Bilan économique 2018 - Grand Est

L’amélioration économique dans la région Grand Est se poursuit en 2018, mais de manière plus contrastée et globalement moins soutenue qu’en 2017. La dynamique est également moins favorable que dans l’ensemble du territoire métropolitain et de manière nette, dans les pays voisins, particulièrement au Luxembourg et en Suisse.

Pour la quatrième année consécutive, mais de façon moins marquée qu’en 2017, le taux de chômage diminue : à la fin du dernier trimestre 2018 , il s’établit à 8,4 %. Les effectifs salariés n’augmentent plus et reculent même par rapport à 2017 (- 2 200). Au niveau national, l’évolution de l’emploi salarié reste positive.

Insee Conjoncture Grand Est
No 18
Paru le : Paru le 06/06/2019
Vincent Nieto, Insee
Insee Conjoncture Grand Est  No 18 - juin 2019

Ce bilan économique fait partie des 17 bilans économiques régionaux 2018 publiés par l'Insee.
Retrouvez les bilans des autres régions ici.

Consulter

Emploi salarié - Coup d’arrêt pour l’emploi salariéBilan économique 2018

Vincent Nieto, Insee

En 2018, l’emploi salarié total régresse légèrement (- 0,1 %, soit une perte de 2 200 emplois). Le Grand Est fait partie des quatre régions métropolitaines où les effectifs salariés reculent. Seuls trois départements enregistrent des créations nettes d’emplois : le Bas-Rhin, l’Aube et le Haut-Rhin. La construction confirme sa bonne orientation amorcée l’année précédente. À l’inverse, la chute du recours au travail intérimaire se traduit par la baisse de l’emploi du secteur tertiaire marchand. Cependant, hors intérim, les effectifs de ce secteur continuent à croître, tandis que l’emploi stagne dans le secteur non marchand. L’emploi industriel reste orienté à la baisse dans la région, alors que ce n’est plus le cas au niveau national, mais les pertes se réduisent d’année en année.

Insee Conjoncture Grand Est

No 18

Paru le : 06/06/2019

En 2018, l’emploi salarié total marque le pas après deux années de progression (- 0,1 % après + 0,9 % en 2017 et + 0,3 % en 2016). Ainsi, avec une perte de 2 200 salariés en un an, le Grand Est en compte 1 937 200 au total. En France, l’évolution reste positive (+ 0,6 %). Le Grand Est fait partie des quatre régions métropolitaines où le nombre de salariés recule, avec notamment la Bourgogne-Franche-Comté et les Hauts-de-France, ses deux régions voisines (- 0,7 % et - 0,1 %). Le secteur privé, qui rassemble près des trois quarts des emplois, et le secteur public sont en diminution (- 0,1 % et - 0,3 %). Au niveau national, le privé est au contraire créateur d’emplois, alors que le public suit une tendance similaire (+ 0,8 % et - 0,2 %).

L’Aube et le territoire alsacien résistent

Alors qu’en 2017 l’emploi progressait dans l’ensemble des départements, c’est le cas dans seulement trois d’entre eux cette année : le Bas-Rhin, l’Aube et le Haut-Rhin (+ 0,8 %, + 0,4 % et + 0,1 %). Il s’agissait déjà des départements les plus dynamiques en 2017. Partout ailleurs, la situation s’aggrave. Les baisses se situent ainsi entre 0,1 % en Meurthe-et-Moselle et dans la Marne et 1,1 % en Haute-Marne et dans les Ardennes.

Tassement dans la construction

Encore en forte contraction il y a deux ans, l’emploi dans le secteur de la construction confirme sa bonne tenue, malgré un léger tassement (+ 1,0 % après + 1,9 %) et regroupe 107 000 salariés, soit 5,5 % de l’emploi total. Le rythme des créations reste néanmoins inférieur à celui sur l’ensemble du territoire national (+ 1,9 %). À l’échelon départemental, le ralentissement se confirme partout, excepté dans les Vosges (+ 0,7 % après - 0, 5 %). L’évolution de l’emploi est toutefois positive dans cinq autres départements, dont notamment le Haut-Rhin et le Bas-Rhin (+ 2,3 % et + 1,9 %). Comme en 2017, le repli de l’emploi s’accentue dans les Ardennes et dans l’Aube (- 1,4 % et - 0,6 %). La Haute-Marne connaît la plus forte dégradation (- 2,4 %).

