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Insee Conjoncture Centre-Val de Loire · Juin 2023 · n° 44
Insee Conjoncture Centre-Val de LoireBilan économique 2022 - Centre-Val de Loire Maintien de l’activité et hausse de l’emploi se conjuguent avec la hausse de l’inflation

La reprise économique de l’année précédente a été confortée en 2022 dans la région Centre-Val de Loire. Les départements berrichons connaissent les évolutions les moins favorables. Sur le plan sectoriel, les niveaux d’activité d’avant la crise sanitaire ne sont pas encore retrouvés dans la construction et l’industrie, malgré la poursuite de la reprise d’activité. L’emploi salarié reste en hausse (+0,8 % sur l’année), mais plus modérée qu’en 2021, tandis que le taux de chômage n’évolue pas (à 6,7 % en fin d’année).

Le fait marquant sur l’année est bien sûr la hausse des prix à la production qui relèvent de dynamiques nationales et internationales et se répercutent localement. Ils se transmettent aux prix à la consommation qui augmentent en moyenne de 5,2 % sur l’année. Les employeurs de la région font par ailleurs face en 2022 à d’importantes difficultés d’approvisionnement et de recrutement.

Insee Conjoncture Centre-Val de Loire
No 44
Paru le :Paru le01/06/2023

Ce bilan économique fait partie des 17 bilans économiques régionaux 2022 publiés par l'Insee.

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Démographie d’entreprises - Stabilité du nombre de créations à un niveau élevé Bilan économique 2022

Florine Verdu (Insee)

En 2022, 29 800 entreprises ont été créées dans la région Centre-Val de Loire, un effectif élevé relativement stable sur un an (+0,1 %) après plusieurs années de hausse (+12,4 % en moyenne par an entre 2016 et 2021). Le rythme de croissance s’atténue également en France, mais reste positif (+1,1 %). Le nombre de créations de sociétés et d’immatriculations de micro-entrepreneurs augmente (respectivement +4 % et +1 % en un an) alors qu’il diminue pour les entreprises individuelles classiques (−10 %). Le volume de créations dans le secteur du commerce, transport, hébergement et restauration baisse contrairement à celui dans les autres secteurs d’activité. Le nombre de nouvelles entreprises est plus faible en 2022 que l’année précédente dans le Cher, l’Indre et l’Indre-et-Loire, tandis que dans les autres départements de la région la progression annuelle ralentit. Le nombre de défaillances d’entreprises remonte rapidement après avoir chuté pendant la crise sanitaire en 2020 et être resté à un niveau faible en 2021. Il s’établit à 1 500 en 2022, en restant néanmoins en deçà du niveau atteint en 2019.

Insee Conjoncture Centre-Val de Loire

No 44

Paru le :01/06/2023

Avertissement

Les données utilisées pour cette publication diffèrent de celles de la publication annuelle nationale. Elles sont cohérentes avec celles de la publication portant sur les créations d’entreprises en février 2023. En effet, Les créations d’entreprises enregistrées en 2022 ont été révisées à l’occasion de cette publication, en retirant du décompte environ 10 000 créations qui avaient finalement été invalidées.

Baisse du nombre de créations d’entreprises individuelles classiques, dont la part reste importante dans la région

En Centre-Val de Loire, près de 29 800 entreprises (marchandes, non agricoles) ont été créés en 2022 : 7 000 sociétés, 4 400 entreprises individuelles et 18 400 micro-entrepreneurs (figure 1).

En progression depuis 2016, le nombre de créations d’entreprises est à un niveau historiquement élevé. Cependant, il se stabilise en 2022 (+0,1 % par rapport à l’année précédente), après une augmentation forte en 2021 (+21,4 % en un an). Le rythme de croissance ralentit également en France, mais est plus soutenu que dans la région en 2022 (+1,1 %).

Comme au niveau national, six nouvelles entreprises sur dix sont créées sous le régime du micro-entrepreneur. La part des entreprises individuelles classiques parmi les créations est plus importante dans la région (15 %) qu’en France (11 %). À l’inverse, la proportion de sociétés créées est moins élevée dans la région (24 %, soit 4 points de moins qu’en France).

En Centre-Val de Loire, les immatriculations de sociétés (+3,5 % en 2022) et de micro-entrepreneurs (+1,5 %) augmentent, mais à un rythme beaucoup plus faible qu’en 2021. Les créations d’entreprises individuelles classiques sont moins nombreuses que l’année précédente (−10,0 %).

