Insee Conjoncture Centre-Val de LoireBilan économique 2019 - Centre-Val de Loire

Une année 2019 de reprise, avant la crise sanitaire mondiale et ses effets

Après une année 2017 très dynamique (+ 2,3 %) et une décélération en 2018 (+ 1,8 %), le PIB français ralentit de nouveau en 2019 (+ 1,5 %). L’économie régionale, quant à elle, reprend des couleurs, suite à une année 2018 contrastée. L’emploi se redresse après une longue période de stagnation : + 5 000 salariés en un an. Le tertiaire marchand (hors intérim) et la construction gagnent des effectifs, l’industrie recrée de l’emploi après seize années de repli. Le nombre de déclarations préalables à l’embauche hors intérim reste stable. Le taux de chômage s’améliore nettement sur l’année 2019, comme au niveau national, pour atteindre 7,7 %.

Les échanges commerciaux entre la région et le reste du monde demeurent dynamiques en 2019. Le nombre d’entreprises créées atteint son plus haut niveau historique (21 000 entreprises) et les défaillances continuent de diminuer pour la quatrième année consécutive. Ceci témoigne d’une solide vitalité de la démographie des entreprises en Centre-Val de Loire. L’activité de crédit destinée aux entreprises et aux ménages progresse, soutenue par les crédits à l’habitat. Les fortes chaleurs estivales et l’automne pluvieux n’ont pas eu d’effet négatif sur les secteurs liés au tourisme. Les grands sites touristiques et la célébration des 500 ans de la Renaissance ont contribué à la venue plus nombreuse des touristes dans les hôtels et les campings de la région (8,3 millions de nuitées). L’agriculture a partiellement profité du climat ensoleillé, certaines activités ayant toutefois souffert du manque d’eau.

La qualité de l’air en Centre-Val de Loire s’améliore. La mobilité individuelle devient, dans une certaine mesure, plus propre : la part des véhicules électriques immatriculés progresse et les ventes de véhicules particuliers au diesel, considérés comme davantage polluants, poursuivent leur repli.

Insee Conjoncture Centre-Val de Loire
No 29
Paru le : Paru le 18/06/2020
Olivier Diel (Direction régionale des entreprises, de la concurrence, de la consommation, du travail et de l'emplo ); Yvonne Pinsel, Cyril Seguin (Pôle Emploi)
Insee Conjoncture Centre-Val de Loire  No 29 - Juin 2020

Ce bilan économique fait partie des 17 bilans économiques régionaux 2019 publiés par l'Insee.
Retrouvez les bilans des autres régions ici.

Cette année, la situation exceptionnelle de la pandémie dans les premiers mois de 2020 introduit une rupture avec la dynamique de 2019 et remet en question les éventuelles prévisions réalisées précédemment. Ainsi, ces bilans rendent également compte de la crise, uniquement sur la période de confinement.

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Chômage et politiques de l’emploi - Nouvelle baisse de la demande d’emploiBilan économique 2019

Olivier Diel (Direction régionale des entreprises, de la concurrence, de la consommation, du travail et de l'emplo ); Yvonne Pinsel, Cyril Seguin (Pôle Emploi)

En 2019, la demande d’emploi en catégorie A recule à nouveau (- 4,0 %) en Centre-Val de Loire, de façon plus prononcée qu’en 2018 (- 0,4 %). Cette diminution, plus marquée qu’au niveau France entière (- 3,3 %), concerne toutes les tranches d’âge. Le nombre de demandeurs d’emploi baisse plus nettement chez les jeunes (- 4,8 %) et les 25-49 ans (- 4,6 %) que pour les seniors (- 2,0 %). Le taux de chômage s’améliore lui aussi nettement sur l’année 2019, en région comme au niveau national. Cette tendance à la baisse, initiée en 2015, sera probablement stoppée par les effets de la crise sanitaire mondiale arrivée en France début 2020, au vu des premiers résultats disponibles pour cette année.

Insee Conjoncture Centre-Val de Loire

No 29

Paru le : 18/06/2020

Fin 2019, en Centre-Val de Loire, 121 210 demandeurs d’emploi sont inscrits en catégorie A (données CVS-CJO), c’est-à-dire qu’ils n’ont exercé aucune activité au cours du mois de décembre (figure 3). Leur nombre baisse pour la troisième année consécutive, mais plus fortement que les années passées (- 4,0 % après - 0,4 % en 2018 et - 1,2 % en 2017) et qu’au niveau national (- 3,3 %).

Cette diminution de la demande d’emploi concerne les six départements du Centre-Val de Loire. Elle est plus marquée dans le Loir-et-Cher (- 6,9 %) et l’Indre (- 6,3 %) que dans le Loiret (- 4,5 %), le Cher (- 3,2 %), l’Eure-et-Loir (- 3,1 %) et l’Indre-et-Loire (- 2,1 %).

Recul des demandeurs d’emploi en catégorie A dans toutes les tranches d’âge

En 2019, la baisse des demandeurs d’emploi de catégorie A profite aussi bien aux femmes (- 4,4 %) qu’aux hommes (- 3,5 %) et concerne toutes les tranches d’âge. Dans la région, le recul est plus marqué chez les moins de 25 ans. Après avoir augmenté de 0,7 % en 2018, leurs demandes d’emploi baissent de 4,8 % contre - 1,6 % au niveau national. À l’échelle départementale, cette diminution est la plus forte dans le Loir-et-Cher (- 9,6 %), l’Indre (- 8,0 %) et le Loiret (- 7,0 %). Pour les personnes âgées de 25 à 49 ans, la demande d’emploi en catégorie A recule de 4,6 %, évolution similaire à celle de la France (- 4,3 %). Chez les 50 ans ou plus, la baisse est en revanche plus limitée : - 2,0 % après une légère progression en 2018, comme au niveau national.