Hors intérim, le tertiaire marchand toujours bien orienté

Le tertiaire marchand, composé du commerce, des services et de l’intérim, regroupe 821 600 salariés fin 2018, soit 42 % de l’emploi salarié total de la région. Après trois années de croissance, l’emploi de ce secteur régresse légèrement (- 0,1 % après + 2,3 % en 2017), alors qu’il continue son développement au niveau national (+ 0,9 %). Cette baisse est essentiellement due à l’intérim. Hors intérim, l’emploi du tertiaire marchand poursuit son expansion (+ 0,7 % après + 0,7 %, soit un solde de 5 500 emplois), proche de la tendance nationale (+ 0,9 %).

Hors intérim, l’emploi dans le tertiaire marchand évolue de manière contrastée au sein des départements. Il est en recul dans la moitié d’entre eux, dont notamment la Haute-Marne et les Vosges (- 1,5 % et - 0,4 %). À l’inverse, le nombre d’emplois augmente dans cinq départements, le rythme accélérant même dans quatre d’entre eux : Moselle, Haut-Rhin, Aube et Bas-Rhin (entre + 0,7 % et + 1,7 %).

Dynamisme de l’emploi dans le commerce à l’est de la région

L’emploi augmente modérément pour la troisième année consécutive dans le commerce, qui regroupe près d’un tiers des effectifs du tertiaire marchand hors intérim (+ 0,4 % après + 0,4 % en 2017 et + 0,2 % en 2016). Le secteur gagne ainsi 1 100 nouveaux postes pour atteindre 247 100 emplois salariés. L’évolution reste inférieure à celle du niveau national (+ 0,6 %). Le solde d’emplois est toutefois déficitaire dans une majorité de départements, la croissance n’étant portée que par les trois départements les plus peuplés, à l’est de la région : le Bas-Rhin, la Moselle et le Haut-Rhin (+ 1,3 %, + 1,0 % et + 0,9 %). Le reste du territoire est marqué par un repli allant de 0,1 % dans la Marne à 1,8 % dans la Meuse.

L’information-communication et les services aux entreprises poursuivent leur croissance

Dans les services, l’emploi du secteur de l’information et de la communication progresse vigoureusement pour la quatrième année consécutive avec un solde de 700 créations d’emplois (+ 2,7 % après + 1,5 %), même si l’augmentation est moins rapide qu’à l’échelle nationale (+ 4,3 %). De même, la croissance de l’emploi se poursuit dans les services aux entreprises, également de manière moins marquée qu’en France (+ 1,9 % contre + 2,4 %). En parallèle, l’emploi du secteur de l’hébergement et de la restauration contribue cette année encore aux créations avec un solde de 1 300 nouveaux emplois, mais ralentit par rapport à 2017 (+ 1,8 % après + 3,3 %), comme en France. Enfin, l’emploi du secteur des transports se redresse après une année 2017 déficitaire (+ 1,3 % après - 0,7 %).

À l’opposé, à l’instar des autres régions, la contraction de l’emploi se prolonge dans les services immobiliers et les services aux ménages (- 1,9 % et - 1,2 %). Comme en 2017, l’emploi dans les services financiers évolue à contre-courant du niveau national, induisant une perte de 500 salariés (- 0,9 % contre + 0,4 %).

Retournement de tendance dans l’intérim

Alors qu’un accroissement record en 2017 faisait suite à quatre années dynamiques, l’intérim subit un lourd retournement de situation en 2018 avec une suppression de 6 100 emplois (- 8,2 % après + 21,6 %). Ce revirement intervient dès le premier trimestre, mais s’accentue encore davantage au courant de l’année. Il concerne l’ensemble du territoire français (- 3,3 %), mais est nettement plus marqué dans le Grand Est, qui fait partie des trois régions les plus touchées, avec le Centre - Val de Loire et la Bourgogne-Franche-Comté. Fin 2018, 67 500 intérimaires sont dénombrés dans la région.

L’Aube est le seul département où le nombre d’emplois intérimaires est en hausse (+ 2,9 %). Cette forme d’emploi recule dans tous les autres départements. Les effectifs diminuent le plus fortement dans les Ardennes et la Moselle, départements où la progression était la plus forte en 2017, avec les Vosges (entre - 12,7 % et - 14,3 %). Les autres diminutions sont comprises entre - 3,4 % dans la Meuse et - 10,5 % en Haute-Marne.

Alors que l’ensemble des secteurs bénéficiaient de la dynamique de l’intérim en 2017, les principaux secteurs employeurs subissent tous la baisse du recours à l’intérim cette année. Ainsi le nombre d’intérimaires dans l’industrie, qui compte près de la moitié des contrats, recule de 12 %, suivi par la construction (- 8 %). Le tertiaire marchand concentre un tiers des contrats et se contracte également, mais plus modérément (- 3 %). La diminution provient exclusivement des services, le recours à l’intérim augmentant légèrement dans le commerce (- 4 % contre + 1 %). Le tertiaire non marchand est le seul secteur où l’emploi intérimaire progresse, mais il ne regroupe que 2 % des contrats (+ 11 %).

