Insee Conjoncture Centre-Val de LoireBilan économique 2019 - Centre-Val de Loire

Une année 2019 de reprise, avant la crise sanitaire mondiale et ses effets

Après une année 2017 très dynamique (+ 2,3 %) et une décélération en 2018 (+ 1,8 %), le PIB français ralentit de nouveau en 2019 (+ 1,5 %). L’économie régionale, quant à elle, reprend des couleurs, suite à une année 2018 contrastée. L’emploi se redresse après une longue période de stagnation : + 5 000 salariés en un an. Le tertiaire marchand (hors intérim) et la construction gagnent des effectifs, l’industrie recrée de l’emploi après seize années de repli. Le nombre de déclarations préalables à l’embauche hors intérim reste stable. Le taux de chômage s’améliore nettement sur l’année 2019, comme au niveau national, pour atteindre 7,7 %.

Les échanges commerciaux entre la région et le reste du monde demeurent dynamiques en 2019. Le nombre d’entreprises créées atteint son plus haut niveau historique (21 000 entreprises) et les défaillances continuent de diminuer pour la quatrième année consécutive. Ceci témoigne d’une solide vitalité de la démographie des entreprises en Centre-Val de Loire. L’activité de crédit destinée aux entreprises et aux ménages progresse, soutenue par les crédits à l’habitat. Les fortes chaleurs estivales et l’automne pluvieux n’ont pas eu d’effet négatif sur les secteurs liés au tourisme. Les grands sites touristiques et la célébration des 500 ans de la Renaissance ont contribué à la venue plus nombreuse des touristes dans les hôtels et les campings de la région (8,3 millions de nuitées). L’agriculture a partiellement profité du climat ensoleillé, certaines activités ayant toutefois souffert du manque d’eau.

La qualité de l’air en Centre-Val de Loire s’améliore. La mobilité individuelle devient, dans une certaine mesure, plus propre : la part des véhicules électriques immatriculés progresse et les ventes de véhicules particuliers au diesel, considérés comme davantage polluants, poursuivent leur repli.

Insee Conjoncture Centre-Val de Loire
No 29
Paru le : Paru le 18/06/2020
Caroline Chalot (Insee)
Insee Conjoncture Centre-Val de Loire  No 29 - Juin 2020

Ce bilan économique fait partie des 17 bilans économiques régionaux 2019 publiés par l'Insee.
Retrouvez les bilans des autres régions ici.

Cette année, la situation exceptionnelle de la pandémie dans les premiers mois de 2020 introduit une rupture avec la dynamique de 2019 et remet en question les éventuelles prévisions réalisées précédemment. Ainsi, ces bilans rendent également compte de la crise, uniquement sur la période de confinement.

Consulter

Emploi - Redressement de l’emploi salarié après une année de repliBilan économique 2019

Caroline Chalot (Insee)

En Centre-Val de Loire, après une année de repli, l’emploi salarié repart à la hausse en 2019. Au niveau de la France hors Mayotte, le renforcement des effectifs entamé en 2013 se poursuit. Le rebond régional est alimenté par une croissance dans la plupart des secteurs. Le tertiaire marchand se relance après une année 2018 en retrait. En progression dans tous les départements, la construction gagne des effectifs et contribue le plus à la croissance de l’emploi régional. Après seize années de repli, l’industrie recrée de l’emploi. Cette dynamique de l’emploi est portée par les trois départements de l’axe ligérien.

Insee Conjoncture Centre-Val de Loire

No 29

Paru le : 18/06/2020

Avertissement

L’introduction de la Déclaration sociale nominative (DSN) en remplacement du bordereau récapitulatif de cotisations (BRC) peut transitoirement affecter les comportements déclaratifs des entreprises. Durant la phase de montée en charge de la DSN, des adaptations sont réalisées dans la chaîne de traitement statistique des estimations d’emploi afin de tenir compte de ces changements. Ces modifications sont susceptibles de générer des révisions accrues sur les données. Par ailleurs, depuis le premier trimestre 2017, les données sont établies en coproduction avec l'Acoss (champ hors intérim) et la Dares (sur l’intérim).

