Bilan économique 2018 - Grand Est

L’amélioration économique dans la région Grand Est se poursuit en 2018, mais de manière plus contrastée et globalement moins soutenue qu’en 2017. La dynamique est également moins favorable que dans l’ensemble du territoire métropolitain et de manière nette, dans les pays voisins, particulièrement au Luxembourg et en Suisse.

Pour la quatrième année consécutive, mais de façon moins marquée qu’en 2017, le taux de chômage diminue : à la fin du dernier trimestre 2018 , il s’établit à 8,4 %. Les effectifs salariés n’augmentent plus et reculent même par rapport à 2017 (- 2 200). Au niveau national, l’évolution de l’emploi salarié reste positive.

Insee Conjoncture Grand Est
No 18
Paru le : Paru le 06/06/2019
Thomas Ducharne, Florent Isel, Insee
Insee Conjoncture Grand Est  No 18 - juin 2019

Ce bilan économique fait partie des 17 bilans économiques régionaux 2018 publiés par l'Insee.
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Tourisme - Soutenue par la clientèle résidant à l’étranger, la fréquentation touristique poursuit sa progressionBilan économique 2018

Thomas Ducharne, Florent Isel, Insee

Profitant d’une météo exceptionnelle, la fréquentation dans les hébergements collectifs touristiques du Grand Est augmente pour la quatrième année consécutive. Grâce aux touristes résidant à l’étranger, le nombre de nuitées progresse nettement dans les campings et les « autres hébergements collectifs touristiques » (AHCT), mais reste en revanche à un niveau quasi stable dans les hôtels. Localement, la fréquentation augmente bien plus dans les massifs et les espaces ruraux que dans les grands pôles urbains. Dans les hôtels de l’agglomération de Strasbourg, la présence des touristes se renforce néanmoins, en dépit des attentats survenus sur le marché de Noël. La hausse de la fréquentation touristique atteint un niveau record dans les Ardennes, dans la continuité d’une année 2017 déjà positive.

Insee Conjoncture Grand Est

No 18

Paru le : 06/06/2019

En 2018, les hébergements touristiques marchands du Grand Est totalisent 22,2 millions de nuitées hors locations entre particuliers. En hausse de 4,4 % par rapport à l’année précédente, la fréquentation progresse à un rythme deux fois plus intense que dans l’ensemble de la métropole. De toutes les régions métropolitaines, la croissance n’est plus soutenue qu’en Île-de-France et en Normandie. Depuis 2014, le volume des nuitées touristiques ne cesse d’augmenter dans la région. Malgré cette croissance continue, le Grand Est ne demeure que la huitième région hexagonale la plus fréquentée par les touristes, derrière la Bretagne et devant la Normandie.

À l’instar de l’année précédente, la hausse intervenue en 2018 est beaucoup plus le fait des campings et des autres hébergements collectifs de tourisme (AHCT) que des hôtels (+ 9 % et + 13 % contre + 1 %). Elle est principalement portée par des touristes en provenance de l’étranger, dont le nombre de nuitées augmente de 9 %, contre seulement 2 % pour celui de leurs homologues résidant sur le territoire national. Pour autant, avec plus de 6 nuitées sur 10 à mettre à leur actif, ces derniers restent encore en 2018 les principaux clients des hébergements touristiques de la région.

Globalement, la fréquentation progresse bien plus dans les massifs et les espaces situés hors des grands pôles urbains que dans les grands pôles eux-mêmes (respectivement + 6 % et + 9 %, contre + 2 %). Dans les Ardennes, les nombre de nuitées touristiques augmente davantage que dans n’importe quel autre département métropolitain (+ 16 %). À l’inverse, la fréquentation est quasi stable en Meurthe-et-Moselle et recule même légèrement en Haute-Marne (+ 0,1 % et - 0,4 %). Les autres départements de la région se situent quant à eux dans une position intermédiaire, avec une hausse du nombre de nuitées comprise entre 3 et 6 %. Dans la région, l’évolution de la fréquentation reste étroitement dépendante de celle du Bas-Rhin, du Haut-Rhin et de la Moselle : en 2018, ces trois départements ont accueilli plus des trois cinquièmes des nuitées touristiques annuelles.