Stagnation du tertiaire non marchand

Le tertiaire non marchand compte 667 300 emplois, soit 34 % de l’emploi salarié. En 2018, l’emploi de ce secteur régresse aussi légèrement, comme l’année précédente (- 0,1 % chacun). La situation est similaire au niveau national. L’emploi est toutefois bien orienté dans trois départements : le Bas-Rhin, la Meurthe-et-Moselle et la Haute-Marne (+ 0,5 %, + 0,2 % et + 0,1 %). Il se maintient dans la Marne et l’Aube mais diminue partout ailleurs, jusqu’à - 0,9 % dans la Meuse.

Les suppressions d’emplois industriels s’atténuent

Le Grand Est regroupe 313 100 emplois industriels, soit 16 % de l’emploi salarié total. Le poids de ce secteur est plus important dans la région que sur l’ensemble du territoire national (12 %). Depuis une vingtaine d’année, l’industrie a perdu environ un tiers de ses salariés. Le rythme des destructions d’emplois ralentit cependant régulièrement depuis 2015 avec notamment - 0,6 % en 2018 après - 0,9 % en 2017. Le dernier trimestre 2018 est même marqué par une stabilisation. En France, le secteur industriel est à nouveau créateur d’emplois en 2018, pour la première fois depuis le début des années 2000 (+ 0,3 %). Le Grand Est reste l’une des régions les plus éprouvées avec celle des Hauts-de-France (- 0,8 %).

Parmi les secteurs industriels, seul l’agroalimentaire a réussi à inverser la tendance en créant 350 emplois. La hausse est légèrement plus importante qu’en France, bien que le secteur y soit orienté positivement depuis plusieurs années (+ 0,6 % contre + 0,4 %). À l’inverse, le nombre d’emplois décroît toujours nettement dans la fabrication de matériels de transport, alors qu’il augmente à l’échelon national (- 3,9 % contre + 0,1 %). La situation de l’emploi continue également de se dégrader dans le secteur de l’énergie, de l’eau et de la gestion des déchets, celui des biens d’équipement, ainsi que dans les autres branches de l’industrie (entre - 0,1 % et - 0,6 %). L’emploi de tous ces secteurs progresse sur le territoire français.

Les difficultés concernent la plupart des départements, dont l’Aube, les Ardennes et la Meurthe-et-Moselle (- 2,5 %, - 1,8 % et - 1,3 %). Deux départements résistent néanmoins : le Bas-Rhin, où l’emploi se redresse (+ 0,4 %), et la Meuse qui poursuit sa croissance amorcée en 2016 grâce au bon développement du secteur de la fabrication de matériels de transport (+ 0,7 %).

Avertissement

À partir des résultats du premier trimestre 2018, le champ des estimations trimestrielles d'emploi (ETE) localisées, réalisées en partenariat avec l'Acoss et les Urssaf (champ hors intérim) ainsi que la Dares (sur l'intérim), s’est étendu. En 2017, les ETE publiées au niveau localisé (région et département) portaient seulement sur les salariés du secteur marchand - hors agriculture et activité des particuliers employeurs - en France métropolitaine. Depuis 2018, le champ des ETE localisées comprend les départements d’outre-mer (hors Mayotte) et l’ensemble de l’emploi salarié, donc y compris les salariés de la fonction publique, de l’agriculture et de l’ensemble des particuliers employeurs.

De plus, une distinction des emplois « privé » et « public », établie à partir de la catégorie juridique des employeurs, est disponible au niveau régional. Les niveaux de l’emploi « privé » publiés par les Urssaf et par l’Insee diffèrent du fait d’écarts de champ et de concept, et de légères différences peuvent exister sur les taux d’évolution.

Parallèlement, l'introduction de la déclaration sociale nominative (DSN) en remplacement du bordereau récapitulatif de cotisations (BRC) peut entraîner des révisions accrues sur les données, en particulier durant la phase de montée en charge de la DSN.