Le tissu économique de la région Centre-Val de Loire compte 911 000 emplois salariés fin 2019, soit une hausse de 0,6 % sur un an après une longue période de stagnation. En 2018, l’emploi salarié total était juste maintenu au niveau de 2013 (+ 0,1 % d’évolution annuelle moyenne), contrairement à l’emploi national qui progressait nettement sur la période (+ 0,7 %) (figure 1).

Fin 2019, à l’échelle de la France hors Mayotte, la croissance de l’emploi observée depuis l’année 2013 connaît une nouvelle accélération (+ 1,1 %). En raison de l’épidémie mondiale de Covid-19 survenue début 2020, 2019 pourrait être une année de transition. La période de confinement de la population a en effet contraint à l’arrêt certaines activités entre mars et mai 2020, dont l’hôtellerie-restauration, l’artisanat et le commerce non alimentaire. Le retour aux niveaux d’activité économique et d’emploi d’avant crise sanitaire pourrait prendre du temps.

Dans la région, les emplois sont principalement concentrés dans le tertiaire marchand (401 000), le tertiaire non marchand (296 000) et l’industrie (147 000).

En 2019, l’embellie régionale concerne l’emploi privé (+ 0,6 %) mais aussi l’emploi public (+ 0,4 %). Au niveau national, l’emploi privé et l’emploi public ont également progressé, respectivement de + 1,4 % et + 0,4 %.

Le tertiaire repart à la hausse

Après une année 2018 en repli, le secteur du tertiaire marchand rebondit en Centre-Val de Loire avec 0,9 % d’effectifs supplémentaires. Les services financiers et l’hébergement-restauration participent majoritairement à ce redressement (respectivement + 6,4 % et + 4,5 %). À l’inverse, avec une baisse de 0,6 %, les services aux ménages accusent une perte de 280 salariés. Le transport, qui enregistrait une hausse significative en 2018, stabilise ses effectifs. L’intérim, en important recul l’an passé (- 8,4 %), freine ses pertes (- 0,7 %) (figure 2).

Avec cette amélioration, le secteur tertiaire marchand reste le moteur de la croissance de l’emploi régional depuis 2013 (+ 0,8 %), mais à un rythme inférieur à celui de la France hors Mayotte. En effet, à ce niveau, ce secteur continue de progresser en 2019 (+ 1,6 %). Toutes les activités sont en expansion, excepté l’intérim (- 0,3 %). L’hébergement-restauration se distingue avec une augmentation de 4,4 % et les services aux entreprises enregistrent le plus gros gain : + 70 200 salariés, soit + 2,6 %.

En légère baisse en 2018, le volume d’emplois régional dans le secteur du tertiaire non marchand reste quasiment inchangé en 2019.

La construction et l’industrie se relancent

En 2018, les effectifs dans la construction augmentaient légèrement, ce qui mettait un terme à la perte enregistrée depuis la crise de 2009 (- 17 %). L’emploi du secteur repart cette année avec une hausse de 2,0 %, et devient le contributeur de la croissance de l’emploi régional (figure 3). Au niveau de la France hors Mayotte, la reprise amorcée en 2017 s’intensifie (+ 3,3 %).

En perte continue d’emplois depuis le début des années 2000 (- 59 000 entre 2001 et 2018), l’industrie régionale inverse la tendance avec une hausse de 0,3 % de ses emplois en 2019. Toutes les activités sont concernées par cette amélioration, et particulièrement l’industrie agroalimentaire (+ 1,5 %).

À l’échelle nationale, l’industrie confirme la relance opérée en 2018 et progresse dans les mêmes proportions (+ 0,3 % pour la seconde année).