Figure 1Créations d'entreprises - Centre-Val de Loire

Créations d'entreprises - Centre-Val de Loire
Sociétés Entreprises individuelles hors micro-entrepreneurs Micro-entrepreneurs
2016 4 666 4 174 7 724
2017 4 835 4 560 8 156
2018 4 729 5 066 10 279
2019 5 312 4 489 13 256
2020 5 349 4 640 14 551
2021 6 797 4 873 18 110
2022 7 035 4 384 18 379
  • Note : nombre de créations brutes.
  • Champ : ensemble des activités marchandes non agricoles.
  • Source : Insee, REE (Répertoire des Entreprises et des Établissements - Sirene).

Figure 1Créations d'entreprises - Centre-Val de Loire

  • Note : nombre de créations brutes.
  • Champ : ensemble des activités marchandes non agricoles.
  • Source : Insee, REE (Répertoire des Entreprises et des Établissements - Sirene).

Diminution du nombre de créations dans le secteur du commerce, transport, hébergement et restauration

En Centre-Val de Loire, le nombre de créations d’entreprises (tous types confondus) augmente dans tous les secteurs entre 2021 et 2022 (figure 2), sauf dans celui du commerce, transport, hébergement et restauration (−23 %). En effet, les créations étaient particulièrement nombreuses en 2020 et 2021 avec l’essor d’activités comme la livraison et la vente à domicile. En 2022, le niveau est proche de celui d’avant la crise sanitaire.

Le secteur des services aux entreprises est le plus important en volume de créations : 10 000 créations en 2022, soit 34 % des nouvelles entreprises. Le nombre d’immatriculations augmente de 14 % en un an dans ce secteur, de 11 % dans les services aux particuliers et de 3 % dans la construction.

L’augmentation est la plus forte dans l’industrie (+22 %). Néanmoins, le poids de ce secteur reste faible avec 8 % des créations en 2022. L’accroissement du nombre de créations d’entreprises individuelles hors micro-entrepreneurs est particulièrement importante. Ce type d’entreprise est plus fréquent parmi les créations dans l’industrie que dans les autres secteurs. Les créations sous le régime des micro-entrepreneurs y restent toutefois majoritaires.

Figure 2Évolution entre 2021 et 2022 du nombre de créations d'entreprises par secteur - Centre-Val de Loire

(en %)
Évolution entre 2021 et 2022 du nombre de créations d'entreprises par secteur - Centre-Val de Loire ((en %))
Sociétés Entreprises individuelles hors micro-entrepreneurs Micro-entrepreneurs Ensemble
Ensemble 3,5 -10,0 1,5 0,1
Industrie 8,7 76,0 3,6 21,7
Construction 3,1 -12,1 4,6 2,7
Commerce, transport, hébergement, restauration -8,3 -34,6 -23,3 -22,8
Services aux entreprises 11,0 -7,3 18,1 14,1
Services aux particuliers 8,9 3,0 13,5 10,9
  • Note : données brutes.
  • Champ : ensemble des activités marchandes non agricoles.
  • Source : Insee, REE (Répertoire des Entreprises et des Établissements - Sirene).

Figure 2Évolution entre 2021 et 2022 du nombre de créations d'entreprises par secteur - Centre-Val de Loire

  • Note : données brutes.
  • Champ : ensemble des activités marchandes non agricoles.
  • Source : Insee, REE (Répertoire des Entreprises et des Établissements - Sirene).

Ralentissement du rythme de créations dans tous les départements

En Centre-Val de Loire, le nombre de créations a augmenté en moyenne de 12,4 % par an entre 2016 et 2021. Après une forte augmentation en 2021 dans tous les départements, le nombre de créations progresse moins vite ou diminue en 2022 (figure 3). Le nombre de créations augmente entre 2021 et 2022 dans le Loir-et-Cher (+6,8 %), le Loiret (+1,9 %) et l’Eure-et-Loir (+1,4 %), alors qu’il diminue dans le Cher (−5,6 %), l’Indre (−2,7 %) et l’Indre-et-Loire (−2,4 %).