Les évolutions mensuelles sont également très hétérogènes. Grâce notamment à une météo propice à la pratique des sports d’hiver, la fréquentation progresse ainsi très fortement en janvier, tandis qu’elle augmente beaucoup plus modérément en février (+ 12 % et + 2 %). Profitant entre autres d’un week-end de Pâques avancé par rapport à 2017, les hébergements touristiques du Grand Est enregistrent également une forte hausse de leurs nuitées en mars (+ 14 %). Malgré des températures plus élevées que les normales saisonnières, la fréquentation régresse en revanche en avril après un bond spectaculaire en 2017 (- 3 % après + 20 %). En mai, elle repart à la hausse grâce notamment à une météo au rendez-vous et à un net retour de la clientèle étrangère (+ 31 % après - 14 % en 2017). En juin et juillet, le nombre de nuitées se stabilise après avoir fortement augmenté un an auparavant (+ 1 % après + 10 %). Entre août et novembre, la fréquentation est de nouveau orientée à la hausse (entre + 3 % et + 6 %), tandis que le volume de nuitées reste stable en décembre.

La fréquentation dans les hôtels du Grand Est marque le pas

Après une année 2017 très positive pour le secteur (+ 5 % par rapport à 2016), la croissance de la fréquentation des hôtels marque légèrement le pas en 2018, davantage dans le Grand Est que dans l’ensemble de la métropole (+ 1 % contre + 2 %). Cette progression modérée pèse sur l’évolution générale de la fréquentation régionale, les hôtels représentant près des deux tiers des nuitées touristiques marchandes passées dans le Grand Est.

Dans la région comme dans l’ensemble de la métropole, la faible croissance de la fréquentation hôtelière s’explique par la désaffection des premiers clients des hôtels que sont les touristes résidant en France. Le recul de leurs nuitées est encore plus accentué dans le Grand Est que dans l’ensemble de l’Hexagone (- 2 % contre - 1 %).

Dans ce contexte, seule la croissance soutenue du nombre de nuitées des touristes venus de l’étranger permet à la fréquentation des hôtels de continuer à progresser (+ 8 %). Dans la région, cette évolution est notamment portée par les touristes en provenance d’Allemagne (+ 9 %), du Royaume- Uni (+ 11 %), de Suisse (+ 8 %), d’Italie (+ 18 %) et des États-Unis (+ 19 %). À elles seules, ces cinq clientèles expliquent près des deux tiers de la hausse des nuitées étrangères. Clients familiers des hôtels régionaux, les touristes résidant en Belgique et aux Pays-Bas font en revanche exception, leur nombre de nuitées n’augmentant que très modérément (+ 1 %). Bien qu’encore très minoritaire, la présence des touristes en provenance de Chine continue quant à elle à se renforcer à un rythme particulièrement rapide pour la deuxième année consécutive (+ 20 % après + 31 % en 2017).

Parallèlement, les nuitées d’affaires reculent de manière sensible, dans le Grand Est plus encore que dans l’ensemble de l’Hexagone (- 5 % contre - 2 %). Intervenu dans un contexte social notamment marqué par les grèves SNCF et la crise des gilets jaunes, ce recul pèse lourdement sur l’évolution globale, la clientèle professionnelle représentant près de la moitié de la fréquentation hôtelière régionale.

Localement, la fréquentation hôtelière est en hausse dans l’agglomération de Troyes (+ 4 %), grâce à une progression très nette des nuitées des touristes résidant à l’étranger (+ 19 %). Dans les hôtels de Strasbourg et de sa banlieue, la clientèle augmente également sur l’année (+ 3 %) ; en décembre, la présence renforcée des touristes non résidents (+ 8 %) permet aux nuitées hôtelières de résister en dépit des attentats. Si la fréquentation progresse également dans les agglomérations de Nancy et de Reims (respectivement + 3 % et + 2 %), elle recule en revanche dans celles de Colmar (- 10 %), de Metz et de Mulhouse (- 3 % chacune). Hormis à Nancy, le nombre de nuitées passées par les touristes demeurant sur le territoire national baisse dans toutes ces grandes agglomérations.