Les départements de l’axe ligérien gagnent des emplois

Avec 2 300 emplois supplémentaires (+ 1,0 %), l’Indre-et-Loire poursuit sa progression et concentre à lui seul quasiment la moitié des emplois générés dans la région en 2019 (figure 4). Cette croissance est principalement portée par le secteur du tertiaire marchand, soit + 1,7 % (+ 1 800 emplois), malgré un recours à l’intérim en net repli (- 2,8 %). Les autres secteurs, hors agriculture, croissent également, mais dans une moindre mesure (de 0,2 % à 0,5 %).

L’emploi dans les départements du Loiret et du Loir-et-Cher progresse dans une même mesure en 2019 (+ 0,8 %). Le Loiret, département le plus touché par le repli de l’emploi en 2018 (- 0,9 %), participe à hauteur de 40 % au gain régional en 2019 (2 000 emplois). La plus importante progression concerne la construction, soit + 3,0 %. Mais avec 1 400 emplois de plus, le tertiaire marchand est le secteur qui gagne le plus d’emplois en volume (+ 1,2 %). Le travail intérimaire participe également à cette croissance (+ 2,6 %). Parallèlement, l’industrie, en légère hausse en 2018, stagne.

Dans le Loir-et-Cher, le volume total d’emplois demeure deux fois moins important que dans le Loiret. Néanmoins, l’évolution par secteur est quasi-similaire, avec cependant un intérim en progression moindre (+ 1,7 %).

Après une année 2018 de recul, l’Eure-et-Loir et l’Indre stabilisent leurs effectifs. Dans l’Eure-et-Loir, le net progrès dans le secteur de la construction (+ 3,5 %) permet tout juste de compenser les pertes enregistrées dans d’autres secteurs. Département le plus touché par les baisses d’effectifs dans l’industrie ces dernières années, il ne bénéficie pas de la reprise dans ce secteur (- 0,4 %).

Malgré le redémarrage de la construction (+ 1,1 %) et l’industrie qui continue de progresser (+ 2,3 %), l’Indre parvient tout juste à stabiliser ses effectifs en 2019 - pénalisé par le tertiaire marchand en baisse (- 1,3 %), fragilisé par un intérim en net recul (- 15,2 %).

Enfin, dans le Cher, où les effectifs reculent de 0,2 %, les hausses dans l’industrie et la construction (respectivement + 0,8 % et + 0,7 %) ne parviennent pas à compenser les pertes dans le tertiaire marchand et non marchand (respectivement - 0,3 % et - 0,8 %).

Figure 1Emploi salarié total par secteur d'activité - Centre-Val de Loire

en %
Emploi salarié total par secteur d'activité - Centre-Val de Loire (en %)
Secteur d'activité Emploi au 31/12/2019 (en milliers) Glissement annuel Glissement annuel moyen 2018/2013 ¹
Centre-Val de Loire Centre-Val de Loire France hors Mayotte Centre-Val de Loire France hors Mayotte
Agriculture 14,2 2,3 1,1 -0,5 0,7
Industrie 147,4 0,3 0,3 -0,8 -0,5
Industrie agro-alimentaire 20,2 1,5 1,5 0,5 0,8
Energie, eau, déchets, cokéfaction et raffinage 17,6 0,8 0,7 0,2 -0,0
Biens d'équipement 23,1 0,1 0,2 -1,2 -1,0
Matériels de transport 10,5 0,6 0,4 -1,4 -1,0
Autres branches industrielles 76,1 -0,1 -0,2 -1,1 -0,8
Construction 51,9 2,0 3,3 -2,2 -0,6
Tertiaire marchand 401,0 0,9 1,6 0,8 1,4
Commerce 110,3 0,8 1,2 0,1 0,6
Transports 50,2 0,1 1,2 0,7 0,6
Hébergement - restauration 30,3 4,5 4,4 1,2 1,9
Information - communication 13,4 -0,1 2,5 -0,9 2,3
Services financiers 30,3 6,4 0,5 0,1 0,5
Services immobiliers 7,1 1,5 0,2 0,5 0,8
Services aux entreprises hors intérim 72,0 -0,2 2,6 1,4 2,1
Intérim 37,4 -0,7 -0,3 5,8 7,0
Services aux ménages 50,1 -0,6 0,4 -0,6 -0,1
Tertiaire non marchand 296,3 -0,1 0,3 -0,1 0,2
Total 910,9 0,6 1,1 0,1 0,7
  • Notes : données CVS en fin de trimestre. Les données du dernier trimestre affiché sont provisoires.
  • ¹ : glissement annuel qu'aurait connu l'emploi salarié total du secteur, si l'évolution avait été la même pour chaque année de la période considérée.
  • Champ : emploi salarié total.
  • Sources : Insee, estimations d'emploi ; estimations trimestrielles Acoss-Urssaf, Dares, Insee.