Figure 1Emploi salarié total par secteurs d'activité en Grand Est

en %
Emploi salarié total par secteurs d'activité en Grand Est (en %)
Secteur d'activité - NAF rév. 2, 2008 2018 T4 (en milliers) Glissement annuel Glissement annuel moyen 2017/2012 ¹
Grand Est Grand Est France hors Mayotte Grand Est France hors Mayotte
Agriculture 28,2 0,8 1,9 0,6 1,0
Industrie 313,1 -0,6 0,3 -1,7 -0,8
Industrie agro-alimentaire 54,4 0,6 0,4 -0,7 0,4
Energie, eau, déchets, cokéfaction et raffinage 32,0 -0,1 0,9 -0,9 -0,6
Biens d'équipement 47,7 -0,6 0,1 -1,9 -1,4
Matériels de transport 26,9 -3,9 0,1 -3,3 -1,2
Autres branches industrielles 152,2 -0,5 0,2 -1,8 -1,1
Construction 107,0 1,0 1,9 -2,1 -1,4
Tertiaire marchand 821,6 -0,1 0,9 0,8 1,3
Commerce 247,1 0,4 0,6 -0,4 0,4
Transports 100,0 1,3 1,2 -1,0 0,2
Hébergement - restauration 75,4 1,8 1,8 1,6 1,7
Information - communication 26,3 2,7 4,3 0,9 1,3
Services financiers 49,9 -0,9 0,4 -0,0 0,5
Services immobiliers 13,6 -1,9 -0,7 -0,7 0,4
Services aux entreprises hors intérim 156,0 1,9 2,4 1,2 1,9
Intérim 67,5 -8,2 -3,3 9,6 8,9
Services aux ménages 85,8 -1,2 -1,0 -0,2 -0,2
Tertiaire non marchand 667,3 -0,1 -0,1 0,2 0,6
Total 1 937,2 -0,1 0,6 -0,0 0,6
  • Notes : données CVS en fin de trimestre. Les données du dernier trimestre affiché sont provisoires. Pour l'agriculture, les données de la MSA ne sont plus disponibles depuis le 3ᵉ trimestre 2017 ; l'Insee réalise une estimation sur les trimestres suivants, en prolongeant les tendances récentes.
  • ¹ : glissement annuel qu'aurait connu l'emploi salarié total du secteur, si l'évolution avait été la même pour chaque année de la période considérée.
  • Champ : emploi salarié total.
  • Sources : Insee, estimations d'emploi ; estimations trimestrielles Acoss-Urssaf, Dares, Insee.

Figure 2Emploi salarié total par départements et par grands secteurs d'activité en Grand Est

en %
Emploi salarié total par départements et par grands secteurs d'activité en Grand Est (en %)
2018T4 (en milliers) Glissement annuel
Agriculture Industrie Construction Tertiaire marchand dont Intérim Tertiaire non marchand Total
Ardennes 82,5 ns -1,8 -1,4 -1,8 -12,7 -0,2 -1,1
Aube 102,5 ns -2,5 -0,6 1,7 2,9 -0,0 0,4
Marne 219,7 ns -0,2 1,4 -0,3 -6,8 0,0 -0,1
Haute-Marne 63,7 ns -0,8 -2,4 -2,4 -10,5 0,1 -1,1
Meurthe-et-Moselle 240,7 ns -1,3 1,6 -0,3 -2,6 0,2 -0,1
Meuse 55,3 ns 0,7 -0,3 -1,0 -3,4 -0,9 -0,5
Moselle 334,5 ns -0,9 -0,3 -0,8 -14,3 -0,8 -0,8
Bas-Rhin 455,6 ns 0,4 1,9 1,0 -5,8 0,5 0,8
Haut-Rhin 263,2 ns -0,6 2,3 0,4 -8,2 -0,5 0,1
Vosges 119,5 ns -1,0 0,7 -2,0 -14,3 -0,5 -1,0
Grand Est 1 937,2 0,8 -0,6 1,0 -0,1 -8,2 -0,1 -0,1
  • Notes : données CVS en fin de trimestre. Les données du dernier trimestre affiché sont provisoires. Pour l'agriculture, les données de la MSA ne sont plus disponibles depuis le 3ᵉ trimestre 2017 ; l'Insee réalise une estimation sur les trimestres suivants, en prolongeant les tendances récentes.
  • ns : non significatif.
  • Champ : emploi salarié total.
  • Sources : Insee, estimations d'emploi ; estimations trimestrielles Acoss-Urssaf, Dares, Insee.