Hausse des demandeurs d’emploi inscrits depuis deux ans ou plus

En élargissant la catégorie A aux personnes ayant exercé une activité réduite (catégories B et C), 211 260 demandeurs d’emploi sont inscrits à Pôle emploi à la fin du quatrième trimestre 2019 en Centre-Val de Loire. En un an, leur nombre recule de 3,4 % dans la région et de 3,0 % en France entière. Comme ceux inscrits en catégorie A, les demandeurs d’emploi ayant eu une activité réduite courte (catégorie B) ou longue (catégorie C) sont moins nombreux qu’en 2018 : leurs effectifs baissent respectivement de 3,8 % et 2,3 %. Le nombre de demandeurs d’emploi de longue durée, c’est-à-dire inscrits depuis un an ou plus à Pôle emploi en catégorie A, B ou C, diminue de 2,7 % en Centre-Val de Loire, rythme similaire à celui du niveau France (- 2,6 %). Fin 2019, ce public représente 48,7 % de la demande d’emploi régionale, soit plus qu’en moyenne nationale (47,9 %). Sur ces 102 890 demandeurs d’emploi de longue durée, 59,2 % sont inscrits à Pôle emploi depuis deux ans ou plus. En un an, leur nombre augmente de 0,7 % (+ 2,6 % au niveau national).

En décembre 2019, la durée moyenne des inscriptions est de 21 mois contre 20 mois en décembre 2018. De 8 mois pour les demandeurs âgés de moins de 25 ans, elle s’élève à 33 mois pour les seniors.

Forte proportion d’offres d’emploi durable

En 2019, près de 283 500 offres d’emploi ont été diffusées en Centre-Val de Loire (figure 5). Elles sont déposées auprès de Pôle emploi par les employeurs mais également transmises par les partenaires de Pôle emploi. Près de sept offres sur dix (66,9 %) sont durables (CDI et CDD de plus de 6 mois) contre 66,1 % en 2018 (figure 6).

Nette diminution du taux de chômage en fin d’année

Au dernier trimestre 2019, le Centre-Val de Loire bénéficie toujours d’un taux de chômage inférieur à celui de la France entière (hors Mayotte) : 7,7 % contre 8,1 % (figure 2). En cohérence avec la baisse de la demande d’emploi, ce taux diminue nettement entre fin 2018 et fin 2019, au niveau régional (- 0,6 point) comme national (- 0,7 point). Cette amélioration est particulièrement notable sur le dernier trimestre.

Avec des taux fin 2019 allant de 6,7 % dans le Loir-et-Cher à 8,5 % dans le Cher, les départements du Centre-Val de Loire sont diversement touchés par le chômage (figure 1). Toutefois, ils profitent tous d’une baisse sur l’année, d’ampleur similaire (entre - 0,5 % et - 0,7 %) et principalement concentrée sur le dernier trimestre.

Fortes hausses des entrées en contrat d’apprentissage et en PACEA

Cette baisse du chômage est encouragée par des dispositifs d’aides à l’emploi en constante évolution.

Pour les contrats aidés, les contrats uniques d’insertion (CUI) sont remplacés depuis janvier 2018 par des parcours emploi compétences (PEC). Désormais réservés aux entreprises du secteur non marchand, les 2 300 PEC signés dans la région en 2019 visent à accompagner leurs bénéficiaires vers l’emploi durable, tout en facilitant l’accès à la formation (figure 4). Avec le contrat aidé destiné aux personnes rencontrant des difficultés particulières (âge, état de santé, précarité), l’insertion par l’activité économique totalise 8 400 entrants en Centre-Val de Loire entre décembre 2018 et novembre 2019.

Les contrats en alternance conjuguent une formation théorique dans un établissement d’enseignement et une formation pratique en entreprise, dans le cadre de la formation initiale (contrat d’apprentissage) ou de la formation continue (contrat de professionnalisation). La réforme de septembre 2018 a simplifié les démarches des entreprises et l’accès des jeunes à l’apprentissage. En 2019, ce dispositif continue de se développer en Centre-Val de Loire avec 15 600 nouvelles entrées, soit 13,9 % de plus qu’en 2018. Quant aux contrats de professionnalisation, ils concentrent 5 100 entrants dans la région en 2019.

Avec 11 400 nouveaux bénéficiaires en Centre-Val de Loire en 2019, le parcours contractualisé d’accompagnement vers l’emploi et l’autonomie (PACEA) est en forte hausse (+ 15,4 % par rapport à 2018). Créé en 2016, ce dispositif constitue le cadre d’accompagnement des jeunes par les missions locales. 3 400 des PACEA signés dans la région en 2019 sont complétés par la Garantie jeunes, permettant un accompagnement plus intensif et personnalisé.

Figure 1Taux de chômage

en % de la population active
Taux de chômage (en % de la population active)
2018 T4 2019 T1 2019 T2 2019 T3 2019 T4 (p) Évolution 2019 T4 / 2018 T4 (en points de %)
Cher 9,0 8,9 8,8 9,0 8,5 -0,5
Eure-et-Loir 8,3 8,3 8,1 8,3 7,8 -0,5
Indre 8,6 8,4 8,1 8,2 7,9 -0,7
Indre-et-Loire 8,0 7,9 7,7 7,9 7,5 -0,5
Loir-et-Cher 7,4 7,3 7,0 7,1 6,7 -0,7
Loiret 8,6 8,6 8,4 8,4 7,9 -0,7
Centre-Val de Loire 8,3 8,2 8,0 8,1 7,7 -0,6
France hors Mayotte 8,8 8,7 8,4 8,5 8,1 -0,7
  • p : données provisoires.
  • Note : données CVS.
  • Source : Insee, taux de chômage au sens du BIT et taux de chômage localisé.

