et le maraîchage

Le Lot-et-Garonne totalise 126 400 emplois soit 5,2 % des emplois dans la région (figure 3). Pendant la dernière décennie, l’emploi a progressé de 0,4 % par an en moyenne, un peu plus rapidement que la population.

Figure 3Emploi selon le secteur d’activité en Lot-et-Garonne

Emploi selon le secteur d’activité en Lot-et-Garonne
Emploi salarié au 31/12/2019 Emploi total au 31/12/2019
Lot-et-Garonne Nouvelle-Aquitaine Part du département en Nouvelle-Aquitaine (en %)
Effectifs (en milliers) 108 126 2 452 5,2
dont (en %)
Agriculture 3,3 6,4 4,4 7,4
Industrie 13,2 12,1 11,7 5,3
Construction 5,3 6,3 6,7 4,9
Tertiaire marchand 43,6 43,7 44,8 5,0
Tertiaire non marchand 34,5 31,5 32,3 5,0
  • Source : Estimations d’emploi localisées 2019

Avec 6,4 % des emplois agricoles, soit 2 points de plus qu’au niveau régional, le Lot-et-Garonne bénéficie d’une multiplicité de sols propice à une agriculture diversifiée. Deux des trois zones d’emploi du département, celles de Marmande et Villeneuve-sur-Lot, sont d’ailleurs spécialisées dans l’agriculture. Si la plupart des terres sont consacrées aux cultures céréalières (avec une spécialisation dans le blé et le maïs) et oléagineuses (tournesol), la surface dédiée aux cultures permanentes, hors vigne, est la plus importante de la région. Ainsi, les fruits et légumes génèrent la moitié de la valeur de la production agricole ; le Lot-et-Garonne fait d’ailleurs partie des quatre premiers départements français en valeur de production, avec le Nord, les Bouches-du-Rhône et la Somme.

Avec 3 300 salariés, la filière fruits et légumes regroupe un tiers des salariés de la filière régionale. Elle contribue pour près de la moitié de la production agricole lot-et-garonnaise et 40 % de la valeur de la filière régionale.

Certaines productions sont emblématiques du territoire. En Nouvelle-Aquitaine, 88 % de la production de prunes d’ente, dont la forme séchée est communément appelée « pruneaux d'Agen », provient principalement de la vallée du Lot autour de Villeneuve. La culture de la tomate de Marmande (devenue une marque en 2020) en bord de Garonne représente 60 % de la production régionale. Le Lot-et-Garonne est aussi spécialisé dans les vergers de kiwis, pommes et noisettes, ainsi que dans les cultures légumières telles que la courgette ou la laitue. Dans le secteur viticole, plus modeste, 4 500 hectares de vignes sont toutefois classés en appellation d’origine protégée, près de Buzet et dans les coteaux de Marmande et Duras.

Avec 13 % de surface agricole certifiée biologique, le Lot-et-Garonne est au premier rang régional en matière d'agriculture biologique.

Une industrie diversifiée

Comme en Nouvelle-Aquitaine, le secteur de l’industrie occupe 12 % des emplois en Lot-et-Garonne, soit 15 000 emplois. Les industries agroalimentaires, qui valorisent et transforment en grande partie les produits de l'agriculture locale, sont les plus employeuses. La fabrication de denrées alimentaires, de boissons et de produits à base de tabac représente 4 400 emplois, soit 30 % des emplois industriels, 2 fois plus que dans la région.

Au sud-est d’Agen, à Estillac, proche de l'échangeur autoroutier, l'Agropole concentre les établissements spécialisés dans la transformation alimentaire comme Sud'n Sol Agen ou Saviel France, et la fabrication de plats préparés comme les entreprises Lechef et la Cité Gourmande. L’activité de conservation des aliments est implantée dans le Villeneuvois. En Val de Garonne, les entreprises Lucien Georgelin et Saint Dalflour se spécialisent dans la fabrication de confitures. Dans le nord-est du département, près de Fumel, la laiterie L.N.U.F. Montayral appartenant au groupe Lactalis, est le premier employeur du département dans l’alimentaire avec 220 salariés.