Dans la partie régionale du massif des Vosges, la fréquentation des hôtels est stable, la faible augmentation des nuitées des touristes venus de l’étranger permettant tout juste de compenser le léger recul de ceux résidant en France (+ 1 % et - 0,3 %).

L’attractivité des campings du Grand Est se confirme

Représentant une nuitée touristique sur sept dans la région, la fréquentation des campings du Grand Est augmente notablement entre 2017 et 2018 (+ 9 %). Tout en s’inscrivant dans la continuité de la dynamique amorcée l’année précédente (+ 11 % entre 2016 et 2017), cette forte croissance contraste nettement avec la quasi-stagnation du nombre de nuitées que subit l’hôtellerie de plein air au niveau hexagonal (+ 1 %). Dans l’ensemble de la métropole, le Grand Est se classe au troisième rang des régions où la fréquentation des campings a le plus fortement progressé, derrière l’Île-de-France et la Normandie.

Cette situation peut en partie s’expliquer par des raisons météorologiques, les régions du nord de la Loire, Grand Est en tête, ayant bénéficié d’un ensoleillement et de températures nettement supérieurs aux normales saisonnières entre avril et septembre 2018.

Alors qu’elle stagne au niveau national, la fréquentation des campings par la clientèle résidant sur le territoire national progresse ainsi de manière assez sensible dans le Grand Est (+ 5 %). Néanmoins, la hausse est encore plus marquée auprès des touristes demeurant à l’étranger, leur nombre de nuitées augmentant de 12 % dans la région contre seulement 2 % au niveau hexagonal. Majoritaires dans les campings de la région, ces derniers ont notamment accru très fortement leur présence sur les emplacements équipés de mobil-homes, de bungalows ou encore de chalets (+ 18 %).

Dans le détail, toutes les principales clientèles d’origine étrangère participent à la hausse de la fréquentation. Ainsi, le volume de nuitées passées en camping progresse aussi bien pour les touristes issus des Pays-Bas (+ 11 %) que pour ceux venus d’Allemagne (+ 9 %), de Belgique (+ 14 %) ou du Royaume-Uni (+ 17 %).

Conséquence possible de la météo exceptionnelle, la fréquentation des emplacements nus augmente légèrement plus que celle des emplacements pourvus d’une structure d’hébergement (+ 9 % contre + 8 %). Cette évolution rompt aussi bien avec les tendances régionales des années passées qu’avec une situation métropolitaine marquée par une légère croissance du nombre de nuitées sur les emplacements équipés et un recul de celui sur les emplacements nus (+ 3 % et - 2 %). En 2018, les emplacements équipés ont accueilli un quart des nuitées passées dans les campings du Grand Est, contre plus de la moitié à l’échelle métropolitaine.

Au niveau infra-régional, la fréquentation des campings progresse de manière assez vigoureuse dans les départements les plus prisés par les campeurs de la région que sont le Bas-Rhin, les Vosges et le Haut-Rhin (entre + 6 % et + 11 %). En raison d’un ensoleillement très généreux et d’une clientèle étrangère quasi deux fois plus présente que l’année précédente (+ 77 %), la hausse est toutefois nettement plus spectaculaire encore dans les Ardennes (+ 44 %). Ce département est celui où les nuitées en camping ont le plus progressé de toute la métropole.

Au sein du massif des Vosges, le fort afflux de la clientèle venue de l’étranger (+ 15 %) permet au nombre de nuitées dans les campings de progresser sensiblement (+ 9 %).

Fréquentation des AHCT en hausse

Représentant un peu plus d’une nuitée sur cinq dans la région, la fréquentation dans les AHCT progresse pour la deuxième année consécutive, dans un contexte de croissance modérée au niveau métropolitain (+ 13 % contre + 4 %). La hausse du nombre de nuitées régionales concerne aussi bien les touristes résidant en France, que ceux en provenance de l’étranger (+ 14 % et + 11 %). Au niveau hexagonal, ces deux clientèles progressent à un rythme beaucoup moins accentué (respectivement + 4 % et + 3 %).