Figure 2Évolution trimestrielle du taux de chômage

en % de la population active
Évolution trimestrielle du taux de chômage (en % de la population active)
Centre-Val de Loire France hors Mayotte
4ᵉ trim. 2005 7,7 9
1ᵉʳ trim. 2006 7,8 9,1
2ᵉ trim. 2006 7,6 9
3ᵉ trim. 2006 7,5 8,9
4ᵉ trim. 2006 7,1 8,4
1ᵉʳ trim. 2007 7 8,5
2ᵉ trim. 2007 6,7 8,1
3ᵉ trim. 2007 6,6 8
4ᵉ trim. 2007 6,2 7,5
1ᵉʳ trim. 2008 5,9 7,2
2ᵉ trim. 2008 6,1 7,3
3ᵉ trim. 2008 6,2 7,4
4ᵉ trim. 2008 6,6 7,7
1ᵉʳ trim. 2009 7,4 8,6
2ᵉ trim. 2009 8,1 9,2
3ᵉ trim. 2009 8 9,2
4ᵉ trim. 2009 8,4 9,5
1ᵉʳ trim. 2010 8,3 9,4
2ᵉ trim. 2010 8,2 9,3
3ᵉ trim. 2010 8,2 9,2
4ᵉ trim. 2010 8,1 9,2
1ᵉʳ trim. 2011 8,1 9,1
2ᵉ trim. 2011 8 9,1
3ᵉ trim. 2011 8,2 9,2
4ᵉ trim. 2011 8,3 9,4
1ᵉʳ trim. 2012 8,5 9,5
2ᵉ trim. 2012 8,8 9,7
3ᵉ trim. 2012 8,9 9,8
4ᵉ trim. 2012 9,2 10,1
1ᵉʳ trim. 2013 9,5 10,3
2ᵉ trim. 2013 9,6 10,5
3ᵉ trim. 2013 9,4 10,3
4ᵉ trim. 2013 9,3 10,1
1ᵉʳ trim. 2014 9,4 10,1
2ᵉ trim. 2014 9,4 10,2
3ᵉ trim. 2014 9,5 10,3
4ᵉ trim. 2014 9,8 10,4
1ᵉʳ trim. 2015 9,6 10,3
2ᵉ trim. 2015 9,8 10,5
3ᵉ trim. 2015 9,6 10,4
4ᵉ trim. 2015 9,6 10,2
1ᵉʳ trim. 2016 9,6 10,2
2ᵉ trim. 2016 9,5 10
3ᵉ trim. 2016 9,4 9,9
4ᵉ trim. 2016 9,5 10
1ᵉʳ trim. 2017 9 9,6
2ᵉ trim. 2017 8,9 9,5
3ᵉ trim. 2017 8,9 9,5
4ᵉ trim. 2017 8,4 9
1ᵉʳ trim. 2018 8,5 9,2
2ᵉ trim. 2018 8,5 9,1
3ᵉ trim. 2018 8,5 9
4ᵉ trim. 2018 8,3 8,8
1ᵉʳ trim. 2019 8,2 8,7
2ᵉ trim. 2019 8 8,4
3ᵉ trim. 2019 8,1 8,5
4ᵉ trim. 2019 7,7 8,1
  • Notes : données CVS. Les données du dernier trimestre affiché sont provisoires.
  • Source : Insee, taux de chômage au sens du BIT et taux de chômage localisé.

Figure 2Évolution trimestrielle du taux de chômage

  • Notes : données CVS. Les données du dernier trimestre affiché sont provisoires.
  • Source : Insee, taux de chômage au sens du BIT et taux de chômage localisé.

Figure 3Demandeurs d'emploi en fin de mois

Demandeurs d'emploi en fin de mois
Demandeurs d'emploi au quatrième trimestre 2019 Évolution 2019/2018 ¹
Catégories A, B, C Catégorie A Catégories A, B, C (en % de l'ensemble) Catégorie A (en % de l'ensemble) Catégories A, B, C (%) Catégorie A (%)
Hommes 100 140 61 640 47,4 50,9 -3,5 -3,5
Femmes 111 120 59 570 52,6 49,1 -3,4 -4,4
Moins de 25 ans 29 480 17 990 14,0 14,8 -7,0 -4,8
Entre 25 à 49 ans 126 290 69 890 59,8 57,7 -3,9 -4,6
50 ans ou plus 55 490 33 340 26,3 27,5 -0,1 -2,0
Inscrits depuis un an ou plus 102 890 nd 48,7 nd -2,7 nd
dont inscrits depuis plus de 2 ans 60 930 nd 28,8 nd 0,7 nd
Centre-Val de Loire 211 260 121 210 100,0 100,0 -3,4 -4,0
France entière 5 746 400 3 551 300 100,0 100,0 -3,0 -3,3
  • nd : données non disponibles.
  • ¹ : évolution de l'indicateur entre le quatrième trimestre 2018 et le quatrième trimestre 2019.
  • Note : données CVS-CJO.
  • Avertissement : le nombre de demandeurs d'emploi au quatrième trimestre est une moyenne des stocks de demandeurs d'emploi à la fin des mois d'octobre, novembre et décembre afin de mieux dégager les évolutions tendancielles.
  • Source : Pôle emploi-Dares, STMT.