Les évolutions départementales varient selon le type d’entreprise. Les créations sous le statut de micro-entrepreneurs sont moins nombreuses en 2022 qu’en 2021 dans trois départements (Cher, Indre et Indre-et-Loire). Elles ont en revanche augmenté plus fortement dans le Loir-et-Cher (+11 %). Les immatriculations d’entreprises individuelles (hors micro-entrepreneurs) ont diminué par rapport à l’année dernière dans la région (500 créations de moins). Les départements les plus contributeurs à cette baisse sont l’Indre-et-Loire, le Loiret, l’Eure-et-Loir et le Cher (variation comprise entre −11 % et −17 %). Le nombre de nouvelles sociétés a augmenté entre 1 % dans l’Indre et 5 % en Indre-et-Loire.

Figure 3Nombre et évolution des créations d’entreprises par type et département

Nombre et évolution des créations d’entreprises par type et département
Zonage Nombre de créations en 2022 Évolution de l’ensemble (%)
Sociétés Entreprises individuelles hors micro-entrepreneurs Régime de micro-entrepreneur Ensemble 2021 - 2022 2019 - 2022 Évolution annuelle moyenne 2016 - 2021 ¹
Cher 609 504 1 831 2 944 -5,6 34,9 14,0
Eure-et-Loir 1 259 772 2 874 4 905 1,4 30,1 12,2
Indre 391 366 1 166 1 923 -2,7 29,8 11,1
Indre-et-Loire 1 908 1 217 5 040 8 165 -2,4 26,4 14,2
Loir-et-Cher 907 556 2 122 3 585 6,8 28,4 9,3
Loiret 1 961 969 5 346 8 276 1,9 29,9 12,0
Centre-Val de Loire 7 035 4 384 18 379 29 798 0,1 29,2 12,4
France entière 293 158 121 705 647 106 1 061 969 1,1 22,8 11,7
  • ¹ : évolution qui aurait été observée pour les créations d'entreprises pour chaque année de la période considérée, en supposant une évolution identique chaque année.
  • Note : données brutes.
  • Champ : ensemble des activités marchandes non agricoles.
  • Source : Insee, REE (Répertoire des Entreprises et des Établissements - Sirene).

Remontée du nombre des défaillances d’entreprises

Après une baisse en 2020 du nombre de défaillances d’unités légales suite aux mesures de soutien aux entreprises mises en place dans le cadre de la crise sanitaire, le niveau est historiquement faible en 2021. Un retournement de tendance a lieu fin 2021 et le nombre de défaillances remonte nettement en 2022 (figure 4). En 2022, 1 500 défaillances ont été enregistrées dans la région, alors qu’il y en avait eu 980 un an auparavant (+53 %). L’évolution est similaire en France (+50 %). Elle varie de 32 % en Eure-et-Loir à 83 % dans le Loir-et-Cher. Toutefois, le nombre d’entreprises en cessation de paiement dans la région reste inférieur à celui précédant la crise sanitaire (1 750 en 2019).

En 2022, le nombre de défaillances d’entreprises a le plus fortement augmenté dans les services aux particuliers (+70 % en un an) et dans le secteur du commerce, transport, hébergement-restauration (+81 %) (figure 5). Ce dernier regroupe 43 % des défaillances de la région. Dans l’industrie, l’évolution du nombre d’entreprises qui font l’objet de redressements ou de liquidations judiciaires est moindre dans la région qu’en France (+29 % contre +65 %).