Figure 3Évolution de l'emploi salarié

indice base 100 au 4ᵉ trimestre 2010
Évolution de l'emploi salarié (indice base 100 au 4ᵉ trimestre 2010)
Emploi salarié total - Grand Est Emploi salarié total - France hors Mayotte Emploi salarié privé - Grand Est Emploi salarié privé - France hors Mayotte
4ᵉ trim. 2010 100 100 100 100
1ᵉʳ trim. 2011 100,1 100,2 100,3 100,3
2ᵉ trim. 2011 99,9 100,3 100,1 100,4
3ᵉ trim. 2011 99,6 100,3 100 100,4
4ᵉ trim. 2011 99,7 100,3 100 100,4
1ᵉʳ trim. 2012 99,4 100,3 99,7 100,4
2ᵉ trim. 2012 99,1 100,3 99,3 100,3
3ᵉ trim. 2012 98,9 100,2 99 100,1
4ᵉ trim. 2012 98,5 100 98,5 99,9
1ᵉʳ trim. 2013 98,2 100 98,1 99,8
2ᵉ trim. 2013 98,1 99,9 97,9 99,6
3ᵉ trim. 2013 98 100 97,7 99,7
4ᵉ trim. 2013 98,1 100,3 97,5 99,9
1ᵉʳ trim. 2014 98,1 100,4 97,4 99,9
2ᵉ trim. 2014 98 100,4 97,3 99,9
3ᵉ trim. 2014 97,7 100,3 96,9 99,7
4ᵉ trim. 2014 97,6 100,4 96,6 99,8
1ᵉʳ trim. 2015 97,3 100,3 96,3 99,7
2ᵉ trim. 2015 97,3 100,6 96,3 100
3ᵉ trim. 2015 97,3 100,7 96,3 100,1
4ᵉ trim. 2015 97,3 100,9 96,3 100,3
1ᵉʳ trim. 2016 97,3 101,1 96,3 100,6
2ᵉ trim. 2016 97,5 101,3 96,6 100,9
3ᵉ trim. 2016 97,5 101,6 96,7 101,3
4ᵉ trim. 2016 97,6 101,8 96,7 101,4
1ᵉʳ trim. 2017 97,8 102,2 97 101,9
2ᵉ trim. 2017 98,1 102,6 97,3 102,4
3ᵉ trim. 2017 98,2 102,8 97,5 102,6
4ᵉ trim. 2017 98,5 103,2 98 103,2
1ᵉʳ trim. 2018 98,5 103,4 98 103,5
2ᵉ trim. 2018 98,4 103,4 98 103,6
3ᵉ trim. 2018 98,3 103,5 97,9 103,8
4ᵉ trim. 2018 98,4 103,8 97,9 104,1
  • Notes : données CVS en fin de trimestre. Les données du dernier trimestre affiché sont provisoires.
  • Champ : emploi salarié total.
  • Sources : Insee, estimations d'emploi ; estimations trimestrielles Acoss-Urssaf, Dares, Insee.

Figure 3Évolution de l'emploi salarié

  • Notes : données CVS en fin de trimestre. Les données du dernier trimestre affiché sont provisoires.
  • Champ : emploi salarié total.
  • Sources : Insee, estimations d'emploi ; estimations trimestrielles Acoss-Urssaf, Dares, Insee.

Figure 4Évolution trimestrielle de l'emploi salarié total par grands secteurs d'activité en Grand Est

indice base 100 au 4ᵉ trimestre 2010
Évolution trimestrielle de l'emploi salarié total par grands secteurs d'activité en Grand Est (indice base 100 au 4ᵉ trimestre 2010)
Construction Industrie Tertiaire marchand hors intérim Tertiaire non marchand
4ᵉ trim. 2010 100 100 100 100
1ᵉʳ trim. 2011 100 99,7 100,2 99,9
2ᵉ trim. 2011 99,5 99,7 100,4 99,6
3ᵉ trim. 2011 98,8 99,3 100,2 99,3
4ᵉ trim. 2011 98,5 99 100,3 99,5
1ᵉʳ trim. 2012 98,9 98,5 100,2 99,4
2ᵉ trim. 2012 98,6 98,3 100 99,3
3ᵉ trim. 2012 98 98,1 100 99,5
4ᵉ trim. 2012 97,1 97,7 99,7 99,2
1ᵉʳ trim. 2013 96,1 96,9 99,4 99,1
2ᵉ trim. 2013 95,7 96,2 99,2 99,3
3ᵉ trim. 2013 95,6 95,6 99,1 99,4
4ᵉ trim. 2013 94,9 95,3 99 100
1ᵉʳ trim. 2014 94,1 95 98,8 100
2ᵉ trim. 2014 93,2 94,6 98,7 100,2
3ᵉ trim. 2014 91,6 93,9 98,6 100,2
4ᵉ trim. 2014 90,7 93,6 98,5 100,3
1ᵉʳ trim. 2015 89,7 93,1 98,4 100,1
2ᵉ trim. 2015 88,7 92,5 98,4 100,3
3ᵉ trim. 2015 88,1 92 98,5 100
4ᵉ trim. 2015 87,7 91,5 98,6 100
1ᵉʳ trim. 2016 87,4 91,2 99 100,3
2ᵉ trim. 2016 86,9 91 99,2 100,3
3ᵉ trim. 2016 86,4 90,8 99,3 100,2
4ᵉ trim. 2016 85,7 90,4 99,6 100,2
1ᵉʳ trim. 2017 86,4 90,1 99,6 100,4
2ᵉ trim. 2017 86,8 89,9 100 100,4
3ᵉ trim. 2017 86,9 89,7 100,1 100,2
4ᵉ trim. 2017 87,3 89,6 100,4 100,1
1ᵉʳ trim. 2018 87,7 89,4 100,7 100,1
2ᵉ trim. 2018 87,8 89,2 100,8 99,9
3ᵉ trim. 2018 87,8 89,1 100,9 99,9
4ᵉ trim. 2018 88,2 89,1 101,1 99,9
  • Notes : données CVS en fin de trimestre. Les données du dernier trimestre affiché sont provisoires.
  • Champ : emploi salarié total.
  • Sources : Insee, estimations d'emploi ; estimations trimestrielles Acoss-Urssaf, Dares, Insee.