Figure 4Entrées dans les dispositifs de contrats aidés, d'alternance et d'accompagnement des jeunes - Centre-Val de Loire

Entrées dans les dispositifs de contrats aidés, d'alternance et d'accompagnement des jeunes - Centre-Val de Loire
  2018 2019 Évolution 2019/2018 (en %)
Aides à l'emploi ¹ 30 503 31 469 3,2
- Contrats aidés 11 592 10 737 -7,4
Parcours emploi compétences (PEC) et contrats d'accompagnement dans l'emploi (CUI-CAE) 2 988 2 294 -23,2
Contrat initiative emploi (CUI-CIE) 20 0 -100,0
Insertion par l'activité économique (IAE) 8 584 8 443 -1,6
- Contrats en alternance 18 911 20 732 9,6
Apprentissage 13 722 15 633 13,9
Contrat de professionnalisation 5 189 5 099 -1,7
Accompagnement des jeunes 9 866 11 389 15,4
Parcours contractualisé d'accompagnement vers l'emploi et l'autonomie (PACEA) 9 866 11 389 15,4
dont Garantie jeunes 3 352 3 364 0,4
  • ¹ : extraction à fin avril 2020.
  • Notes : les entrées comprennent les conventions initiales et les reconductions de contrats.
  • Sources : ASP ; I-Milo ; chambres consulaires ; Dares.

Figure 5Nombre d'offres diffusées par Pôle emploi par domaine professionnel en Centre-Val de Loire

Nombre d'offres diffusées par Pôle emploi par domaine professionnel en Centre-Val de Loire
Domaine professionnel* 2019 Part (%)
Agriculture et pêche, espaces naturels et espaces verts,soins aux animaux 5 160 1,8
Arts et façonnage d'ouvrages d'art 250 0,1
Banque, assurance, immobilier 9 940 3,5
Commerce, vente et grande distribution 41 300 14,6
Communication, média et multimédia 2 020 0,7
Construction, bâtiment et travaux publics 26 280 9,3
Hôtellerie - restauration, tourisme, loisirs et animation 18 990 6,7
Industrie 39 710 14,0
Installation et maintenance 22 020 7,8
Santé 13 280 4,7
Services à la personne et à la collectivité 35 790 12,6
Spectacle 520 0,2
Support à l'entreprise 40 750 14,4
Transport et logistique 27 470 9,7
Total 283 480 100,0
  • * au sens de la codification ROME de Pôle emploi
  • Source : Pôle emploi (données brutes)

Figure 6Nombre d’offres d'emploi diffusées par Pôle emploi par type de contrat en Centre-Val de Loire

Nombre d’offres d'emploi diffusées par Pôle emploi par type de contrat en Centre-Val de Loire
Type de contrat 2019 Part (%)
Emplois durables (CDI et CDD de plus de 6 mois) 189 560 66,9
Emplois temporaires (CDD de 1 à 6 mois) 32 350 11,4
Emplois occasionnels (moins d'un mois) 3 630 1,3
Emplois spécifiques (intermittents du spectacle, intérim, saisonniers) 57 940 20,4
Total 283 480 100,0
  • Source : Pôle emploi, offres transmises par les partenaires et offres déposées à Pôle emploi (données brutes)

Avertissement

Les données chiffrées sont parfois arrondies (selon les règles mathématiques). Le résultat arrondi d'une combinaison de données chiffrées (qui fait intervenir leurs valeurs réelles) peut se trouver légèrement différent de celui que donnerait la combinaison de leurs valeurs arrondies.

Pour comprendre

Depuis la modification des statistiques du marché du travail en 2018, les données des demandeurs d'emploi en fin de mois sont désormais présentées en moyenne trimestrielle. De plus, les données CVS – CJO (correction des variations saisonnières - correction des jours ouvrables) sont désormais prises en compte, au lieu des données brutes.

Définitions

La publication des effectifs de demandeurs d'emploi inscrits se fait selon les catégories statistiques suivantes :

  • catégorie A : demandeurs d'emploi tenus de faire des actes positifs de recherche d'emploi, sans emploi ;
  • catégorie B : demandeurs d'emploi tenus de faire des actes positifs de recherche d'emploi, ayant exercé une activité réduite courte (i.e. de 78 heures ou moins au cours du mois) ;
  • catégorie C : demandeurs d'emploi tenus de faire des actes positifs de recherche d'emploi, ayant exercé une activité réduite longue (i.e. plus de 78 heures au cours du mois) ;
  • catégorie D : demandeurs d'emploi non tenus de faire des actes positifs de recherche d'emploi (en raison d'un stage, d'une formation, d'une maladie…), y compris les demandeurs d'emploi en convention de reclassement personnalisé (CRP), en contrat de transition professionnelle (CTP), sans emploi et en contrat de sécurisation professionnelle ;
  • catégorie E : demandeurs d'emploi non tenus de faire de actes positifs de recherche d'emploi, en emploi (par exemple : bénéficiaires de contrats aidés).

Jusqu'en 1995, il existait cinq catégories de demandes ou de demandeurs d'emploi.

Les demandeurs d'emploi étaient regroupés en fonction du type d'emploi recherché et non pas en fonction du type d'emploi occupé.

La catégorie 1 enregistrait les personnes immédiatement disponibles, à la recherche d'un emploi sous contrat à durée indéterminée (CDI), à temps plein.

La catégorie 2 enregistrait les personnes immédiatement disponibles, à la recherche d'un emploi sous contrat à durée indéterminée (CDI), à temps partiel.

La catégorie 3 enregistrait les personnes immédiatement disponibles, à la recherche d'un emploi à durée limitée (CDD, mission d'intérim, vacation).

La catégorie 4 enregistrait les personnes sans emploi et à la recherche d'un emploi mais non immédiatement disponibles (en formation, en arrêt maladie, en congé de maternité).