L’industrie du travail du bois est également un pourvoyeur d’emplois important, avec 1 500 employés au total dans la fabrication d'éléments en bois, près d'Agen (Optimum) et Tonneins (Righini), mais surtout dans l'ouest du Lot-et-Garonne notamment à Miramont de Guyenne (C2R) et aux portes de la forêt des Landes à Samazan (Garnica Plywood).

Mais l’industrie lot-et-garonnaise n’est pas exclusivement liée à son identité agricole. L’importance de l’industrie pharmaceutique est une spécificité industrielle historique, grâce à la présence de deux établissements UPSA (anciennement Bristol-Myers Squibb) au Passage d'Agen et à Agen, produisant des médicaments (figure 4). Ce secteur d’activité regroupe 1 300 emplois dans le département. La fabrication de matériels de transport, qui représente 10 % des emplois industriels, est le signe de la présence de la filière aéronautique bien implantée dans le grand Sud-Ouest. Dans le Marmandais, sont implantées les entreprises de mécanique et de construction industrielle, Asquini MGP et Creuzet Aéronautique. La métallurgie, en perte de vitesse, reste également présente, notamment autour de Nérac.

Figure 4Les principaux établissements publics et privés employeurs du Lot-et-Garonne

Les principaux établissements publics et privés employeurs du Lot-et-Garonne
Raison sociale Tranche d’effectifs salariés Activité Commune
Public
Centre hospitalier Agen – Nérac 2 000 à 2 999 Activités hospitalières Agen
Département du Lot-et-Garonne 1 000 à 1 499 Administration publique générale Agen
Centre hospitalier La Candélie 1 000 à 1 499 Activités hospitalières Pont-du-Casse
Agglomération d’Agen 1 000 à 1 499 Administration publique générale Agen
Centre hospitalier de Villeneuve-sur-Lot 1 000 à 1 499 Activités hospitalières Villeneuve-sur-Lot
Privé
UPSA 750 à 999 Fabrication de préparations pharmaceutiques Le Passage d’Agen
Clinique Esquirol Saint-Hilaire 500 à 749 Activités hospitalières Agen
Maître Prunille 250 à 499 Commerce de gros (commerce interentreprises) alimentaire spécialisé divers Casseneuil
Gifi diffusion 250 à 499 Commerce de gros (commerce interentreprises) non spécialisé Villeneuve-sur-Lot
UPSA 250 à 499 Fabrication de préparations pharmaceutiques Agen
  • Source : Insee, Flores 2018

Les activités de commerce surreprésentées dans le secteur tertiaire

Le secteur tertiaire emploie 75 % des actifs soit 2 points de moins que la moyenne régionale. De 2009 à 2019, les effectifs progressent de 0,8 % par an. Dans le tertiaire marchand, les activités de commerce sont celles qui emploient le plus (18 000 des 54 200 emplois). En effet, deux établissements de commerce de gros comptent parmi les plus importants employeurs de la région : Gifi, dont Villeneuve-sur-Lot constitue le berceau, cumule plus de 600 employés sur deux établissements, et Maître Prunille, adossé à la coopérative agricole France Prune à Casseneuil, est spécialisé dans la distribution de produits de bouche.

Les activités de services aux entreprises sont sous-représentées, de même que le secteur de l’hébergement et de la restauration par comparaison à la Dordogne ou au Lot voisins, l’activité touristique du département étant restreinte. Néanmoins, à la lisière du Parc naturel régional des Landes de Gascogne (communes de Beauziac et Pindères proches de Casteljaloux), l’ouverture, en 2022, du Center Parcs augmentera la capacité en hébergements touristiques.