Figure 2Évolution trimestrielle de l'emploi intérimaire

indice base 100 au 4ᵉ trimestre 2010
Évolution trimestrielle de l'emploi intérimaire (indice base 100 au 4ᵉ trimestre 2010)
Centre-Val de Loire France hors Mayotte
4ᵉ trim. 2007 111,1 109,5
1ᵉʳ trim. 2008 116,7 115,4
2ᵉ trim. 2008 107,5 106,7
3ᵉ trim. 2008 99,2 101,1
4ᵉ trim. 2008 82,4 87
1ᵉʳ trim. 2009 70,7 75,7
2ᵉ trim. 2009 73,5 76
3ᵉ trim. 2009 77,5 79,8
4ᵉ trim. 2009 83,7 84
1ᵉʳ trim. 2010 86,1 88,1
2ᵉ trim. 2010 90 91,7
3ᵉ trim. 2010 95,8 95,6
4ᵉ trim. 2010 100 100
1ᵉʳ trim. 2011 102,3 101,1
2ᵉ trim. 2011 103 101,5
3ᵉ trim. 2011 99,1 100,1
4ᵉ trim. 2011 100,9 99,4
1ᵉʳ trim. 2012 94,2 95
2ᵉ trim. 2012 91,6 92
3ᵉ trim. 2012 88,8 88
4ᵉ trim. 2012 88,3 85,4
1ᵉʳ trim. 2013 91,9 88,2
2ᵉ trim. 2013 88,1 87,2
3ᵉ trim. 2013 93,3 89,8
4ᵉ trim. 2013 92,8 90,3
1ᵉʳ trim. 2014 91,6 89,3
2ᵉ trim. 2014 92,4 91,2
3ᵉ trim. 2014 91 88,9
4ᵉ trim. 2014 90,4 90,1
1ᵉʳ trim. 2015 91,6 89,8
2ᵉ trim. 2015 96,4 93,4
3ᵉ trim. 2015 100,3 97
4ᵉ trim. 2015 100,9 99,6
1ᵉʳ trim. 2016 104,6 99,3
2ᵉ trim. 2016 105,3 102,2
3ᵉ trim. 2016 105,4 105,5
4ᵉ trim. 2016 117,5 110,9
1ᵉʳ trim. 2017 118,1 115,4
2ᵉ trim. 2017 123,6 120,3
3ᵉ trim. 2017 126,4 124,3
4ᵉ trim. 2017 134,6 130,9
1ᵉʳ trim. 2018 130,1 129,5
2ᵉ trim. 2018 128,2 127,8
3ᵉ trim. 2018 126,3 127,8
4ᵉ trim. 2018 123,2 126,7
1ᵉʳ trim. 2019 122,9 127,3
2ᵉ trim. 2019 122,5 126,9
3ᵉ trim. 2019 122,7 126,5
4ᵉ trim. 2019 122,4 126,2
  • Notes : données CVS. Les données du dernier trimestre affiché sont provisoires.
  • Champ : emploi intérimaire en fin de trimestre.
  • Sources : Insee, estimations d'emploi ; estimations trimestrielles Acoss-Urssaf, Dares, Insee.