La catégorie 5 enregistrait les personnes pourvues d'un emploi mais à la recherche d'un autre emploi, donc non immédiatement disponibles.

De 1995 à fin 2008, les personnes ayant exercé une activité réduite ou occasionnelle de 78 heures ou plus dans le mois précédent étaient exclues des catégories 1, 2 et 3 pour former les catégories 6, 7 et 8. Il existait alors huit catégories.

Parcours emploi compétences (PEC) : Depuis janvier 2018, les contrats aidés sont transformés en parcours emploi compétences. Ceux-ci sont destinés aux publics les plus éloignés du marché du travail.
La mise en œuvre des parcours emploi compétences repose sur le triptyque emploi-formation-accompagnement : un emploi permettant de développer des compétences transférables, un accès facilité à la formation et un accompagnement tout au long du parcours tant par l’employeur que par le service public de l’emploi, avec pour objectif l’inclusion durable dans l’emploi des personnes les plus éloignées du marché du travail.
Le parcours emploi compétences est prescrit dans le cadre de CUI-CAE dans le secteur non marchand, et dans le cadre de CUI-CIE dans les DOM ou par les conseils départementaux sous certaines conditions (voir définition du CUI).
L’objectif de durée d’un parcours est de 12 mois et les conventions initiales ne peuvent être inférieures à 9 mois.
Dans le cadre du parcours emploi compétences, le montant de l’aide accordée aux employeurs, exprimé en pourcentage du Smic brut, pourra être modulé entre 30 % et 60 %, dans la limite des enveloppes financières. Le taux de prise en charge est fixé par arrêté du préfet de région.

Le contrat d'apprentissage est un contrat de travail conclu entre un employeur et un jeune de 16 à 25 ans ayant satisfait à l'obligation scolaire, des dérogations étant possibles.

La durée du contrat d'apprentissage peut varier de un à trois ans en fonction du type de profession et de la qualification préparée. L’apprenti perçoit un salaire calculé selon son âge et son ancienneté dans le dispositif. La conclusion d'un contrat d’apprentissage ouvre droit à des aides de l'État pour l’employeur.

Le contrat de professionnalisation est un contrat de travail destiné à permettre aux jeunes de 16 à 25 ans, aux demandeurs d’emploi et aux bénéficiaires de certaines allocations ou contrats, d’acquérir une qualification professionnelle ou de compléter leur formation initiale au moyen d’une formation en alternance.

Le contrat de professionnalisation peut être un contrat à durée déterminée ou indéterminée. Il permet aux jeunes de 16-25 ans, aux demandeurs d’emploi de 26 ans ou plus ainsi qu’aux bénéficiaires du Revenu de Solidarité Active, de l'Allocation Spécifique de Solidarité, de l'Allocation Adulte Handicapé et d'un Contrat Unique d'Insertion, d’acquérir une qualification professionnelle en relation avec les besoins identifiés par les branches professionnelles par le biais d’une formation en alternance.

Cette qualification professionnelle obtenue peut être un diplôme, un titre ou une qualification reconnue.

Depuis 2004, le contrat de professionnalisation s’est substitué aux contrats de qualification, d’adaptation et d’orientation.

Remarque :

Le contrat de professionnalisation a été créé par la loi du 4 mai 2004 relative à la formation professionnelle.

Parcours contractualisé d’accompagnement vers l’emploi et l’autonomie (PACEA) : Créé en août 2016, le PACEA est le nouveau cadre contractuel de l’accompagnement des jeunes par les missions locales. Il concerne tous les jeunes de 16 à 25 ans révolus.
Le PACEA est constitué de phases d’accompagnement successives qui peuvent s’enchaîner pour une durée maximale de 24 mois consécutifs.
En fonction de la situation et des besoins de l’intéressé, le bénéfice d’une allocation peut être accordé à un jeune intégrant un PACEA. Elle est destinée à soutenir ponctuellement la démarche d’insertion du jeune vers et dans l’emploi et l’autonomie. Le montant mensuel de l’allocation ne peut pas excéder le montant mensuel du revenu de solidarité active (RSA) hors forfait logement. Au 1ᵉʳ avril 2018, cela correspond à un montant de 484,82 €.

Le taux de chômage est le pourcentage de chômeurs dans la population active (actifs occupés + chômeurs).

On peut calculer un taux de chômage par âge en mettant en rapport les chômeurs d'une classe d'âge avec les actifs de cette classe d'âge. De la même manière se calculent des taux de chômage par sexe, par PCS, par région, par nationalité, par niveau de diplôme...

Remarque :

Le taux de chômage diffère de la part du chômage qui, elle, mesure la proportion de chômeurs dans l'ensemble de la population.

Rapport entre le nombre de chômeurs au sens du Bureau international du travail (BIT) et le nombre d’actifs au sens du BIT.

Lorsqu'une entreprise réduit son activité au-dessous de l'horaire légal ou arrête momentanément tout ou partie de son activité et qu'elle n'entend pas rompre les contrats de travail qui la lient à ses salariés, elle peut avoir recours au chômage partiel.

Le système d'indemnisation du chômage partiel permet de gérer une baisse d'activité ponctuelle, limitée dans le temps et ayant pour cadre l'année civile.

Remarque :

Le dispositif du chômage partiel a pour but d'éviter des licenciements : il permet à une entreprise qui subit une perte d'activité de nature économique, technique ou naturelle, de réduire temporairement les horaires de ses effectifs.

Lorsque le chômage partiel se prolonge au-delà de 6 semaines, les salariés dont le contrat de travail est suspendu sont considérés comme étant à la recherche d'un emploi et peuvent être admis au bénéfice de l'allocation d'aide de retour à l'emploi versée par Pôle Emploi ; on parle alors de « chômage partiel total ».