Les services non marchands représentent 32 % des emplois, et incluent les principaux employeurs du département, qu’ils soient publics ou privés : les hôpitaux d'Agen, Villeneuve-sur-Lot et Marmande, de même que la clinique Esquirol-Saint Hilaire. L'association Sauvegarde, basée à Boé, regroupe près de 400 employés dans l'hébergement social et la protection à la personne. L’administration publique compte aussi parmi les plus gros employeurs, avec les services du Conseil départemental, l’agglomération de l’Agenais, ainsi que l'École nationale d'administration pénitentiaire, également située à Agen. Le taux d’administration est légèrement inférieur à la moyenne régionale, avec 71 fonctionnaires pour 1 000 habitants (contre 74). C’est dans la fonction publique territoriale que l’écart est le plus important, avec 6 points de moins que la moyenne régionale.

Un des niveaux de vie les plus faibles de la région, près de deux personnes sur dix sous le seuil de pauvreté

Avec moins de 19 930 euros par an et par , la moitié de la population lot-et-garonnaise dispose d’un revenu inférieur de 1 360 euros au revenu médian régional, et de 2 500 euros par rapport au revenu girondin voisin : c’est le plus faible de la région derrière celui de la Creuse. Ce est constitué pour 35 % de pensions, retraites et rentes, légèrement plus qu’en moyenne régionale (+ 2 points), mais nettement moins que dans la Creuse ou le département voisin qu'est la Dordogne. La part des revenus d’activité est inférieure de 4 points à la moyenne régionale ; celle des prestations sociales y est la plus élevée de la région. Ainsi, le taux de pauvreté est le deuxième plus élevé de Nouvelle-Aquitaine : 17 % des habitants du département sont exposés à la pauvreté monétaire, avec un risque qui reste important pour toutes les classes d’âge.

Au nord-ouest, dans le Pays de Duras, jusqu’à 21,5 % de la population vit sous le seuil de pauvreté : à l’image du Pays Foyen voisin situé en Gironde, la population âgée y est importante, et les emplois, plus souvent non salariés et orientés vers l’agriculture, y sont peu rémunérateurs (figure 5). Le taux de pauvreté est globalement plus élevé dans la moitié nord du département, notamment dans les intercommunalités Lot et Tolzac et du Grand Villeneuvois, autour de 19 %. Au sud du département, la pauvreté, bien que moins fréquente, reste supérieure à la moyenne de Nouvelle-Aquitaine ; seule la Communauté de communes Porte d’Aquitaine en Pays de Serres, au sud-est se maintient au même niveau que la région.

Sept quartiers prioritaires de la politique de la ville sont localisés dans le département, dont trois dans l’intercommunalité d’Agen, et deux dans celle de Villeneuve-sur-Lot.

Compte tenu du caractère rural du département, les temps d’accès aux s’allongent pour une partie des habitants : 9 % des Lot-et-Garonnais mettent plus de 7 minutes à rejoindre ces services, contre 5 % des Français métropolitains. Des disparités notables existent, entre les plus grandes intercommunalités, où l’accès aux équipements est au niveau de la moyenne nationale, et le reste du territoire. Deux à trois habitants sur dix résident à plus de 7 minutes des services de proximité dans le Pays de Duras, les Bastides en Haut-Agenais Périgord, les Coteaux et Landes de Gascogne ou la Porte d'Aquitaine en Pays de Serres.