Figure 2Évolution trimestrielle de l'emploi intérimaire

  • Notes : données CVS. Les données du dernier trimestre affiché sont provisoires.
  • Champ : emploi intérimaire en fin de trimestre.
  • Sources : Insee, estimations d'emploi ; estimations trimestrielles Acoss-Urssaf, Dares, Insee.

Figure 3Évolutions trimestrielles de l'emploi salarié total par grand secteur d'activité - Centre-Val de Loire

indice base 100 au 4ᵉ trimestre 2010
Évolutions trimestrielles de l'emploi salarié total par grand secteur d'activité - Centre-Val de Loire (indice base 100 au 4ᵉ trimestre 2010)
Construction Industrie Tertiaire marchand hors intérim Tertiaire non marchand
4ᵉ trim. 2010 100 100 100 100
1ᵉʳ trim. 2011 99,4 99,7 100 100,1
2ᵉ trim. 2011 98,7 99,4 99,6 99,9
3ᵉ trim. 2011 98,7 99,2 99,3 100
4ᵉ trim. 2011 98,5 98,8 99,3 99,9
1ᵉʳ trim. 2012 98,4 98,7 99,3 100,3
2ᵉ trim. 2012 98,1 98,4 99,3 100,3
3ᵉ trim. 2012 97,5 98,2 99,1 100,8
4ᵉ trim. 2012 96,6 97,9 98,9 100,6
1ᵉʳ trim. 2013 95,5 97,4 98,6 100
2ᵉ trim. 2013 95,2 97 98,6 100,1
3ᵉ trim. 2013 94,3 96,8 98,7 99,8
4ᵉ trim. 2013 93,3 96,8 98,7 100,6
1ᵉʳ trim. 2014 92,6 96,5 98,7 100,7
2ᵉ trim. 2014 91,8 96,4 98,7 100,4
3ᵉ trim. 2014 90,6 96 98,8 100,8
4ᵉ trim. 2014 89,3 95,6 98,8 100,7
1ᵉʳ trim. 2015 88,3 95,6 98,7 100,9
2ᵉ trim. 2015 86,9 95,3 98,9 100,9
3ᵉ trim. 2015 85,7 95 98,9 100,8
4ᵉ trim. 2015 85,2 94,6 99,2 100,8
1ᵉʳ trim. 2016 84,4 94,3 99,5 101
2ᵉ trim. 2016 83,8 94 99,8 101,1
3ᵉ trim. 2016 83,6 94 99,8 101
4ᵉ trim. 2016 83,2 93,5 99,9 101
1ᵉʳ trim. 2017 83,2 93,1 100,2 101
2ᵉ trim. 2017 83,2 93 100,3 101
3ᵉ trim. 2017 83,1 93 100,5 100,8
4ᵉ trim. 2017 83,4 93,3 100,5 100,4
1ᵉʳ trim. 2018 83,5 92,9 100,4 100,5
2ᵉ trim. 2018 83,6 93,1 100,7 100,2
3ᵉ trim. 2018 83,7 93,1 100,5 100,1
4ᵉ trim. 2018 83,5 93,2 100,6 100,2
1ᵉʳ trim. 2019 84,2 93,4 100,9 100
2ᵉ trim. 2019 84,4 93,5 101 100,2
3ᵉ trim. 2019 84,6 93,5 101 99,8
4ᵉ trim. 2019 85,2 93,5 101,6 100,1
  • Notes : données CVS en fin de trimestre. Les données du dernier trimestre affiché sont provisoires.
  • Champ : emploi salarié total.
  • Sources : Insee, estimations d'emploi ; estimations trimestrielles Acoss-Urssaf, Dares, Insee.

Figure 3Évolutions trimestrielles de l'emploi salarié total par grand secteur d'activité - Centre-Val de Loire

  • Notes : données CVS en fin de trimestre. Les données du dernier trimestre affiché sont provisoires.
  • Champ : emploi salarié total.
  • Sources : Insee, estimations d'emploi ; estimations trimestrielles Acoss-Urssaf, Dares, Insee.