En 2008, afin de tenir compte de la dégradation de la conjoncture économique, l'instruction DGEPF n° 2008/19 du 25 novembre 2008 précise les conditions d'une application dynamique du chômage partiel, qu'il s'agisse, par exemple, de répondre favorablement aux demandes des entreprises en redressement judiciaire, dans la perspective de leur reprise, aux demandes des entreprises de sous-traitance affectées par les difficultés de leurs donneurs d'ordres, ou encore, d'assouplir l'interprétation du caractère temporaire du chômage partiel.

L'instruction rappelle également les autres dispositifs auxquels peuvent recourir les entreprises avant de solliciter l'État pour bénéficier du chômage partiel : aménagement du temps de travail dans le cadre fixé par la loi du 20 août 2008, formation des salariés...

Les demandeurs d'emploi en fin de mois (DEFM) sont les personnes inscrites à Pôle Emploi et ayant une demande en cours au dernier jour du mois.

Les demandeurs d'emploi de longue durée (DELD) sont ceux inscrits en catégories A, B, C, depuis un an ou plus.

La population active au sens du Bureau International du Travail (BIT) comprend les personnes en emploi au sens du BIT et les chômeurs au sens du BIT.

Remarque :

Définition internationale, adoptée en 1982 par une résolution du Bureau international du travail (BIT).

Le contrat d'insertion dans la vie sociale (CIVIS), dans son volet « accompagnement vers l'emploi » a été mis en œuvre en 2005. Il s'adresse aux jeunes de 16 à 25 ans faiblement qualifiés et rencontrant des difficultés particulières d'insertion professionnelle. Il a pour objectif d'organiser les actions nécessaires à la réalisation de leur projet d'insertion dans un emploi durable. Ce contrat est conclu avec les missions locales ou les permanences d'accueil, d'information et d'orientation (PAIO). Sa durée est d'un an renouvelable. Les titulaires d'un CIVIS âgés d'au moins 18 ans peuvent bénéficier d'un soutien de l'État sous la forme d'une allocation versée pendant les périodes durant lesquelles ils ne perçoivent ni une rémunération au titre d'un emploi ou d'un stage, ni une autre allocation.

Remarque :

Le CIVIS n'est pas un contrat de travail. Il a pour principe la mobilisation de mesures dont dispose le service public de l'emploi (parmi lesquelles les emplois aidés) dans une logique de parcours.

Crée par la loi n°2008-1249 du 1er décembre 2008 généralisant le revenu minimum de solidarité active et réformant les politiques d'insertion, le contrat unique d'insertion (CUI) est entré en vigueur au 1er janvier 2010 (dans les départements d'Outre-Mer entrée en vigueur prévue pour le 1er janvier 2011).

A compter du 1er janvier 2010 et suite à la mise en place de ce nouveau contrat, il n'est plus possible de conclure des contrats d'avenir et des contrats d'insertion - revenu minimum d'activité (CI-RMA).

Dans les départements d'Outre-Mer, la mise en œuvre du Contrat Unique d'Insertion (CUI) étant prévue au 1er janvier 2011, la conclusion de CIRMA et de contrats d'avenir reste possible jusqu'au 31 décembre 2010.

Le contrat unique d'insertion qui a pour objet de faciliter l'insertion professionnelle des personnes sans emploi rencontrant des difficultés sociales et professionnelles d'accès à l'emploi, se décline sous deux formes :

  • le CUI- Contrat Initiative Emploi (CUI-CIE), s'adresse aux employeurs du secteur marchand et ouvre droit à une aide financière sans exonération spécifique de cotisations sociales ;
  • le CUI- Contrat d'Accompagnement dans l'emploi (CUI-CAE), s'adresse aux employeurs du secteur non marchand et ouvre droit à une aide financière et à une exonération spécifique de cotisations sociales.
Remarque :

Le CUI succède aux Contrat d'accompagnement dans l'emploi (CAE) dans le non-marchand et aux Contrat initiative emploi (CIE) dans le marchand.

Emploi d'Avenir / EAV : L'emploi d'avenir (EAV) est un contrat d'aide à l'insertion destiné aux jeunes particulièrement éloignés de l'emploi, en raison de leur défaut de formation ou de leur origine géographique. Il comporte des engagements réciproques entre le jeune, l'employeur et les pouvoirs publics, susceptibles de permettre une insertion durable du jeune dans la vie professionnelle. À partir de 2018, seules les reconductions d’anciens emplois d’avenir sont autorisées.

Pour en savoir plus

Les statistiques du marché du travail sur le site de Pôle emploi Centre-Val de Loire

Les statistiques du marché du travail sur le site de la Direccte Centre-Val de Loire

Définitions

La publication des effectifs de demandeurs d'emploi inscrits se fait selon les catégories statistiques suivantes :

  • catégorie A : demandeurs d'emploi tenus de faire des actes positifs de recherche d'emploi, sans emploi ;
  • catégorie B : demandeurs d'emploi tenus de faire des actes positifs de recherche d'emploi, ayant exercé une activité réduite courte (i.e. de 78 heures ou moins au cours du mois) ;
  • catégorie C : demandeurs d'emploi tenus de faire des actes positifs de recherche d'emploi, ayant exercé une activité réduite longue (i.e. plus de 78 heures au cours du mois) ;
  • catégorie D : demandeurs d'emploi non tenus de faire des actes positifs de recherche d'emploi (en raison d'un stage, d'une formation, d'une maladie…), y compris les demandeurs d'emploi en convention de reclassement personnalisé (CRP), en contrat de transition professionnelle (CTP), sans emploi et en contrat de sécurisation professionnelle ;
  • catégorie E : demandeurs d'emploi non tenus de faire de actes positifs de recherche d'emploi, en emploi (par exemple : bénéficiaires de contrats aidés).