Dans le Grand Est, l’augmentation de la fréquentation des AHCT est surtout portée par les résidences de tourisme et les résidences hôtelières (+ 15 %). Ces dernières représentent près de 80 % du volume des nuitées dans les AHCT régionaux.

Au sein du massif des Vosges, la fréquentation de ces hébergements progresse de manière très vigoureuse (+ 21 %). Dans cette zone, la présence des touristes résidant à l’étranger s’est considérablement renforcée en l’espace d’un an (+ 73 %).

Figure 1Nombre de nuitées dans les hôtels par département

en %
Nombre de nuitées dans les hôtels par département (en %)
Nombre de nuitées dans les hôtels Part de nuitées effectuées en 2018 par une clientèle non résidente
2018 (en milliers) Évolution 2018/2017 Évolution annuelle moyenne 2017/2012 ¹
Ardennes 310 0,2 1,7 25,7
Aube 808 4,8 2,0 29,1
Marne 1 663 3,5 1,1 38,3
Haute-Marne 330 -0,0 -2,9 27,6
Meurthe-et-Moselle 1 097 3,3 0,3 25,5
Meuse 262 -0,3 3,4 22,0
Moselle 1 804 -3,3 4,8 25,7
Bas-Rhin 4 320 2,3 3,0 42,2
Haut-Rhin 2 924 -0,8 1,7 42,5
Vosges 914 -0,8 -1,6 23,1
Grand Est 14 430 0,9 2,0 35,5
France entière 219 468 2,4 0,8 37,4
  • ¹ : taux d'évolution annuel qu'aurait connu le nombre de nuitées si l'évolution avait été la même pour chaque année de la période considérée.
  • Source : Insee en partenariat avec la DGE et les comités régionaux du tourisme (CRT).

Figure 2Nombre de nuitées dans les campings par département

en %
Nombre de nuitées dans les campings par département (en %)
Nombre de nuitées dans les campings Part de nuitées effectuées en 2018
2018 (en milliers) Évolution 2018/2017 Évolution annuelle moyenne 2017/2012 ¹ par une clientèle non résidente sur emplacements équipés
Ardennes 256 44,1 -1,7 58,3 23,8
Aube 215 4,8 4,5 56,0 15,2
Marne 133 3,7 -2,8 63,3 10,8
Haute-Marne 226 -0,9 1,0 66,8 28,2
Meurthe-et-Moselle 78 -20,5 3,5 76,7 10,9
Meuse 87 14,4 -0,2 43,4 19,6
Moselle 265 22,9 1,1 52,5 29,4
Bas-Rhin 522 11,0 4,6 52,0 32,8
Haut-Rhin 698 6,0 2,5 59,2 21,1
Vosges 673 5,5 4,0 54,9 30,3
Grand Est 3 152 8,9 2,4 56,9 25,3
France métropolitaine 125 007 0,8 2,1 31,8 53,2
  • Notes : données 2018 définitives. La fréquentation des campings n'est observée que d'avril à septembre. De 2010 à 2016 le mois d'avril a été estimé pour toutes les régions (sauf en avril 2016 où les régions Hauts-de-France, Grand Est et Provence-Alpes-Côte d'Azur ont été enquêtées).
  • ¹ : taux d'évolution annuel qu'aurait connu le nombre de nuitées si l'évolution avait été la même pour chaque année de la période considérée.
  • Source : Insee en partenariat avec la DGE et les comités régionaux du tourisme (CRT).

Figure 3Nombre de nuitées dans les hôtels selon la catégorie

Nombre de nuitées dans les hôtels selon la catégorie
Nombre de nuitées en 2018 (milliers) Évolution 2018/2017 (%)
Grand Est France entière Grand Est France entière
1-2 étoiles 3 375 51 073 -16,8 -9,8
3 étoiles 5 263 82 093 -3,1 2,3
4-5 étoiles 2 845 57 464 6,8 6,3
Non classés 2 948 28 839 37,5 23,7
Total 14 430 219 468 0,9 2,4
  • Source : Insee en partenariat avec la DGE et les comités régionaux du tourisme (CRT).