Figure 4Évolution trimestrielle de l'emploi salarié total par grands secteurs d'activité en Grand Est

  • Notes : données CVS en fin de trimestre. Les données du dernier trimestre affiché sont provisoires.
  • Champ : emploi salarié total.
  • Sources : Insee, estimations d'emploi ; estimations trimestrielles Acoss-Urssaf, Dares, Insee.

Figure 5Évolution trimestrielle de l'emploi intérimaire

indice base 100 au 4ᵉ trimestre 2010
Évolution trimestrielle de l'emploi intérimaire (indice base 100 au 4ᵉ trimestre 2010)
Grand Est France hors Mayotte
4ᵉ trim. 2010 100 100
1ᵉʳ trim. 2011 104,5 101,4
2ᵉ trim. 2011 102,3 100,6
3ᵉ trim. 2011 100,3 100,4
4ᵉ trim. 2011 99,8 99,4
1ᵉʳ trim. 2012 95 95,3
2ᵉ trim. 2012 90,5 92,6
3ᵉ trim. 2012 84,3 88,2
4ᵉ trim. 2012 80,6 85,4
1ᵉʳ trim. 2013 83,2 88,5
2ᵉ trim. 2013 85,1 87,8
3ᵉ trim. 2013 88,6 90
4ᵉ trim. 2013 87,1 90,4
1ᵉʳ trim. 2014 89,2 89,8
2ᵉ trim. 2014 91,3 92
3ᵉ trim. 2014 88,2 89,1
4ᵉ trim. 2014 89,2 90,3
1ᵉʳ trim. 2015 89,6 90,2
2ᵉ trim. 2015 92 94,3
3ᵉ trim. 2015 94,7 97,2
4ᵉ trim. 2015 99,4 99,8
1ᵉʳ trim. 2016 97,8 99,9
2ᵉ trim. 2016 98,6 102
3ᵉ trim. 2016 99,3 105,9
4ᵉ trim. 2016 105 110,9
1ᵉʳ trim. 2017 109,7 116,2
2ᵉ trim. 2017 115,8 121,8
3ᵉ trim. 2017 119,5 124,9
4ᵉ trim. 2017 127,7 130,9
1ᵉʳ trim. 2018 125,3 130,5
2ᵉ trim. 2018 123,9 129,6
3ᵉ trim. 2018 121 128,5
4ᵉ trim. 2018 117,2 126,5
  • Notes : données CVS. Les données du dernier trimestre affiché sont provisoires.
  • Champ : emploi intérimaire en fin de trimestre.
  • Sources : Insee, estimations d'emploi ; estimations trimestrielles Acoss-Urssaf, Dares, Insee.

Figure 5Évolution trimestrielle de l'emploi intérimaire

  • Notes : données CVS. Les données du dernier trimestre affiché sont provisoires.
  • Champ : emploi intérimaire en fin de trimestre.
  • Sources : Insee, estimations d'emploi ; estimations trimestrielles Acoss-Urssaf, Dares, Insee.

Avertissement

Les données chiffrées sont parfois arrondies (selon les règles mathématiques). Le résultat arrondi d'une combinaison de données chiffrées (qui fait intervenir leurs valeurs réelles) peut se trouver légèrement différent de celui que donnerait la combinaison de leurs valeurs arrondies.