Jusqu'en 1995, il existait cinq catégories de demandes ou de demandeurs d'emploi.

Les demandeurs d'emploi étaient regroupés en fonction du type d'emploi recherché et non pas en fonction du type d'emploi occupé.

La catégorie 1 enregistrait les personnes immédiatement disponibles, à la recherche d'un emploi sous contrat à durée indéterminée (CDI), à temps plein.

La catégorie 2 enregistrait les personnes immédiatement disponibles, à la recherche d'un emploi sous contrat à durée indéterminée (CDI), à temps partiel.

La catégorie 3 enregistrait les personnes immédiatement disponibles, à la recherche d'un emploi à durée limitée (CDD, mission d'intérim, vacation).

La catégorie 4 enregistrait les personnes sans emploi et à la recherche d'un emploi mais non immédiatement disponibles (en formation, en arrêt maladie, en congé de maternité).

La catégorie 5 enregistrait les personnes pourvues d'un emploi mais à la recherche d'un autre emploi, donc non immédiatement disponibles.

De 1995 à fin 2008, les personnes ayant exercé une activité réduite ou occasionnelle de 78 heures ou plus dans le mois précédent étaient exclues des catégories 1, 2 et 3 pour former les catégories 6, 7 et 8. Il existait alors huit catégories.

Parcours emploi compétences (PEC) : Depuis janvier 2018, les contrats aidés sont transformés en parcours emploi compétences. Ceux-ci sont destinés aux publics les plus éloignés du marché du travail.
La mise en œuvre des parcours emploi compétences repose sur le triptyque emploi-formation-accompagnement : un emploi permettant de développer des compétences transférables, un accès facilité à la formation et un accompagnement tout au long du parcours tant par l’employeur que par le service public de l’emploi, avec pour objectif l’inclusion durable dans l’emploi des personnes les plus éloignées du marché du travail.
Le parcours emploi compétences est prescrit dans le cadre de CUI-CAE dans le secteur non marchand, et dans le cadre de CUI-CIE dans les DOM ou par les conseils départementaux sous certaines conditions (voir définition du CUI).
L’objectif de durée d’un parcours est de 12 mois et les conventions initiales ne peuvent être inférieures à 9 mois.
Dans le cadre du parcours emploi compétences, le montant de l’aide accordée aux employeurs, exprimé en pourcentage du Smic brut, pourra être modulé entre 30 % et 60 %, dans la limite des enveloppes financières. Le taux de prise en charge est fixé par arrêté du préfet de région.

Le contrat d'apprentissage est un contrat de travail conclu entre un employeur et un jeune de 16 à 25 ans ayant satisfait à l'obligation scolaire, des dérogations étant possibles.

La durée du contrat d'apprentissage peut varier de un à trois ans en fonction du type de profession et de la qualification préparée. L’apprenti perçoit un salaire calculé selon son âge et son ancienneté dans le dispositif. La conclusion d'un contrat d’apprentissage ouvre droit à des aides de l'État pour l’employeur.

Le contrat de professionnalisation est un contrat de travail destiné à permettre aux jeunes de 16 à 25 ans, aux demandeurs d’emploi et aux bénéficiaires de certaines allocations ou contrats, d’acquérir une qualification professionnelle ou de compléter leur formation initiale au moyen d’une formation en alternance.

Le contrat de professionnalisation peut être un contrat à durée déterminée ou indéterminée. Il permet aux jeunes de 16-25 ans, aux demandeurs d’emploi de 26 ans ou plus ainsi qu’aux bénéficiaires du Revenu de Solidarité Active, de l'Allocation Spécifique de Solidarité, de l'Allocation Adulte Handicapé et d'un Contrat Unique d'Insertion, d’acquérir une qualification professionnelle en relation avec les besoins identifiés par les branches professionnelles par le biais d’une formation en alternance.

Cette qualification professionnelle obtenue peut être un diplôme, un titre ou une qualification reconnue.

Depuis 2004, le contrat de professionnalisation s’est substitué aux contrats de qualification, d’adaptation et d’orientation.

Remarque :

Le contrat de professionnalisation a été créé par la loi du 4 mai 2004 relative à la formation professionnelle.

Parcours contractualisé d’accompagnement vers l’emploi et l’autonomie (PACEA) : Créé en août 2016, le PACEA est le nouveau cadre contractuel de l’accompagnement des jeunes par les missions locales. Il concerne tous les jeunes de 16 à 25 ans révolus.
Le PACEA est constitué de phases d’accompagnement successives qui peuvent s’enchaîner pour une durée maximale de 24 mois consécutifs.
En fonction de la situation et des besoins de l’intéressé, le bénéfice d’une allocation peut être accordé à un jeune intégrant un PACEA. Elle est destinée à soutenir ponctuellement la démarche d’insertion du jeune vers et dans l’emploi et l’autonomie. Le montant mensuel de l’allocation ne peut pas excéder le montant mensuel du revenu de solidarité active (RSA) hors forfait logement. Au 1ᵉʳ avril 2018, cela correspond à un montant de 484,82 €.

Le taux de chômage est le pourcentage de chômeurs dans la population active (actifs occupés + chômeurs).

On peut calculer un taux de chômage par âge en mettant en rapport les chômeurs d'une classe d'âge avec les actifs de cette classe d'âge. De la même manière se calculent des taux de chômage par sexe, par PCS, par région, par nationalité, par niveau de diplôme...