Figure 4Évolution des défaillances d'entreprises

(indice base 100 en décembre 2016)
Évolution des défaillances d'entreprises ((indice base 100 en décembre 2016))
Centre-Val de Loire France entière
déc. 2016 100,0 100,0
janv. 2017 98,2 99,7
févr. 2017 96,0 98,8
mars 2017 95,9 98,6
avr. 2017 94,4 97,3
mai 2017 95,5 97,2
juin 2017 94,8 96,1
juil. 2017 95,2 95,7
août 2017 94,5 95,7
sept. 2017 95,9 94,6
oct. 2017 97,0 94,3
nov. 2017 96,3 93,6
déc. 2017 96,9 93,8
janv. 2018 95,2 93,0
févr. 2018 93,5 92,5
mars 2018 92,9 91,4
avr. 2018 92,9 91,6
mai 2018 91,4 90,7
juin 2018 90,7 90,8
juil. 2018 91,3 91,2
août 2018 91,7 91,7
sept. 2018 91,5 92,0
oct. 2018 94,2 92,9
nov. 2018 94,7 92,8
déc. 2018 94,5 92,9
janv. 2019 96,0 93,6
févr. 2019 97,8 93,6
mars 2019 96,9 93,2
avr. 2019 96,4 93,4
mai 2019 94,6 93,1
juin 2019 93,4 92,3
juil. 2019 93,5 92,2
août 2019 93,4 91,1
sept. 2019 92,5 90,4
oct. 2019 89,5 89,3
nov. 2019 89,1 88,5
déc. 2019 88,5 87,9
janv. 2020 84,9 85,8
févr. 2020 84,0 84,6
mars 2020 80,6 81,1
avr. 2020 75,3 75,8
mai 2020 72,2 71,3
juin 2020 71,1 69,0
juil. 2020 67,2 66,2
août 2020 66,0 65,4
sept. 2020 61,3 62,8
oct. 2020 56,9 59,4
nov. 2020 53,9 56,6
déc. 2020 50,8 53,7
janv. 2021 49,1 51,3
févr. 2021 46,6 48,4
mars 2021 47,1 48,2
avr. 2021 49,0 49,4
mai 2021 49,2 50,4
juin 2021 47,1 49,7
juil. 2021 46,6 48,3
août 2021 46,7 48,2
sept. 2021 47,4 47,3
oct. 2021 48,4 46,9
nov. 2021 48,8 46,9
déc. 2021 49,7 47,5
janv. 2022 50,3 48,4
févr. 2022 51,8 50,1
mars 2022 51,8 52,1
avr. 2022 53,0 54,1
mai 2022 57,0 55,8
juin 2022 60,5 57,8
juil. 2022 63,7 60,2
août 2022 64,9 61,4
sept. 2022 66,1 64,3
oct. 2022 70,0 66,8
nov. 2022 72,5 69,3
déc. 2022 76,0 71,0
  • Notes : données brutes, en date de jugement. Chaque point correspond au cumul des 12 derniers mois.
  • Source : Fiben, Banque de France.

Figure 4Évolution des défaillances d'entreprises

  • Notes : données brutes, en date de jugement. Chaque point correspond au cumul des 12 derniers mois.
  • Source : Fiben, Banque de France.

Figure 5Évolution entre 2021 et 2022 du nombre de défaillances d'entreprises par secteur - Centre-Val de Loire

(en %)
Évolution entre 2021 et 2022 du nombre de défaillances d'entreprises par secteur - Centre-Val de Loire ((en %))
Centre-Val de Loire France entière
Ensemble ¹ 52,9 49,5
Industrie 28,6 65,3
Construction 36,7 38,4
Commerce, transport, hébergement, restauration 81,0 67,6
Services aux entreprises 41,0 31,4
Services aux particuliers ² 69,9 57,6
  • ¹ : y compris agriculture.
  • ² : hors administration publique, activités des ménages en tant qu'employeurs et activités extra-territoriales.
  • Note : données brutes, en date de jugement.
  • Source : Fiben, Banque de France.

Figure 5Évolution entre 2021 et 2022 du nombre de défaillances d'entreprises par secteur - Centre-Val de Loire

  • ¹ : y compris agriculture.
  • ² : hors administration publique, activités des ménages en tant qu'employeurs et activités extra-territoriales.
  • Note : données brutes, en date de jugement.
  • Source : Fiben, Banque de France.
Publication rédigée par :Florine Verdu (Insee)

Avertissement

Les données chiffrées sont parfois arrondies (selon les règles mathématiques). Le résultat arrondi d'une combinaison de données chiffrées (qui fait intervenir leurs valeurs réelles) peut se trouver légèrement différent de celui que donnerait la combinaison de leurs valeurs arrondies.

Définitions

Une création d'entreprise correspond à la mise en œuvre d'une nouvelle combinaison de facteurs de production avec pour restriction qu'aucune autre entreprise ne soit impliquée dans cet évènement.

Il s'agit de l'arrêt total de l'activité économique de l'entreprise.

Il ne faut pas confondre la notion de défaillance avec la notion plus large de cessation. Les liquidations qui font suite à une défaillance ne représentent qu'une partie, variable avec le temps et le secteur d'activité, de l'ensemble des cessations.

Une unité légale est en situation de défaillance ou de dépôt de bilan à partir du moment où une procédure de redressement judiciaire est ouverte à son encontre.