Figure 4Emploi salarié total par département et par grand secteur d'activité - Centre-Val de Loire

en %
Emploi salarié total par département et par grand secteur d'activité - Centre-Val de Loire (en %)
Emploi au 31/12/2019 (en milliers) Glissement annuel
Agriculture Industrie Construction Tertiaire marchand dont Intérim Tertiaire non marchand Total
Cher 98,5 0,2 0,8 0,7 -0,3 -1,8 -0,8 -0,2
Eure-et-Loir 133,6 2,1 -0,4 3,5 0,1 -0,1 -0,4 0,1
Indre 73,3 -3,9 2,3 1,1 -1,3 -15,2 0,1 -0,1
Indre-et-Loire 230,8 -0,2 0,2 0,5 1,7 -2,8 0,5 1,0
Loir-et-Cher 114,9 7,1 -0,1 3,0 1,3 1,7 -0,2 0,8
Loiret 259,8 6,1 0,1 3,0 1,2 2,6 -0,1 0,8
Centre-Val de Loire 910,9 2,3 0,3 2,0 0,9 -0,7 -0,1 0,6
  • Notes : données CVS en fin de trimestre. Les données du dernier trimestre affiché sont provisoires.
  • Champ : emploi salarié total.
  • Sources : Insee, estimations d'emploi ; estimations trimestrielles Acoss-Urssaf, Dares, Insee.

Avertissement

Les données chiffrées sont parfois arrondies (selon les règles mathématiques). Le résultat arrondi d'une combinaison de données chiffrées (qui fait intervenir leurs valeurs réelles) peut se trouver légèrement différent de celui que donnerait la combinaison de leurs valeurs arrondies.

Pour comprendre

  • Auparavant, les estimations trimestrielles d'emploi, publiées au niveau localisé (région et département) portaient seulement sur les salariés du secteur marchand – hors agriculture et activités des particuliers employeurs – en France métropolitaine. Depuis 2018, le champ des estimations localisées est étendu à l'ensemble de l'emploi salarié et aux départements d'outre-mer (hors Mayotte). Par rapport à la situation antérieure, sont donc ajoutés les salariés de la fonction publique, de l'agriculture et de l'ensemble des particuliers employeurs.
  • Les estimations trimestrielles régionales et départementales sont construites selon une méthodologie identique à celle employée au niveau national : les évolutions trimestrielles sont calculées à partir de données administratives, qui sont ensuite recalées pour chaque zone géographique sur les estimations annuelles au 31 décembre.
  • La source principale des évolutions d’emploi provient de la statistique établie par les Urssaf à partir des déclarations des établissements versant des cotisations sociales. En ce qui concerne l’emploi intérimaire, l’indicateur est élaboré par la Dares (ministère du Travail, de l'Emploi, de la Formation professionnelle et du Dialogue social), à partir des déclarations mensuelles des entreprises de travail temporaire adressées à Pôle emploi.

Définitions

Les personnes salariées travaillent, aux termes d'un contrat, pour une autre entité en échange d'un salaire ou d'une rétribution équivalente, avec un lien de subordination.

Les non-salariés travaillent mais sont rémunérées sous une autre forme qu'un salaire.

En pratique, les non‑salariés sont des personnes affiliées à un régime de protection sociale des travailleurs non salariés : régime social des indépendants (RSI), Urssaf ou Mutualité sociale agricole (MSA). Sont concernés les micro‑entrepreneurs d’une part et les non‑salariés « classiques » de l’autre ; ces derniers sont pour l’essentiel des entrepreneurs individuels « classiques » (hors micro‑entrepreneurs) ou des gérants majoritaires de sociétés à responsabilité limitée (SARL ou SELARL).

A partir de 2009, les estimations d'emploi annuelles sont calculées à partir du dispositif Estel (Estimations d'emploi localisées), qui se fondent sur l'utilisation des sources administratives en niveau.