Remarque :

Le taux de chômage diffère de la part du chômage qui, elle, mesure la proportion de chômeurs dans l'ensemble de la population.

Rapport entre le nombre de chômeurs au sens du Bureau international du travail (BIT) et le nombre d’actifs au sens du BIT.

Lorsqu'une entreprise réduit son activité au-dessous de l'horaire légal ou arrête momentanément tout ou partie de son activité et qu'elle n'entend pas rompre les contrats de travail qui la lient à ses salariés, elle peut avoir recours au chômage partiel.

Le système d'indemnisation du chômage partiel permet de gérer une baisse d'activité ponctuelle, limitée dans le temps et ayant pour cadre l'année civile.

Remarque :

Le dispositif du chômage partiel a pour but d'éviter des licenciements : il permet à une entreprise qui subit une perte d'activité de nature économique, technique ou naturelle, de réduire temporairement les horaires de ses effectifs.

Lorsque le chômage partiel se prolonge au-delà de 6 semaines, les salariés dont le contrat de travail est suspendu sont considérés comme étant à la recherche d'un emploi et peuvent être admis au bénéfice de l'allocation d'aide de retour à l'emploi versée par Pôle Emploi ; on parle alors de « chômage partiel total ».

En 2008, afin de tenir compte de la dégradation de la conjoncture économique, l'instruction DGEPF n° 2008/19 du 25 novembre 2008 précise les conditions d'une application dynamique du chômage partiel, qu'il s'agisse, par exemple, de répondre favorablement aux demandes des entreprises en redressement judiciaire, dans la perspective de leur reprise, aux demandes des entreprises de sous-traitance affectées par les difficultés de leurs donneurs d'ordres, ou encore, d'assouplir l'interprétation du caractère temporaire du chômage partiel.

L'instruction rappelle également les autres dispositifs auxquels peuvent recourir les entreprises avant de solliciter l'État pour bénéficier du chômage partiel : aménagement du temps de travail dans le cadre fixé par la loi du 20 août 2008, formation des salariés...

Les demandeurs d'emploi en fin de mois (DEFM) sont les personnes inscrites à Pôle Emploi et ayant une demande en cours au dernier jour du mois.

Les demandeurs d'emploi de longue durée (DELD) sont ceux inscrits en catégories A, B, C, depuis un an ou plus.

La population active au sens du Bureau International du Travail (BIT) comprend les personnes en emploi au sens du BIT et les chômeurs au sens du BIT.

Remarque :

Définition internationale, adoptée en 1982 par une résolution du Bureau international du travail (BIT).

Le contrat d'insertion dans la vie sociale (CIVIS), dans son volet « accompagnement vers l'emploi » a été mis en œuvre en 2005. Il s'adresse aux jeunes de 16 à 25 ans faiblement qualifiés et rencontrant des difficultés particulières d'insertion professionnelle. Il a pour objectif d'organiser les actions nécessaires à la réalisation de leur projet d'insertion dans un emploi durable. Ce contrat est conclu avec les missions locales ou les permanences d'accueil, d'information et d'orientation (PAIO). Sa durée est d'un an renouvelable. Les titulaires d'un CIVIS âgés d'au moins 18 ans peuvent bénéficier d'un soutien de l'État sous la forme d'une allocation versée pendant les périodes durant lesquelles ils ne perçoivent ni une rémunération au titre d'un emploi ou d'un stage, ni une autre allocation.

Remarque :

Le CIVIS n'est pas un contrat de travail. Il a pour principe la mobilisation de mesures dont dispose le service public de l'emploi (parmi lesquelles les emplois aidés) dans une logique de parcours.

Crée par la loi n°2008-1249 du 1er décembre 2008 généralisant le revenu minimum de solidarité active et réformant les politiques d'insertion, le contrat unique d'insertion (CUI) est entré en vigueur au 1er janvier 2010 (dans les départements d'Outre-Mer entrée en vigueur prévue pour le 1er janvier 2011).

A compter du 1er janvier 2010 et suite à la mise en place de ce nouveau contrat, il n'est plus possible de conclure des contrats d'avenir et des contrats d'insertion - revenu minimum d'activité (CI-RMA).

Dans les départements d'Outre-Mer, la mise en œuvre du Contrat Unique d'Insertion (CUI) étant prévue au 1er janvier 2011, la conclusion de CIRMA et de contrats d'avenir reste possible jusqu'au 31 décembre 2010.

Le contrat unique d'insertion qui a pour objet de faciliter l'insertion professionnelle des personnes sans emploi rencontrant des difficultés sociales et professionnelles d'accès à l'emploi, se décline sous deux formes :

  • le CUI- Contrat Initiative Emploi (CUI-CIE), s'adresse aux employeurs du secteur marchand et ouvre droit à une aide financière sans exonération spécifique de cotisations sociales ;
  • le CUI- Contrat d'Accompagnement dans l'emploi (CUI-CAE), s'adresse aux employeurs du secteur non marchand et ouvre droit à une aide financière et à une exonération spécifique de cotisations sociales.
Remarque :

Le CUI succède aux Contrat d'accompagnement dans l'emploi (CAE) dans le non-marchand et aux Contrat initiative emploi (CIE) dans le marchand.

Emploi d'Avenir / EAV : L'emploi d'avenir (EAV) est un contrat d'aide à l'insertion destiné aux jeunes particulièrement éloignés de l'emploi, en raison de leur défaut de formation ou de leur origine géographique. Il comporte des engagements réciproques entre le jeune, l'employeur et les pouvoirs publics, susceptibles de permettre une insertion durable du jeune dans la vie professionnelle. À partir de 2018, seules les reconductions d’anciens emplois d’avenir sont autorisées.