Figure 5Taux de pauvreté par EPCI en Lot-et-Garonne

Taux de pauvreté par EPCI en Lot-et-Garonne
Département Code de l’EPCI EPCI Taux de pauvreté en 2018 (en %)
Lot-et-Garonne 200023307 CA du Grand Villeneuvois 18,8
Lot-et-Garonne 200030674 CA Val de Garonne Agglomération 17,1
Lot-et-Garonne 200035459 CA d'Agen 15,3
Lot-et-Garonne 200036523 CC des Bastides en Haut-Agenais Périgord 17,8
Lot-et-Garonne 200036572 CC Porte d'Aquitaine en Pays de Serres 13,7
Lot-et-Garonne 200068922 CC du Confluent et des Coteaux de Prayssas 18,8
Lot-et-Garonne 200068930 CC Fumel Vallée du Lot 18,2
Lot-et-Garonne 200068948 CC Albret Communauté 15,9
Lot-et-Garonne 244700449 CC du Pays de Duras 21,5
Lot-et-Garonne 244700464 CC du Pays de Lauzun 18,4
Lot-et-Garonne 244701355 CC des Coteaux et Landes de Gascogne 14,7
Lot-et-Garonne 244701405 CC Lot et Tolzac 19,8
Dordogne 200027217 CC Sarlat-Périgord Noir 14,9
Dordogne 200034197 CC de Montaigne Montravel et Gurson 17,9
Dordogne 200034833 CC des Bastides Dordogne-Périgord 16,0
Dordogne 200040095 CC Isle Vern Salembre en Périgord 14,5
Dordogne 200040384 CC Isle Double Landais 17,0
Dordogne 200040392 CA Le Grand Périgueux 13,8
Dordogne 200040400 CC du Périgord Ribéracois 18,2
Dordogne 200040830 CC du Pays de Fénelon 14,4
Dordogne 200040889 CC de Portes Sud Périgord 18,2
Dordogne 200041051 CC Vallée de la Dordogne et Forêt Bessède 19,3
Dordogne 200041150 CC du Terrassonnais en Périgord Noir Thenon Hautefort 17,0
Dordogne 200041168 CC de la Vallée de l'Homme 18,5
Dordogne 200041440 CC de Domme-Villefranche du Périgord 19,4
Dordogne 200041572 CC Dronne et Belle 15,3
Dordogne 200069094 CC Isle et Crempse-en-Périgord 17,0
Dordogne 200070647 CA Bergeracoise 17,2
Dordogne 200071819 CC du Périgord Nontronnais 19,1
Dordogne 242400752 CC Périgord-Limousin 17,8
Dordogne 242400935 CC du Pays de Saint-Aulaye 21,3
Dordogne 242401024 CC Isle-Loue-Auvézère en Périgord 16,6
Gironde 200023794 CC de Blaye 15,3
Gironde 200035533 CC du Grand Saint-Émilionnais 11,9
Gironde 200043974 CC du Sud Gironde 13,9
Gironde 200043982 CC du Bazadais 14,7
Gironde 200044394 CC du Réolais en Sud Gironde 18,8
Gironde 200069581 CC Convergence Garonne 11,2
Gironde 200069599 CC Rurales de l'Entre-deux-Mers 15,0
Gironde 200069995 CC Médoc Cœur de Presqu'île 15,7
Gironde 200070092 CA du Libournais 15,4
Gironde 200070720 CC Médoc Atlantique 14,2
Gironde 243300316 Bordeaux Métropole 14,0
Gironde 243300563 CA Bassin d'Arcachon Sud-Pôle Atlantique (COBAS) 10,4
Gironde 243300811 CC de l'Estuaire 18,7
Gironde 243301165 CC Jalle-Eau-Bourde 5,1
Gironde 243301181 CC Latitude Nord Gironde 12,8
Gironde 243301215 CC du Créonnais 8,3
Gironde 243301223 CC du Grand Cubzaguais 11,1
Gironde 243301249 CC du Secteur de Saint-Loubès 8,1
Gironde 243301264 CC de Montesquieu 5,6
Gironde 243301355 CC des Coteaux Bordelais 6,8
Gironde 243301371 CC du Pays Foyen 21,7