Un micro-entrepreneur bénéficie du régime de même nom (appelé auto-entrepreneur jusque 2014), qui offre des formalités de création d'entreprise allégées et un mode de calcul et de paiement simplifié des cotisations sociales et de l'impôt sur le revenu. Il s’applique aux entrepreneurs individuels qui en font la demande, sous certaines conditions.

Les services rendus aux entreprises regroupent globalement les activités scientifiques et techniques et les services administratifs et de soutien.

Les services aux particuliers se caractérisent par la mise à disposition d'une prestation technique ou intellectuelle principalement à destination des particuliers (ou ménages), même si certains d’entre eux concernent également les entreprises.

La nomenclature des activités économiques en vigueur en France depuis le 1er janvier 2008 est la nomenclature d'activités française (NAF rév. 2). La NAF a la même structure que de la nomenclature d'activités de la Communauté européenne (NACE rév. 2) mais elle comporte un niveau supplémentaire, spécifique à la France, celui des sous-classes.

La NAF rév. 2 comporte cinq niveaux comprenant respectivement : 21, 88, 272, 615 et 732 postes.

La NAF rév. 2 s'est substituée à la NAF rév. 1 datant de 2003 (entrée en vigueur au 1er janvier 2003). La NAF rév. 1 comporte cinq niveaux ayant respectivement 17, 31, 62, 224, et 712 postes .

La NAF rév. 1 avait succédé à la NAF qui était en vigueur depuis le 1er janvier 1993.

Avec le passage à la NAF rév. 2 (nomenclature d'activités française révisée au 1er janvier 2008), la nomenclature économique de synthèse (NES) associée à la NAF rév. 1 disparaît en tant que telle. En effet, cette nomenclature strictement française ne permettait pas de comparaisons internationales car elle ne s'emboîtait pas dans l'arborescence de la CITI et de la NACE.

La NAF rév. 2 contient deux niveaux agrégés « standard » : les sections et divisions en, respectivement, 21 et 88 postes. Ces niveaux sont communs à la nomenclature internationale d'activités CITI rév. 4, à la nomenclature européenne d'activités NACE rév. 2 et à la NAF rév. 2.

Il était toutefois nécessaire de disposer de niveaux de regroupements supplémentaires pour répondre aux besoins de l'analyse économique et de la diffusion en matière de données de synthèse.

Sept niveaux d'agrégation sont ainsi associés à la NAF rév. 2, dénommés « A xx » où xx représente le nombre de postes du niveau. Ils constituent la nomenclature agrégée (NA) :

· A 10 : niveau international, regroupement de sections ;

· A 17 : niveau français intermédiaire entre les niveaux A 10 et A 38.

Au niveau des sections (A 21), l'industrie manufacturière est détaillée en cinq postes et, inversement, certaines activités de services sont regroupées.

· A 21 : sections, niveau standard de l'arborescence de la NAF rév. 2 ;

· A 38 : niveau international, intermédiaire entre sections et divisions ;

· A 64 : niveau européen, intermédiaire entre les niveaux A 38 et divisions (A 88), provisoire ;

· A 88 : divisions, niveau standard de l'arborescence de la NAF rév. 2 ;

· A 129 : niveau français intermédiaire entre les niveaux divisions (A 88) et groupes.

L'entreprise est la plus petite combinaison d'unités légales qui constitue une unité organisationnelle de production de biens et de services jouissant d'une certaine autonomie de décision, notamment pour l'affectation de ses ressources courantes.

L'établissement est une unité de production géographiquement individualisée, mais juridiquement dépendante de l'unité légale. Il produit des biens ou des services : ce peut être une usine, une boulangerie, un magasin de vêtements, un des hôtels d'une chaîne hôtelière, la « boutique » d'un réparateur de matériel informatique...

Pour en savoir plus

(1) « L’activité résiste » Note de conjoncture régionale – 4e trimestre 2022, Insee Conjoncture Centre-Val de Loire no43, avril 2023.

(2) Hofsterrer É.,« Le rythme des créations d’entreprises ralentit en 2022 », Insee première no1936, février 2023.

(3) Chalot C., Simonovici M., « En 2019, 61 % des entreprises classiques sont encore actives cinq ans après leur création », Insee Analyses Centre-Val de Loire no84, mars 2022.