Pour les salariés, il s'agit des Déclarations Annuelles de Données Sociales (DADS « grand format ») contenant, en plus des DADS stricto sensu, les données du fichier de paye des agents de l'État et celles des particuliers employeurs).

Pour les non salariés agricoles, les sources mobilisées sont les fichiers de la Mutualité Sociale Agricole (MSA) et pour les non salariés non agricoles, les fichiers de l'Agence Centrale des Organismes de Sécurité Sociale (ACOSS) qui est la Caisse Nationale des Unions de Recouvrement des Cotisations de Sécurité Sociale et d'Allocations Familiales (URSSAF).

Le concept central d'Estel est une synthèse ascendante des sources administratives utilisées avec prise en compte de la multi-activité. Estel mesure l'emploi selon un concept « BIT répertorié » : l'emploi est mesuré sur la dernière semaine de l'année et tout emploi déclaré est comptabilisé.

Le passage à Estel permet la production des estimations d'emploi annuelles à un niveau géographique et sectoriel plus fin que l'ancien système (celui de la zone d'emploi croisée avec le niveau A38 de la nouvelle nomenclature d'activités au lieu du niveau départemental) ; de plus on disposera chaque année de la double localisation au lieu de résidence et au lieu de travail pour les salariés et d'informations sur le sexe et la tranche d'âge quinquennale des travailleurs salariés et non salariés.

L' intérim (ou travail intérimaire ou travail temporaire) consiste à mettre à disposition provisoire d’entreprises clientes, des salariés qui, en fonction d'une rémunération convenue, sont embauchés et rémunérés à cet effet par l'entreprise de travail temporaire.


Elle se caractérise donc par une relation triangulaire entre l’entreprise de travail temporaire, l’entreprise cliente et le salarié, et implique la conclusion de deux contrats : un contrat de mise à disposition (entre l’entreprise de travail temporaire et l’entreprise cliente) et un contrat de mission (entre l’entreprise de travail temporaire et le salarié).

La correction des variations saisonnières permet d’éliminer l'effet de fluctuations périodiques infra-annuelles dues au calendrier et aux saisons, de manière à faire ressortir les évolutions les plus significatives de la série. Celles-ci sont contenues dans la tendance et la composante irrégulière.

Par exemple, les ventes de jouets augmentent toujours fortement entre novembre et décembre, en raison de Noël. Sur les données brutes, cet effet périodique masque l’évolution conjoncturelle sous-jacente pour une année donnée. Une fois la série désaisonnalisée, c’est-à-dire l’effet Noël retiré, les ventes peuvent s’avérer en baisse, signe d’une moins bonne année.

La nomenclature des activités économiques en vigueur en France depuis le 1er janvier 2008 est la nomenclature d'activités française (NAF rév. 2). La NAF a la même structure que de la nomenclature d'activités de la Communauté européenne (NACE rév. 2) mais elle comporte un niveau supplémentaire, spécifique à la France, celui des sous-classes.

La NAF rév. 2 comporte cinq niveaux comprenant respectivement : 21, 88, 272, 615 et 732 postes.

La NAF rév. 2 s'est substituée à la NAF rév. 1 datant de 2003 (entrée en vigueur au 1er janvier 2003). La NAF rév. 1 comporte cinq niveaux ayant respectivement 17, 31, 62, 224, et 712 postes .

La NAF rév. 1 avait succédé à la NAF qui était en vigueur depuis le 1er janvier 1993.

Pour en savoir plus

L’emploi salarié s’essouffle, Insee Conjoncture Centre-Val de Loire n°28, 13 janvier 2020

Définitions

Les personnes salariées travaillent, aux termes d'un contrat, pour une autre entité en échange d'un salaire ou d'une rétribution équivalente, avec un lien de subordination.

Les non-salariés travaillent mais sont rémunérées sous une autre forme qu'un salaire.