Figure 4Nombre de nuitées dans les campings selon la catégorie

Nombre de nuitées dans les campings selon la catégorie
Nombre de nuitées en 2018 (milliers) Évolution 2018/2017 (%)
Grand Est France métropolitaine Grand Est France métropolitaine
1-2 étoiles 635 14 845 -0,2 -6,5
3-4-5 étoiles 2 237 104 858 13,0 2,4
Non classés 279 5 304 0,5 -7,0
Total 3 152 125 007 8,9 0,8
  • Notes : données 2018 définitives. La fréquentation des campings n'est observée que d'avril à septembre. De 2010 à 2016 le mois d'avril a été estimé pour toutes les régions (sauf en avril 2016 où les régions Hauts-de-France, Grand Est et Provence-Alpes-Côte d'Azur ont été enquêtées).
  • Source : Insee en partenariat avec la DGE et les comités régionaux du tourisme (CRT).

Figure 5Évolution des nuitées dans les hôtels et les campings

indice base 100 en 2010
Évolution des nuitées dans les hôtels et les campings (indice base 100 en 2010)
Nombre de nuitées - Grand Est Nombre d'arrivées - Grand Est Nombre de nuitées - France métropolitaine Nombre d'arrivées - France métropolitaine
2010 100 100 100 100
2011 103,5 102,9 103,1 103,1
2012 103,3 104,6 103 103,6
2013 105,6 107,7 103,6 104,3
2014 105,2 107,1 102,8 103,6
2015 106,6 108 105,3 106,5
2016 108,1 109,3 104,3 106,3
2017 114,2 115,5 109,7 111,3
2018 116,8 117,7 111,6 113,2
  • Notes : données 2018 définitives. La fréquentation des campings n'est observée que d'avril à septembre.
  • Source : Insee en partenariat avec la DGE et les comités régionaux du tourisme (CRT).

Figure 5Évolution des nuitées dans les hôtels et les campings

  • Notes : données 2018 définitives. La fréquentation des campings n'est observée que d'avril à septembre.
  • Source : Insee en partenariat avec la DGE et les comités régionaux du tourisme (CRT).

Avertissement

Les données chiffrées sont parfois arrondies (selon les règles mathématiques). Le résultat arrondi d'une combinaison de données chiffrées (qui fait intervenir leurs valeurs réelles) peut se trouver légèrement différent de celui que donnerait la combinaison de leurs valeurs arrondies.

Définitions

Résident (au sens du tourisme) : personne résidant en France et réalisant un séjour touristique en France.

Non-résident (au sens du tourisme) : personne résidant à l'étranger et réalisant un séjour touristique en France.


Hôtellerie de plein air (camping) / Campings :

les campings-caravanings classés le sont selon les nouvelles normes Atout France en vigueur depuis juillet 2012. Ils sont classés de 1 à 5 étoiles. Les conditions requises pour ce classement portent sur les équipements communs, les équipements sanitaires, l'accessibilité aux personnes handicapées.


Nuitée :

nombre total de nuits passées par les clients dans un établissement ; deux personnes séjournant trois nuits dans un hôtel comptent ainsi pour six nuitées de même que six personnes ne séjournant qu'une nuit.


Arrivées :

les arrivées sont le nombre total de personnes arrivées dans un établissement durant la période considérée. Elles ne sont comptées qu'une fois, au 1er jour de leur séjour, quelque soit la durée du séjour. 


Séjour :

les voyages se décomposent en « séjours » définis par le fait d'avoir passé au moins une nuit en lieu fixe. La durée des séjours est comptabilisée en nuitées.


Durée moyenne de séjour (hôtellerie, hôtellerie de plein air) :

rapport du nombre de nuitées au nombre d'arrivées de clients hébergés.


Taux d'occupation (hôtellerie, hôtellerie de plein air, autres hébergements) :

le taux d'occupation est le rapport entre le nombre de chambres (emplacements) occupés et le nombre de chambres (emplacements)  offerts par les hôtels et campings ouverts. Il diffère du taux d'utilisation qui rapporte le nombre de chambres (emplacements)  occupés au nombre de chambres (emplacements) total des hôtels et campings, qu'ils soient ouverts ou fermés.