Pour comprendre

Les emplois intérimaires sont comptabilisés en nombre d’intérimaires en fin de trimestre. Il s’agit du nombre de personnes dont l’emploi principal est un emploi intérimaire. Cette mesure du nombre d’intérimaires se fait sur 5 jours ouvrés en fin de trimestre. Ces intérimaires sont ventilés par secteur d’activité utilisateur et par région de l’établissement de travail temporaire. Pour un autre indicateur de l'emploi intérimaire, voir l'article Politique de l'emploi.

Définitions


Emploi salarié / Emploi non salarié :

par salariés, il faut entendre toutes les personnes qui travaillent, aux termes d'un contrat, pour une autre unité institutionnelle résidente en échange d'un salaire ou d'une rétribution équivalente.

Les non salariés sont les personnes qui travaillent mais sont rémunérées sous une autre forme qu'un salaire.


Estimations d'emploi localisées / ESTEL / Estel :

a partir de 2009, les estimations d'emploi annuelles sont calculées à partir du dispositif Estel (Estimations d'emploi localisées), qui se fondent sur l'utilisation des sources administratives en niveau.

Pour les salariés, il s'agit des Déclarations Annuelles de Données Sociales (DADS « grand format ») contenant, en plus des DADS stricto sensu, les données du fichier de paye des agents de l'État et celles des particuliers employeurs).

Pour les non salariés agricoles, les sources mobilisées sont les fichiers de la Mutualité Sociale Agricole (MSA) et pour les non salariés non agricoles, les fichiers de l'Agence Centrale des Organismes de Sécurité Sociale (ACOSS) qui est la Caisse Nationale des Unions de Recouvrement des Cotisations de Sécurité Sociale et d'Allocations Familiales (URSSAF).

Le concept central d'Estel est une synthèse ascendante des sources administratives utilisées avec prise en compte de la multi-activité. Estel mesure l'emploi selon un concept « BIT répertorié » : l'emploi est mesuré sur la dernière semaine de l'année et tout emploi déclaré est comptabilisé.

Le passage à Estel permet la production des estimations d'emploi annuelles à un niveau géographique et sectoriel plus fin que l'ancien système (celui de la zone d'emploi croisée avec le niveau A38 de la nouvelle nomenclature d'activités au lieu du niveau départemental) ; de plus on disposera chaque année de la double localisation au lieu de résidence et au lieu de travail pour les salariés et d'informations sur le sexe et la tranche d'âge quinquennale des travailleurs salariés et non salariés.


Intérim / Travail intérimaire / Travail temporaire :

l'opération de « travail intérimaire » (ou « intérim » ou »travail temporaire«) consiste à mettre à disposition provisoire d'entreprises clientes, des salariés qui, en fonction d'une rémunération convenue, sont embauchés et rémunérés à cet effet par l'entreprise de travail intérimaire (ou entreprise de travail temporaire).

Elle se caractérise donc par une relation triangulaire entre l'entreprise de travail temporaire, l'entreprise cliente et le salarié, et implique la conclusion de deux contrats : un contrat de mise à disposition (entre l'entreprise de travail temporaire et l'entreprise cliente) et un contrat de mission (entre l'entreprise de travail temporaire et le salarié).

Remarque :

Les salariés qui travaillent en intérim sont qualifiés d'intérimaires.


Correction des variations saisonnières / CVS / Désaisonnalisation :

l'évolution d'une série statistique peut en général se décomposer en effets de trois facteurs : une tendance, une composante saisonnière et une composante irrégulière. La correction des variations saisonnières est une technique que les statisticiens emploient pour éliminer l'effet des fluctuations saisonnières normales sur les données, de manière à en faire ressortir les tendances fondamentales (tendance et composante irrégulière).

Ainsi, par exemple, le taux de chômage désaisonnalisé supprime les variations dues au profil saisonnier habituel d'embauche pendant l'été et de mise à pied pendant l'hiver dans des secteurs d'activité comme l'agriculture et la construction.


Nomenclature d'activités française / NAF :

la nomenclature des activités économiques en vigueur en France depuis le 1er janvier 2008 est la nomenclature d'activités française (NAF rév. 2). La NAF a la même structure que de la nomenclature d'activités de la Communauté européenne (NACE rév. 2) mais elle comporte un niveau supplémentaire, spécifique à la France, celui des sous-classes.

La NAF rév. 2 comporte cinq niveaux comprenant respectivement : 21, 88, 272, 615 et 732 postes.