En pratique, les non‑salariés sont des personnes affiliées à un régime de protection sociale des travailleurs non salariés : régime social des indépendants (RSI), Urssaf ou Mutualité sociale agricole (MSA). Sont concernés les micro‑entrepreneurs d’une part et les non‑salariés « classiques » de l’autre ; ces derniers sont pour l’essentiel des entrepreneurs individuels « classiques » (hors micro‑entrepreneurs) ou des gérants majoritaires de sociétés à responsabilité limitée (SARL ou SELARL).

A partir de 2009, les estimations d'emploi annuelles sont calculées à partir du dispositif Estel (Estimations d'emploi localisées), qui se fondent sur l'utilisation des sources administratives en niveau.

Pour les salariés, il s'agit des Déclarations Annuelles de Données Sociales (DADS « grand format ») contenant, en plus des DADS stricto sensu, les données du fichier de paye des agents de l'État et celles des particuliers employeurs).

Pour les non salariés agricoles, les sources mobilisées sont les fichiers de la Mutualité Sociale Agricole (MSA) et pour les non salariés non agricoles, les fichiers de l'Agence Centrale des Organismes de Sécurité Sociale (ACOSS) qui est la Caisse Nationale des Unions de Recouvrement des Cotisations de Sécurité Sociale et d'Allocations Familiales (URSSAF).

Le concept central d'Estel est une synthèse ascendante des sources administratives utilisées avec prise en compte de la multi-activité. Estel mesure l'emploi selon un concept « BIT répertorié » : l'emploi est mesuré sur la dernière semaine de l'année et tout emploi déclaré est comptabilisé.

Le passage à Estel permet la production des estimations d'emploi annuelles à un niveau géographique et sectoriel plus fin que l'ancien système (celui de la zone d'emploi croisée avec le niveau A38 de la nouvelle nomenclature d'activités au lieu du niveau départemental) ; de plus on disposera chaque année de la double localisation au lieu de résidence et au lieu de travail pour les salariés et d'informations sur le sexe et la tranche d'âge quinquennale des travailleurs salariés et non salariés.

L' intérim (ou travail intérimaire ou travail temporaire) consiste à mettre à disposition provisoire d’entreprises clientes, des salariés qui, en fonction d'une rémunération convenue, sont embauchés et rémunérés à cet effet par l'entreprise de travail temporaire.


Elle se caractérise donc par une relation triangulaire entre l’entreprise de travail temporaire, l’entreprise cliente et le salarié, et implique la conclusion de deux contrats : un contrat de mise à disposition (entre l’entreprise de travail temporaire et l’entreprise cliente) et un contrat de mission (entre l’entreprise de travail temporaire et le salarié).

La correction des variations saisonnières permet d’éliminer l'effet de fluctuations périodiques infra-annuelles dues au calendrier et aux saisons, de manière à faire ressortir les évolutions les plus significatives de la série. Celles-ci sont contenues dans la tendance et la composante irrégulière.

Par exemple, les ventes de jouets augmentent toujours fortement entre novembre et décembre, en raison de Noël. Sur les données brutes, cet effet périodique masque l’évolution conjoncturelle sous-jacente pour une année donnée. Une fois la série désaisonnalisée, c’est-à-dire l’effet Noël retiré, les ventes peuvent s’avérer en baisse, signe d’une moins bonne année.

La nomenclature des activités économiques en vigueur en France depuis le 1er janvier 2008 est la nomenclature d'activités française (NAF rév. 2). La NAF a la même structure que de la nomenclature d'activités de la Communauté européenne (NACE rév. 2) mais elle comporte un niveau supplémentaire, spécifique à la France, celui des sous-classes.

La NAF rév. 2 comporte cinq niveaux comprenant respectivement : 21, 88, 272, 615 et 732 postes.

La NAF rév. 2 s'est substituée à la NAF rév. 1 datant de 2003 (entrée en vigueur au 1er janvier 2003). La NAF rév. 1 comporte cinq niveaux ayant respectivement 17, 31, 62, 224, et 712 postes .

La NAF rév. 1 avait succédé à la NAF qui était en vigueur depuis le 1er janvier 1993.