Gironde 243301389 CC Médullienne 7,9
Gironde 243301397 CC du Fronsadais 9,1
Gironde 243301405 CC du Val de l'Eyre 7,6
Gironde 243301439 CC des Portes de l'Entre-deux-Mers 7,2
Gironde 243301447 CC Médoc Estuaire 7,2
Gironde 243301454 CC Castillon/Pujols 17,9
Gironde 243301504 CA du Bassin d'Arcachon Nord 7,9
Landes 200030435 CC d'Aire-sur-l'Adour 13,5
Landes 200035541 CC des Landes d'Armagnac 13,7
Landes 200069417 CC Pays d'Orthe et Arrigans 11,7
Landes 200069631 CC Terres de Chalosse 11,2
Landes 200069649 CC Chalosse Tursan 11,3
Landes 200069656 CC Cœur Haute Lande 14,8
Landes 244000543 CC de Mimizan 12,7
Landes 244000659 CC du Seignanx 9,3
Landes 244000675 CA du Grand Dax 13,7
Landes 244000691 CC du Pays Morcenais 12,7
Landes 244000766 CC du Pays Tarusate 11,7
Landes 244000774 CC du Pays de Villeneuve en Armagnac Landais 11,0
Landes 244000808 CA Mont-de-Marsan Agglomération 12,6
Landes 244000824 CC du Pays Grenadois 9,4
Landes 244000857 CC Côte Landes Nature 11,4
Landes 244000865 CC Maremne Adour Côte Sud 10,7
Landes 244000873 CC des Grands Lacs 9,9
Landes 244000881 CC Coteaux et Vallées des Luys 13,4
Gers 200023620 CC de la Gascogne Toulousaine 8,1
Gers 200034726 CC Bastides de Lomagne 13,3
Gers 200035632 CC Armagnac Adour 17,2
Gers 200035756 CC Astarac Arros en Gascogne 14,8
Gers 200042372 CC des Coteaux Arrats Gimone 12,6
Gers 200066926 CA Grand Auch Cœur de Gascogne 14,5
Gers 200072320 CC Val de Gers 14,7
Gers 243200391 CC de la Lomagne Gersoise 15,4
Gers 243200409 CC du Bas Armagnac 15,8
Gers 243200417 CC de la Tenarèze 18,7
Gers 243200425 CC Cœur d'Astarac en Gascogne 18,7
Gers 243200458 CC du Grand Armagnac 18,4
Gers 243200508 CC Bastides et Vallons du Gers 18,8
Gers 243200599 CC du Saves 11,2
Gers 243200607 CC Artagnan de Fezensac 17,1
Lot 200023737 CA du Grand Cahors 14,5
Lot 200035327 CC Cazals-Salviac 20,1
Lot 200039519 CC du Quercy Blanc 17,0
Lot 200066371 CC Causses et Vallée de la Dordogne 14,5
Lot 200067361 CC Grand-Figeac 14,3
Lot 244600433 CC de la Vallée du Lot et du Vignoble 15,6
Lot 244600482 CC Quercy - Bouriane 16,2
Lot 244600532 CC du Pays de Lalbenque-Limogne 14,6
Lot 244600573 CC du Causse de Labastide-Murat 17,8
Tarn-et-Garonne 200040418 CC du Pays de Serres en Quercy 22,0
Tarn-et-Garonne 200066322 CC Terres des Confluences 21,3
Tarn-et-Garonne 200066652 CC Grand Sud Tarn et Garonne 11,7
Tarn-et-Garonne 200066884 CC Quercy Vert-Aveyron 13,5
Tarn-et-Garonne 200067122 CC Coteaux et Plaines du Pays Lafrançaisain 14,5
Tarn-et-Garonne 248200016 CC des Deux Rives 17,7
Tarn-et-Garonne 248200057 CC du Quercy Caussadais 17,1
Tarn-et-Garonne 248200065 CC de la Lomagne Tarn-et-Garonnaise 18,4
Tarn-et-Garonne 248200099 CA Grand Montauban 17,4
Tarn-et-Garonne 248200107 CC du Quercy Rouergue et des Gorges de l'Aveyron 22,8
  • Source : Insee, Fichier localisé social et fiscal (Filosofi)