La NAF rév. 2 s'est substituée à la NAF rév. 1 datant de 2003 (entrée en vigueur au 1er janvier 2003). La NAF rév. 1 comporte cinq niveaux ayant respectivement 17, 31, 62, 224, et 712 postes .

La NAF rév. 1 avait succédé à la NAF qui était en vigueur depuis le 1er janvier 1993.

Définitions


Emploi salarié / Emploi non salarié :

par salariés, il faut entendre toutes les personnes qui travaillent, aux termes d'un contrat, pour une autre unité institutionnelle résidente en échange d'un salaire ou d'une rétribution équivalente.

Les non salariés sont les personnes qui travaillent mais sont rémunérées sous une autre forme qu'un salaire.


Estimations d'emploi localisées / ESTEL / Estel :

a partir de 2009, les estimations d'emploi annuelles sont calculées à partir du dispositif Estel (Estimations d'emploi localisées), qui se fondent sur l'utilisation des sources administratives en niveau.

Pour les salariés, il s'agit des Déclarations Annuelles de Données Sociales (DADS « grand format ») contenant, en plus des DADS stricto sensu, les données du fichier de paye des agents de l'État et celles des particuliers employeurs).

Pour les non salariés agricoles, les sources mobilisées sont les fichiers de la Mutualité Sociale Agricole (MSA) et pour les non salariés non agricoles, les fichiers de l'Agence Centrale des Organismes de Sécurité Sociale (ACOSS) qui est la Caisse Nationale des Unions de Recouvrement des Cotisations de Sécurité Sociale et d'Allocations Familiales (URSSAF).

Le concept central d'Estel est une synthèse ascendante des sources administratives utilisées avec prise en compte de la multi-activité. Estel mesure l'emploi selon un concept « BIT répertorié » : l'emploi est mesuré sur la dernière semaine de l'année et tout emploi déclaré est comptabilisé.

Le passage à Estel permet la production des estimations d'emploi annuelles à un niveau géographique et sectoriel plus fin que l'ancien système (celui de la zone d'emploi croisée avec le niveau A38 de la nouvelle nomenclature d'activités au lieu du niveau départemental) ; de plus on disposera chaque année de la double localisation au lieu de résidence et au lieu de travail pour les salariés et d'informations sur le sexe et la tranche d'âge quinquennale des travailleurs salariés et non salariés.


Intérim / Travail intérimaire / Travail temporaire :

l'opération de « travail intérimaire » (ou « intérim » ou »travail temporaire«) consiste à mettre à disposition provisoire d'entreprises clientes, des salariés qui, en fonction d'une rémunération convenue, sont embauchés et rémunérés à cet effet par l'entreprise de travail intérimaire (ou entreprise de travail temporaire).

Elle se caractérise donc par une relation triangulaire entre l'entreprise de travail temporaire, l'entreprise cliente et le salarié, et implique la conclusion de deux contrats : un contrat de mise à disposition (entre l'entreprise de travail temporaire et l'entreprise cliente) et un contrat de mission (entre l'entreprise de travail temporaire et le salarié).

Remarque :

Les salariés qui travaillent en intérim sont qualifiés d'intérimaires.


Correction des variations saisonnières / CVS / Désaisonnalisation :

l'évolution d'une série statistique peut en général se décomposer en effets de trois facteurs : une tendance, une composante saisonnière et une composante irrégulière. La correction des variations saisonnières est une technique que les statisticiens emploient pour éliminer l'effet des fluctuations saisonnières normales sur les données, de manière à en faire ressortir les tendances fondamentales (tendance et composante irrégulière).

Ainsi, par exemple, le taux de chômage désaisonnalisé supprime les variations dues au profil saisonnier habituel d'embauche pendant l'été et de mise à pied pendant l'hiver dans des secteurs d'activité comme l'agriculture et la construction.


Nomenclature d'activités française / NAF :

la nomenclature des activités économiques en vigueur en France depuis le 1er janvier 2008 est la nomenclature d'activités française (NAF rév. 2). La NAF a la même structure que de la nomenclature d'activités de la Communauté européenne (NACE rév. 2) mais elle comporte un niveau supplémentaire, spécifique à la France, celui des sous-classes.

La NAF rév. 2 comporte cinq niveaux comprenant respectivement : 21, 88, 272, 615 et 732 postes.

La NAF rév. 2 s'est substituée à la NAF rév. 1 datant de 2003 (entrée en vigueur au 1er janvier 2003). La NAF rév. 1 comporte cinq niveaux ayant respectivement 17, 31, 62, 224, et 712 postes .

La NAF rév. 1 avait succédé à la NAF qui était en vigueur depuis le 1er janvier 1993.