Définitions

Une création d'entreprise correspond à la mise en œuvre d'une nouvelle combinaison de facteurs de production avec pour restriction qu'aucune autre entreprise ne soit impliquée dans cet évènement.

Il s'agit de l'arrêt total de l'activité économique de l'entreprise.

Il ne faut pas confondre la notion de défaillance avec la notion plus large de cessation. Les liquidations qui font suite à une défaillance ne représentent qu'une partie, variable avec le temps et le secteur d'activité, de l'ensemble des cessations.

Une unité légale est en situation de défaillance ou de dépôt de bilan à partir du moment où une procédure de redressement judiciaire est ouverte à son encontre.

Un micro-entrepreneur bénéficie du régime de même nom (appelé auto-entrepreneur jusque 2014), qui offre des formalités de création d'entreprise allégées et un mode de calcul et de paiement simplifié des cotisations sociales et de l'impôt sur le revenu. Il s’applique aux entrepreneurs individuels qui en font la demande, sous certaines conditions.

Les services rendus aux entreprises regroupent globalement les activités scientifiques et techniques et les services administratifs et de soutien.

Les services aux particuliers se caractérisent par la mise à disposition d'une prestation technique ou intellectuelle principalement à destination des particuliers (ou ménages), même si certains d’entre eux concernent également les entreprises.

La nomenclature des activités économiques en vigueur en France depuis le 1er janvier 2008 est la nomenclature d'activités française (NAF rév. 2). La NAF a la même structure que de la nomenclature d'activités de la Communauté européenne (NACE rév. 2) mais elle comporte un niveau supplémentaire, spécifique à la France, celui des sous-classes.

La NAF rév. 2 comporte cinq niveaux comprenant respectivement : 21, 88, 272, 615 et 732 postes.

La NAF rév. 2 s'est substituée à la NAF rév. 1 datant de 2003 (entrée en vigueur au 1er janvier 2003). La NAF rév. 1 comporte cinq niveaux ayant respectivement 17, 31, 62, 224, et 712 postes .

La NAF rév. 1 avait succédé à la NAF qui était en vigueur depuis le 1er janvier 1993.

Avec le passage à la NAF rév. 2 (nomenclature d'activités française révisée au 1er janvier 2008), la nomenclature économique de synthèse (NES) associée à la NAF rév. 1 disparaît en tant que telle. En effet, cette nomenclature strictement française ne permettait pas de comparaisons internationales car elle ne s'emboîtait pas dans l'arborescence de la CITI et de la NACE.

La NAF rév. 2 contient deux niveaux agrégés « standard » : les sections et divisions en, respectivement, 21 et 88 postes. Ces niveaux sont communs à la nomenclature internationale d'activités CITI rév. 4, à la nomenclature européenne d'activités NACE rév. 2 et à la NAF rév. 2.

Il était toutefois nécessaire de disposer de niveaux de regroupements supplémentaires pour répondre aux besoins de l'analyse économique et de la diffusion en matière de données de synthèse.

Sept niveaux d'agrégation sont ainsi associés à la NAF rév. 2, dénommés « A xx » où xx représente le nombre de postes du niveau. Ils constituent la nomenclature agrégée (NA) :

· A 10 : niveau international, regroupement de sections ;

· A 17 : niveau français intermédiaire entre les niveaux A 10 et A 38.

Au niveau des sections (A 21), l'industrie manufacturière est détaillée en cinq postes et, inversement, certaines activités de services sont regroupées.

· A 21 : sections, niveau standard de l'arborescence de la NAF rév. 2 ;

· A 38 : niveau international, intermédiaire entre sections et divisions ;

· A 64 : niveau européen, intermédiaire entre les niveaux A 38 et divisions (A 88), provisoire ;

· A 88 : divisions, niveau standard de l'arborescence de la NAF rév. 2 ;

· A 129 : niveau français intermédiaire entre les niveaux divisions (A 88) et groupes.

L'entreprise est la plus petite combinaison d'unités légales qui constitue une unité organisationnelle de production de biens et de services jouissant d'une certaine autonomie de décision, notamment pour l'affectation de ses ressources courantes.

L'établissement est une unité de production géographiquement individualisée, mais juridiquement dépendante de l'unité légale. Il produit des biens ou des services : ce peut être une usine, une boulangerie, un magasin de vêtements, un des hôtels d'une chaîne hôtelière, la « boutique » d'un réparateur de matériel informatique...