Figure 5Taux de pauvreté par EPCI en Lot-et-Garonne

  • Source : Insee, Fichier localisé social et fiscal (Filosofi)

Définitions

L’aire d’attraction d’une ville définit l’étendue de l’influence d’une ville sur les communes environnantes. Elle désigne l’ensemble des communes, d’un seul tenant et sans enclave, constitué d’un pôle de population et d’emploi, et d’une couronne qui regroupe les communes dont au moins 15 % des actifs travaillent dans le pôle. Ce zonage succède au zonage en aires urbaines de 2010. Les pôles sont déterminés principalement à partir de critères de densité et de population totale, suivant une méthodologie cohérente avec celle de la grille communale de densité. Un seuil d’emplois est ajouté de façon à éviter que des communes essentiellement résidentielles, comportant peu d’emplois, soient considérées comme des pôles. La commune la plus peuplée du pôle est appelée commune-centre. Les communes qui envoient au moins 15 % de leurs actifs travailler dans le pôle constituent la couronne de l’aire d’attraction du pôle. Les communes qui n’appartiennent ni à un pôle ni à une couronne sont les communes hors attraction des villes.

Les établissements publics de coopération intercommunale (EPCI) à fiscalité propre désignent les formes de coopération existant entre communes caractérisées par une fiscalité directe locale et par l’existence de compétences obligatoires. Ces intercommunalités sont composées en 2019 des communautés de communes, des communautés d’agglomération, des communautés urbaines et des métropoles.

Le niveau de vie représente le revenu disponible du ménage rapporté au nombre d’unités de consommation (UC). Le niveau de vie est donc le même pour toutes les personnes d’un même ménage. Les unités de consommation sont généralement calculées de la façon suivante : 1 UC pour le premier adulte du ménage ; 0,5 UC pour les autres personnes de 14 ans ou plus ; 0,3 UC pour les enfants de moins de 14 ans. Par exemple un ménage composé d’un couple avec un enfant de moins de 14 ans et un de plus de 14 ans équivaut à 2,3 UC. Le revenu disponible de l’ensemble du ménage est alors divisé par 2,3.

Le revenu disponible est le revenu à la disposition du ménage pour consommer et épargner. Il comprend les revenus d’activité nets des cotisations sociales, les indemnités de chômage, les retraites et pensions, les revenus du patrimoine (fonciers et financiers) et les autres prestations sociales perçues, nets des impôts directs. Ces derniers incluent l’impôt sur le revenu, la taxe d’habitation, la contribution sociale généralisée – CSG –, contribution à la réduction de la dette sociale – CRDS – et les prélèvements sociaux sur les revenus du patrimoine. Il comprend une partie du solde des transferts inter ménages.

L’accessibilité est calculée pour des trajets en minutes en heures de pointe en voiture, grâce au distancier Metric. Elle prend en compte l’équipement le plus proche du domicile et est pondérée par la population de chaque commune. La possibilité de recourir à ces services près du lieu de travail ou sur le trajet entre domicile et travail n’est pas prise en compte. Pour un panier d’équipements, on calcule la moyenne des temps d’accès à chacun des équipements. La gamme de proximité regroupe les équipements les plus fréquents en matière de services aux particuliers (banque, poste, garage automobile, métiers du bâtiment, coiffeur, restaurant et agence immobilière), de commerces (épicerie-supérette, boulangerie, boucherie-charcuterie, fleuriste), d’enseignement (école maternelle et élémentaire), de santé (médecin, dentiste, infirmier, kiné, pharmacie), de transport (taxi) et de sports-loisirs et culture (boulodrome, tennis, terrain et salle de sport).

Une personne est considérée comme pauvre au sens de la pauvreté monétaire lorsque son niveau de vie est inférieur au seuil de pauvreté. Le seuil est déterminé par rapport à la distribution des niveaux de vie de l’ensemble de la population. L’Insee, comme Eurostat, privilégie le seuil à 60 % de la médiane, soit 1 063 euros par mois en 2018. Le taux de pauvreté mesure la part de la population dont le niveau de vie est inférieur au seuil de pauvreté.

Pour en savoir plus

L’essentiel sur … la Nouvelle-Aquitaine.

Régnier V., « Le Lot-et-Garonne à grands traits », Insee Analyses Nouvelle-Aquitaine n° 18, avril 2016.

Régnier V. et Lafargue I., « La filière fruits et légumes en Nouvelle-Aquitaine, orientée vers la diversité et la qualité », Insee Analyses Nouvelle-Aquitaine n° 66, novembre 2018

Définitions

L’aire d’attraction d’une ville définit l’étendue de l’influence d’une ville sur les communes environnantes. Elle désigne l’ensemble des communes, d’un seul tenant et sans enclave, constitué d’un pôle de population et d’emploi, et d’une couronne qui regroupe les communes dont au moins 15 % des actifs travaillent dans le pôle. Ce zonage succède au zonage en aires urbaines de 2010. Les pôles sont déterminés principalement à partir de critères de densité et de population totale, suivant une méthodologie cohérente avec celle de la grille communale de densité. Un seuil d’emplois est ajouté de façon à éviter que des communes essentiellement résidentielles, comportant peu d’emplois, soient considérées comme des pôles. La commune la plus peuplée du pôle est appelée commune-centre. Les communes qui envoient au moins 15 % de leurs actifs travailler dans le pôle constituent la couronne de l’aire d’attraction du pôle. Les communes qui n’appartiennent ni à un pôle ni à une couronne sont les communes hors attraction des villes.

Le revenu disponible est le revenu à la disposition du ménage pour consommer et épargner. Il comprend les revenus d’activité nets des cotisations sociales, les indemnités de chômage, les retraites et pensions, les revenus du patrimoine (fonciers et financiers) et les autres prestations sociales perçues, nets des impôts directs. Ces derniers incluent l’impôt sur le revenu, la taxe d’habitation, la contribution sociale généralisée – CSG –, contribution à la réduction de la dette sociale – CRDS – et les prélèvements sociaux sur les revenus du patrimoine. Il comprend une partie du solde des transferts inter ménages.

Le niveau de vie représente le revenu disponible du ménage rapporté au nombre d’unités de consommation (UC). Le niveau de vie est donc le même pour toutes les personnes d’un même ménage. Les unités de consommation sont généralement calculées de la façon suivante : 1 UC pour le premier adulte du ménage ; 0,5 UC pour les autres personnes de 14 ans ou plus ; 0,3 UC pour les enfants de moins de 14 ans. Par exemple un ménage composé d’un couple avec un enfant de moins de 14 ans et un de plus de 14 ans équivaut à 2,3 UC. Le revenu disponible de l’ensemble du ménage est alors divisé par 2,3.

Une personne est considérée comme pauvre au sens de la pauvreté monétaire lorsque son niveau de vie est inférieur au seuil de pauvreté. Le seuil est déterminé par rapport à la distribution des niveaux de vie de l’ensemble de la population. L’Insee, comme Eurostat, privilégie le seuil à 60 % de la médiane, soit 1 063 euros par mois en 2018. Le taux de pauvreté mesure la part de la population dont le niveau de vie est inférieur au seuil de pauvreté.

Les établissements publics de coopération intercommunale (EPCI) à fiscalité propre désignent les formes de coopération existant entre communes caractérisées par une fiscalité directe locale et par l’existence de compétences obligatoires. Ces intercommunalités sont composées en 2019 des communautés de communes, des communautés d’agglomération, des communautés urbaines et des métropoles.

L’accessibilité est calculée pour des trajets en minutes en heures de pointe en voiture, grâce au distancier Metric. Elle prend en compte l’équipement le plus proche du domicile et est pondérée par la population de chaque commune. La possibilité de recourir à ces services près du lieu de travail ou sur le trajet entre domicile et travail n’est pas prise en compte. Pour un panier d’équipements, on calcule la moyenne des temps d’accès à chacun des équipements. La gamme de proximité regroupe les équipements les plus fréquents en matière de services aux particuliers (banque, poste, garage automobile, métiers du bâtiment, coiffeur, restaurant et agence immobilière), de commerces (épicerie-supérette, boulangerie, boucherie-charcuterie, fleuriste), d’enseignement (école maternelle et élémentaire), de santé (médecin, dentiste, infirmier, kiné, pharmacie), de transport (taxi) et de sports-loisirs et culture (boulodrome, tennis, terrain et salle de sport).

Pour en savoir plus

L’essentiel sur … la Nouvelle-Aquitaine.

Dans la collection Insee Analyses Nouvelle-Aquitaine, les portraits à grands traits de la région et des départements de la région parus en 2016.